Qui va se glisser sous la table ? Qui portera la couronne ? L’excitation monte depuis que vous avez déposé la galette sur la table. Les enfants ne dégustent pas le gâteau des Rois, ils le dévorent. Le but du jeu, évidemment, c’est de trouver la fève, et devenir ainsi le héros du jour.
En France, le 6 janvier est la fête de l’Épiphanie. Ce mot, d’origine grecque - "epiphaneia" - signifie "apparition". Cette fête commémore la manifestation de Jésus comme roi des juifs auprès des trois Rois mages : Balthazar, Melchior et Gaspard. C’est ce que raconte l‘évangile de Mathieu.
Encens, myrrhe et or : voilà ce que retirent de leurs coffres les Rois Mages pour les offrir à l’enfant Jésus. Prévenus par une nouvelle étoile, les Rois Mages vont faire un long voyage jusqu’à Bethléem. La tradition plus tard viendra apporter des détails : on raconte que ces fameux Rois Mages venaient probablement de Babylone, qu’ils étaient sans doute au nombre de trois, et il faut attendre le IXème siècle pour connaître leurs noms : Gaspar, Melchior et Balthazar.
Les Mages étaient des savants, astrologues et sages, et si le nom de « roi » leur fut associé, c’est que leurs cadeaux étaient « royaux ».
Avant d'être une fête chrétienne, l'Épiphanie puise ses racines dans les traditions romaines. En janvier, les Romains célébraient la fête des Saturnales, en référence à Saturne, roi mythique d’une époque où tous les hommes étaient égaux, et parfaitement heureux.
Pendant cette période, tout était permis, il n’y avait plus ni maître ni esclave. Les Saturnales -- grandes fêtes du solstice d'hiver -- incluaient déjà la coutume de choisir un "roi d'un jour" grâce à une fève cachée dans un gâteau. L'Église a ensuite christianisé cette tradition, en lui donnant un sens religieux autour du 6 janvier. Ce mélange d'héritage antique et de symbolique chrétienne, c'est exactement ce qui rend l'Épiphanie si fascinante à raconter aux enfants.
Au Moyen âge, l’église souhaitait mettre un terme à toutes les fêtes païennes, encore très vivaces ; elle décide de faire coïncider la fête des fous et l’Epiphanie, en gardant cependant la tradition de la fête populaire, la fève et la galette, symboles de l’offrande des mages.
On dit aussi que le gâteau des rois tombait en pleine redevance féodale et qu’il était d’usage d’en offrir à son seigneur ce jour-là. En Provence, les enfants couraient dans les rues pour aller chercher les Rois le jour de l’Epiphanie, revenant bredouilles chez eux, ils trouvaient sur la table la galette des Rois, preuve irréfutable que les Rois étaient bien venus mais déjà repartis…
C’est par un Concordat de 1801 que l’église catholique fixe la date de l’Epiphanie au 6 janvier.
Il existe cependant de nombreuses variations issues des cultures régionales françaises. Dans le midi, le gâteau des rois c’est une brioche ronde en forme de couronne saupoudrée de sucre glace et décorée de fruits confits symbolisant les joyaux royaux aux couleurs des rubis, émeraudes.
Ailleurs, la galette est réalisée avec une pâte feuilletée fourrée à la frangipane. À Dunkerque, la galette des rois est par exemple réalisée avec de la pâte briochée fourrée à la crème et aromatisée au rhum ou au kirsch. Et en Normandie, les "nourolles" de l'Épiphanie sont des brioches au beurre ayant la forme de petites boules renfermant chacune une fève.
Dans le Sud de la France, la galette est plus souvent préparée sous la forme d'une couronne. En Occitanie par exemple, elle a pour nom "limos" : il s'agit d'une couronne briochée couverte de sucre et de morceaux de fruits confits.
