Huile de Palme et Santé: Impact sur l'Environnement et le Corps

L'huile de palme est l'une des huiles les plus consommées au monde, utilisée dans l'industrie agro-alimentaire, en cosmétique et même dans la synthèse de nombreux produits chimiques. On la retrouve dans un très grand nombre de produits alimentaires du fait de son très faible coût de production. On en trouve par exemple dans la composition d'un produit de consommation courante sur dix en Grande-Bretagne.

La demande d'huile de palme est en forte augmentation car elle est bon marché.

L'huile de palme, c'est fini : une nouvelle alternative à base de déchets alimentaires | Quel ave...

Cependant, les dangers de l'huile de palme pour la santé sont de plus en plus évoqués.

Un lien statistique existe entre le taux d'acides gras saturés dans l'alimentation, l'hypercholestérolémie et la surmortalité des Occidentaux par maladie cardio-vasculaire si les proportions idéales entre les différents types d'acides gras ne sont pas respectées dans l'alimentation.

La consommation de l'huile de palme peut augmenter le taux de LDL-cholestérol dans le sang et entraîner des risques cardiovasculaires, car cette huile est en effet plus riche en acides gras saturés que le gras de porc.

Pour certains, c'est un danger d'autant plus insidieux que d'une part, les instances de santé ont surtout mis en garde la population contre les gras d'origine animale dans la prévention du cholestérol, et que d'autre part, il n'y a pas à ce stade d'obligation d'affichage (l'huile de palme figurant le plus souvent dans les compositions des aliments sous la discrète mention d'"huile végétale").

Toutefois, la nocivité de l'huile de palme n'est pas consensuelle, et continue à être contestée, notamment par l'industrie agro-alimentaire.

L'huile de palme est peu coûteuse.

L'huile de palme est partout !

Elle représente 25% des huiles consommées à travers le monde, ce qui en fait l'huile la plus consommée !

On la retrouve également dans environ 20% des produits de beauté, principalement les savons solides et les crèmes hydratantes.

Enfin, elle entre dans la composition de certains biocarburants.

D'abord, elle est dangereuse pour la santé : elle contient en effet 50% d'acides gras saturés (contre 15% pour l'huile d'olive, par exemple). Des acides gras qui augmentent les risques de maladies cardiovasculaires.

Ensuite - et on néglige souvent ce point pourtant fondamental ! - elle est ultra nocive pour l'environnement : peu coûteuse, elle est massivement utilisée par l'industrie agro-alimentaire.

Des centaines de milliers d'hectares de forêts tropicales disparaissent dans les principales régions productrices (Indonésie, Malaisie, Bornéo et Sumatra) au profit de la culture de palmiers à huiles.

Conséquences : 90% des forêts des principaux pays producteurs sont décimées au profit de la culture de palmier.

Les petits producteurs chargés de la récolte des fruits du palmier à huile sont exploités et vivent dans une misère extrême.

Ils travaillent de surcroit dans des conditions pénibles, voire périlleuses.

Pour ce faire, une seule solution : être vigilant sur la composition des produits et apprendre à débusquer l'huile de palme sous ses différentes appellations.

Celle-ci peut revêtir plus de 200 appellations différentes… !

L'exploitation très rentable des palmiers à huile attire les agro-investisseurs qui remplacent la forêt primaire nourricière par des monocultures de palmiers à huile.

Cela provoque des destructions de forêts tropicales et de tourbières.

Il en résulte une aggravation des rejets de gaz à effet de serre, mais aussi une réduction du milieu de vie de nombreuses espèces dont l'orang-outan.

On estime à 5000 le nombre de ces grands singes victimes chaque année de cette exploitation.

Afin de séparer les différents composants de l’huile de palme raffinée, on la fractionne par des moyens thermomécaniques tels que le refroidissement contrôlé, la cristallisation et la filtration.

On obtient ainsi une fraction liquide à température ambiante, appelée oléine de palme, et une fraction solide, appelée stéarine de palme.

La première peut être utilisée comme huile de friture dans les climats tropicaux.

Elle concurrence avec succès les huiles d’arachide, de maïs et de tournesol, qui sont plus chères.

Sa composition reste superposable aux bonnes qualités nutritionnelles de l’huile de palme brute de première pression.

La stéarine de palme, qui contient environ 70 % d’acide palmitique - un acide gras saturé -, est, elle, surtout utilisée par l’industrie agroalimentaire, les restaurateurs, les boulangers et chocolatiers, etc., dans les margarines non hydrogénées.

Elle est deux fois plus riche en acides gras saturés que le gras de porc !

