Consommation de Viande en Belgique : Chiffres et Tendances Actuelles

En Belgique, la viande occupe une place traditionnelle dans l'alimentation quotidienne. En 2020, les Belges ont consommé en moyenne 82 kg de viande par an, soit le double de la moyenne mondiale.

Climat : réduire sa consommation de viande pour limiter la déforestation (WWF) | AFP

La semaine dernière, l’Association belge de recherche et d’expertise pour les organisations de consommateurs a publié une étude sur les tendances et les habitudes en matière de consommation de viande en Belgique. L’enquête a révélé un double scénario.

Évolution de la Consommation et Alternatives

Selon l’étude récemment publiée, il existe une tendance générale, principalement chez les jeunes, les femmes, les groupes sociaux supérieurs et les résidents de Bruxelles, à manger moins de viande. Deuxièmement, bien qu’une majorité souhaite s’en tenir au statu quo, une proportion croissante de Belges veut consommer moins de viande et se tourne de plus en plus vers les alternatives.

L’enquête a révélé que 41 % des Belges recherchent actuellement des substituts de viande lorsqu’ils font leurs courses. “Les protéines végétales”, précise l’étude, sont déjà consommées par une personne sur cinq comme alternative à la viande. Un quart des Belges souhaitent manger plus de protéines végétales à l’avenir et envisagent des viandes hybrides.

Le Prix : Un Obstacle Majeur

“Le prix est un obstacle majeur dans les achats des consommateurs.

Analyse du Marché de la Viande Bovine en France

La consommation par bilan de viande bovine a bien résisté en août comme en juillet, grâce à la fréquentation touristique et au ralentissement de l’inflation. D’après Agreste pour les abattages, et les Douanes pour le commerce extérieur, le disponible consommable s’est établi à 110 600 téc en août. Cette consommation restait tout de même bien en deçà de son niveau d’il y a deux ans (-11%).

La part d’import dans le disponible consommable en France restait à 26% en juillet comme en août, contre 24% en juin. Depuis le Brexit début 2021, les statistiques douanières sont perturbées par l’organisation des opérateurs. En effet, plusieurs exportateurs britanniques font dédouaner leurs viandes en France avant de les réexpédier vers les Pays-Bas afin de faciliter les procédures de dédouanement.

Inflation et Prix Alimentaires

En septembre selon l’INSEE, l’inflation a connu un net ralentissement : l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’est établi à +1,4% sur un an (contre +2,2% en août). L’inflation alimentaire est restée contenue, comme en juillet et août à +0,5% sur un an. Au sein de l’alimentaire, l’indice de prix des produits alimentaires frais recule aussi, un peu moins vite, à +2,6% sur un an, contre +2,7% un mois plus tôt. Les prix des énergies ont reculé sur un an de -3,3% ce qui a particulièrement contenu l’inflation ce mois-ci.

Importations et Exportations de Viande Bovine

En cumulé sur les 8 premiers mois de l’année, les imports totaux de viande bovine ont légèrement reculé de -1% /2023 et plus nettement comparé à 2022 (-6%), à 224 000 téc. Les imports de juillet et août étaient cependant en croissance, du fait de l’activité touristique. De janvier à août, les importations de viande bovine réfrigérée et congelée, uniquement, se sont légèrement érodées (-1% /2023).

Les imports ont progressé depuis le Royaume-Uni (+8% /2023) à 28 000 téc (dont des volumes ré-exportés ensuite), depuis la Pologne (+18% à 24 000 téc) et l’Espagne (+12% à 14 000 téc). A l’inverse les imports ont reculé depuis les Pays-Bas (-7% /2023 à 53 000 téc), l’Irlande (-8% à 38 000 téc) et l’Allemagne (-15% à 22 000 téc).

Sur les huit premiers mois de l’année les exports français de viande bovine réfrigérée et congelée, uniquement, ont progressé de 8% par rapport au bas niveau de 2023. Les envois ont reculé vers l’Italie (-4% /2023 à 34 000 téc) mais ont progressé vers toutes les autres destinations : la Grèce (+8% à 23 000 téc), l’Allemagne (+5% à 25 000 téc), les Pays-Bas (+5% à 23 000 téc), la Belgique (+13% à 14 000 téc).