Si vous l’oubliez, les enfants vous le rappelleront : c’est le plus jeune des enfants qui se place sous la table et propose une part de gâteau à la personne de son choix. Celui qui a la fève devient roi et choisit une reine.
En France, on l'appelle aussi la Fête des Rois -- et c'est l'occasion de partager une galette.
L'histoire de la fève remonte à l'époque des Romains. Durant ces quelques jours de fête, toutes les classes sociales étaient au même niveau, tous profitant de cette ambiance festive. La fève symbolisait la chance, la richesse, le pouvoir et la vertu à celui qui la découvre et servait également de "jeton" pour élire un roi.
La fève de la galette des rois viendrait de l’Antiquité. À cette époque, au début de janvier, des grandes fêtes étaient données en l’honneur de Saturne : on les appelait les Saturnales. Lors des cérémonies, un roi était tiré au sort parmi les esclaves ou les prisonniers. Le roi était celui qui trouvait la fève dans un gâteau.
À l'origine, on cachait dans le gâteau une vraie fève sèche -- une légumineuse banale. Au XIXe siècle, des figurines en porcelaine ont fait leur apparition. Puis le plastique a tout envahi. Aujourd'hui, les fèves sont de véritables petites oeuvres d'art : personnages de dessins animés, monuments, animaux...
Aujourd’hui, les fèves sont devenues des figurines en porcelaine. Mais la tradition reste la même : celui qui tombe sur la fève devient roi le temps de la fête ! À propos, sais-tu comment s’appellent les collectionneurs de fèves ?
Pour l'Épiphanie, les Portugais dégustent un gâteau similaire aux galettes des rois du Sud de la France : un gâteau en forme de couronne. Composé d’une pâte briochée, le "bolo rei" est garni de raisins secs et de fruits confits recouverts de sucre. En Espagne, le 6 janvier est un jour férié. Selon la tradition, les cadeaux de Noël sont apportés aux enfants par les rois mages ce jour-là et les galettes des rois partagées à cette occasion. Les gâteaux servis en ce jour de fête ressemblent à la couronne briochée provençale et sont, eux aussi, décorés de fruits confits.
En Grèce, la "vassilopita", une galette en l’honneur de saint Basile (mort le 1ᵉʳ janvier 379), est un gâteau traditionnel pour célébrer le jour de l’an. Elle se rapproche d'un quatre-quarts avec un zeste d'orange et des noix. Cette tradition remonte à l'Antiquité. Les Grecs avaient alors pour pratique de dédier des pains à Déméter (déesse de la fertilité et des moissons) ou à d'autres dieux ou démons dont ils cherchaient à s'attirer les faveurs. Au Danemark, le "kransekage" est un gâteau composé d'une série d'anneaux concentriques empilés afin de former un haut cône. En Italie, le Piémont perpétue la tradition de la "Fugassa de la Befana", préparée pour l’Épiphanie. Ce gâteau en forme de soleil - ou de marguerite, selon les interprétations - est garni de raisins secs et de fruits confits.
Au mois de janvier, la galette des rois en maternelle s’invite dans les activités. À l’école publique, on en gardera la partie sécularisée avec le thème de la galette et des rois.
La galette des rois est une thématique récurrente de la maternelle au mois de janvier. Aujourd’hui, cette fête va au-delà de son origine religieuse. Elle est entrée dans la culture et la tradition d’un pays. En maternelle, ce thème est l’occasion de travailler tout un champ lexical autour de la royauté. En abordant ce sujet au cours des 3 années de maternelle, on permet aux élèves d’enrichir progressivement leur vocabulaire en la matière. Ce vocabulaire se travaille à travers la lecture d’album jeunesse sur le sujet. C’est aussi l’occasion par exemple d’en apprendre un peu plus sur l’amande, base de la frangipane : d’où vient-elle, comment se présente-t-elle une fois cueillie, que peut-on en faire ? Comment se consomme-t-elle : entière, effilée, en poudre ou en huile ?
