Les poêles revêtues de téflon ont longtemps été un choix populaire dans de nombreuses cuisines pour leur surface antiadhésive, facilitant ainsi la cuisson et le nettoyage. Cependant, ces poêles peuvent présenter des dangers potentiels pour la santé et l'environnement en raison des produits chimiques utilisés dans leur fabrication.
Dans cet article, nous explorerons l'utilisation des poêles en téflon, qui est la première molécule de la famille des PFAS/PFOA. Voici un tour d'horizon des enjeux liés à l'utilisation du téflon et des alternatives disponibles pour une cuisine plus saine et respectueuse de l'environnement.
Les poêles (et ustensiles) revêtues de téflon sont généralement utilisées pour faire sauter, frire ou cuire des aliments. Cuisiner sans graisse, sans effort et sans brûlure a un charme indéniable et pendant longtemps, le Téflon en a été le synonyme. Un ustensile antiadhésif est alors ce qu’il y de plus pratique pour cuisiner et dans le contexte des années 60 où l’on se soucie encore peu d’environnement et de santé, il est considéré comme une petite révolution allant dans le sens incontestable du progrès.
Le Téflon (nom commercial du polytétrafluoroéthylène, ou PTFE) et les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) sont des substances chimiques (polymères) devenues omniprésentes dans notre quotidien. Au-delà des effets sur la santé, les PFAS inquiètent sur le plan environnemental.
Carte de la contamination aux PFAS en France.
Désignés comme "polluants éternels", ils ont la particularité d’être très résistants dans le temps et de ne pas se dégrader dans l’environnement. Pour cette raison, on en trouve des traces absolument partout : dans l'eau potable, dans le sol, et dans l’organisme de nombreuses espèces de la chaîne alimentaire. Cette omniprésence de composés chimiques dans l'environnement représente un risque non seulement pour la santé humaine mais également pour la faune et la flore. L’accumulation des PFAS dans les écosystèmes est aujourd’hui une préoccupation majeure pour les scientifiques et les défenseurs de l'environnement.
En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a officiellement classé le PFOS comme « cancérogène » et le PFOA comme « cancérogène possible » pour l’homme (ces 2 types de PFAS, parmi les milliers existants, sont très présents dans les poêles de cuisine).
Les symptômes d'exposition aux poêles en téflon peuvent varier en fonction de la durée et de l'intensité de l'exposition. Les symptômes courants peuvent inclure des maux de tête, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, des étourdissements et des difficultés respiratoires.
Les conséquences pour la santé associées à l'utilisation prolongée de poêles en téflon peuvent être graves. Des études ont montré que les produits chimiques libérés par le revêtement en téflon peuvent s'accumuler dans le corps et causer des dommages à long terme aux organes internes.
Outre les dangers pour la santé humaine, l'utilisation et l'élimination des poêles en téflon peuvent également avoir des conséquences néfastes sur l'environnement. Les produits chimiques utilisés dans la fabrication du téflon peuvent contaminer les sols, les eaux souterraines et les cours d'eau, ce qui entraîne une pollution environnementale.
Jusqu’à ce que l’un de ses composants, l’acide perfluoro-octanoïque (PFOA), se révèle dangereux : des études, notamment chez les rats, ont révélé un grossissement du foie, ainsi qu’une action cancérogène en cas d’exposition à haute dose ou chronique. Le PFOA est par ailleurs néfaste pour l’environnement. En 2013, l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) l’a inscrit sur sa liste des substances extrêmement préoccupantes. La fabrication et la mise sur le marché du PFOA en tant que substance sont finalement interdites dans l’Union européenne depuis le 4 juillet 2020.
En cuisine, des résidus de PFOA peuvent être relâchés lorsque l’ustensile est chauffé à plus de 360 °C, ce qui peut arriver si une poêle est laissée vide sur le feu, par exemple. Mais l’exposition via une telle situation est faible, et, en 2009, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a jugé le risque pour la santé du consommateur « négligeable ».
En réalité, les fabricants de revêtements antiadhésifs ont commencé dès 2006 à supprimer le PFOA. Et, de fait, aucune analyse réalisée par Que Choisir ou ses partenaires européens depuis 2011 sur les poêles n’a décelé sa présence.
Le PFOA a été remplacé par d’autres produits chimiques, comme les polymères GenX ou le PFBS (acide perfluorobutane sulfonique) et ses sels… dont l’innocuité pose néanmoins question : l’Echa les a eux aussi inscrits à l’été 2019 sur sa liste des substances extrêmement préoccupantes. Les rapports soutenant ces décisions indiquent en effet que les composés GenX induisent notamment des tumeurs du foie, du pancréas et des testicules chez les rats soumis à une exposition chronique, et qu’ils sont suspectés d’être toxiques pour le foie, les reins, les cellules sanguines et le système immunitaire chez l’homme. Le PFBS et ses sels seraient quant à eux toxiques en particulier pour les reins et la thyroïde.
Sans s’affoler outre mesure, il n’est pas extravagant d’adopter quelques précautions d’usage… Les risques d’une exposition aux GenX et PFBS via les casseroles, poêles et autres cocottes ne sont pas encore clairement identifiés. En 2011, des tests Que Choisir sur des poêles à revêtement antiadhésif au PFOA n’avaient décelé aucun transfert de la substance aux aliments, même sur des poêles usées et chauffées longuement - ce qui est plutôt rassurant. Par mesure de précaution, il est toutefois conseillé de ne pas utiliser les récipients de cuisson rayés ou abîmés, qui sont alors susceptibles de laisser s’échapper plus facilement des substances indésirables - PFOA, GenX, aluminium…
On a un temps prôné de remplacer le Téflon par la céramique, moins endurante, mais prétendument moins dangereuse. Or ce revêtement souffre du flou entretenu par les industriels quant à sa composition : s’ils prétendent qu’il s’agit principalement de silice et de liants alcooliques, ils n’ont pas l’obligation de dévoiler la nature de leurs alliages. On ignore donc les potentiels risques pour la santé liés à ceux-ci.
Heureusement, il est facile d'opter pour des alternatives plus sûres et plus durables. Il existe plusieurs alternatives aux feuilles de cuisson en téflon pour le barbecue, qui permettent de cuisiner de manière plus saine et écologique :
En plus de ces alternatives, vous pouvez également utiliser :
| Modèle | Matériau | Résistance à la chaleur | Caractéristiques |
|---|---|---|---|
| Grillart® Premium | PTFE | Haute | Certifié TÜV, découpable, compatible tous barbecues |
| EXTSUD Set de 5 | PTFE | 260 ℃ | Découpable, antiadhésif, compatible tous barbecues |
| Amazon Brand - Umi | Fibre de verre en PTFE | 260 ℃ | Adapté aux barbecues circulaires, sans PFOA ni silicone |
| GQC | Tissu en fibre de verre avec PTFE | 260 ℃ | Approuvé par la FDA, sans PFOA, non toxique |
Pour trouver le tapis de cuisson qui répond le plus à vos besoins, tenez compte des critères suivants :
Si vous utilisez des ustensiles en téflon, voici quelques conseils pour minimiser les risques :
Bien que les feuilles de cuisson en téflon offrent une solution pratique pour éviter que les aliments ne collent, il est important de prendre en compte les risques potentiels pour la santé et l'environnement. En optant pour des alternatives plus sûres et en suivant les conseils d'utilisation et d'entretien, vous pouvez cuisiner de manière plus saine et responsable.
tags: #feuille #de #teflon #alimentaire #utilisation #et
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic