Être pris la main dans le pot de confiture : Origine et signification de l'expression

La langue française regorge d'expressions imagées, de dictons et de proverbes, tous plus connus les uns que les autres. Expressio propose de faire découvrir sur ActuaLitté une expression de la langue française, pour explorer les petites perles de notre langage, et en comprendre les évolutions.

Ces tournures de phrases, souvent placées sous le signe de la métaphore, intègrent nos conversations quotidiennes à tel point qu'on ne les relève même plus. À force d'employer ces petites phrases toutes faites, il peut arriver qu'on en oublie leur sens ou bien même leur orthographe.

Parfois, il existe même des variantes selon les régions ou selon les générations. Par exemple, si la plupart des Français disent aujourd'hui "on s'en moque comme de l'an 40", d'autres préfèrent encore remplacer par "de l'an 14". Et ce n'est pas l'unique expression à posséder une alternative !

Cette expression s'utilise généralement lorsque quelqu'un s'approprie des choses convoitées de manière brutale ou peu élégante.

Alors que tout le monde tente de s'approprier ce qu'il peut, exil fiscal, domaine public, œuvres indisponibles, pourquoi ne pas réfléchir à ce petit problème du sens de la propriété.

Adam, il rosit illico en gamin venant de se faire piquer la main dans le pot à confiture.

Origine et signification de l'expression

Une douzaine d’années après son ode vertueuse à la probité en politique, la voici prise les doigts dans le pot de confiture. Accusant la justice comme le font en pareilles circonstances tous les autocrates, ce qu’elle n’a cessé d’être en dépit des apparences.

L'expression "être pris la main dans le pot de confiture" s'utilise généralement lorsque quelqu'un s'approprie des choses convoitées de manière brutale ou peu élégante.

« Faire main basse. Manière de parler pour tuer, égorger, ne pas faire de quartier, passer tout au fil de l'épée. « (…) ils songèrent (…) à se faire apprêter un bon repas. L'hôte, l'hôtesse, et une jeune servante qu'ils avaient, ne s'y épargnèrent point. Ils firent main basse sur toute la volaille de leur basse-cour.

« Ce gala est réservé aux donateurs sérieux », a annoncé ma sœur au conseil d'administration.

La corruption et le "pot de confiture"

Le sport n'échappe naturellement pas aux règles souterraines qui organisent véritablement ce système. La corruption, les magouilles, les arrangements, les pots de vin, les matchs truqués, les abus de position dominante, … il est possible d'allonger interminablement la liste de ce qui nourrit les anciennes gloires qui ont fait le choix de rester dans cet univers.

Il y a hélas souvent un fossé qui sépare les unes des autres même si, pour mettre la main dans le pot de confiture, ils s'y entendent tous à merveille. Sont là petits joueurs au regard de leurs camarades qui s'imaginent graviter dans l'univers feutré des instances internationales et néanmoins sportives. Il leur faut alors changer radicalement de pratique puisque le sport de haut niveau qui s'y pratique est la Corruption.

Tendre la main, non pas pour passer le témoin mais pour recevoir le prix d'un vote qui donnera une compétition à un pays qui entend y mettre le prix en dépit de toutes les réserves possibles. Nous en avons eu quelques exemples récemment sans que nulle enquête ne soit menée contre ces votants pourris jusqu'à la moelle d'autant plus que nos têtes couronnées étaient passés sous la goulotte avant eux.

Fort heureusement, il y a les fédérations sportives pour accueillir les plus gourmands. L'appétit en matière de confiture, c'est bien connu, vient en mangeant et dans certains sports on découvre des lascars qui ont un appétit d'ogre. Ainsi donc au Rugby, sport aux valeurs si souvent vantées, la confiture a été troquée pour un nombre incalculable de banquets tout aussi peu diététiques les uns que les autres.

Il est vrai que le Président de cette fédération est un parangon de vertu, un modèle indiscutable dans ce registre. Graisser la patte de ceux qui ont eu l'habitude de se mettre de la résine sur les mains pour que le ballon ne glisse pas, n'est pas pratique aisée. Il convient de mettre les formes pour éviter de se laisser prendre.

Les doux liens de l’amitié figureraient-ils donc parmi les nombreuses qualités, certes quelque peu polarisées, reconnues communément aux cochons (cf. l’incontournable « dans le cochon, tout est bon ») ? Certains n’en doutent pas une seconde et donnent à la locution le sens d’une relation sans retenue, où les copains en question font preuve entre eux d’un sans-gêne et d’une familiarité excessifs, interprétation contaminée, sans doute, par le dicton populaire « on n’a pas gardé les cochons ensemble ».

