Chaque début d'année, la France s'anime autour d'une tradition gourmande et festive : l'Épiphanie et sa célèbre galette des rois. Bien que solidement implantée dans le calendrier, dans la foulée des fêtes de fin d’année, la tradition de la galette des rois comporte son lot d’anecdotes historiques méconnues. Mais au-delà du plaisir gustatif, que se cache-t-il derrière cette célébration ?
Avec sa recette traditionnelle à base de crème à la frangipane, cuite entre deux cercles de pâte feuilletée - ou ses déclinaisons à la pomme ou au chocolat - la galette des rois est un incontournable au mois de janvier, quelques jours seulement après les fêtes de Noël et du Nouvel an. Chaque année, plus de 30 millions de galettes des rois sont vendues en France pendant cette période. Si cette pâtisserie est aujourd’hui inscrite au panthéon de la gastronomie française, son origine est un peu oubliée de nos jours.
Retour sur l’histoire de la galette, au fil des siècles…
L'Épiphanie est une fête chrétienne célébrée le 6 janvier (ou le premier dimanche après le 1er janvier dans certains pays). Pour les chrétiens, l'Épiphanie commémore la manifestation de Jésus-Christ au monde. Elle célèbre principalement la visite des trois Rois Mages - Gaspard, Melchior et Balthazar - à l'Enfant Jésus à Bethléem.
En Provence, l'Épiphanie est un jalon essentiel de la Période Calendale, ce cycle de festivités qui débute avec la Sainte-Barbe le 4 décembre et s'achève à la Chandeleur le 2 février. Elle représente le point culminant de l'installation de la crèche provençale, avec l'arrivée des derniers personnages importants.
L’Épiphanie est une fête catholique marquant la nuit où les Rois mages, venus d’Orient guidés par une étoile, auraient apporté des présents jusque dans la crèche de Bethléem où se trouvait l’enfant Jésus. Elle serait l’une des plus anciennes fêtes du christianisme.
À ce jour, l’histoire de ces rois reste encore floue et les versions diffèrent selon les époques, les interprétations et les historiens. Dans l’évangile selon Matthieu, dans lequel les rois mages sont cités pour la première fois, il n’y a aucune description précise, pas même de prénoms. Il faudra attendre le manuscrit d’un chroniqueur italien, Jacques de Voragine, au 13e siècle, pour lire leurs noms, inspirés des continents dont ils provenaient. Gaspard, Melchior et Balthazar auraient été guidés par une étoile, selon l’évangile de Matthieu, jusqu’à l’enfant Jésus.
Aujourd’hui, il n’y a pas de certitude sur le fait que les rois mages étaient bien trois, ni même qu’ils aient réellement existé. Comme l’explique le journal La Croix, « bien des biblistes mettent en doute la véracité de cette séquence. [...] Une invention littéraire de l’évangéliste pour rappeler aux juifs devenus chrétiens que l’enfant de Bethléem était le roi non seulement du peuple d’Israël, mais des nations païennes, autrement dit que le salut s’adresse à tous ».
Ils auraient offert trois cadeaux à l’enfant Jésus, né douze jours avant leur rencontre. De l’or, de l’encens et de la myrrhe.
En souvenir de cet événement, les chrétiens partagent une pâtisserie, dans laquelle est dissimulée une fève. La galette des rois est dégustée généralement autour du 6 janvier, date de L’Épiphanie, la fête chrétienne de l’adoration des rois mages devant l’enfant Jésus.
L’Épiphanie (sens, date, tradition chrétienne) : Église catholique en France.
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L'origine de la galette des Rois remonte à l'Antiquité, le point de départ de cette tradition proviendrait d’une fête de la Rome Antique ; les « Saturnales », en hommage à Saturne dieu de la mythologie romaine. L'origine de la galette est bien plus ancienne : elle remonte à l’époque romaine. Dans l’Antiquité, les Romains célèbrent en décembre la fête des Saturnales.
Tacite, historien du Ier siècle, évoque la tradition du « Roi du jour » : un banquet au cours duquel maîtres et esclaves partagent un même repas. À cette occasion, une fève (haricot) est dissimulée dans un gâteau dont l’aspect rond et doré symbolise déjà le soleil. Celui qui tombe sur la fève devient le « Prince des Saturnales » ; il a le droit d’exaucer tous ses désirs pendant une journée, devenant le roi d’un jour. Cette fête est l’occasion d’abolir toutes barrières sociales, notamment entre maîtres et esclaves.
