Il flotte un air d'enfance quand on entre dans ce joli magasin à la façade rappelant les boutiques que l'on voit sur les cartes postales surannées de la Belle-Epoque. C'est une boutique comme celle d'une enfance dont on rêve tous, où la gourmandise n'a pas de limite si ce n'est des centaines de pots de confiture bien alignés sur les étagères, et où bruissent les préparations de fruits dans de grands chaudrons de cuivre dans l'arrière-boutique.
Ouverte il y a trois ans, juste avant la crise du Covid, la boutique est un véritable atelier de fabrication. C'est aussi ce que disent les clients qui ont goûté aux confitures de Sandrine Maquet, l'âme derrière la marque "La Fabrique de Confitures". Derrière le comptoir de ventes, les clients peuvent voir les immenses chaudrons de cuivre où cuisent doucement les fruits qui deviendront confitures.
"Nous sommes une véritable entreprise familiale où tout se fait encore de façon artisanale, ici à Vincennes. On produit jusqu'à 350 pots par jour sur lesquels nous collons nous-mêmes les étiquettes," raconte Anastasia Maquet, belle-fille de Sandrine Maquet, l'artisan confiturier.
Ce qui étonne, c'est l'incroyable éclectisme des saveurs qui s'alignent sur les étagères. "Sandrine est d'une incroyable curiosité. Elle ne cesse de créer de nouvelles recettes de confitures. On propose ainsi une base de 80 confitures différentes. Et c'est sans compter les éphémères, des confitures en série limitée faites selon les arrivages, les saisons et l'inspiration", poursuit Anastasia Maquet.
On découvre ainsi des textures et des parfums uniques :
"On a même créé pour un client japonais une confiture très particulière à base de yuzu et de haricots blancs !", décrit encore Anastasia Maquet.
Le bouche à oreille fonctionne avec une clientèle fidèle. Tandis que les récompenses pleuvent depuis la création de la Fabrique. La confiture banane-mangue-combava a ainsi obtenu une médaille d'argent en 2020, tandis que l'ananas-passion-vanille a été récompensée d'une médaille d'or en 2020 et d'une médaille de bronze en 2022. Une nouvelle médaille d'or est également venue récompenser cette année une confiture éphémère orange-gingembre-cannelle.
Voici un tableau récapitulatif des récompenses :
| Confiture | Récompense | Année |
|---|---|---|
| Banane-Mangue-Combava | Médaille d'Argent | 2020 |
| Ananas-Passion-Vanille | Médaille d'Or | 2020 |
| Ananas-Passion-Vanille | Médaille de Bronze | 2022 |
| Orange-Gingembre-Cannelle | Médaille d'Or | Cette année |
L'entreprise souhaite élargir sa gamme de produits, "mais dans des proportions raisonnables car la confiture reste le cœur de notre activité", explique encore Anastasia Maquet. Quelques miels et des pâtes à tartiner sont déjà travaillés avec des artisans spécialisés. Des sauces chutney font également leur apparition au moment des fêtes de fin d'année.
Dans son désir d'expansion, la Fabrique de Confitures fait pourtant face à une difficulté réelle : l'absence d'espace. "Nous stockons en boutique, ce qui explique que nous avons un réseau de points de vente très limité. Généralement, nous les fournissons avec seulement quelques produits. Ce sont quelques épiceries, boulangeries par exemple et toutes - à l'exception d'un point de vente à Nîmes - situées en Ile-de-France", prolonge Anastasia Maquet.
Les choses pourraient pourtant changer. La Fabrique de Confitures semble être à la recherche d'un autre lieu de stockage et de fabrication. Ce qui pourrait lui permettre de se retrouver également dans les épiceries fines des grands magasins. "On a déjà été contacté par les Galeries Lafayette. On ne peut pas répondre à leur demande actuellement. Mais rien est impossible à l'avenir," indique-t-on à la Fabrique.
Le principe : des confitures à l'ancienne préparées dans un chaudron de cuivre. Sans laboratoire alors que le carnet de commande est plein Christophe Devé réalise son rêve l’an dernier : faire renaître la fabrique de confitures de Vincennes avec l'aide d'un acteur économique local. Après plusieurs différends, il est évincé de la boutique en mars 2017. Christophe Devé se retrouve donc sans laboratoire alors que le carnet de commande est plein.
Christophe Devé se lève tous les matins avec cette obsession : "faire chanter (s)es chaudrons". Suite à un différend avec un acteur économique local, il se retrouve sans laboratoire alors que le carnet de commande est plein. Inspiré par la marque "Michel et Augustin", il commence par distribuer ses 100 premiers pots chez l’épicier du coin. Ses confitures remportent un franc succès, elles sont d’ailleurs toujours servies au petit déjeuner d’un grand hôtel parisien.
"Je me suis retrouvé avec simplement mes yeux pour pleurer : c’est-à-dire sans argent. Or, pour faire renaître les confitures, il faut des moyens : un véhicule utilitaire pour transporter les fruits et les confitures, payer les premiers pots à la verrerie, l’imprimeur pour les étiquettes et puis la location de l’atelier. Donc ça nécessite un peu de fond et c’est pour ça que j’ai lancé cette collecte sur kisskissbankbank.fr. On est déjà à 45%, ça prouve que les gens ont confiance en mon projet".
Christophe Devé est un autodidacte, ce sont ses tantes qui lui ont appris à faire de la confiture "avec amour et tendresse".
Reste pour l'instant l'unique alternative pour les amateurs et les professionnels de l'épicerie fine : venir à Vincennes pour pousser la porte de la Fabrique des Confitures.
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