L’accalmie de l’inflation en Grèce en 2024 et l’intérêt de la Pologne pour le marché turc a laissé plus de champ à la France pour approvisionner l’Allemagne et la Grèce. Attention toutefois, les échanges sont affectés par des flux « parasites » avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas depuis la mise en œuvre du Brexit. Des opérateurs britanniques font dédouaner des viandes britanniques en France avant réexportation vers les Pays-Bas.

Consommation de Produits Bio en Belgique

Après plusieurs années contrastées, la consommation bio repart à la hausse en Belgique, et plus particulièrement en Wallonie où en 2024, 98,4 % des ménages ont acheté au moins un produit bio, selon les données du rapport Les chiffres du bio 2024, publié par l’Apaq-W et Biowallonie.

Sur base des données de consommation YouGov, interprétées par l’Observatoire de la Consommation de l’Apaq-W, les dépenses en produits alimentaires bio s’élèvent en Wallonie à 520,2 millions d’euros, un chiffre en hausse de +10,5 % sur la période allant d’avril à décembre 2024 (vs 2023). À l’échelle nationale, le marché belge bio représente 1,3 milliard d’euros, dont 40,5 % proviennent de la seule Wallonie - alors que celle-ci ne regroupe que 31 % de la population.

À la suite d’un changement dans le processus de collecte de données du panéliste YouGov en mars 2023 impactant les aliments bio commercialisés en vrac, les valeurs présentées avant et après cette date pourraient ne pas être strictement comparables.

Parts de Marché par Catégorie

Côté parts de marché par catégorie, en Belgique, les œufs dominent (20,4 %), suivis des substituts de viande (19,1 %), des légumes frais (11 %), du pain (10,8 %) et les fruits (10,3 %). les substituts de viande (+17,5 % en Belgique ; +16,7 % en Wallonie).

Les GMS (supermarchés, hyper, hard discount) concentrent 48 % des achats bio en Wallonie en 2024. Le circuit court (vente à la ferme, marchés) atteint 7 %, les artisans bouchers et boulangers 11 % et enfin les magasins bio spécialisés 18 %.

Profil des Acheteurs Bio

Les gros acheteurs de bio (22,7 % des ménages) concentrent près de 80 % des dépenses. Les acheteurs medium de bio (32,6 %) représentent près de 15 % des dépenses en bio. Les acheteurs « light » bio (44,7 %) restent les plus nombreux mais ne représentent que 5,6 % des dépenses.

Intérêt pour le Label Bio

L’intérêt global pour le label bio recule (46 % des Wallons, -13 points vs 2022), au profit de critères comme l’origine locale (70 %) ou la durabilité (64 %). Parmi les freins, le prix persiste mais est moins marqué que lors de précédentes études.

Production et Consommation Mondiale de Viande de Volaille

La viande de volaille est la première viande produite et consommée dans le monde en 2022, avec 139 millions de tonnes (Mt), devant la viande porcine (123 Mt) et la viande bovine (76 Mt). Cette croissance du secteur des volailles est principalement due à la production de poulet, qui représente près de 90 % de la production mondiale en 2022 selon les données de la FAO, tandis que les productions de dinde et de canard restent plus modestes (chacune autour de 4 %), même si elles suivent également une dynamique de croissance sur les dix dernières années.

Selon les projections de l’OCDE et de la FAO, la volaille restera le principal moteur de la croissance de la production de viande pour la prochaine décennie (2022-2032) puisqu’elle représentera la moitié de la viande supplémentaire produite sur la période. Son cycle de production court permet aux producteurs de réagir rapidement aux signaux du marché et se prête à des améliorations rapides en matière de génétique, de santé des animaux et de pratiques d’alimentation.

La production de volaille se développera rapidement dans les pays qui disposent d’un excédent de céréales fourragères, comme le Brésil et les États-Unis.