Avec la christianisation de l'Empire romain, l'Église a progressivement intégré et transformé ces coutumes païennes.
Si elle est mangée tout au long du mois de janvier, la galette se déguste généralement autour du 6 janvier, date du « jour des Rois » ou Épiphanie, une fête chrétienne. Elle fait référence à la visite des rois mages venus à Bethléem auprès de l’enfant Jésus, douze jours après Noël et la naissance de ce dernier. Selon l’Évangile de Matthieu, Gaspard, Melchior et Balthazar auraient suivi une étoile pour être guidés jusqu’à l’enfant Jésus, afin de lui rendre hommage et lui apporter des présents en guise de respect : l’or pour évoquer la royauté ; l’encens la divinité et la myrrhe pour la souffrance rédemptrice de l’Homme.
« La galette des Rois est ronde pour évoquer le soleil (le Christ est la lumière du monde) et l’univers (le Christ Dieu de l’univers) ; la couronne rappelle quant à elle les Rois mages et la royauté divine du Christ, la fève désigne sa venue cachée, rappelle Marie-Odile Mergnac dans son ouvrage Petite histoire de nos fêtes en France. Ce fameux gâteau, résumé d’un cours de théologie à lui seul, existe au moins depuis le XIIIe siècle (on l’évoque comme coutume déjà ancienne dans un texte rédigé à Amiens en 1311). »
Autour de la galette des Rois gravitent des coutumes bien établies, qui varient selon les familles, mais conservent une même essence : le partage. Une des coutumes les plus emblématiques est celle de l'enfant sous la table. La tradition veut que le plus jeune de l’assemblée se cache sous la table, et assure à l’aveugle la distribution des parts. Lorsqu'on découpe la galette, c'est un enfant innocent qui désigne la part de chaque convive, assurant ainsi que le partage soit équitable. Cette coutume symbolise l'impartialité et l'esprit de justice, d’autres traditions renvoient à la solidarité et la bienveillance comme la part du pauvre.
La coutume du plus jeune sous la table sert un objectif simple : éviter toute triche et distribuer les parts “à l’aveugle”. C’est l’un des moments les plus mémorables pour les enfants (et parfois le plus drôle pour les adultes). Dans certaines familles, on coupe une part supplémentaire (au-delà du nombre de convives). Cette part, appelée selon les régions “part du pauvre”, “part du Bon Dieu” ou “part de la Vierge”, est traditionnellement destinée à quelqu’un dans le besoin qui passerait au logis.
Celui qui trouve la fève en mangeant est déclaré « roi ».
Attestée dès le XIVe siècle, la coutume du « roi boit » est une coutume qui tire son nom de l’acclamation, criée par toute la tablée, à chaque fois que le roi désigné par la fève boit. Généralement, la tradition voulait que le roi d’un jour paie sa tournée.
Au Moyen-âge, celui qui tombait sur la graine de fèves avait pour obligation payer une tournée générale. Au moment de la Révolution française, certains parlementaires ne voient pas la galette des rois d’un bon œil. En 1792, un député de la Convention, Pierre-Louis Manuel, propose à l’Assemblée l’interdiction de la fête des Rois, sans succès.
L’année suivante, L’Épiphanie change de nom : « C’est aujourd’hui la fête de la liberté ; ce jour, autrefois, était consacré à la superstition et au royalisme ; les prêtres seuls fêtaient le jour des Rois ; aujourd’hui, tous les vrais patriotes vont fêter un jour qui est devenu la fête des sans-culottes », explique à la tribune un député jacobin. Le gâteau est ainsi rebaptisé galette de l’Égalité et ne contient pas de fève.
Le 6 janvier 1794, le comité révolutionnaire de Paris dénonce les pâtissiers qui vendent encore des galettes le jour de L’Épiphanie. « ne peuvent avoir de bonnes intentions. Même plusieurs particuliers en ont commandé sans doute dans l’intention de conserver l’usage superstitieux de la fête des rois… ». Les forces de police sont sommées de saisir toutes les galettes dans la capitale.
Pourtant, la tradition séculaire est tenace, et la Révolution a d’autres choses plus importantes à gérer que d’interdire une pâtisserie ! C’est ce qui sauva la galette à la fin du XVIIIe siècle.
