La ville de Grigny, située dans l'Essonne, a été le théâtre d'un événement tragique qui a secoué ses habitants. Samedi 22 juillet 2023, le corps d’une femme a été retrouvé dans le congélateur d’un appartement. Une information judiciaire, notamment pour meurtre par concubin, a été ouverte.
Police judiciaire (photo d'illustration).
Ce samedi matin du 22 juillet, la police a fait une macabre découverte dans un appartement situé au-dessus d'une boucherie de la place du Damier à Grigny (Essonne). Le corps sans vie d’une femme a été retrouvé dans un congélateur, a confirmé une source policière. La victime a été identifiée comme étant une femme de 44 ans, accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH) en école primaire, qui n'avait plus donné signe de vie depuis mercredi soir.
Ses enfants, inquiets de ne pas avoir de nouvelles, ont signalé sa disparition aux forces de l'ordre. Le fils aîné a aussi affirmé avoir vu le soir même le conjoint de sa mère dans un état d’ébriété avancé.
Ce n'est que vendredi soir, vers 23h30, que la police aurait interpellé le compagnon de la victime pour « port d’arme ». L’individu présentait également sur lui des traces de sang, indique une source policière. C’est alors que les agents auraient procédé à une perquisition de son domicile et découvert le cadavre. L'homme qu'elle fréquentait depuis environ un an est le principal suspect dans cette affaire.
Le compagnon de la victime, âgé de 47 ans, a été placé en garde à vue vendredi soir pour enlèvement et séquestration, puis pour meurtre par concubin lorsque le corps a été retrouvé. Une autre femme, âgée de 38 ans et amie du quadragénaire, a également été placée en garde à vue à la suite d’échanges téléphoniques avec le suspect. Elle a également été mise en examen pour recel de cadavre, modification d’une scène de crime et atteinte à l’intégrité d’un cadavre.
Ce lundi 24 juillet, le parquet d’Évry a annoncé la mise en examen du compagnon ainsi que d’une autre femme. Après la découverte samedi 22 juillet du corps sans vie d’une femme dans un congélateur à Grigny (Essonne), le compagnon de la victime et une femme ont été placés en détention provisoire ce lundi après avoir été mis en examen.
L’autopsie a révélé deux impacts de tir par arme à feu sur le corps de la victime, l’un au niveau de la tête et l’autre au niveau du thorax, a rapporté cette même source.
Depuis la découverte de ce féminicide, la boucherie était fermée par arrêté préfectoral qui courait jusqu’au 3 septembre. « Cela fait une semaine qu’on sent beaucoup de tensions dans le quartier, confie Philippe Rio, qui rappelle que le 20 août dernier, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Armale.
« Les habitants ont peur de retourner chez eux, témoigne Philippe Rio, le maire (PCF) de la commune. Ils sont déjà meurtris par le terrible drame de juillet dernier. »
Pour l’élu, il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’« un acte de vengeance ». « Il devait y avoir une reconstitution pour éclaircir les circonstances du féminicide et déterminer les éventuelles complicités. Avec l’incendie, ce n’est plus possible alors que les enquêteurs de la police et la justice sont totalement mobilisés, déplore Philippe Rio.
« C’est vraiment elle ? Mais je la connaissais, je la voyais souvent ici. Elle était si gentille », s’écrie une femme en pleurs devant l’immeuble.
Le sort des enfants inquiète également beaucoup les connaissances de la victime. « Le petit dernier est atteint de drépanocytose, elle était tout le temps avec lui à l’hôpital, je ne sais pas qui va s’occuper de lui », confie un proche.
Selon des amies de la victime, celle-ci aurait émis le souhait, quelques jours avant le drame, de mettre fin à la relation qu’elle entretenait avec ce boucher. Ils se seraient alors donné rendez-vous mercredi soir pour « en discuter ».
« Elle avait prévenu ma sœur qu’elle avait rendez-vous avec lui, assure le frère d’une amie proche de la victime. Et surtout ce n’était pas dans ses habitudes de ne pas rentrer, donc elle a tout de suite su que quelque chose n’allait pas. Je ne comprends pas comment on peut faire subir ça à quelqu’un. »
En attendant, le quartier du damier est éploré. De nombreuses personnes se sont retrouvées sur la place de la boucherie, choquées par ce qu’elles venaient d’apprendre. « Je suis venue dès que j’ai appris ce qu’il se passait, je ne pouvais pas y croire, souffle une collègue de la victime abasourdie. On avait pris un goûter tous ensemble pour la fin de l’année scolaire, c’est impossible… »
L'instruction devra "déterminer précisément le rôle des différents intervenants dans le processus mortel", a précisé le parquet.
L’homme mis en cause était le compagnon de la victime. Il s’agit d’un homme de 47 ans résidant dans le quartier de La Grande Borne au-dessus d’une boucherie, selon une source policière. Selon les dires des témoins et proches de la victime, l’homme soupçonné du meurtre serait le boucher du quartier. Ce dernier vivait avec son frère dans un appartement au-dessus du commerce et aurait été interpellé par la police.
La boucherie « Château Rouge 91 », jusque-là très appréciée, en fait les frais sur Internet : « À fuir absolument, lit-on par exemple sur Google Avis. Il se peut que vous achetiez de la viande humaine ! » Ou bien : « Les congélateurs chez cet assassin réservent des surprises ! »
Le gérant de la boucherie tient aussi l’épicerie, qui a également été l’objet d’une tentative d’incendie mercredi dernier. Avec les Résidences Yvelines Essonne (NDLR : le bailleur propriétaire des lieux), on a tout fait pour le dissuader de rouvrir son commerce. Depuis la découverte du féminicide, nous réclamons la fermeture définitive de la boucherie, mais c’est compliqué en droit. »
Dès le lendemain, à 8 heures, c’est au tour de la police scientifique d’investir le Damier. Et de fait, c’est bien le cadavre d’Armelle qu’on sort de chez le suspect, étrangement raide sur son brancard.
Quant à la boucherie, elle n’a pas rouvert ses portes. Victime d’un violent « bad buzz » sur internet, le patron et frère de Yacine a préféré baisser son rideau de fer.
Ce commerce, implanté place du Quinconce, là où se tient tous les jeudis et dimanches le marché de la Grande-Borne à Grigny (Essonne), en est envahi. Malgré les nombreuses opérations de dératisation, les rongeurs sont de plus en plus nombreux dans ce commerce alimentaire. Dépassée, la gérante préfère arrêter son activité.
La boucherie envahie depuis des mois par les rats.
À la vue d’un rat mort sur le carrelage, Najwa Bouazzaoui ne peut contenir un cri d’effroi. Pourtant, ce n’est pas la première fois que la gérante de la Boucherie du soleil tombe nez à nez avec un rongeur. « Ils n’ont même plus peur des hommes. Ici, c’est devenu chez eux. On a beau dératiser tous les deux mois, ils reviennent toujours.
Yassin Maaroufi (en bleu), le responsable du magasin, a pris la décision de fermer la boucherie envahie depuis des mois par les rats.
| Date | Événement |
|---|---|
| Mercredi 19 juillet | Le fils de la victime la dépose chez son compagnon boucher. |
| Jeudi 20 juillet | La victime ne donne plus de nouvelles. |
| Vendredi 21 juillet | Le compagnon est interpellé pour port d'arme et présence de traces de sang. |
| Samedi 22 juillet | Découverte du corps dans le congélateur de l'appartement. |
| Lundi 24 juillet | Mise en examen du compagnon et d'une autre femme. |
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