Le tatouage, véritable expression artistique ancrée dans la peau, témoigne de votre individualité et de votre histoire. Cependant, pour que cette œuvre d'art reste éclatante et vivante au fil du temps, des soins appropriés sont indispensables. Utiliser du film plastique après une séance de tatouage est une erreur encore trop répandue. Alors, pourquoi est-ce une mauvaise idée, et quelles alternatives privilégier ? Faisons le point.
La vie d’un tatouage et sa bonne tenue dans le temps dépend de l’acte en lui-même mais aussi des soins apportés pour la cicatrisation. Votre artiste connaît son travail et vous donnera les recommandations nécessaires afin de réaliser la meilleure cicatrisation possible.
Un simple test : Avez-vous déjà vu un médecin emballer une plaie avec du cellophane après une opération ? Non ? Alors pourquoi continuer à le faire après un tatouage ? Le tatouage est une plaie ouverte qui nécessite des soins adaptés. Le cellophane crée un environnement chaud et humide, parfait pour la prolifération des bactéries. Résultat ? Infections, retard de cicatrisation et potentiellement des complications sur ton tatouage.
💡 Ton tatoueur doit te donner des instructions claires après ta séance. 🔥 En bannissant le cellophane, on protège nos tatouages et notre santé. Adoptons des pratiques respectueuses et informées.
Suivant les artistes, nous notons trois méthodes de cicatrisation :
Voici les étapes à suivre pour une cicatrisation traditionnelle :
Un tatouage se voit par transparence de la première couche de la peau, donc plus votre peau est blanche et fine, plus vos couleurs ressortiront. Pour les personnes aux peaux épaisses et mâtes, votre noir peut prendre des teintes bleues ou verdâtres : ceci est normal.
Un mois après votre tatouage : un contrôle est nécessaire afin de voir la qualité du travail effectué. En cicatrisant, votre peau peut rejeter plus ou moins d’encre : formation de manques. Ceci peut être dû à votre qualité de peau, à la qualité de cicatrisation de votre peau (toutes les peaux ne cicatrisent pas de la même manière) et à l'attention portée aux soins.
Cela fait quelques temps que je me disais qu’il fallait que j’écrive quelque chose au sujet des pansements dits de « seconde peau ». Ils sont devenus à la mode dans le milieu du tatouage et j’ai eu l’occasion de voir leurs résultats... Ils ont été développés au départ pour répondre aux besoins très spécifiques en matière de cicatrisation des grands brûlés. Je tiens à préciser que je ne suis aucunement spécialiste de la cicatrisation des brûlures, et que je ne parle ici de l’utilisation de ces pansements que dans le cas du tatouage.
Ils sont relativement étanches, quoi que l’on conseille de ne pas se baigner avec. En effet, ils ne permettent pas à un liquide dans lequel on est en immersion de rester hors de contact avec la plaie. Ils facilitent juste le confort sous la douche en évitant à l’eau qui ruisselle de venir heurter la sensibilité d’une peau abrasée ou brûlée.
Les pansements « seconde peau » sont dits « respirants », c’est à dire qu’ils permettent à l’oxygène de rentrer en contact avec la plaie. Cependant même s’ils sont « respirants », ils ne permettront jamais à l’air de circuler aussi librement sur la peau qu’en leur absence; c’est une simple question de logique.
Ce que j’ai concrètement observé, du fait même de leur étanchéité, c’est qu’au bout de deux, trois ou quatre jours, ils retiennent inévitablement les fluides rejetés par la peau pendant les premières phases de la cicatrisation : sang, lymphe, rejets d’encre, sueur... En conséquence le tatouage macère dans un liquide fait d’exsudats physiologiques, et de déchets que le corps cherche à éliminer. On ressent en général à ce stade une furieuse envie de se débarrasser du pansement, ce qu’il faudrait vraiment faire !