On y arrive !

L’huile de palme fractionnée en oléine de palme est transformée par l’industrie agroalimentaire en une phase solide à température ambiante, par hydrogénation partielle des acides gras insaturés, afin de former une margarine.

C’est elle qui contient les fameux acides gras trans toxiques !

Certes, certains acides gras trans sont fabriqués de manière naturelle au cours de la digestion des ruminants : ils sont synthétisés par des bactéries qui logent dans le rumen des bovins et des ovins.

Ces acides gras trans sont ensuite incorporés aux graisses des animaux et se retrouvent dans le gras de la viande, le lait et donc dans les produits laitiers.

Cependant, leur présence reste relativement négligeable.

Cette opération est réalisée par hydro- génation totale des doubles liaisons des acides gras insaturés des huiles.

Il s’agit d’un vieux procédé industriel classique, qui permet de solidifier n’importe quelle huile végétale et de combattre le rancissement.

Toutefois, face à l’accumulation des preuves montrant que les acides gras saturés en excès sont toxiques sur le plan cardiovasculaire (infarctus, diabète), l’industrie agroalimentaire a rapidement mis en place un procédé d’hydrogénation partielle.

Une très bonne intention !

Malheureusement, on a découvert que 30 à 50% des doubles liaisons n’ayant pas été hydrogénées changeaient de configuration.

D’une forme cis naturelle (avec une forme courbe), elles adoptent en effet une configuration trans (avec une forme rectiligne).

Ce faisant, elles perdent leurs effets protecteurs et, pire, deviennent toxiques !

En effet, elles augmentent le taux sanguin de lipopro téines à faible densité (LDL ou «mauvais cholestérol»), qui est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires, et diminuent le taux sanguin de lipoprotéines à haute densité (HDL ou « bon cholestérol »), facteur protecteur des maladies ischémiques.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a établi que les acides gras insaturés trans issus des ruminants, qui sont consommés en France à hauteur de 0,5 à 0,7 % et jusqu’à 1,5 % de l’apport énergétique total par jour pour les plus forts consommateurs de viande, ne montrent pas d’effets négatifs sur les biomarqueurs lipidiques du risque cardio-vasculaire et ne sont pas associés à une augmentation de ce risque dans les études épidémiologiques.

En revanche, de nombreux travaux épidémiologiques internationaux ont établi que des apports d’acides gras insaturés trans d’origine industrielle, supérieurs à 1,5 % de l’apport énergétique total (soit de 3,5 à 5g/j), génèrent une augmentation significative du risque de maladies cardiovasculaires ischémiques par augmentation du cholestérol-LDL et par diminution du cholestérol-HDL.

Or, dans les pays développés, en particulier aux USA et en Europe, les acides gras insaturés trans représentent en moyenne 4 % de l’apport énergétique.

Pire, dans le quintile supérieur, la population peut en consommer jusqu’à 20 grammes/jour, soit 9% de l’apport énergétique total des aliments !

C’est l’abus de consommation qui est dommageable pour la santé, même en ce qui concerne les produits bio transformés, qui contiennent eux aussi ces acides gras trans.

Il faut donc modérer grandement l’utilisation de certains dérivés industriels des huiles végétales, quand cela est possible, et trouver des solutions alternatives.

Le problème, c’est que les consommateurs peuvent très difficilement faire la part des choses, car l’origine des matières grasses (fractionnement ou transformation par hydrogénation partielle) et le pourcentage des acides gras insaturés trans et des acides gras saturés ne sont pas indiqués dans l’étiquetage de la composition des aliments transformés.

Enfin, des préoccupations particulières apparaissent dans les pays en développement, dans lesquels la partie liquide issue du fractionnement des huiles végétales, partiellement hydrogénée, constitue la solution idéale pour lutter contre le rancissement dû à l’oxydation des lipides, et s’avère être une option bien moins coûteuse que le beurre dans un régime pauvre en graisses.

En Iran, le gouvernement subventionne ainsi ce type de graisse alimentaire pour la cuisine domestique, alors qu’elle contient de 34 à 36% d’acides gras insaturés trans et qu’elle représente un apport énergétique total atteignant le pourcentage exorbitant de 12,5 % !

Les acides gras insaturés trans générés en excès par une transformation industrielle agissent selon un mécanisme qui ne dépend qu’en partie de l’effet négatif sur le profil lipidique, c’est-à-dire par aug- mentation du « mauvais cholestérol ».

