Le déstockage est une stratégie essentielle pour les enseignes souhaitant maximiser leur résultat d’exploitation tout en gérant efficacement leurs stocks excédentaires. L’accumulation d’invendus peut en effet devenir un véritable fardeau pour les entreprises, augmentant les coûts de stockage et immobilisant des liquidités précieuses. Le déstockage est un levier puissant pour les entreprises souhaitant optimiser la gestion de leurs stocks et améliorer leur trésorerie.
En écoulant les invendus à des prix réduits, les marques dégagent plus de croissance et réduisent les coûts associés au stockage. Cet article présente différentes stratégies de déstockage, ainsi que des conseils pratiques pour maximiser vos profits.
Le déstockage est une stratégie commerciale visant à écouler rapidement des produits invendus, des retours clients, ou des articles en fin de vie. L’objectif est de libérer de l’espace de stockage grâce à une démarche de « reverse logistics », de réduire les coûts liés à l’inventaire excédentaire, et améliorer la gestion des stocks. Le surplus de stocks représente un poids financier considérable pour une entreprise.
Il mobilise des ressources précieuses comme l’espace d’entreposage, la maintenance, et le personnel nécessaire à leur fonctionnement. Si les invendus ne sont pas écoulés rapidement, ils deviennent obsolètes, particulièrement dans les secteurs soumis à la saisonnalité ou aux tendances rapides, comme la mode. Les stocks immobilisés affectent directement la trésorerie d’un établissement marchand.
Lorsque les produits restent en sommeil, les fonds alloués à leur achat sont figés, réduisant la capacité de la société à investir dans de nouveaux produits plus rentables. Un mauvais contrôle des stocks peut également influer sur le seuil de rentabilité, en augmentant les frais liés au stockage et à la maintenance.
Le déstockage transforme la marchandise non-écoulée en opportunité de ventes supplémentaires à prix réduits. Bien que les marges soient plus faibles, les transactions enregistrées permettent de récupérer des fonds et de rentabiliser des produits qui, autrement, représenteraient une perte sèche. En proposant des offres promotionnelles attrayantes, les enseignes libèrent de l’espace de stockage, réduisent les coûts de gestion des stocks, et dégagent des bénéfices pour réinvestir dans des articles à plus forte demande.
Le destockage alimentaire renvoie à tous les produits connaissant une deuxième vie, dès lors qu’ils ne font plus l’objet d’une vente par les circuits « classiques » de distribution. A partir de ce moment, ceux-ci sont vendus à des tarifs réduits comparativement au prix de vente traditionnel, ce qui permet aux acheteurs de réaliser de substantielles économies. La plupart du temps, les acheteurs en question sont susceptibles de réaliser une affaire, avec des produits qui profitent d’une qualité identique à des marchandises neuves.
Le déstockage alimentaire ne concerne pas uniquement des produits de l’alimentation courante, mais également plusieurs types de boissons dont les boissons énergisantes, sodas et jus de fruits. Pour les sodas par exemple, ceux-ci peuvent faire l’objet d’une consommation de 6 à 9 mois après la date imprimée sur l’étiquette, à condition d’avoir été entreposé correctement et de ne pas avoir été ouvert.
Depuis 2016 et la loi contre le gaspillage alimentaire, la plupart des fabricants et des distributeurs n’ont plus la possibilité de jeter la nourriture, c’est pourquoi celle-ci est revendue avec des rabais de 25% minimum aux enseignes de destockage. De cette façon, les légumes « moches » ou les marchandises « peu désirables » peuvent être revendus à des prix réduits, sans que les marques rognent excessivement sur leurs marges.
A partir de là, il convient de noter que les marchandises périssables en particulier portent des mentions obligatoires, de manière à mieux renseigner les consommateurs : ces mentions sont diverses, et souhaitent alerter le public de multiples manières :
Vous l’aurez compris : l’idée qui se cache derrière le destockage de produits alimentaires est de lutter durablement et efficacement contre le gaspillage alimentaire à l’échelle de la planète. On estime ainsi que près de 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires sont jetées dans le monde chaque année.
Mais il peut également y avoir des raisons « marketing » à cela. Par exemple, certains produits comme le dentifrice sont susceptibles de changer de packaging trois à quatre fois en une année seulement, bien que le produit demeure rigoureusement identique. Ce qui oblige les fournisseurs à renouveler leurs offres, générant ainsi des invendus.
Ce faisant, il existe d’autres raisons qui peuvent expliquer une opération de déstockage :
Certaines enseignes sont devenues des déstockeurs (ou Outlet) à part entière. C’est le cas par exemple des magasins NOZ, où l’on peut trouver notamment de l’alimentation de marque ou non, en plus d’autres produits du quotidien. Dans le même registre, l’enseigne Frais Malin située au Mans met à la disposition de sa clientèle des arrivages de produits frais tous les jours.
