Ajoutés aux aliments dans un but technologique, les additifs autorisés en Europe, qui se retrouvent dans les aliments les plus divers, sont aujourd’hui plus de 350. Baptisés « ingrédients de spécialité » par l’industrie agroalimentaire, les additifs sont des substances naturelles ou de synthèse ajoutées aux aliments dans divers buts : améliorer leur goût, leur conservation, modifier leur texture, leur couleur, corriger leur acidité, etc.
Hélas, on les emploie aussi pour remplacer des ingrédients nobles plus coûteux en utilisant par exemple un arôme de fraise à la place de vraies fraises dans un yaourt, ou de la lécithine de soja à la place du jaune d’œuf dans un dessert aux œufs.
Le règlement européen CE no 1333/2008 définit la liste des substances autorisées. Leurs effets potentiels sur la santé sont évalués par des études toxicologiques (effets des substances sur l’organisme) et épidémiologiques (survenue de maladies en lien avec leur consommation).
Certains additifs sont difficiles à évaluer, car le seuil de toxicité de chaque additif est fixé comme s’il était le seul à être ingéré, sans tenir compte d’un éventuel effet cocktail.
Leur mention, obligatoire, doit être affichée en clair (par exemple : cochenille) ou à l’aide d’un code précédé du nom de la catégorie (par exemple : colorant E120). Les additifs autorisés sont répartis en cinq catégories.
Les additifs alimentaires sont classés en différentes catégories selon leur rôle et leur fonction. Voici un aperçu des principales catégories :
Tout savoir sur l’E900 Polydiméthylsiloxane : structure chimique, description, propriétés, rôle dans la nutrition, occurrence dans les aliments, autres applications et précautions de manipulation.
Le polydiméthylsiloxane est un polymère couramment utilisé dans l’industrie cosmétique. Dans le secteur de la nutrition, il joue le rôle d’additif alimentaire et porte une autre appellation : « E900 ». Il se retrouve ainsi dans la composition de plusieurs types de denrées comestibles. Les aliments qui en contiennent le plus sont les produits industriels et transformés.
Le polydiméthylsiloxane est un polymère élastomère et organominéral appartenant à la famille des siloxanes. Ces derniers sont un groupement de composés organosilicones de formule R2SiO. Une fois polymérisés, ils constituent les silicones, ce qui explique le nom vernaculaire « dimethylsilicone » du PDMS.
La formule moléculaire éclatée de l’E900 est CH3[Si(CH3)2O]nSi(CH3)3. Dans cette constitution, « n » désigne le nombre de répétitions du monomère en fonction de la longueur du polymère.
Les unités structurales de base sont reliées entre elles par des liaisons covalentes silicium - oxygène, créant ainsi un squelette stable.
Le polydiméthylsiloxane arbore une couleur claire et transparente. Il ne dégage aucune odeur, et son apparence peut être solide ou liquide, en fonction des conditions ambiantes.
L’E900 présente des propriétés mécaniques et physicochimiques particulières. Celles-ci constituent, d’ailleurs, les raisons pour lesquelles cette macromolécule dispose d’un large champ d’application. Son usage s’étend, entre autres, de l’industrie cosmétique à l’alimentation, en passant par la médecine et la microfluidique.
Résistance : Les liaisons covalentes qui confèrent sa stabilité à la macromolécule sont également à l’origine de sa propriété résistante. Par conséquent, les agressions extérieures, les températures extrêmes, ainsi que les rayons infrarouges et ultraviolets n’ont aucun impact sur sa structure. À noter que cette résistance thermique s’étend dans une atmosphère de -50 à 200 °C.
Densité, viscosité et flexibilité : Une autre propriété connue du polydiméthylsiloxane est son caractère rhéologique assez particulier. En effet, son apparence et sa texture peuvent connaître plusieurs variations en fonction de nombreux critères.
L’un de ces points est la taille du polymère. Si le nombre de monomères qui composent la chaîne est petit, le PDMS prend une texture proche de celle d’un liquide. En revanche, si la quantité des unités structurales de base est élevée, la macromolécule a une apparence presque solide.
Les autres critères sont le temps d’écoulement et la température. En effet, le polydiméthylsiloxane est une matière viscoélastique. Si le temps d’écoulement est long ou si la température est élevée, le PDMS aura la même consistance que le miel. Dans le cas inverse, sa texture sera semblable à celle d’un caoutchouc : presque solide et plus élastique.
Hydrophobie : Le dimethylsilicone est une matière hydrophobe. En d’autres termes, il ne se dissout pas dans l’eau. Par ailleurs, quand cette dernière entre en contact avec le PDMS, elle ne s’étale pas, mais forme des gouttes à la surface de l’élastomère.