En effet, leur toxicité réside surtout dans le fait qu’ils provoquent une inflammation systémique chronique à bas bruit (allergie généralisée permanente de l’organisme à un faible niveau) chez des personnes pourtant en bonne santé.

Tous les travaux récents renforcent le concept selon lequel la consommation d’acides gras insaturés trans est associée à un risque accru de maladie coronarienne et de dépression en rapport avec les effets des cytokines pro-inflammatoires, des protéines de la phase aiguë de l’inflammation et des molécules d’adhésion des leucocytes. dépression chez des sujets prédisposés.

À l’inverse, en ce qui concerne les marqueurs de l’inflammation, il n’y a pas de différence quantitative entre un régime témoin et un régime comportant une surdose en corps gras constitués d’acide oléique.

Ce résultat confirme que les habitudes alimentaires correspondant à un régime riche en acide oléique (par exemple, la «bonne bouffe» des régimes méditer- ranéens) peuvent entraîner une diminution de l’incidence de l’association entre la maladie coronarienne et la dépression.

En 2009, au Royaume-Uni, Akbaraly et ses collaborateurs [[Dietary pattern and depressive symptoms in middle age. Akbaraly T.N., Brunner E.J., Ferrie J.E., Marmot M.G., Kivimaki M., Singh-Manoux A.; Br J Psychiatry. 2009 Nov.]] ont établi que le nouveau mode d’alimentation des pays développés en Europe du Nord et aux États-Unis constitue un facteur de risque pertinent pour la santé, en particulier en ce qui concerne la dépression.

S’appuyant sur 3486 participants (26,2% de femmes d’âge moyen de 55,6 ans), ils ont exami- né, après cinq ans, les associations entre la dépression et deux modes d’alimenta- tion.

Le premier était un régime comportant des aliments entiers naturels (fruits, légumes et poissons), riches en acides gras monoinsaturés comme l’acide oléique ou en acides gras polyinsaturés.

Ces acides gras naturels non saturés en hydrogène, avec des doubles liaisons, ont en effet montré à travers plusieurs études épidémiologiques qu’ils jouent un rôle protecteur dans la prévention des maladies car- diovasculaires ischémiques (en particulier ceux de la série oméga3 contenus dans les huiles de poisson: acide a-linolénique C18:3 (n-3 ou w3), et deux autres acides gras, EPA et DHA).

Si le modèle alimentaire à base d’aliments entiers naturels a été associé à un risque plus faible de dépression, le modèle alimentaire à base d’aliments transformés, nettement plus riche en graisses saturées et en graisses insaturées trans, a été associé à un risque significativement plus élevé de dépression.

Les résultats d’Akbaraly suggèrent donc un effet protecteur d’une alimentation constituée d’aliments naturels entiers, riche en fruits, légumes et poissons, alors qu’une ali- mentation composée industriellement paraît nocive pour la dépression unipolaire majeure chez des sujets prédisposés.

Ces résultats suggèrent que les maladies cardiovasculaires et la dépression partagent des déterminants nutritionnels communs liés aux sous-types de consommation de gras.

Carrefour, Nestlé et Unilever se sont engagés à n'utiliser que de l'huile de palme certifiée durable d'ici 2012 à 2015, pour fabriquer leurs produits.

L’huile de palme est utilisée dans l’agroalimentaire (80%), les cosmétiques (19%) et dans les Bio carburants (1%).

On en trouve dans une grande diversité de produits tels que les biscuits, confiseries, pains industriels, barres chocolatées, céréales, margarine, crème glacée etc.

Comme les gras trans, les gras saturés font également augmenter le mauvais cholestérol.

En effet pour répondre à une demande croissante (première huile végétale consommée au monde), les plantations de palmiers à huile (Elaeis guineensis) remplacent peu à peu les forêts du sud-est asiatique et celle de l’Afrique centrale.

Cette déforestation ravage toute la bio diversité présente dans les forets tropicales et menace un nombre considérable d’espèces animales et végétales au profit d’une monoculture.

“Toutes les 10 secondes, une superficie de forêt équivalente à un terrain de football disparaît en Indonésie.

L’extension des plantations de palmiers à huile en est, de loin, la première cause.

Les graisses ont souvent une mauvaise image chez le consommateur et les clichés vont bon train : ultra caloriques, dépourvues de vitamines, difficiles à éliminer et en général mauvaises pour la santé.

Si on imagine souvent les graisses comme étant néfastes pour la santé, c’est qu’on pense principalement aux graisses saturées.

À trop fortes doses, elles provoquent l’accumulation de mauvais cholestérol (nommé aussi LDL-cholestérol) dans le sang et des problèmes artériels.

