La piadina est bien plus qu'un simple pain plat ; c'est un symbole de la cuisine italienne, un pilier de la street food, et un héritage culinaire transmis de génération en génération. Originaire de la région d'Émilie-Romagne, cette galette croustillante est un véritable caméléon gastronomique, capable de se transformer en un en-cas rapide ou en un plat sophistiqué, selon les ingrédients qui la garnissent.
Cousine de la pizza calzone, la piadina est un petit pain plat et croustillant garni généralement de fromage et de jambon auquel on peut rajouter toutes sortes d'ingrédients selon les spécialités régionales et les goûts de chacun !
Dans cet article, plongeons au cœur de la tradition romagnole pour découvrir la recette authentique de la piadina, son histoire fascinante, et les secrets pour la réussir à la perfection.
La piadina romagnola IGP est l’un des symboles les plus authentiques de la cuisine italienne. Née dans les campagnes de la Romagne, elle représente une tradition de pain simple et nourrissant, issue de la cuisine pauvre. La piadina romagnola IGP, ou piada, est une galette ronde et plate, typique de la cuisine italienne et plus particulièrement de la Romagne. Sa pâte, proche de celle d’un pain rustique, se prépare avec de la farine de froment, de l’eau, du sel et de la matière grasse, souvent du saindoux ou bien de l’huile d’olive.
Traditionnellement, la piadina est cuite sur une plaque en terre cuite appelée teggia, ou sur un testo en pierre réfractaire, directement posés sur le feu. Pour éviter la formation de cloques, on perce la galette à la fourchette avant cuisson, et, une fois cuite, on la laisse s’aérer à la verticale.
Dans certaines zones, la piadina peut atteindre jusqu’à 40 cm de diamètre pour 1,5 à 2 cm d’épaisseur, fidèle à son origine paysanne. Son façonnage simple et sa cuisson rapide reflètent son rôle fondamental dans la cuisine pauvre romagnole.
Quant à son nom, « piadina » est le diminutif de « piada », qui en dialecte local se décline en piê, pièda, pìda ou pjida. Le terme vient du latin médiéval plàdena, plàtena ou plathana, lui-même dérivé du grec pláthanon, qui désigne une assiette longue ou un plat.
Les origines de la piadina romagnola sont anciennes et étroitement liées à l’histoire du pain en Italie. Déjà les Étrusques, vers 1200 av. J.-C., confectionnaient de fines galettes de céréales, simples et nourrissantes. À l’époque romaine, l’apparition du pain levé a relégué ces galettes au second plan, toutefois, elles sont restées populaires dans les campagnes.
Avec le déclin de l’Empire et l’entrée dans le Moyen Âge, ces traditions rustiques ont perduré. En Romagne, le pain blanc, plus coûteux, était soumis à de lourdes taxes par les autorités locales. Pour contourner ces coûts, les paysans ont donc continué à produire des pains plats sans levure.
Le premier texte connu mentionnant la piada date de 1371. Le légat pontifical Anglico de Grimoard, dans sa Descriptio Romandiolæ, décrit une préparation de « farine de blé trempée dans de l’eau et assaisonnée de sel », parfois enrichie de lait ou de saindoux.
Pendant plusieurs siècles, la piadina est restée associée aux classes rurales et aux périodes de disette. Sous la Renaissance, malgré l’essor des arts culinaires en Italie, elle demeure le pain du quotidien. Avec le temps, des farines plus rustiques, comme celles de châtaigne ou de glands, commencent à être utiliser pour réduire les coûts, confortant la piadina dans la cuisine pauvre locale.
Fait révélateur : dans son recueil publié en 1891, Pellegrino Artusi, figure majeure de la gastronomie italienne, n’inclut aucune recette de piadina. Non pas par mépris, mais parce que cette galette, faite de farine et d’eau, était considérée comme trop banale pour figurer dans un livre de cuisine.
En octobre 2014, l’Union européenne a officiellement reconnu la piadina romagnola en lui accordant le label IGP (Indication Géographique Protégée). Cette reconnaissance garantit que sa production respecte un cahier des charges précis et qu’elle est liée à son territoire d’origine.
Les ingrédients nécessaires à la préparation de la piadina romagnola sont simples et peu nombreux :
Cette recette a été testée et approuvée depuis des années et est excellente telle quelle.
Voici les étapes à suivre pour réaliser une authentique piadina romagnola :
Contrairement à celles des autres régions, la piadina de Ravenne ne nécessite pas de formation de bulles. Piquez-la donc ici et là avec une fourchette pendant la cuisson pour éviter la formation de bulles.
Si vous souhaitez servir les Piadinas plus tard, laissez-les refroidir debout sur une grille, afin qu'elles ne soient pas mouillées et trop molles.
Servez la piadina encore chaude, garnie des ingrédients de votre choix. En Italie, on adore la piadina avec du jambon et du fromage ou du salami. Elle est délicieuse avec Chocolat À tartiner. Mais vous pouvez aussi le déguster nature !
Voici quelques idées de garnitures populaires :
Que ce soit pour un déjeuner sur le pouce, un apéritif entre amis, ou un dîner convivial, la piadina romagnola est toujours une excellente option. Sa simplicité et sa polyvalence en font un plat apprécié de tous, capable de s'adapter à toutes les envies et à toutes les occasions.
Vous pouvez conserver les piadines à température ambiante dans un sac en papier hermétique pendant 2 à 3 jours. Elles durciront légèrement, mais conserveront leur bon goût une fois réchauffées. Vous pouvez également les conserver au congélateur jusqu'à 2 mois après cuisson. Laissez-les décongeler à température ambiante ou réchauffez-les 1 minute de chaque côté avant de servir.
Le règlement communautaire distingue deux variantes de la piadina romagnola IGP autorisées par le cahier des charges. D’un côté, la piadina romagnola « classique », plus épaisse (environ 6-8 mm) et de grand diamètre, typique du Forlivese, du Cesenate et du Ravennate. De l’autre, la piadina romagnola alla riminese, plus fine (2-3 mm), souple, et caractérisée par de fines bulles qui apparaissent à la cuisson.
| Ingrédient | Quantité |
|---|---|
| Farine de type 00 (ou farine tout usage) | 500 g |
| Saindoux (ou beurre) | 125 g |
| Bicarbonate de soude | 1 1/2 cuillère à café |
| Sel de mer | 1/2 cuillerée à soupe |
| Miel | 1/2 cuillère à café |
| Vin blanc sec | 50 ml |
| Eau tiède | Environ 120 ml |
Alors, prêt à vous lancer dans la préparation de cette délicieuse galette italienne ? Buon appetito !
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