Ainsi et depuis la crise économique, on a vu fleurir en France pas moins de 3 000 enseignes (déstockeur alimentaire), pour un chiffre d’affaires qui a bondi de 60% ces dernières années - jusqu’à 4 fois moins cher que dans une grande surface classique comme Auchan ou Carrefour. Les prix pratiqués par un grossiste destockage alimentaire sont également plus attractifs qu’auprès d’enseignes spécialisées en hard discount, comme Lidl ou Aldi.
Les enseignes anti-gaspi ont fleuri avec la montée de l'éco-responsabilité et de l'économie circulaire. Depuis la crise, leur ampleur et leur rôle sociétal se sont accélérés. La philosophie du magasin anti-gaspi est de vendre de l'alimentation qui doit s'écouler rapidement en minimisant les pertes de produits et en satisfaisant les acheteurs.
Chez Carrefour, c'est le panier qui affiche sa vocation anti-gaspi : contenant des fruits et légumes de saison, il s'élève à 3 euros.
Vous êtes à la recherche d’un grossiste spécialisé, mettant à votre disposition une palette de destockage alimentaire ? Certains professionnels tels que Stocklear apportent une deuxième vie aux invendus, par le biais d’un système de ventes aux enchères. Ainsi, les acheteurs ont la possibilité d’accéder efficacement à des invendus des plus grandes marques et des distributeurs, ceci au meilleur prix.
La plupart du temps, une palette peut être constituée de quelques produits seulement ou de plusieurs centaines de produits. Avant chaque enchère, les acheteurs disposent d’un listing précis des lots en vente, de manière à mieux appréhender l’objet de l’enchère. Ce listing mentionne en particulier la taille du lot et sa qualité, mais également le nombre de pièces. Dans le cas d’une « blind box » ou d’une « mix-palette », l’information moins précise sera cependant compensée par un niveau de prix plus bas.
Depuis le 1er janvier 2022, la loi anti gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC) interdit aux commerces de détruire, jeter ou incinérer leurs invendus non alimentaires. Cette interdiction vise à réduire le gaspillage et à favoriser l’économie circulaire (don, réemploi, recyclage).
Sanction : en cas de non-respect, une amende jusqu’à 15 000 € peut être appliquée. Les entreprises doivent désormais valoriser autrement leurs invendus plutôt que les détruire : la solution du don aux associations est privilégiée, avec un triple impact sociétal, économique et environnemental.
La loi vise à :
Si les entreprises ne peuvent plus jeter leurs invendus de magasins, comment peuvent-elles écouler leur surplus de stocks ? La grande majorité opte pour les magasins de déstockage. L’idée étant de vendre ses invendus à bas prix pour minimiser les pertes.
Au-delà de cette solution, la loi AGEC propose 3 pistes de réflexion (que l’on appelle les 3R) :
In fine, l’objectif est de revaloriser les invendus de magasins encore consommables, mais qui ne se vendent plus sur des circuits de distribution traditionnels.
Malgré des mesures impactantes pour lutter contre le gaspillage, le suivi de loi AGEC semble encore insuffisant par rapport aux enjeux qu’elle représente. À l’heure actuelle, les services de l’État manquent de moyens de contrôle pour s'assurer de la mise en application effective de la loi.
Bien loin d’être un sujet facile à prendre en main, la gestion des déchets est une tâche complexe pour la distribution. Pourtant quand elle est bien prise en charge, les impacts sont réels : en moyenne, 30% d’économies peuvent être réalisées chaque année grâce à la mise en place d’une bonne gestion des déchets !
Selon l’ADEME, un magasin peut générer plusieurs centaines de tonnes par an, soit un total de 4,5 millions de tonnes de déchets chaque année dans la distribution !
Comment mieux gérer les déchets dans la distribution ?
| Type de déchet | Méthode de gestion |
|---|---|
| Cartons | Tri et recyclage |
| Emballages (hors verre) | Tri et recyclage |
| Papiers | Tri et recyclage |
| Bois | Tri et recyclage |
| Verre | Tri et recyclage |
| Biodéchets | Compostage ou méthanisation |
| Déchets dangereux | Traitement spécialisé |
La mise en place du tri dans votre établissement ne se résume pas seulement à la recherche de prestataires de collecte (pour les flux de déchets nouvellement triés). Elle nécessite aussi une préparation en amont, qui inclut notamment :
Après avoir mis en place et optimisé vos filières de tri, il est souhaitable de penser à réduire vos déchets sur le long terme. Beaucoup de déchets inutiles doivent et peuvent être évités, surtout en distribution ! On estime par exemple que près de 14% du gaspillage alimentaire est généré uniquement par la grande distribution.
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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