Fabrique d'Aliment à la Ferme : Avantages et Inconvénients

Dans un contexte où l’autonomie alimentaire devient un enjeu stratégique pour les éleveurs, la fabrique d’aliment à la ferme est une solution de plus en plus adoptée. Cette approche permet non seulement de réduire les coûts d’alimentation, mais aussi d’améliorer la qualité nutritionnelle des rations pour les animaux.

Fabriquer son propre aliment à la ferme n’est plus une exception, mais une tendance de fond chez les éleveurs qui cherchent à gagner en autonomie, réduire leur dépendance aux industriels et mieux maîtriser les coûts. Cette stratégie permet également de mieux valoriser les productions de l’exploitation, tout en offrant aux animaux une alimentation adaptée, plus fraîche, plus naturelle, et plus performante.

Les Lines Production Professionnelles D’aliments Aux Pellets

Les Avantages de la Fabrique d'Aliment à la Ferme

Réduction des coûts et autonomie

La dépendance aux aliments industriels représente un coût élevé pour les exploitations agricoles. Adopter une fabrique d’aliment à la ferme avec un floconneur ou un aplatisseur permet aux éleveurs de réduire leur dépendance aux industriels, de valoriser leurs propres céréales et d’optimiser l’alimentation de leurs animaux.

Amélioration de la digestibilité grâce au floconnage

L’alimentation des bovins joue un rôle essentiel dans leur santé, leur productivité et leur bien-être général. Afin de garantir une nutrition optimale, il est crucial de bien choisir les techniques d’alimentation. Parmi celles-ci, le floconnage des céréales se distingue par ses avantages nutritionnels significatifs. Cette méthode, souvent employée dans l’alimentation à la ferme, transforme les céréales en flocons, facilitant ainsi leur digestion et leur assimilation par les animaux.

Le floconnage consiste à traiter les grains de céréales en les soumettant à de la chaleur et de la pression pour les aplatir sous forme de flocons. Ce processus présente de nombreux avantages, notamment pour l’amélioration de la digestibilité des aliments pour les bovins. Voici quelques-uns des principaux avantages de cette méthode :

  • Amélioration de la digestibilité: En brisant la structure externe du grain, le floconnage facilite l’accès des enzymes digestives aux nutriments contenus dans les céréales. Cela augmente l’efficacité de la digestion et permet aux animaux de mieux assimiler les protéines, les glucides et les fibres.
  • Stimulation de la mastication: Les flocons, ayant une texture plus rugueuse que les grains entiers, nécessitent une mastication plus approfondie de la part des bovins. Cette mastication accrue stimule la production de salive, qui joue un rôle tampon en maintenant un pH optimal dans le rumen. Cela contribue à réduire les risques de troubles digestifs et à favoriser une fermentation plus stable.
  • Réduction des risques d’acidose: En améliorant la structure des aliments et en favorisant une mastication plus efficace, le floconnage réduit les fluctuations du pH ruminal et donc les risques d’acidose.

En revanche, l’administration de grains entiers non transformés peut entraîner une digestion incomplète. Les grains non mastiqués peuvent traverser le système digestif sans être correctement dégradés, se retrouvant intacts dans les excréments. Cela représente une perte nutritionnelle importante et une inefficacité alimentaire.

CABI Group, leader dans la fabrication d’équipements agricoles, a conçu des machines de floconnage de pointe pour répondre aux exigences des éleveurs modernes. Les technologies innovantes de CABI Group, combinées à une expertise unique, vous offrent la possibilité de produire un aliment à la ferme sur mesure, parfaitement adapté aux besoins de vos animaux.

Le floconneur et l’aplatisseur sont des machines essentielles pour transformer les céréales destinées à l’alimentation animale. Leur fonction principale est d’écraser les grains afin d’en améliorer la digestibilité.

Adaptation aux différents types d'animaux

Mais pour que cette démarche soit un succès, encore faut-il disposer d’un équipement adapté à ses animaux, à ses objectifs techniques et aux matières premières disponibles. Les bovins ont un système digestif basé sur la fermentation ruminale. Pour fonctionner efficacement, leur ration doit être structurée, équilibrée et bien préparée. Le mélange est aussi une étape critique, car les bovins reçoivent souvent des compléments minéraux ou vitaminiques en faibles quantités.

Chez les ovins et les caprins, l’alimentation doit être à la fois très digestible, appétente, et sécurisée. Leur système digestif, bien que proche de celui des bovins, est plus sensible aux excès d’amidon brut, aux poussières et aux particules trop fines. Selon le type de production (lait, viande, engraissement), plusieurs configurations sont possibles :

  • Floconneur: il offre un excellent compromis entre digestibilité, appétence et sécurité digestive, en limitant les poussières. Particulièrement recommandé pour les chèvres laitières, très sensibles aux troubles digestifs.
  • Aplatisseur: adapté si les volumes sont modérés et que l’on utilise des céréales produites à la ferme. Il permet de garder une bonne structure sans excès de fines.
  • Laminoir: utile pour les exploitations avec des volumes plus importants ou un besoin de souplesse (alternance céréales / protéagineux), notamment en engraissement ovin.

