Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une approche transversale, intégrant les mathématiques, les TICE et le français. Pour cette troisième période, j’ai décidé de faire, avec mes élèves du CP au CM2, une séquence sur la biodiversité.
Il s’agit d’un thème de Sciences pour le cycle 3, « Questionner le monde » pour le cycle 2, et plus exactement d’une séquence sur le monde vivant. Elle permet d’aborder les notions de caractéristiques physiques (attributs), de classification des êtres vivants, de milieux de vie, de chaîne alimentaire, d’écosystème…
D'un point de vue naturaliste, elle invite à la découverte de la faune et la flore de différents milieux naturels.
Pour cette séquence, je me suis appuyée sur le projet » A l’école de la biodiversité » de la fondation La main à la pâte (Lamap).
Ce projet de la fondation Lamap se compose de 12 séances, organisées en 3 parties : « Qu’est-ce que la biodiversité ? », « Quelle est l’étendue de la biodiversité ? » et « L’Homme dans la biodiversité ».
J’ai quelques peu réorganisé ces séances.
A l’issue de cette période, nous rédigerons une charte de la biodiversité au jardin. Et les élèves devront présenter (par groupe pour les CE et en individuel pour les CM), sous forme d’affiche, un écosystème avec les caractéristiques géographiques du milieu et son réseau trophique.
Pour cette période 3, cette séquence nous occupera pendant 5 séances de classe nature. J’ai retravaillé certaines activités des séances de Lamap pour les adapter au contexte extérieur.
Les élèves forment une ronde en s’espaçant les uns des autres. Ils doivent se passer la balle, dans le sens des aiguilles d’une montre, en répondant à la question « Que trouve-t-on dans la nature? ». Ils ont 3 secondes pour donner une réponse.
Les élèves forment une ronde en s’espaçant les uns des autres. Chacun se voit remettre une carte avec une photo d’être vivant (animal ou végétal). Pendant une minute, ils vont devoir mimer leur être vivant (ils peuvent aussi faire les cris pour les animaux), mais également observer les mimes de leurs camarades.
A l’issue de cette minute, je fais un tour des différents groupes qui expliquent pourquoi ils se sont regroupés ainsi. Puis j’apporte comme précision que la classification scientifique s’appuie sur les caractéristiques physiques (et non ce que les animaux font par exemple).
Après avoir cité les différents milieux naturels (désert, forêt, jungle, savane, océan…) et leurs caractéristiques, nous avons réfléchi à ce qui permet aux êtres vivants de survivre dans leur milieu (comme l’ours polaire en Arctique, le cactus dans le désert, le poisson clown dans l’océan). Nous avons conclu que ce sont les caractéristiques physiques.
Les milieux naturels abritent donc des êtres vivants qui peuvent y vivre.
Les élèves doivent classer 36 vignettes d’êtres vivants dans 9 milieux naturels. J’ai proposé cette activité sous forme de course relais. Les élèves, organisés en équipes, devaient aller à tour de rôle récupérer une vignette correspondant à l’un de leurs milieux de vie (comme je n’ai pas de gros effectifs, chaque équipe avait 2 ou 3 milieux de vie. Je conseille 2 maximum).
Après avoir indiqué les erreurs, les élèves pouvaient ensuite s’échanger les vignettes entre équipe avant que l’on fasse la correction finale.
Pour travailler la notion de sélection naturelle, j’ai décidé de conserver l’activité des scénarios » les gazelles, l’herbe et le lion » (proposée dans le dossier de Lamap), car même si elle n’est pas en mouvement, je savais qu’elle plairait aux enfants.
Nous nous sommes ensuite focalisés sur la relation lié à l’alimentation. Nous avons travaillé sur la notion de réseau alimentaire qui est formé d’un ensemble de chaine alimentaire dans un écosystème.
J’ai terminé la séance en introduisant les notions d’auxiliaires et ravageurs dans l’écosystème du jardin. Il s’agit des êtres vivants dont l’interaction apporte un effet bénéfique ou négatif aux plantes.
3ème étape : Les carnivores entrent à leur tour dans le jeu et doivent chasser leur proie. Dès qu’ils touchent un binôme, ce dernier doit indiquer le nom de ses espèces.
Après avoir expliqué que plus 16000 espèces sont menacées d’extinction, j’ai demandé aux élèves quelles activités humaines causent une perte de biodiversité. Ils ont trouvé presque toutes les causes qui sont : la destruction des habitats (déforestation par exemple), la pollution des milieux, la surexploitation des ressources naturelles, l’introduction d’espèces invasives et le changement climatique.
J’ai ensuite illustré ces différentes menaces pour la biodiversité à travers les planches 40 à 44 du projet Lamap.
Après la lecture qui abordait une ou plusieurs de ces menaces et leurs solutions, nous avons parlé plus précisément de la biodiversité au jardin qui notre cadre de classe nature.
| Menace | Exemple | Solution |
|---|---|---|
| Destruction des habitats | Déforestation | Reboisement, protection des forêts |
| Pollution des milieux | Pollution plastique des océans | Réduction de l'utilisation du plastique, recyclage |
| Surexploitation des ressources | Pêche excessive | Quota de pêche, zones protégées |
| Introduction d'espèces invasives | Bambou en Europe | Contrôle et éradication des espèces invasives |
| Changement climatique | Fonte des glaces | Réduction des émissions de gaz à effet de serre |
Lors de la séance 5 sur la crise de la biodiversité, j’ai proposé à mes élèves de rédiger une charte de la biodiversité au jardin. En guise de jogging d’écriture, les élèves de cycle de CE et CM ont ensuite rédigé un article pour la charte.
