La Bretagne, souvent surnommée le "Pays du Cochon", est une région où l'élevage porcin est une composante importante de l'économie locale. Cependant, face aux préoccupations environnementales et sanitaires, certains éleveurs se tournent vers des méthodes d'élevage plus durables, comme l'élevage en plein air.
Porcs en plein air. Source: Wikimedia Commons
L'élevage de porcs en plein air offre une alternative à l'élevage industriel traditionnel. Dans ce système, les porcs naissent et grandissent sur la ferme, avec accès à des espaces extérieurs où ils peuvent se déplacer librement et exprimer leurs comportements naturels.
Victorien a créé Le Pré de la Rivière fin 2015 avec l’idée de proposer des produits locaux issus de sa ferme. La ferme de Bossulan, à Pont-Aven, appartient à notre famille depuis six générations. Victoria, éleveuse de porcs en Bretagne depuis le 1er janvier 2020, témoigne de son engagement pour un élevage respectueux des animaux et de l'environnement.
Malgré ses avantages, l'élevage en plein air présente également des défis pour les éleveurs.
Les défis de l'élevage en plein air. Source: reussir.fr
La ferme de Kervilavel fermera ses portes à la fin de l'année. Mais seulement 1.500 euros d'aides proposées pour appliquer les normes sanitaires, qui visent à empêcher une épidémie de peste porcine africaine en France, contre un coût réel d'au moins 400.000 euros, selon l'éleveur.
Le Porc Celte, qui peuplait l’Ouest de la France du Moyen-Age jusque dans les années 70, est une race particulièrement adaptée à l'élevage en plein air. Cette race n’est pas modifiée génétiquement, ce qui l’a induit à presque disparaitre ! Contrairement au porc industriel, élevé entre 5 et 6 mois, il faut 12 à 13 mois au porc celte pour que sa viande soit rouge (dû au pâturage) et goûteuse.
Cette race d’antan est inadaptée à l’élevage industriel hors sol. Les truies mettent bas de gros porcelets, elles ont de très bonnes qualités maternelles. Friands de glands, châtaignes, noix, pommes, prunes, noisettes, mûres, ces fruits de saison donnent du goût à la viande. Leur croissance est lente comme autrefois, afin d’avoir un dépôt de gras parfait. Il consomme peu d’énergies fossiles et aide à la bonne gestion de la fertilisation organique. Il entretient l’espace en labourant avec son groin, ce qui favorise le renouvellement de la biodiversité.
Riche en vitamines B1, protéines, et en zinc, la viande porc est bonne pour la santé avec ses nombreux atouts nutritionnels ! Cette race ancienne vous fera découvrir les saveurs incontestées du Porc Celte, oubliée mais pourtant d’une très grande qualité gustative !
Avec sa concentration record de méga-porcheries, la commune finistérienne de Plouvorn est un symbole de l’intensification de l’élevage et de ses conséquences. Enquête sur un coin de Bretagne où rien n’échappe aux cochons. Plouvorn, dans le Finistère, est une capitale du porc industriel français.
80 % des élevages dépassent les 2.000 animaux et sont donc classés dans la plus haute tranche des installations à risques pour l’environnement. La commune est la plus émettrice d’ammoniac en Bretagne, un gaz précurseur de particules fines dangereuses pour la santé. Plouvorn est une petite commune qui n’a jamais fait parler d’elle. Pourtant « le village aux 100.000 cochons » est un champion national de l’élevage intensif.
A Plouvorn il y a 2.900 habitants et près de 80.000 porcs. Vingt-huit fois plus de cochons que d’habitants, quand la Bretagne, région reine de l’élevage porcin, compte 5 cochons pour 1 habitant en moyenne. En France, près de la moitié des cochons élevés de façon industrielle le sont dans le Finistère. Et Plouvorn est un rouage incontournable du système.
Selon les données de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne, la rivière présente - outre d’importants taux de pesticides et de phosphore - des taux trop élevés de nitrates. Une conséquence directe de l’agriculture intensive. Les nitrates sont issus de l’épandage des lisiers ou de déversements accidentels. Ils sont à l’origine des proliférations d’algues vertes en Bretagne.
La baignade y a été interdite 46 jours l’été dernier en raison d’une prolifération des cyanobactéries. Ces micro-algues donnent une couleur verte à l’eau et peuvent - en trop grande quantité - provoquer des troubles digestifs, neurologiques ou cutanés chez les baigneurs. Ce phénomène est lié à trois facteurs : une eau stagnante, la chaleur et la présence de nutriments - tels que les nitrates et phosphates.
Face aux défis de l'élevage porcin, des initiatives se développent en Bretagne pour promouvoir des pratiques plus durables. Des formations sont organisées pour accompagner les éleveurs dans la création et la gestion d'ateliers de naissage en plein air. De plus, des dispositifs de paiement pour service environnemental sont mis en place pour rémunérer les agriculteurs qui adoptent de bonnes pratiques.
Initiatives pour un élevage durable. Source: bio-centre.fr
L’enjeu est finalement de laisser le choix, à l’éleveur comme au consommateur, pour proposer une gamme de prix variée, avec une viande toujours de qualité.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Bien-être animal amélioré | Coûts de production plus élevés |
| Meilleure qualité de la viande | Nécessité de surveillance accrue |
| Contribution à la biodiversité | Difficulté à respecter les normes sanitaires |
| Valorisation des races locales (ex: Porc Celte) | Dépendance aux conditions météorologiques |
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