Cela concerne majoritairement les graisses animales (beurre, crème, graisse de porc, d’oie, etc.) mais aussi quelques graisses végétales (huile de palme, huile de noix de coco).

On peut diviser les graisses insaturées en deux catégories, les graisses monoinsaturées et polyinsaturées.

- Les graisses monoinsaturées (oméga-9) : ces graisses sont bonnes pour réduire votre taux de mauvais cholestérol, et donc éviter le risque de maladie cardio-vasculaire et de diabète de type 2.

De plus, elles entrent dans la composition des meilleures huiles de cuisson à la poêle ou au four car elles supportent mieux la chaleur, et ont un « point de fumée » élevé.

On les trouve en grande quantité dans les huiles d’olive, d’arachide ou de sésame, les noix de macadamia, les noisettes, les amandes, les avocats..

D’après une étude de l’American Heart Association en 1999, l’apport quotidien en calories venant de matières grasses ne devrait pas dépasser 30% de l’apport énergétique total et les graisses monoinsaturées devraient en représenter 50%.

- Les graisses polyinsaturées (oméga-3 et oméga-6) : on les appelle aussi « les acides gras essentiels » car l’organisme ne peut pas les fabriquer lui-même à partir d’autres acides gras.

Ils participent au bon fonctionnement du système cardiovasculaire, cérébral, hormonal, et respiratoire entre autres.

Les graisses polyinsaturées (acides gras polyinsaturées) sont donc essentielles pour votre corps.

Pour les omégas 3, on se tournera vers les poissons (saumon, sardine, maquereau, hareng, thon) ou vers de l’huile de lin ou de canola.

Quant aux omégas 6 , ils sont présents principalement dans les huiles de tournesol, bourrache, onagre et pépins de cassis .

Ce n’est pas parce que certaines graisses sont bonnes pour votre corps qu’il faut en abuser, veillez donc à respecter une balance entre les différents types de gras dans votre alimentation.

NOTE DE L’EXPERT : Un apport suffisant en oméga 3 protège des conséquences métaboliques de la suralimentation glucidique en diminuant la transformation des sucres en graisses.

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[1] Jacques Delarue.

[2] Mori T & con (1999) : Am. J. Clin. Nutr.

L’huile de palme est une huile végétale extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile, un arbre originaire d'Afrique tropicale dont est aussi tirée l’huile de palmiste, extraite du noyau de ses fruits.

Un peu d’histoire : Originaire d’Afrique de l’ouest, le palmier à huile (Elaeis guineensis) a été introduit en Malaisie dans les années 1870 et est aujourd’hui l’arbre le plus courant de la péninsule malaisienne… Et pourtant, la première plantation ne date que de 1917 !

Aujourd’hui, selon le Palm Oil Council (www.mpoc.org.my), la Malaisie est le premier producteur d’huile de palme, avec plus de 40% de la production mondiale.

Où la trouve-t-on ? Dans 1/3 des produits agro-alimentaires, comme les glaces, chips, soupes, bonbons, gâteaux et viennoiseries, shampoings, savons…

La consommation globale est de 130 000 tonnes par an dans le monde, soit 2 kg / an / personne.

Y a t-il des risques à en consommer ? Une forte consommation d’huile de palme est néfaste pour la santé, entrainant des maladies cardiovasculaires, du surpoids et du diabète ; car c’est une mauvaise graisse.

Elle contient 50 % d’acides gras saturés, 40 % d’acides gras mono-insaturés, 10 % d’acides gras poly-insaturés type Oméga 6 et seulement 0,5 % d’Oméga 3.

La composition de l’huile de palme se rapproche de celles de… la graisse de bœuf ou du gras de porc !!!!

Pourquoi on en parle tant ? L’huile de palme est surtout un débat écologique plutôt que nutritionnel.

1/3 des produits de l’alimentation en contiennent ; la plupart du temps, vous ne pouvez vous en rendre compte car les fabricants parlent d’ « huile végétale », sans dire qu’il s’agit d’huile de palme…

Apprenez donc à lire les étiquettes de vos aliments !

Mais, pourquoi l’huile de palme ? Car il s’agit d’une huile peu couteuse, stable à température ambiante, c’est-à-dire qu’elle ne rancit pas à la différence des autres huiles (colza, olive).

Elle est donc très facile à utiliser et donne en plus une texture moelleuse aux aliments.

Il est donc difficile de la remplacer par d’autres huiles, au risque de changer le gout, de modifier la texture… et surtout d’un éventuel surcout !

Certains producteurs ont décidé de ne pas changer la composition de leurs produits (Nutella®), alors que d’autres optent pour l’huile de colza, qui à l’avantage d’être riche en Oméga 3 !

Cependant, la production augmente sans cesse en Malaisie, de 33 à 50 millions de tonnes / an, d’où pollutions de l’eau, de l’air… et raréfaction des forets tropicales !

Cette culture a un effet dévastateur sur l’environnement à cause des vastes plantations qui sont venues remplacer la forêt tropicale et la jungle.

En 2003, selon la Friends of the Earth, 87 % de la déforestation serait liée à la production d’huile de palme.

Sans compter l’utilisation de pesticides et d’herbicides…

Les animaux n’ont plus leur habitat naturel et se retrouvent dans des zones d’habitation (risques pour l’homme et l’animal), zones de culture (endommage les plantations).

Utiliser de la graisse animale pour la transformer en carburant propre semble être une bonne idée en matière d'environnement.

Mais cela pourrait, en réalité, avoir des effets néfastes involontaires sur la planète.

Un succès grandissant.

De plus en plus de compagnies aériennes utilisent aujourd’hui de la graisse animale, notamment de porc, comme biocarburant.

Elle permet effectivement de faire diminuer l’empreinte carbone des vols en avion et donc, sur le long terme, d’assainir l’industrie aéronautique.

Selon la BBC, la demande de carburant fabriqué à partir de sous-produits animaux devrait tripler d'ici à 2030.

Au point de créer, pensent les experts, une véritable pénurie.

Et selon eux, cela pourrait entraîner des risques écologiques involontaires, notamment une augmentation de la production d'huile de palme.

Comme le rapporte Bloomerg, une étude commandée par l'association de défense du transport durable Transport & Environment et réalisée par la société de conseil Cerulogy en mai 2023, révèle qu'il n'y a tout simplement pas assez d'animaux abattus chaque année pour répondre à la demande croissante des compagnies aériennes en matière de graisses animales.

"Il n'y a pas d'approvisionnement inépuisable", a déclaré Matt Finch, de Transport & Environment.

Un problème environnemental... et politique ?

"Par conséquent, si l'on augmente massivement la demande, qu'il s'agisse de l'aviation ou d'autres secteurs, les industries qui utilisent actuellement des graisses animales devront chercher des solutions de remplacement.

Et cette alternative, c'est l'huile de palme", a expliqué le spécialiste.

Or, la production de cette huile végétale génère d'importantes émissions de CO2.

En effet, les forêts tropicales et les tourbières, qui stockent de grandes quantités de gaz carbonique, sont défrichées pour faire place à de nouvelles plantations de palmiers à huile, dont l’huile est extraite de la pulpe des fruits.

Cet effet néfaste et inattendu sur l’environnement est assez mal venu.

Et pour cause, ce sont les responsables politiques de l'UE eux-mêmes qui ont encouragé l'utilisation partielle des graisses résiduelles dans la production de carburéacteur, en raison de leur capacité de réduction, à court terme, des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie aéronautique.

Ils ont même créé des subventions pour faciliter cette méthode.

C'est peu dire que l'huile de palme n'a pas le vent en poupe en ce moment… !

Que ce soit pour des questions de santé ou des questions d'ordre sociales et environnementales, l'huile de palme déchaîne bien des passions.

Voilà quelques explications pour comprendre le pourquoi du comment.

Tableau comparatif des graisses

Type de graisse Avantages Inconvénients Sources
Graisses monoinsaturées (oméga-9) Réduit le mauvais cholestérol, évite les maladies cardio-vasculaires et le diabète de type 2, bonne pour la cuisson Aucun si consommée avec modération Huiles d'olive, d'arachide, de sésame, noix de macadamia, noisettes, amandes, avocats
Graisses polyinsaturées (oméga-3 et oméga-6) Essentielles pour le fonctionnement cardiovasculaire, cérébral, hormonal et respiratoire Nécessite un équilibre entre les différents types de gras Poissons (saumon, sardine, maquereau, hareng, thon), huiles de lin, de canola, de tournesol, de bourrache, d'onagre et pépins de cassis
Graisses saturées (huile de palme, huile de noix de coco) Stable à température ambiante, donne une texture moelleuse aux aliments Augmente le mauvais cholestérol et favorise les dépôts graisseux dans les artères Huile de palme, huile de noix de coco, graisses animales (beurre, crème, graisse de porc, d'oie, etc.)

Impact de la culture de palmiers à huile sur la déforestation et les émissions de CO2.

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