J’avais prévu de rédiger une charte à partir de leurs articles mais finalement j’ai opté pour la charte des jardins de La Salamandre qui est plus visuelle (et qui reprend leurs propositions). Je l’ai signé en ligne.
Concernant l’écosystème du jardin, je voulais le faire à partir de la mission d’inventaire de la faune et la flore du jardin.
Pour réaliser l’inventaire de la biodiversité au jardin, j’ai attendu que le printemps s’installe bien. J’ai réalisé cet inventaire avec mes trois classes (CP, CE, CM).
Chaque groupe était muni d’un sac comprenant : une planche avec la fiche d’inventaire (que j’ai créé), une boîte à loupe, une pince boule, une loupe, des jumelles. Certains avaient des filets (mais pas pour attraper les papillons car trop fragiles, mais faire tomber les insectes des arbustes).
Nous nous sommes rassemblés sur les tables avec les ressources. J’avais préparé deux guides d’identification simplifiés des espèces les plus communes au jardin (et notamment celles que l’on trouve dans notre jardin dont le sanglier et le chevreuil), reprenant les catégories de notre fiche d’inventaire.
Les élèves ont dessiné sur des petites cartes (que j’avais longuement préparé en amont) les animaux de leur fiche d’inventaire. C’était une super séance! Les élèves ont beaucoup aimé !
Chaque groupe était muni d’un sac comprenant : une planche avec la fiche d’inventaire, des ciseaux, des post-it pour indiquer si les feuilles des arbres étaient alternes ou opposées (sauf pour les CP), une pochette pour y glisser les végétaux et une enveloppe pour mettre un double exemplaire pour une autre activité (tataki-zome que je vous présenterai dans un autre post).
Les CM avaient aussi un appareil photo pour prendre en photo les arbres d’où provenaient les feuilles, l’écorce et la fleur/fruit.
Nous nous sommes rassemblés sur les tables avec les ressources. J’avais préparé deux clés d’identification simplifiées des feuilles et des fleurs.
Les élèves devaient mettre dans un magazine leurs végétaux avec une étiquette avec le nom. Une fois pressés et séchés, les végétaux seront collés dans notre livre de la biodiversité au jardin.
Ce fut plus complexe que la faune. J’avais tout préparé pour que ce soit le plus fluide possible mais j’ai dû faire des ajustements, à partir de ce qui posait problème. Les végétaux mis tous ensemble dans la même pochette étaient parfois inexploitables pour la conservation.
J’ai donc remplacé la pochette par un magazine dans lequel ils mettaient les végétaux collectés avec un post-it avec le numéro d’observation correspondant à la fiche.
Dans le projet » A l’école de la biodiversité » de la fondation Lamap, en prolongement, il est proposé de réaliser un livre de la biodiversité afin de diffuser les connaissances. J’ai trouvé l’idée très bonne. D’autant que ce livre permet de faire l’étape 3 de l’inventaire, à savoir la conservation.
J’y ai effectivement collé les dessins d’observation des animaux (un dessin par espèce) ainsi que les végétaux à la façon d’un herbier. A la fin, j’ai collé la présentation de l’écosystème du jardin (sur le modèle de l’exposé) réalisée par les CE2.
En prévision de l’exposition sur la biodiversité, lors de l’inventaire de la flore, les élèves ont ramassé chaque spécimen en deux exemplaires. Un des exemplaires étant destiné à réaliser une œuvre collective : un inventaire en tataki-zomé (une idée découverte dans le livre Une séance verte par semaine aux éditions Belin).
Jai ensuite mis le tissu dans un cadre afin de l’offrir au propriétaire du jardin pour le remercier pour sa générosité et son soutien dans la classe nature.
Mon projet de cette année en classe nature est la mise en place d’un potager permacole et plus largement de s’inspirer de la permaculture dans l’entretien du jardin. Cela passait donc par des plantations de végétaux et la réalisation d’abris pour la petite faune du jardin.
Je remercie ma collègue d’éducation créative et artistique qui m’a aidé à réaliser cette exposition. Ce travail artistique a permis de revoir les caractéristiques des milieux et les animaux qui y vivent.
Etant donné que c’est le milieu dans lequel nous avons évolué tout au long de l’année, je voulais quelque chose de différent.
J’ai eu un problème de timing du coup je n’ai pas eu le temps d’aménager cet espace comme je voulais. Ajoutons à cela le transport qui a fait bouger les ficelles du cadre cyanotype et le vent qui a fait tomber le panneau des dessins d’animaux qui se sont tous décrochés !
Résumé : En utilisant le jeu de cartes déjà mis en œuvre aux séances précédentes, les élèves explorent des exemples d’interactions possibles entre espèces. Ils construisent un réseau alimentaire à partir des informations données sur les cartes.
Message à emporter : Les êtres vivants dans les océans s’associent en écosystèmes, où ils dépendent les uns des autres, notamment pour se nourrir.
Message à emporter : Les êtres vivants tissent un réseau qui est en équilibre.
Cette ressource est issue du projet thématique L'Océan, ma planète...
Bonjour, En préalable il est nécessaire à mon avis de s'appuyer sur une recherche documentaire assez approfondie.
La première question serait :" Comment se nourrit le loup? " et non pas " Que mange le loup? " L'idée est d'approfondir l'enquête pour se questionner sur le comportement et l'anatomie du prédateur.
Puis la recherche se poursuivrait pour constituer un réseau alimentaire en se demandant " Quels sont les aliments qui sont mangés par le loup? " afin de ne pas retenir qu'un seul élément du menu.
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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