Dès l’Antiquité, la fève (de haricot blanc ou autre légumineuse) est choisie comme élément caché dans la galette, car c’est l’un des premiers légumes à pousser après l’hiver. Cette graine est un symbole de fécondité, car elle porte en elle le germe de la future plante. On ne pouvait trouver mieux pour célébrer Saturne, Dieu romain dédié à l’agriculture ! Au Moyen-Âge, la tradition perdure, la fève étant l’un des aliments les plus consommés en Europe.
Petit à petit, le haricot est remplacé par une pièce - beaucoup moins digeste ! - afin d’éviter la triche. Quant aux fèves en porcelaine, les premières apparaissent à partir de 1874. L’Allemagne est à cette époque un grand producteur de porcelaine et c’est tout logiquement qu’au XIXe siècle la plupart des fèves trouvent leur origine en Saxe et en Thuringe, avant d’être produites en porcelaine de Limoges au début du siècle suivant.
Si les premières fèves sont d’inspiration religieuse, avec des représentations de personnages de la crèche ou des angelots, progressivement, l’étiquette religieuse de la fève disparaît pour laisser place à une fête plus traditionnelle. Et les thématiques évoluent ; les fèves peuvent évoquer la chance (trèfle, fer à cheval), mais aussi des animaux ou des objets du quotidien, voire des symboles républicains (bonnet phrygien).
Aujourd’hui, les sujets sont très variés, entre l’actualité, les personnages de BD, dessins animés et films à la mode, ou encore la publicité… Chaque année, près de 5 000 fèves différentes sont créées en France pour la fête des rois, déclinées en une multitude de séries variées, qui font le bonheur des fabophiles, les collectionneurs de fèves, ayant même leur association nationale ! Au cours du XIXe siècle, la véritable fève (graine de haricot) a peu à peu été remplacée par des personnages en porcelaine.
Si à l'origine il s’agissait d’une graine de fève ou un haricot sec, aujourd’hui, les Galettes de Rois cachent des fèves souvent en porcelaine, de n’importe quelle forme. Selon la mode du moment, elles font référence à des événements, représentent des personnages, des animaux, des objets, des bâtiments… Les fabophiles les collectionnent.
Fabophiles d’Alsace et d’ailleurs, à l’honneur pour la fête de la galette !
Certaines boulangeries alsaciennes apportent un soin tout particulier à la sélection de leurs fèves. Peut-être en avez-vous dans votre collection personnelle qui représente le château du Haut-Koenigsbourg, le château d'Andlau ou encore le château de Wangenbourg ? à moins que vous ne l’ayez oubliée avant de l’enfourner ! D’ailleurs, certains audacieux préfèrent y glisser plusieurs fèves, histoire de couronner un maximum de reines et de rois.
Aux États-Unis, il y a sans doute moins de fabophiles qu’en France, et pour cause : les galettes commercialisées là-bas sont dépourvues de fèves ! La raison ? La peur d’un mauvais procès intenté par un client qui risquerait de s’étouffer ou de se casser une dent… Si les Américains souhaitent une fève, ils doivent ainsi la demander à part et la placer eux-mêmes dans le gâteau.
Aujourd’hui, la recette traditionnelle de la galette est à base de crème frangipane (un tiers de crème d’amande, deux tiers de crème pâtissière). Elle devrait son nom au comte Cesare Frangipani, qui aurait offert la recette à Catherine de Médicis au XVIe siècle, en cadeau de mariage lors de ses noces avec le futur Henri II. Dans la tradition franciscaine, on fait toutefois remonter son origine au XIIIe siècle, en l’attribuant à Jacqueline de Septisoles, jeune veuve du noble romain Graziano de Frangipani, et proche de François d’Assise, à qui elle avait pour habitude d’offrir des gâteaux aux amandes.
La galette à la frangipane est aujourd’hui la plus consommée dans l’Hexagone. Composée de crème aux amandes entourée de pâte feuilletée, elle s’est imposée peu à partir du XVIe siècle, suite à une querelle entre pâtissiers et boulangers. À l’époque, les deux corporations se disputent le monopole de la vente du fameux gâteau des rois, fabriqué à partir d’une pâte au levain. Ils en appellent au roi de France, François Ier, qui tranche en faveur des premiers. Qu’à cela ne tienne, les boulangers contournent cette interdiction en remplaçant le gâteau par une galette à base de pâte feuilletée !
La version la plus répandue dans une partie de la France est la galette feuilletée garnie d’une crème aux amandes. Et le mot “frangipane” a lui-même une histoire : il dérive d’un nom italien (Frangipani) associé à un parfum, avant d’être attesté en français pour une préparation culinaire à l’amande au XVIIIe siècle.
Si dans les trois quarts de l’Hexagone on mange de la galette, on préfère le gâteau des rois dans le sud de la France. Mais d’autres recettes ont perduré dans certaines régions, en fonction des traditions. Ainsi, dans le sud de la France, on mange toujours le gâteau des rois, sorte de brioche en forme de couronne agrémentée de fruits confits.
En Franche-Comté, la galette bisontine est un gâteau à base de pâte à choux, aromatisée à la fleur d’oranger. Autre exemple, dans les Flandres, cette pâtisserie est composée de pâte briochée fourrée d’une crème au beurre aromatisée au rhum ou au kirsch. On trouve un gâteau similaire, appelé Nourolle, en Normandie…
Il existe en effet plusieurs variantes de ce gâteau, en fonction des pays et des régions. En France notamment, chaque région a sa propre pâtisserie pour célébrer cette tradition. A Dunkerque, la galette des rois est par exemple réalisée avec de la pâte briochée fourrée à la crème et aromatisée au rhum ou au kirsch. Et en Normandie, les "nourolles" de l'Épiphanie sont des brioches au beurre ayant la forme de petites boules renfermant chacune une fève.
Dans le Sud de la France, la galette est plus souvent préparée sous la forme d'une couronne. En Occitanie par exemple, elle a pour nom "limos" : il s'agit d'une couronne briochée couverte de sucre et de morceaux de fruits confits.
Pour l'Épiphanie, les Portugais dégustent un gâteau similaire aux galettes des rois du Sud de la France : un gâteau en forme de couronne. Composé d’une pâte briochée, le "bolo rei" est garni de raisins secs et de fruits confits recouverts de sucre.
En Espagne, le 6 janvier est un jour férié. Selon la tradition, les cadeaux de Noël sont apportés aux enfants par les rois mages ce jour-là et les galettes des rois partagées à cette occasion. Les gâteaux servis en ce jour de fête ressemblent à la couronne briochée provençale et sont, eux aussi, décorés de fruits confits.
En Grèce, la "vassilopita", une galette en l’honneur de saint Basile (mort le 1ᵉʳ janvier 379), est un gâteau traditionnel pour célébrer le jour de l’an. Elle se rapproche d'un quatre-quarts avec un zeste d'orange et des noix. Cette tradition remonte à l'Antiquité. Les Grecs avaient alors pour pratique de dédier des pains à Déméter (déesse de la fertilité et des moissons) ou à d'autres dieux ou démons dont ils cherchaient à s'attirer les faveurs.
Au Danemark, le "kransekage" est un gâteau composé d'une série d'anneaux concentriques empilés afin de former un haut cône.
En Italie, le Piémont perpétue la tradition de la "Fugassa de la Befana", préparée pour l’Épiphanie. Ce gâteau en forme de soleil - ou de marguerite, selon les interprétations - est garni de raisins secs et de fruits confits.
Plus généralement, il est courant de retrouver la tradition de la galette des rois dans les pays où le Christianisme est présent. C’est le cas notamment du Liban et de ses terres ensoleillées et riches en saveurs exotiques qui permettent de laisser place à la créativité. Vous pouvez par exemple réaliser une galette des rois à la fleur d’oranger, sublimée par une petite touche de vanille.
Enfin, il est possible de retrouver la tradition de la galette des rois dans des pays encore plus lointains comme le Japon. En effet, la communauté chrétienne, bien que très minoritaire, y est implantée depuis la fin du XVIe siècle. Le Japon est aussi un pays très ouvert et adepte des traditions gastronomiques à l'occidentale.
Selon les régions, les traditions varient. En France et ailleurs en Europe, les pâtisseries croustillantes et dorées sont à base de frangipane, de pommes, de poires, de chocolat, de caramel… Il existe aussi des gâteaux et brioches de tous genres, en forme de couronne.
En Guyane, on y déguste la galette tous les vendredis durant toute la période du Carnaval qui débute à l’Épiphanie pour se terminer le lendemain du Mardi Gras (47 jours avant Pâques). La galette guyanaise est totalement différente des autres versions de galettes des Rois vues précédemment puisqu’elle est faite à base d’une pâte sablée sucrée garnie de crème de coco, de crème pâtissière ou de confiture de goyave, d’ananas ou encore de banane au miel !