Je ne suis absolument pas partisane d’une cicatrisation en milieu humide pour les tatouages ; je pense que ceux-ci doivent être cicatrisé en milieu sec, avec l’aide d’un bon baume ou crème cicatrisants. J’en profite pour dire encore que le tatouage est de l’encre insérée dans le derme, que seul l’épiderme pèle et se renouvelle. Il n’y a ainsi cicatrisation que de l’épiderme et du derme. L’hypoderme, non touché par le processus du tatouage, reste intact. Le tatouage est donc une plaie cutanée superficielle. Et j’insiste sur ce fait, qui ne justifie pas qu’un procédé adapté aux grands brûlés soit utilisé, et je pense même qu’en faire de trop est bien souvent contre-productif.
Cependant, tout n’est pas à rejeter dans les pansements « seconde peau ». En effet, il arrive que des séances de tatouage longues sur des grandes pièces soient particulièrement éprouvantes pour la peau. Dans ces cas-là, je conseille de garder le film alimentaire que je place à la fin de la séance jusqu’au lendemain, ou bien s’il a été enlevé pour une douche, d’en remettre un avec de la crème cicatrisante en-dessous. Car dans le cas des grosses séances traumatisantes pour la peau, le contact d’un tissu sur une peau dont l’épiderme a été abrasé par les aiguilles peut être particulièrement pénible, voire douloureux. Isoler le tatouage par un film, est dans ce cas salutaire. Mais il faut absolument enlever ce film au bout de 24h maximum, et ensuite laisser respirer et sécher.
On s’aperçoit d’ailleurs qu’à ce terme, la peau supporte très bien d’être laissée sans pansement de protection. Le film alimentaire remplit ici le même rôle qu’un pansement dit de « seconde peau ». On pourrait donc à la place de ce film alimentaire utiliser un pansement « seconde peau » pour le temps d’une nuit ou d’une journée. Mais pas davantage. Un tatouage en cicatrisation a besoin de respirer, et de ne pas être maintenu à macérer dans l’humidité: il s’agit d’une cicatrisation simple qui ne nécessite pas de soins extrêmes.
Il existe des films de protection spécialement conçus pour les tatouages, tels que le film Tattoomed ou Dermalize Pro.
Le film protecteur Tattoomed offre une barrière sûre contre les impuretés, tout en favorisant une cicatrisation optimale. Ultra-fin et respirant, il assure confort et sécurité. Il crée un climat optimal pour la plaie, protège contre les frottements textiles, est adaptable à toutes les parties du corps, résistant à l'eau et transparent. Il réduit également la formation de cicatrices et empêche le dessèchement.
Dermalize Pro offre une barrière efficace contre les germes et les bactéries, tout en permettant à votre peau de respirer. Grâce à sa perméabilité, il favorise la circulation de l’air et évite l’accumulation excessive d’humidité. Cette seconde peau respirante est d'avantage adaptée à votre peau qu'un cellophane alimentaire classique.
Chaque tatoueur vous préconisera, en fonction de son expérience et de sa technique son approche de soins après tatouage. Il est donc primordial de suivre scrupuleusement ses conseils en terme de soins après tatouage.
Pour ceux qui sont passionnés par le tatouage et souhaitent en faire une carrière, suivre une formation tatouage est une étape primordiale. Ces formations couvrent à la fois les techniques de tatouage, mais aussi les meilleures pratiques en matière de soins post-tattoo. Apprendre à conseiller vos clients sur la façon de prendre soin de leurs nouveaux tatouages est essentiel pour garantir leur satisfaction et la durabilité de votre art dans le temps. Une bonne formation vous enseignera comment nettoyer et hydrater correctement la peau tatouée, comment appliquer les pommades cicatrisantes, et quelles précautions prendre pour éviter les infections. Ainsi, vous pourrez créer de magnifiques œuvres d'art sur vos clients, mais aussi les aider à les préserver aussi longtemps que possible.
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