Le déstockage alimentaire gagne en popularité en France, offrant une alternative économique pour les consommateurs tout en luttant contre le gaspillage. Des enseignes comme Euromalin et Déstock Malin se positionnent sur ce marché en proposant des produits à prix réduits, souvent avec des dates de consommation proches ou légèrement dépassées.
Après les voitures et les vêtements de seconde main, les destockeurs alimentaires inventent la nourriture d'occasion.
La subversion de la célèbre DLUO (date limite d'utilisation optimale des produits) est à l'origine du concept de destockage alimentaire qui a fait florès dans le nord et la région parisienne. La DLUO indique le moment à partir duquel « une denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui l'absorberait », et dont la vente reste donc autorisée.
Il est essentiel de distinguer la DLUO de la DLC (date limite de consommation), au-delà de laquelle les produits frais doivent être retirés de la vente. Depuis l'ouverture de son magasin, le patron de « Super Destock », passe l'essentiel de son temps à expliquer à ses clients les différences entre un produit frais dont la date limite de consommation (DLC) est dépassée et qui doit être détruit et la DLUO.
Après un premier magasin à Rochetoirin, près de la Tour du Pin et deux autres dans les pays de Savoie, l'enseigne Euromalin s'apprête à ouvrir un quatrième magasin à Morestel à la fin du mois d'avril. Comment expliquer cette croissance ?
"On est au minimum à 25-30% moins cher qu'un magasin conventionnel" explique François Pin, un des deux patrons de cette nouvelle enseigne de déstockage alimentaire. En ces temps d'inflation, l'argument du prix devient de plus en plus important. En contrepartie, les produits vendus n'ont pas la même durabilité que dans les magasins traditionnels.
"Sur les produits frais, on peut avoir de la date courte : ça peut être 3-4 jours sur un produit qui, habituellement, en a une vingtaine. Et puis, sur les produits secs, on peut avoir également des produits dont la date de durabilité minimale (DDM) peut être dépassée" explique le gérant d'Euromalin.
L'enseigne achète des produits en grandes quantités pour faire baisser la facture. Dans cette optique, l'ouverture d'un quatrième magasin va permettre d'être encore plus concurrentiel.
"On achète certains produits au camion complet, ce qui nous permet d'avoir un prix attractif et de pouvoir en faire bénéficier nos clients. Le fait d'avoir 4 magasins renforce cet aspect : plus vous êtes gros, plus vous êtes attractif également pour l'industriel".
L'autre particularité de l'enseigne est sa communication sur les réseaux sociaux. "Chaque magasin a une communauté de quasiment 19 000 personnes qui suivent les magasins et dès que le produit est mis en rayon, on fait une publication, les gens le savent et selon la quantité, oui ça peut partir dans l'heure ou dans la journée" explique François Pin.
Un magasin de déstockage alimentaire, Déstock Malin, ouvre ce jeudi matin 8 octobre, dans la zone industrielle du Poher, à l’emplacement de l’enseigne Bébé 9, fermée depuis un peu plus d’un an. Nathalie et Stéphane Mammeri ouvrent ce jeudi le magasin Déstock Malin, au 8, zone industrielle du Poher, à l’emplacement de l’enseigne Bébé 9 qui a fermé il y a plus d’un an.
Baptisée Déstock Malin, l’enseigne d’une surface de 100 m² lancée il y a trois ans n’a cessé de prospérer. Le magasin carhaisien dont ils viennent de faire l’acquisition couvre en effet une surface de 500 m², offrant de nouvelles perspectives.
À Carhaix aussi, l’ouverture de Déstock Malin se traduit par deux embauches de salariés dont le rôle sera la vente et le déchargement du camion. « Les lots que nous achetons proviennent le plus souvent de liquidations judiciaires, mais aussi de fournisseurs belges, le déstockage alimentaire n’étant pas permis en Belgique ».
Le magasin proposera produits frais, produits secs et, d’ici un mois et demi, des fruits et légumes. « En moyenne, nous revendons les produits 50 % en dessous du prix initial. Pour les produits secs, nous sommes autorisés à vendre des items dépassant jusqu’à 18 mois la date de durabilité minimale, mais nous essayons de proposer des produits qui ne dépassent cette date que de 6 mois à un an », ajoute Stéphane Mammeri.
Les produits frais mis en vente (produits laitiers, charcuterie) précèdent de quelques jours la date limite de consommation. En fonction des opportunités, le commerçant s’autorisera aussi à vendre à l’occasion divers produits cosmétiques ou ménagers.
Seul bémol, selon le commerçant : « Comme tout dépend des lots que nous trouvons, les clients ne sont pas assurés de retrouver tout le temps les mêmes produits », prévient-il.
Implanté depuis le début juillet dans un petit local de 140 m2 perdu au fond du boulevard Thibaud, « Super Destock », le premier magasin de destockage alimentaire toulousain, se la joue discret. Un fléchage minimum depuis le rond-point de Basso Combo, une petite pancarte placardée au-dessus de la porte d'entrée, et des palettes en lieu et place de linéaires affichent la couleur : ici, les règles du commerce traditionnel n'ont plus cours, à commencer par les sacro-saintes dates limites de vente.
Pour être en mesure de proposer 6 kg de lasagnes Barilla à 9 €, ou un bidon de 4 litres de sirop Teisseire à 7,50 € Farid Maalem la gérant du magasin a ses propres circuits : « On se fournit chez les fabricants ou auprès des grossistes. Mais je ne peux pas en dire plus. Quel que soit le magasin, le ravitaillement et l'acheminement restent confidentiels. »
Ce qui est revendiqué, en revanche « ce sont les prix qui peuvent atteindre moins 70 % des tarifs pratiqués dans la distribution traditionnelle pour des produits de marque identique. « 60 % de notre fond est composé de produits dont la date d'utilisation n'est pas dépassée et de produits à date courte.
Placé sous le feu des médias depuis le début de la crise, le destockage alimentaire est surveillé de près par les pouvoirs publics. En moins d'un mois le magasin toulousain a déjà eu la visite du comité d'hygiène et de sécurité de la ville,- et des services de la concurrence et de la répression des fraudes.
Les services de la répression des fraudes distinguent la date limite de consommation (DLC) au-delà de laquelle les produits frais doivent être retirés de la vente. Et la date limite d'utilisation optimale (DLUO) qui indique le moment à partir duquel « une denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui l'absorberait », et dont la vente reste donc autorisée.
Malgré le succès croissant du déstockage alimentaire, des défis subsistent. La fermeture de certains magasins, comme celui de Euro Malin à Marguerittes et Alès, témoigne des difficultés financières que peuvent rencontrer ces entreprises. De plus, la dépendance aux lots disponibles peut entraîner une variabilité de l'offre, ce qui peut frustrer certains clients.
Toutefois, le déstockage alimentaire continue de séduire les consommateurs en quête de bonnes affaires, tout en contribuant à la réduction du gaspillage alimentaire. Avec une réglementation claire et une information transparente, ce secteur a un potentiel de croissance important en France.
| Type de Date | Définition | Conséquences |
|---|---|---|
| Date Limite de Consommation (DLC) | Date au-delà de laquelle les produits frais doivent être retirés de la vente. | Interdiction de vente après cette date. |
| Date Limite d'Utilisation Optimale (DLUO) | Date à partir de laquelle une denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans constituer un danger. | Vente autorisée après cette date. |
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