D’autres préfèrent voir dans cette expression qui existe dès le XVIe siècle sous la forme « camarades comme cochons », un ancien « soçon », « sochon » provenant du latin socius, associé, ami, qui, comme l’explique Littré, n’étant bientôt plus compris, aurait été retouché en « cochon ».

« Ils se firent des grands adieux, ils se regrettaient, ils étaient copains comme cochons » (C.

Difficile, lorsque vous entendez cette expression très courante, de ne pas vous figurer une table dressée avec des convives tout absorbés par le contenu de leur assiette !

Pourtant, cette assiette-là n’a rien à voir avec un récipient culinaire en porcelaine, mais désigne la position d’équilibre, la manière de se tenir assis, d’être en selle (on parle de « la bonne assiette » d’un cavalier).

Dérivant vraisemblablement de la locution ancienne encore employée par George Sand, « sortir de son assiette » - qui s’appliquait à quelqu’un qui manifestant par sa conduite que son équilibre naturel était rompu, qu’il était « sorti de ses gonds », comme on dirait plus volontiers aujourd’hui -, l’expression « ne pas être dans son assiette » est apparue au XIXe siècle et s’est figée à la forme négative.

Elle peut aussi bien s’appliquer à quelqu’un de fatigué, patraque, qu’à quelqu’un en proie à une idée, un souci qui l’accapare et le déstabilise. Dans tous les cas, physique comme psychologique, c’est l’expression qui semble la plus à même de transcrire un malaise dont la cause n’est pas avérée.

« Pour quelqu’un qui ne connaissait pas d’Artagnan, il paraissait dans son assiette ordinaire ; pour ses amis, c’est-à-dire pour Athos et Aramis, sa gaieté était de la fièvre. » (A.

D’entrée de jeu, vous gageriez que cette expression n’a pas vu le jour en période de privations alimentaires…

Car toute la question est là : comment le beurre, porteur d’ordinaire de l’idée d’engraisser, enrichir, prospérer (cf. les expressions « faire son beurre », « mettre du beurre dans les épinards », « le beurre et l’argent du beurre ») a-t-il pu prendre, dans cette locution née au début du XXe siècle le sens de ce qui est négligeable, de ce qui n’est pas jugé digne d’être pris en considération ? Nombreux commentateurs se cassent les dents sur ce beurre, qu’ils vont jusqu’à imaginer employé par confusion avec un autre terme !

Pourtant, Larousse notait au XIXe siècle que quelqu’un était dit « vendre du beurre » lorsqu’il était laissé de côté dans une société, lorsqu’une jeune fille faisait tapisserie à un bal, par exemple. Et Littré nous tend une très grande perche : « Terre de beurre, elle fondra au soleil : dicton des marins pour désigner un brouillard lointain qu’un œil inexpérimenté prend pour la terre. ».

Dire d’une chose qu’elle est « de beurre » (locution attestée depuis le XVIe siècle), reviendrait donc à dire qu’elle est inexistante. Les enfants, quand ils jouent, pour se démarquer du réel, ne prennent-ils pas soin d’affirmer « c’est pour de faux » ou « c’est pour du beurre »?

« Il se fit un abondant silence à l’entour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre. » (B.

Et comme si ce n’était pas assez compliqué d’imaginer du « beurre en branche », vous connaissez des variantes, plus ou moins policées, de cette expression : « pas plus de… que de beurre en broche », « pas plus de… que de beurre aux fesses au cul » !

Dans tous les cas, le sens est limpide, l’idée étant de transcrire une surenchère dans l’inexistence d’une chose : « Il n’y a pas plus de… que de beurre en broche. » Car du beurre mis en broche aura tôt fait de disparaître, de même qu’exposé à la chaleur de différentes parties du corps.

Colin cite, dans son Dictionnaire de l’argot français, « pas plus que de beurre sur la main » qui aurait de loin précédé les fesses et le cul. Et Duneton vient éclairer la locution à partir d’un autre angle, en précisant que « c’est le miel qui est en broche, c’est-à-dire en rayon, au sortir de la ruche » (les « bresches » servant encore aujourd’hui, dans le langage des apiculteurs, à désigner les rayons). Ces bresches de miel qui, par méconnaissance, furent bientôt transformés en « broche » puis en « branche », n’auraient-elles pas contaminé notre beurre ?

« Quant au fromgi, macache, et pas pu d’confiture que d’beurre en broche. » (H.

Si encombrée est votre langue par ledit animal qu’elle s’en trouve paralysée, d’où le sens de l’expression : garder un silence obstiné, être empêché de parler.

Mais comment ce paisible animal de labour s’est-il donc retrouvé là ?

On pourra facilement justifier, en s’appuyant sur de nombreuses comparaisons où figure l’animal, telles « fort comme un bœuf », « lourd comme un bœuf », « saigner, souffler comme un bœuf », qu’il ait été choisi, par les locuteurs d’une société vouée à l’agriculture, comme symbole du poids le plus puissant, de l’entrave absolue… À moins qu’on ne préfère voir dans cette locution apparue au XIXe siècle la référence à une coutume qui date de I’Antiquité, où une pièce de monnaie à l’effigie d’un bœuf, placée sur fa langue de quelqu’un, achetait son silence …

« Il ne put répondre un mot. Et il pense à part lui : Bos in lingua. L’homme interdit a un bœuf sur la langue. » (V.

De deux choses l’une : ou bien cette expression fait référence à une femme romaine oubliée (si oubliée qu’elle en a même perdu sa majuscule) d’une légendaire bonté, ou bien c’est la salade qui est ici mise en vedette, avec son goût indéniablement savoureux…

La comparaison est apparue au début du XXe siècle, et il semble bien qu’elle soit de nature maraîchère. Désignant une variété de laitue particulièrement croquante, elle devrait son nom selon les uns à son importation d’Italie (on disait alors « laitue romaine »), et, selon d’autres, plus précis et diserts, tel Littré, au fait qu’elle passait pour avoir été rapportée d’Avignon, où résidait la cour pontificale, par le chambellan de Charles V et Charles VI, Bureau de la Rivière.

Est-ce à cette noble origine qu’elle devrait son caractère « bon » ? Ou à son goût unanimement prisé ? En tout cas, « bon comme la romaine » se dit d’une personne d’une grande bonté, d’une extrême gentillesse (on dit aussi, avec le même sens, « bon comme le pain »). Un être tellement bon, même, qu’il en devient la victime idéale de toutes sortes de situations calamiteuses, la proie toute désignée des entourloupes et autres traquenards.

« Pour là où ils vont vous envoyer, Lévy, Isaac, Abraham, Blum Macaroni ou Mohamed, c’est pareil ; on est bons comme la romaine. » (C.

Même si « sabrer le champagne » s’entend beaucoup ces dernières années, et même si, lors d’une fête, il y aura toujours un convive assez téméraire pour entreprendre de montrer aux autres comment, à défaut de sabre, on s’y prend avec un couteau de cuisine pour trancher net un goulot de champagne, l’expression authentique repose bien sur cet inexplicable sable.

Dès le XVIIe siècle, on disait « sabler un verre de vin » au sens de le boire d’un trait, très vite par analogie avec le métal en fusion versé rapidement dans le moule de sable. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’image technique s’appliquait à tout alcool bu d’un trait, « cul sec » comme on dirait aujourd’hui.

Puis l’expression s’est spécialisée dans le champagne, à l’exclusion de tout autre alcool, et a dévié peu à peu vers un sens qui a éliminé toute idée de vitesse, au profit de celle de célébration d’un événement d’importance.

« L’officier prit aussitôt son parti en homme d’esprit, et après avoir remercié son hôte sur le même ton, il se mit à sabler le champagne, qui ne lui fit pourtant pas perdre une ligne de son sang-froid, et à creuse un excellent pâté. » (G.

Le mot « cher » remonte au grec kara, la tête, et était employé couramment en ancien français pour désigner le visage. « Faire bonne chère à quelqu’un », c’était donc, au XIIIe siècle, faire bon visage à quelqu’un, bien l’accueillir (et « faire mauvaise chère », mauvais visage). Pour bien accueillir ses hôtes, on les régalait d’un bon repas, et c’est le sens qu’a bientôt pris la locution.

Peu à peu, l’idée de visage et d’accueil se sont retirés du mot, qui a conservé, sans doute sous l’influence de son homonyme, « chair », l’idée de bien manger dans quelques expressions « faire chère lie », « faire gode chère », parmi lesquelles seule « faire bonne chère » a survécu.

Aujourd’hui, le syntagme « bonne chère » existe même isolément de l’expression, puisqu’on peut « aimer la bonne chère », être « amateur de bonne chère », toutes formulations qui suggèrent l’emploi d’ingrédients choisis parmi les meilleurs, en vue de l’élaboration de mets raffinés.

Harpagon : Dis-moi un peu, nous feras-tu bonne chère ? Maître Jacques : Oui, si vous me donnez bien de l’argent.

Drôle de légume, vous dites-vous ! Il a une bonne tête, passe par plusieurs couleurs (rouge, vert, blanc) et se décline en de multiples variétés. Il semble même avoir été si omniprésent dans les marmites de nos ancêtres que nombre de locutions en ont gardé trace, parmi lesquelles celle-ci ne vous paraît pas la moins mystérieuse.

« Bête comme chou » (fondé, selon Littré, sur la plaisanterie : il a une tête mais ne pense pas !), « être dans les choux », « faire ses choux gras de quelque chose » (engraisser ses choux, c’est tirer profit de quelque chose), « ménager la chèvre et le chou »… sans compter toutes les locutions qui étaient encore en usage au XIXe siècle et qui ont disparu depuis (« aller à travers choux », « tonner sur les choux », « ramer des choux », etc.). Dans « faire chou blanc », en revanche, l’existence dudit légume est fortement mise en question.

En effet, l’expression qui est apparue au XVIIIe siècle, avec le sens de « subir un échec, ne pas aboutir », viendrait peut-être du jeu de quilles où l’on disait « faire coup blanc » lorsqu’on n’en abattait aucune.

« Choup blanc » en serait la version berrichonne, qui aurait été réinterprétée en un « chou blanc » lequel, s’il paraissait un peu cocasse, avait néanmoins le mérite d’être une forme limpide à tous. Les sceptiques pourront tout de même s’aventurer sur une autre voie et constater, même si cela ne fournit pas la clé de l’expression, que dans « échouer » il y a du chou…

« A Matignon, Pompidou proposait aux syndicats l’organisation d’un statu quo social, mais faisait chou blanc. » (G.

L’origine et le sens premier de cette expression apparue au XVIIe siècle, « être ou vivre comme un coq en pâte », se révèlent quelque peu embarrassants. Littré évoque un coq engraissé avec force pâtée pour être mangé rapidement et cite l’existence de l’expression « coq au panier » avec le même sens. Furetière assure qu’il s’agirait d’un « homme bien couvert et bien chaudement dans son lit, et qui ne montre que la tête », un coq étant compris comme « un notable bourgeois ».

Le Robert des expressions avance qu’il y aurait croisement entre le « coq au panier », « coq de bagage » qu’on transportait au marché avec le plus grand soin, et les viandes qu’on couchait dans un lit de pâte pour constituer des pâtés qui procureraient du bien-être à qui les mangerait…

Mais une expression relevée par Duneton, datée du milieu du XVIIe siècle, n’ouvrirait elle pas une autre voie ? Étant donné que « elle est bonne à mettre en pâte » se disait alors d’une personne grosse et grasse, ne peut-on supposer, pour expliquer notre « coq en pâte », que l’expression se soit appliquée, par ironie, à quelqu’un de gros et gras (bon à mettre en pâte) qui, tel le coq en position dominante dans la basse-cour, faisait admirer son embonpoint à tous ?

« Et tu vis là, chez moi, comme un chanoine, comme un coq en pâte, à te goberger ! » (G.

Apparue au début du XIXe siècle pour désigner une cuisinière émérite -jamais un cuisinier, malgré son genre masculin -, l’expression est issue du ruban honorifique bleu qui distinguait sous l’Ancien Régime les chevaliers de l’Ordre du Saint-Esprit.

De là, l’expression « cordon bleu » commença à s’employer pour qualifier une chose d’excellence, le nec plus ultra d’un domaine, avant de se spécialiser dans le mérite culinaire. Bref, un peu comme si, aujourd’hui, pour complimenter la maîtresse (ou le maître) de maison pour son excellent repas, on la gratifiait d’un « Vous êtes une légion d’honneur » !

« Mon grand-oncle avait pour cuisinière un cordon bleu qui, n’ayant jamais affaire qu’à des palais d’une expérience et d’un discernement consommés, mettait un amour-propre immense à les contenter. » (G.

Vous supposez à l’origine de l’expression une allusion culinaire : celui qui est la victime, le dupe, ne se fait-il pas prendre, en définitive, comme un dindon dans une farce ?

Explication tentante pour ce « d’lndon » (la dinde étant originellement la « poulle d’Inde »), mais qui n’est sans doute pas la bonne.