Pour le mélange : Mélangeuse douce mais homogène : la précision est essentielle, surtout pour les apports minéraux, souvent incorporés à très faibles doses. Les vis à doubles spires ou les mélangeuses à pales conviennent particulièrement. Bon à savoir : Les ovins et caprins trient beaucoup si le mélange est mal structuré.

Le porc est un animal monogastrique. Sa digestion dépend directement de la finesse de l’aliment. Le choix du broyeur est déterminant :

  • Broyeur à marteaux : très efficace sur les céréales et protéagineux.
  • Grilles fines (2 à 3 mm) : pour atteindre une granulométrie adaptée à chaque stade de croissance (porcelets, engraissement, truies…).

Pour le mélange : Mélangeuse horizontale : très performante pour les petits volumes, elle garantit un mélange rapide et homogène des additifs, comme les acides aminés ou les prémix.

Chez les volailles, le transit digestif est très rapide. L’aliment doit donc être structuré, mais pas trop fin.

Le choix du matériel ne dépend pas seulement de l’espèce animale, mais aussi de ce que vous produisez sur l’exploitation.

  • Aplatisseur : efficace et économique si vous utilisez principalement des céréales tendres.
  • Floconneur : pour une meilleure digestibilité, particulièrement sur le maïs. Il est aussi très polyvalent car accepte toute taille de grain et même les mélanges de grains comme les méteils. Autre grand avantage, il démarre en charge contrairement à un aplatisseur qui se bloquera s’il rest e du grain au démarrage sur les rouleaux.
  • Laminoir : adapté aux volumes importants ou aux grains durs. Démarre aussi en charge avec un moteur d’entrainement pour chaque rouleau.

Chaque ferme, chaque troupeau, chaque rotation culturale est unique. C’est pourquoi chez CABI Group, nous concevons des projets sur-mesure. Notre philosophie : Pas de solution toute faite. Mettre en place une fabrique d’aliments à la ferme, c’est se réapproprier une partie essentielle de son métier : nourrir ses animaux de façon autonome, réfléchie, et économique. Que vous éleviez des bovins, des porcs ou des volailles, il existe une solution adaptée à vos besoins.

Les Inconvénients et Défis

Temps et organisation

La transformation à la ferme nécessite beaucoup de temps et d’organisation.

Risque de démélange du mash

Tout mash présente un risque de ''démélange'' du fait d’un spectre granulométrique de ses composants très larges (quelques centaines de microns à quelques centimètres). A cela s’ajoute une importante plage de densités. Le mash supporte mal les chutes dans les cellules de stockage, et un transport avec trop de secousses. Les deux sont très néfastes à un bon coefficient de variation, paramètre imposé du fait que le mash est bien considéré comme un aliment composé.

Nécessité d'un équipement adapté

Fabriquer son propre aliment à la ferme n’est plus une exception, mais une tendance de fond chez les éleveurs qui cherchent à gagner en autonomie, réduire leur dépendance aux industriels et mieux maîtriser les coûts. Cette stratégie permet également de mieux valoriser les productions de l’exploitation, tout en offrant aux animaux une alimentation adaptée, plus fraîche, plus naturelle, et plus performante.Mais pour que cette démarche soit un succès, encore faut-il disposer d’un équipement adapté à ses animaux, à ses objectifs techniques et aux matières premières disponibles.

Exemple de Mash Fibreux Fermier

D’une grande facilité de travail, le mash fibreux fabriqué à la ferme permet surtout d’améliorer les performances techniques en termes de développement et de croissance des veaux. Il simplifie l’organisation du travail, permet des lots un peu moins hétérogènes en limitant la compétition à l’auge après la distribution. Le tout dans un seul but : que cette ration complète puisse le plus rapidement et économiquement possible faire croître des bovins en capacité de produire du lait ou de la viande sur les exploitations.

Exemple de mash fibreux à base d’épeautre pour des mâles charolais âgés de plus de 7 mois :

Nourrisseur libre-service pour mash fibreux.

Composition pour 1 tonne de mash pour l’engraissement

Ingrédient Quantité (kg)
Mélasse de canne 60
Paille de blé 50
Minéraux 20
Tourteau de colza 40
Tourteau de lin 40
Céréales enzyme urée 610
Epeautre 180

Ce mash représente 1 Ufl/kg MS et 15.5 % de Mat. Il coûte environ 200 €/t tout inclus, soit 2 €/animal/jour avec des ingrédients au prix du marché. Ce mélange est distribué à volonté à raison d’environ 10 kg de mash pour un animal de 450 kg de poids vif.

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