En Vendée, cette tradition rencontre un autre patrimoine gourmand : celui des brioches et gâches vendéennes, véritables symboles des grands moments de la vie. En Vendée, quand on parle de gâteaux de fête, on touche à une tradition très structurante du bocage : des pâtes riches (œufs, sucre, beurre), fabriquées pour marquer les grands moments du calendrier social et religieux.
Des noms anciens et des fournées “de saison”. Le cahier des charges de l’IGP Brioche vendéenne rappelle qu’en Vendée on trouve, autour des fêtes de printemps et de fin de carême, des gâteaux appelés selon les usages “pain de Pâques”, “galette pacaude”, “alize” ou “gâche”. On y lit même cette image très parlante : le Samedi saint consacré à la fabrication de gâteaux briochés “souvent énormes”.
Les brioches vendéennes ne sont pas “la galette” au sens strict, mais elles racontent la même idée centrale : rassembler, célébrer, offrir, transmettre.
Au palais de l’Élysée, on déguste aussi la galette de L’Épiphanie chaque année. La tradition a été instaurée en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing, une manière de saluer les savoir-faire artisanaux de la profession. Depuis, chaque année, le président de la République reçoit des artisans et maîtres boulangers à l’Élysée pour partager une galette à la frangipane de taille gargantuesque. L’année dernière, la pâtisserie, confectionnée par le boulanger parisien Jean-Yves Boullier, mesurait 1,15 m de diamètre et comportait cinq kilos de pâte ! Mais sa vraie spécificité tient au fait qu’elle ne comporte ni fève, ni couronne.
Non... La galette de l’Élysée, par exemple, est dépourvue de fève ! Cette tradition, instaurée en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing, respecte les valeurs de la République : pas de roi dans un pays sans couronne.
En janvier, la vente de galettes des rois permet donc aux professionnels d’augmenter leur chiffre d’affaires de 30 à 40 % par rapport à un mois normal. Avec un business aussi lucratif, les dérapages sont inévitables et des artisans boulangers et pâtissiers réclament un “label tradition” pour protéger la galette faite dans les règles. Car si certains des 32000 boulangers-pâtissiers continuent de confectionner leur propre pâte feuilletée et leur frangipane dans leur fournil, d’autres trompent la clientèle sur la marchandise. Elle sont souvent achetées congelées à bas prix sur catalogue et simplement cuites au four.
La galette des rois parisienne se compose de pâte feuilletée fourrée à la frangipane (crème d’amande et crème pâtissière) ou simplement de crème d’amande C’est la galette la plus consommée en France puisqu’on la retrouve dans tous les départements ! c’est la seule galette proposée dans plusieurs régions du Centre et du Nord de la France! A la base, cette Galette des Rois était simplement faite à partir d’une pâte feuilletée bien dorée pendant la cuisson. Elle se dégustait avec de la confiture.
Que vous la confectionniez vous-même, que vous l’achetiez en boulangerie ou surgelée la galette est toujours l’occasion de se réunir en début d’année et de partager un moment gourmand en famille ou entre amis. Parmi les nombreuses variétés de galettes proposées sur le marché, chacun trouvera son bonheur pour devenir la reine ou le roi d’un jour !
La Galette des Rois symbolise le retour de la lumière. Entre tradition religieuse et rendez-vous gourmand, les Rois Mages et la galette font partie de l’imagerie populaire alsacienne. Cette tradition des rois a perduré et évolué au fil des siècles. Il en reste que le 6 janvier est surtout une date et une fête qui symbolisent, en Alsace comme ailleurs, le retour de la lumière et l'allongement des journées. En effet, la fin de l’hiver approche... Certains voient d’ailleurs dans la galette ronde et dorée une représentation du soleil.
| Région | Type de Galette | Description |
|---|---|---|
| Île-de-France | Galette des Rois | Pâte feuilletée fourrée à la frangipane (crème d'amande et crème pâtissière) ou simplement de crème d'amande. |
| Sud de la France | Gâteau des Rois | Brioche en forme de couronne avec des fruits confits. |
| Dunkerque (Nord) | Galette des Rois Dunkerquoise | Pâte briochée fourrée à la crème et aromatisée au rhum. |
| Franche-Comté | Galette Bisontine | Gâteau à base de pâte à choux, aromatisée à la fleur d'oranger. |
| Normandie | Nourolle | Brioche au beurre ayant la forme de petites boules renfermant chacune une fève. |
| Guyane | Galette Guyanaise | Pâte sablée sucrée garnie de crème de coco, de crème pâtissière ou de confiture de goyave, d’ananas ou encore de banane au miel. |
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