En effet, si le sens de « être la victime toute désignée, se faire duper » est sans conteste possible celui de l’expression à partir de la fin du XVIIIe siècle -et surgira même dans son sillage le verbe « dindonner » pour signifier duper, tromper -, la farce en question semble plutôt désigner une plaisanterie, un mauvais tour joué à quelqu’un, le dindon y tenant le rôle qu’on attribuerait plus volontiers de nos jours au pigeon !

Et l’on suggérerait même d’y voir une allusion directe à la fable de La Fontaine, intitulée Le Renard et les Poulets d’Inde, où le rusé renard, pour faire tomber d’un arbre, étourdis, des dindons bons à croquer, leur mime une véritable farce :(Le renard) eut recours à son sac de ruses scélérates, feignit vouloir gravir, se guinda sur ses pattes, puis contrefit le mort, puis le ressuscité. Harlequin n’eût exécuté tant de différents personnages.

« Ici l’expatrié est le dindon de la farce, le dernier à comprendre. » (N.

Vous ne l’avez pas plus tôt entendue que surgit l’image d’aliments si bien tournés et retournés dans la farine avant d’être jetés dans l’huile de friture qu’on n’en distingue plus la nature exacte.

Mais est-ce bien du côté des cuisines qu’il faut chercher l’origine de cette expression ?

Déjà, en latin classique, I’expression ejusdem farinae, de la même farine, servait à désigner deux choses ou deux personnes de même nature, et le français du XVIe siècle la remit en circulation, avec l’idée péjorative que ces choses, ou personnes, ne valaient pas mieux l’une que l’autre.

Mais cette nuance de dénigrement ne suffit pas à expliquer la farine de notre expression, même si l’idée de tromperie est déjà portée par le verbe familier « rouler ».

Quitard nous en fournit la clé, en rappelant que, autrefois, au théâtre, ...

Expressions similaires

Dans le même esprit, on peut évoquer d'autres expressions imagées de la langue française:

  • "On n'apprend pas au vieux singe à faire la grimace"
  • "Appeler un chat un chat"
  • "Jeu de main, jeu de vilain"

Variantes autour de la confiture et de la soupe

Finalement, il est intéressant de noter une expression apparentée qui met en scène des préparations culinaires : "C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures". Ou bien "les meilleures soupes" ? Voici quelle est la bonne formule à employer.

"Les meilleures confitures" ou "les meilleures soupes" : laquelle choisir ?

Un proverbe, c'est sacré ! Alors mieux vaut ne pas trop le détourner. En effet ces phrases, souvent bien pensées et au sens (pas toujours) très explicite, existent généralement depuis bien longtemps. Alors, il serait presque cruel d'en détourner leur sens. Ici, nous nous interrogeons donc. Que peut-on bien faire dans les vieux pots ? Pour la plupart des Français, il s'agit "des meilleures confitures". S'il est difficile de savoir à quelle date remonte la création de ce dicton, il semble néanmoins évident qu'il se fasse vieux.

Selon le site J'aime les mots, cette phrase signifie simplement que "les vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves sont parfois plus efficaces que les nouvelles, encore non rodées". De sens figuré, cette expression tient son origine dans une habitude culinaire d'autrefois. Les "vieux pots" font en fait référence à la marmite en fonte dans laquelle on cuisait les confitures. À l'époque, on ne lavait que rarement ce récipient. Les résidus des cuissons précédentes se déposaient donc sur la nouvelle confiture, qui récupérait alors encore plus de saveurs.

Néanmoins, avec cette expression, les becs salés ne sont pas en reste ! En effet, il est en réalité possible de dire les deux. Voilà de beaux synonymes ! Fig. A. [mus‿ é pâpr] (loc. Célin. Au firmament de ces énonciations sensibles trône mousse et pampre, doublette affable voulue initialement par Louis-Ferdinand Céline dont on sait à la fois la facilité à user de la langue écrite et la propension à s’en servir sans l’avoir tournée sept fois dans sa bouche (un chemin en tous points semblables à celui de Michel Audiard, autre maître ès jactance des faubourgs qui mit mousse et pampre dans la bouche d’un de ses truculents interprètes flingueurs, cf. fig.

Cette sensibilité exacerbée parfois en décalage avec la nécessaire virilité des années surannées est vraisemblablement la cause de son usage confidentiel. Le bagou donne peu dans l’émotionnable. Mousse et pampre est donc du registre plus que châtié côté laïus du pavé, ce qui implique une certaine rareté. Placer un mousse et pampre dans la conversation est désormais aussi inutile qu’impossible.

Comment dit-on ailleurs ?

  • Apoderarse de...
  • S'emparer de...
  • Hacerse con...
  • Se faire avec...
  • pousser qqch.

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