Type de Viande Production Mondiale (2022)
Volaille 139 Mt
Porc 123 Mt
Bœuf 76 Mt

Échanges Mondiaux de Viande de Volaille

Les échanges mondiaux de viande de volaille (hors commerce intra-UE), représentent 11 % de la production totale. La viande de poulet représente la quasi-totalité de ces échanges avec 15,4 Mt échangés en 2022.

La viande de poulet demeure largement une commodité sur le marché mondial, et les principaux exportateurs sont aussi les pays affichant les coûts de production les plus bas, en lien avec des disponibilités en maïs et soja et une main-d’œuvre bon marché. Les importations sont moins concentrées au niveau mondial.

En 2022, les principaux importateurs sont le Japon (1,1 Mt), les Émirats arabes unis (700 000 t), l’Arabie saoudite (615 000 t), la Chine (645 000 t) et l’Angola (345 000 t). La Russie, aujourd’hui exportatrice nette, a fortement baissé les importations depuis 2014.

Selon les perspectives OCDE-FAO, à horizon 2032, les exportations mondiales de viande devraient augmenter de 3 % à l’horizon 2032. La croissance des échanges de viande devrait toutefois ralentir par rapport à la décennie précédente.

Production de Volailles dans l'Union Européenne

Dans ce contexte mondial très dynamique, la place de l’Union européenne s’est réduite sur les dernières décennies dans les échanges internationaux. La production de volailles dans l’Union européenne à 27 est estimée par l’ITAVI à partir d’Eurostat et de statistiques nationales à 12,9 Mt en 2022.

La production reste concentrée dans quelques pays, notamment en Pologne (20,0 %), en Allemagne (13,0 %), en France (12,2 %), en Espagne (12,6 %), en Italie (9,3 %) et aux Pays-Bas (4,8 %). Entre 2012 et 2022, la production a aussi progressé de façon dynamique en Espagne (+18 %), en Hongrie (+16 %) et en Belgique (+80 %), tandis qu’elle recule en France (- 9 %).

La production des pays de l’ancienne UE-15 croît de façon plus modérée, en lien avec une montée des attentes sociétales orientant la production vers une diversification et une montée en gamme des produits (bien-être animal, sans antibiotiques, non-OGM, etc.). Avec environ 740 000 t de viandes et préparations de volailles importées en 2022, et 1 895 000 t exportées en 2022, l’Union européenne est exportatrice nette en volume. Elle l’est également en valeur depuis quelques années.

Importations et Exportations de l'UE

Sur les cinq dernières années, les exportations extra-européennes progressent à un rythme de 4,6 % par an tandis que les importations sont quasi stables, avec une légère progression de 0,6 % par an sur la même période. Cette stabilisation est à mettre en relation avec un tassement des importations en provenance du Brésil et l’ouverture de contingents dans d’autres pays (Chili, Ukraine…).

Ainsi, la part des importations en provenance du Brésil dans le total des importations européennes est passée de 27 % en 2019 à 35 % en 2021. Le Brésil redevient le premier fournisseur de l’UE après avoir perdu cette place depuis 2017. En 2022, la situation tendue des disponibilités sur le marché européen et la suppression des droits de douanes pour les importations depuis l’Ukraine ont nettement favorisé les imports depuis l’Ukraine qui représentent désormais 19 %.

Évolution des Attentes Sociétales

À partir des années 1980, dans le nord et l’ouest de l’Europe, des débats de société ont émergé (environnement, bien-être animal, santé, industrialisation de l’élevage, etc.), favorisant une tendance à la déconsommation de viande, une montée du végétarisme et du flexitarisme.

En France, par exemple, la consommation à domicile des ménages tend à diminuer ces dernières années, et le développement de la consommation passe de plus en plus par la RHD (restauration hors domicile) et les produits transformés. Dans l’UE, ces attentes sociétales se traduisent par une segmentation des marchés de l’Europe du Nord-Ouest (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas) avec le développement de poulets « standard + », caractérisés par des densités et vitesse de croissance plus faibles, et parfois accès à des jardins d’hiver.

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