Dans le dossier des fiches d’activités spéciales épiphanie niveau PS, un modèle de galette quadrillée invite à déposer des colombins de pâte à modeler pour concevoir un quadrillage avant de le dessiner. Il est préférable de manipuler avant de faire la fiche.
En mathématiques, on peut proposer des problèmes de distribution aux élèves. J’ai trois galettes, je souhaite mettre une fève dans chacune. On peut faire le même exercice dans l’autre sens. J’ai 4 fèves, je vais en mettre une dans chaque galette, peux-tu aller chercher le bon nombre de galettes ? Parmi les autres activités proposées dans ce dossier spécial Épiphanie pour les MS, celle sur le repérage dans un quadrillage constitue également un bon atelier de manipulation. On peut, à partir de la fiche offerte, créer d’autres modèles à reproduire.
Pour les GS, il est donc possible d’élargir le sujet aux châteaux et à la vie qui s’y déroulait. Personnellement, j’adore Le tout petit roi de Taro Miura chez Milan Jeunesse, que l’on peut lire dès la petite section. On peut aussi proposer des histoires de chevalier et de dragon (Georges le dragon de Geoffroy de Pennart) à mettre en parallèle avec des livres documentaires (Le château de Christina Dorner chez Accès Jeunesse).
Parmi les activités mises à disposition dans le dossier spéciale épiphanie pour les GS, j’ai apprécié le repérage sur quadrillage, bien plus complexe que celui des MS. En langage écrit, les élèves doivent recomposer les mots-clés du thème, avec modèle. La fiche qui s’intéresse à la numération ordinale et demande d’entourer la troisième, première ou cinquième couronne a particulièrement retenu mon attention.
Vous pouvez retrouver des idées d’ateliers de langage écrit autour du livre Bon appétit Monsieur Lapin de Claude Boujon et les décliner sur la thématique des rois, des reines et des châteaux grâce aux ressources numériques proposées par Pass-education.fr.
Cette semaine, les enfants de moyenne et grande section ont plongé dans la tradition de l’Épiphanie en préparant une galette des rois, qu’ils ont ensuite dégustée ensemble. Après avoir mis la main à la pâte, les enfants ont suivi avec attention les différentes étapes de préparation.
Une fois la galette cuite et encore tiède, elle a été découpée et servie à l’ensemble des enfants. L’attente était palpable : qui serait couronné roi ou reine du jour ? Les enfants chanceux ont découvert la fève et ont été couronnés, sous les yeux admiratifs de leurs camarades. Une belle occasion de marquer ce moment festif et de renforcer la convivialité entre eux.
Au-delà de la préparation culinaire, cette activité a permis aux enfants de s’initier à une tradition bien ancrée, tout en partageant un instant précieux et gourmand ensemble. Une manière idéale de commencer l’année, entre apprentissage et plaisir.
Tu cherches des idées concrètes pour animer l'Épiphanie avec les enfants -- et peut-être aussi une façon claire de leur expliquer d'où vient cette tradition millénaire ? Tu es au bon endroit. Parce que "tirer les rois", c'est bien plus qu'une galette et une couronne en carton : c'est une vraie histoire à raconter, pleine de surprises.
Voici 15 idées classées par catégorie, toutes adaptables à la maison, à l'école ou au centre de loisirs.
Les erreurs à éviter :
L'Épiphanie et la galette des rois, c'est bien plus qu'une part de gâteau avec une surprise dedans. C'est une fête chargée d'histoire, de symboles et de joie partagée -- exactement le genre de moment qui reste gravé dans la mémoire des enfants.
Le tirage des rois peut se faire dès 3-4 ans, à condition de retirer la fève des parts des enfants en bas âge pour éviter tout risque d'étouffement. Raconte l'histoire comme un conte : "Trois rois voyageurs ont suivi une étoile magique pour rendre visite à un bébé roi.
tags: #galette #des #rois #maternelle #histoire #et
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic