L'expression "effet cocotte-minute" est souvent utilisée pour décrire une situation où des émotions refoulées finissent par exploser de manière disproportionnée. Comprendre ce phénomène est essentiel pour une meilleure gestion émotionnelle et des relations interpersonnelles plus saines.
Une cocotte minute en cours d'utilisation.
Le terme d’impulsivité correspond aux difficultés qu’éprouve une personne pour arriver à se contrôler. Ainsi, l’impulsivité débouche régulièrement sur des actes violents ou des colères. Bien que les hommes soient souvent plus impulsifs que les femmes, il ne faut pas croire que ces dernières en soient systématiquement indemnes.
L’impulsivité est difficile à identifier parce que, généralement, celui qui est impulsif ne s’en rend pas compte, ou trouve systématiquement des raisons pour justifier sa conduite. Notons d’ailleurs que prises une par une, les situations d’impulsivité peuvent réellement avoir une raison valable. C’est pourquoi l’impulsivité est très souvent corrélée à l’hypersensibilité émotionnelle.
Il faut savoir que la personne impulsive présente généralement un déni de la situation. Elle trouve de multiples explications à ses comportements. Notons par ailleurs que le fait d’avoir de « bonnes raisons valables » pour agir de façon impulsive ne justifie en rien l’impulsivité. Cette "défense" qu’exprime le sujet impulsif est en effet hors sujet.
Elles ont beaucoup de mal à accepter une nuisance, même légère, ou simplement à accepter de ne pas obtenir ce dont elles ont envie. De plus, elles sont généralement très exigeantes envers elles-mêmes et les autres, et tolèrent mal une performance en-deça de leurs attentes. Ces personnes sont tout à fait capables de répondre énergiquement à une situation-problème.
Pire, comme il est impossible d’évoluer durablement dans la société sans pouvoir tolérer un minimum d’insatisfaction, les gens impulsifs vont alors au devant de beaucoup de déconvenues voire de complications personnelles et professionnelles… Ils ont généralement beaucoup de mal à effectuer des concessions ou à discuter calmement, ce qui peut les handicaper gravement dans les relations sociales.
Ce processus où le sujet encaisse et souffre peut durer des mois voire des années. Ensuite, par un processus évoquant une cocotte-minute, le seuil de tolérance finit par être atteint. Alors, la personne explose pour des motifs totalement futiles, qui donnent extérieurement l’impression que la personne est impulsive.
Généralement, la personne elle-même critique elle-même son geste, voire en conçoit rétrospectivement une importante culpabilité. Ce type d’impulsivité se voit chez les personnes inhibées, avec un style d’attachement évitant, pour qui la verbalisation des émotions est compliquée.
Il est bien évident que l’état psychique de la personne a une influence sur sa capacité à se contrôler et à accepter les frustrations. Parmi ceux-ci, il faut aussi mentionner les personnes ayant une grande quantité de colère en eux, voire une certaine misanthropie… mais qui la plupart du temps se contrôlent et n’en montrent rien. En effet, ils se refusent à contrevenir aux normes sociales, la morale ou la bienséance.
Par contre, si quelqu’un enfreint les règles à leur encontre, ils sont capables d’exploser contre cette personne. En d’autres termes, il s’agit de personnes qui attendent un prétexte moralement acceptable à leurs yeux pour l’utiliser comme un exutoire à leur colère latente.
Au pire: bagarres, rixes à répétition… Le fait de se battre « pour la bonne cause » ou sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue n’excuse rien. En effet, c’est bien l’impulsivité la vraie cause. La répétition de bagarres « justifiées » évoque souvent une difficulté à se contrôler.
D’ailleurs, ces actes sont encore plus évocateurs lorsqu’ils entraînent des conséquences judiciaires. Insulte, cris, colères, coups de poing dans les murs… c’est une atténuation partielle de la pulsion de base violente. Il faut toutefois prendre au sérieux les conséquences possibles de ces actes: insulter son patron ou son conjoint dans un moment de colère peut avoir, à juste titre, des conséquences très graves…
Parfois tentative de suicide. Tendance au délitement des relations sociales, éloignement. Ceci est dû au fait que l’entourage perd peu à peu patience face aux éclats de la personne impulsive. Au fur et à mesure, la personne perçoit une hostilité latente, dont elle a du mal à identifier l’origine, et qui augmente encore sa tension interpersonnelle.
Nous savons qu’il est extrêmement difficile de faire entendre à quelqu’un qu’il est impulsif. Nous espérons que ce site vous aidera si vous êtes en difficulté avec quelqu’un de votre entourage. Il est généralement plus simple de détecter l’impulsivité chez l’autre, tandis qu’on a du mal à la reconnaître chez soi-même. En effet, l’impulsivité est souvent corrélée à un certain degré de déni.
Est-ce qu’il arrive régulièrement que les gens soient plus agressifs envers moi qu’envers les autres?
Les personnes atteintes de dépression masquée cachent leurs symptômes dépressifs et maintiennent une apparence de bonheur ou de fonctionnement normal à l’extérieur. Mais à l’intérieur, elles peuvent se sentir extrêmement tristes, vides et sans espoir.
La dépression souriante peut être comparée à une cocotte-minute mise sur le feu. À l’extérieur, la cocotte semble fonctionner normalement et sans heurt : elle est posée sur le feu, la chaleur est répartie uniformément et rien ne semble sortir de l’ordinaire. Cependant, à l’intérieur de la cocotte, la pression s’accumule lentement mais sûrement. La chaleur intense fait monter la pression à un niveau dangereux, mais de l’extérieur, on ne voit rien de tout cela.
De même, à l’intérieur d’une personne souffrant de dépression souriante, des émotions négatives et un sentiment de désespoir peuvent s’accumuler progressivement. Comme une cocotte-minute, si la pression à l’intérieur n’est pas relâchée de manière contrôlée, elle peut atteindre un point critique et provoquer une explosion.
Faire une thérapie peut aider le dépressif à décharger ses émotions refoulées d’une manière saine et constructive.
Cette pathologie est souvent désignée comme un « mal-être caché » car les personnes qui en souffrent parviennent à dissimuler leurs symptômes dépressifs et à maintenir une façade de bonheur ou de succès. Malgré cette lutte intérieure entre l’être et le paraître, elles peuvent continuer à remplir leurs obligations quotidiennes et sembler épanouies dans leurs relations sociales, leur travail ou leurs études. Cette faculté de masquer l’obscurité de leur état intérieur fait de la dépression souriante un « mal-être caché ».
La stigmatisation sociale peut en être la raison. En effet, malgré les progrès dans la compréhension de la santé mentale, il persiste une stigmatisation autour de la dépression. La pression sociale peut également influencer la personne dans sa volonté de cacher son mal-être psychique.
Notre société valorise la productivité, le succès et le bonheur. Cette exigence peut mettre une pression intense sur les individus pour y répondre et sembler ainsi être dans la « norme attendue ».
Le « paraître » nécessaire pour rentrer dans les cases de ce que dicte notre société peut entrer en conflit avec l’être intrinsèque que nous sommes (notre identité, nos aspirations profondes, nos besoins, nos volontés, notre place, etc.).
Il est possible aussi que le dépressif mente sur ses sentiments et pensées profondes dans le but de préserver ses proches. Certaines personnes peuvent vouloir cacher leur état dépressif pour éviter d’inquiéter ou de déranger leurs proches, ou pour maintenir l’équilibre de vie apparent. Elles peuvent se convaincre qu’elles doivent être fortes pour elles-mêmes et pour les autres, et se répéter des phrases telles que : « il faut que je tienne », « c’est une mauvaise passe », « ça va aller », etc.
Parfois la personne ne réalise pas qu’elle souffre de dépression, surtout si elle est considérée comme étant dans la réussite par rapport aux normes de notre société, et qu’elle semble avoir « tout pour elle ».
Derrière une dépression dite souriante se cache souvent un mécanisme de défense. La construction psychologique de chaque être s’est forgée depuis la petite enfance et a continué d’évoluer au fil du temps et des expériences. L’éducation ainsi que les valeurs familiales et culturelles jouent un rôle non négligeable dans l’apprentissage des cognitions, dans la capacité à « faire face » aux événements et à la vie.
Il est possible que cet individu ait subi des réactions parentales dures et souffrantes lorsqu’il s’aventurait à déroger à ses règles éducatives et culturelles : indifférence, mise à l’écart, moqueries, humiliations, punitions, violences psychologiques ou physiques, etc. Ce passif peut générer chez cet individu une difficulté ou une incapacité à sortir de ces schémas cognitifs.
Exprimer réellement ce qu’il ressent et pense est source de peur : peur de se mettre en danger, d’être rejeté, d’être jugé, de ne pas être à la hauteur (au niveau de sa perception des valeurs et exigences éducatives perçues).
On parle de « mécanismes de défense » ou « d’états de survie ».
Les symptômes de la dépression souriante.
Tout d’abord, les conséquences directes: risque de rappel à la loi en cas d’infraction, de bagarre. Conséquences financières en cas de bris d’objets.
Par ailleurs, certaines personnes impulsives peuvent se blesser en déchargeant leur colère en tapant dans un mur par exemple.
Ensuite, les conséquences à long terme. En effet, les personnes impulsives se font du mal à elle-même parce qu’elles vivent l’environnement comme terriblement hostile.
Bien sûr, il convient en premier temps de faire le diagnostic général, s’il y a lieu, de la cause de l’impulsivité. Un aspect important consiste alors à traiter la cause de l’impulsivité. Il faut donc établir un diagnostic et pour cela le recours à un psychiatre est alors indispensable.
Ensuite, il sera essentiel de déterminer ce que traduit cette impulsivité. S’agit-il de la traduction d’un malaise caché? d’une souffrance muette? de faire payer des insatisfactions passées?
En effet, l’impulsivité est généralement corrélée à une difficulté de gestion émotionnelle. Les psys TCC permettront d’aider la personne à comprendre les enjeux qu’elle met derrière ses comportements impulsifs et d’apprendre à les gérer différemment.
Ainsi, la TCC s’attaque aux pensées dysfonctionnelles existant derrière l’impulsivité (volet cognitif) et propose au patient impulsif de modifier son comportement.
Les psys TIP prennent en charge la dimension inter personnelle quasi systématique qui existe dans les problèmes d’impulsivité. Notamment, l’impulsivité apparaît pour vidanger le trop-plein émotionnel éprouvé par le patient dans des situations où la relation à l’autre crée de la colère. Ces situations mettent en jeu des besoins chez le patient, qui nécessitent d’être reconnus pour être mieux gérés.
Beaucoup de situations d’impulsivité sont liées à la difficulté du patient à prêter à l’interlocuteur sa véritable intention. En effet, les gens impulsifs ont tendance à personnaliser les choses, vivre ce qui est dit comme une attaque ou se méprendre sur les intentions de l’autre. La TIP va alors aider le patient impulsif à se mettre à la place de l’autre, identifier correctement ses intentions et ses émotions.
Tout d’abord, ne pas accepter la mauvaise communication impulsive.
Nous avons trop tendance à considérer nos émotions comme des signes de faiblesse qui doivent être réprimés. Pourtant, ces réactions de l’organisme sont essentielles. Et notre anxiété cache souvent une mauvaise gestion des sentiments.
Dans notre société où la pression pour réussir et les défis émotionnels se succèdent, nous avons à notre disposition de nombreux outils pour bloquer et éviter nos émotions. L’alcool, la drogue et les médicaments en font partie.
Les émotions sont des réactions tant physiologiques que psychologiques face à une situation perturbante ou à une difficulté. Elles provoquent chez l'individu des sensations et manifestations physiques (mouvements de fuite, accélération du rythme cardiaque, boule dans l'estomac, tensions physiques, éclat de rire, larmes, parfois crise d'asthme…) qui témoignent de puissantes sensations intérieures.
Les émotions sont la vie, c’est presque une banalité de le dire. Les émotions sont enfin des réactions d’adaptation aux évènements de la vie quotidienne : elles prennent leur essor dans la région de l’amygdale cérébelleuse, un groupe de neurones en forme d’amande située assez profondément dans le cerveau.
Le propre des émotions, c’est leur puissance. Elles nous donnent la sensation de pouvoir tout emporter sur leur passage. Elles représentent un risque de perte de la maîtrise de nous-même, de notre corps, de notre intelligence, de l’image que nous donnons aux autres.
Nos émotions nous font donc peur. Et nous avons peur des émotions des autres, puisque nous connaissons trop bien la puissance des nôtres. Au niveau social, elles font craindre le désordre, et toutes les civilisations prohibent d’une façon ou d’une autre l’expression incontrôlée des émotions.
L'alexithymie est un déficit de l’affect. Un individu alexithymique a des difficultés à pouvoir communiquer ses sentiments, et une incapacité à les identifier et pouvoir les distinguer de ses sensations corporelles. Les causes sont souvent traumatiques (suite à un choc émotionnel...), culturelles ou éducationnelles.
"Ces sujets éviteraient toute situation de confrontation avec leurs émotions", écrit Céline Jouanne, dans L'alexithymie : entre déficit émotionnel et processus adaptatif.
Un trouble psychosomatique qui n'est pas sans conséquence sur la santé physique et mentale de l'individu. Car les émotions sont vouées à l’expression, et non au refoulement. Pour les étouffer, notre esprit et notre corps utilisent des techniques très créatives, y compris la constriction musculaire et le fait de retenir notre souffle.
Le fait de refouler ses émotions pendant un certain temps peut avoir un effet soupape comme sur une ancienne cocotte minute. Des symptômes comme l’anxiété et la dépression, de plus en plus courants, peuvent d’ailleurs découler de la façon dont nous gérons ces émotions à ne pas ignorer.
Le stress émotionnel, comme celui provoqué par les émotions bloquées, n'est pas seulement lié aux troubles mentaux, mais aussi à des problèmes physiques comme les maladies cardiaques, les troubles intestinaux, les maux de tête, l'insomnie et les troubles auto-immunes.
En cause, d’après les chercheurs en neurosciences, l’un des principaux centres émotionnels du corps : le nerf vagal. Déclenché par les sentiments ressentis par le cerveau, il envoie des signaux au cœur, aux poumons et aux intestins afin que l’organisme soit prêt à réagir au danger perçu avant même que l’émotion ne soit réellement ressentie par la personne concernée.
Le simple fait d'écouter ses émotions, c’est sans conteste renouer avec soi-même. Et ainsi (re)trouver sa capacité à interagir finement avec autrui, à être heureux, à se sentir vivant bien loin de cet état d’indifférence profond qui peut se développer lorsque l’émotion est systématiquement étouffée depuis longtemps.
Et pourtant, aucune école ne propose d’éducation émotionnelle. Et si différents types de psychothérapie reposent sur l’analyse des sentiments pour guérir les souffrances physiques et ôter le poids des émotions non exprimées, elles ne sont pas encore partie des thérapies les plus courantes.
Mais sont pourtant une solution pour se libérer une fois pour toutes de ce frein. Libérer et ressentir ses émotions "Mes clients ont tendance à éviter les émotions douloureuses ou conflictuelles dans leur vie, tout comme la plupart d'entre nous, parce que c'est ce qu'on nous a enseigné.
Mais pour guérir l'esprit, nous avons besoin d'expérimenter les émotions qui accompagnent nos histoires, et celles-ci se situent dans le corps", déclare Hilary Jacobs Hendel. En apprenant à identifier et à travailler avec les émotions fondamentales qui se cachent sous notre anxiété, nous pouvons réussir à prendre soin de notre esprit et de notre corps dans les situations de stress ou les périodes difficiles.
Les activités artistiques telles que la peinture, la musique, le chant, l'écriture, les loisirs créatifs... Par crainte du jugement ou de la douleur, certaines personnes enfouissent colère, tristesse, ou même joie, très profondément, au point de ne plus les reconnaître.
Au royaume de la communication, les émotions tiennent une place de choix. Dans les années 1970, le psychologue américain Paul Ekman, pionnier et expert mondialement reconnu du langage non verbal, en a recensé six fondamentales, dont les expressions faciales peuvent être facilement reconnues à travers toutes les cultures : la joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise et le dégoût.
Au quotidien, certains excellent dans l'art de les dissimuler, souvent de façon inconsciente. «Cela découle d'un conflit intra-psychique, lorsque l'esprit se confronte à une réalité en inadéquation avec nos valeurs profondes», explique la psychiatre Marine Colombel. La peur nous pousse alors à refouler l'émotion. «On craint qu'elle nous submerge, on a peur de ne plus savoir la contrôler et de vivre pour toujours avec», poursuit la psychologue Delphine Py.
Mais gare à l'effet cocotte-minute. À force de trop contenir des sentiments enfouis, ces derniers finissent un jour ou l'autre par nous exploser à la figure, mettent en garde les spécialistes. Ce réflexe est plutôt commun. En effleurant, ne serait-ce qu'un instant, une émotion désagréable, l'être humain cherche à se protéger automatiquement et met en place des stratégies d'évitement pour détourner l'attention du cerveau.
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