Cette propriété s’explique par la présence des groupes méthyls sur la partie extérieure du polymère.
Dans le domaine de la nutrition, le polydiméthylsiloxane est employé comme additif alimentaire. En tant que tel, il est répertorié sous le nom « E900 » dans le Codex Alimentarius. Il appartient également aux catégories fonctionnelles suivantes : antiagglomérant, antimoussant et émulsifiant.
En pratique, cet additif est principalement intégré dans les matières grasses utilisées pour frire les aliments. En effet, sa présence limite les éclaboussures d’huile qui peuvent se révéler dangereuses lors de la cuisson.
Il se trouve également dans différents types de boissons, notamment les jus gazeux, afin de prévenir la formation de mousse.
Enfin, ce polymère intervient en tant qu’auxiliaire technologique dans le processus de fabrication des arômes et des colorants alimentaires. Parmi ces derniers, il est possible de citer ceux nommés « E160a » et « E160e ».
L’E900 se trouve principalement dans des aliments transformés. Ci-dessous les catégories de denrées où cet additif est présent :
En fonction de la catégorie des aliments, la concentration maximale d’E900 autorisée est de 10 à 110 mg/kg.
Le polydiméthylsiloxane est également employée dans d’autres domaines que celui de la nutrition. Ainsi, ce polymère intervient dans la préparation de plusieurs produits cosmétiques. Dans cette industrie, il a un rôle émollient et antimoussant. Il exerce également un effet protecteur au niveau de la peau. Dans la gamme des produits capillaires, il constitue un des ingrédients des soins antipoux et des conditionneurs.
En médecine et dans l’industrie pharmaceutique, le PDMS est employé dans la fabrication de plusieurs dispositifs médicaux. Il est aussi présent dans les lentilles de contact et les implants mammaires.
Enfin, cet élastomère est utilisé dans la lithographie douce, dans l’impression 3D par SLA ou par stéréolithographie et dans l’industrie automobile. Il sert également d’ingrédients pour les produits antiparasitaires et les lubrifiants des préservatifs.
À dose alimentaire, l’E900 n’est pas dangereux pour la santé. Toutefois, la manipulation du polydiméthylsiloxane en tant que substance peut présenter quelques risques. Parmi les effets répertoriés, il est possible de citer une irritation des yeux et des nausées en cas d’ingestion.
Les additifs alimentaires sont omniprésents dans notre alimentation. Destinés à améliorer la conservation, l’aspect ou le goût des produits industriels, certains d’entre eux présentent des risques significatifs pour notre santé. Face à la multiplication des études scientifiques alertant sur leurs dangers, il devient essentiel de connaître ces substances pour mieux les éviter.
Selon le règlement européen 1333/2008, un additif alimentaire est défini comme "toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi et non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation, possédant ou non une valeur nutritive, et dont l’adjonction intentionnelle aux denrées alimentaires, dans un but technologique, au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage a pour effet, ou peut raisonnablement être estimée avoir pour effet, qu’elle devient elle-même ou que ses dérivés deviennent, directement ou indirectement, un composant de ces denrées alimentaires."
Les additifs alimentaires autorisés en Europe sont identifiés par un code précédé de la lettre "E" (pour Europe), suivi d’un numéro à trois chiffres.
Pour être autorisé, un additif alimentaire doit répondre à plusieurs conditions strictes. Il ne doit présenter aucun risque pour la santé aux doses d’utilisation proposées, répondre à un besoin technologique réel, et ne pas induire le consommateur en erreur.
Cependant, malgré ces évaluations, de nouvelles études scientifiques révèlent régulièrement des dangers potentiels pour certains additifs alimentaires dangereux, remettant en question leur innocuité supposée.
Voici une liste des 7 additifs alimentaires les plus dangereux pour la santé humaine :
Au-delà de cette liste des 7 additifs alimentaires dangereux les plus préoccupants, d’autres substances méritent une attention particulière en raison du danger des additifs alimentaires qu’elles représentent.
Voici quelques conseils pour se protéger du danger des additifs alimentaires :
Le danger des additifs alimentaires représente un enjeu majeur de santé publique. Malgré les réglementations en vigueur, de nombreuses substances autorisées présentent des risques avérés ou suspectés pour la santé humaine. Face à cette situation, la responsabilité individuelle devient cruciale.
L’évolution de la réglementation, comme l’interdiction du dioxyde de titane, montre que les autorités peuvent réagir face aux preuves scientifiques. Cependant, cette évolution reste lente face à l’urgence sanitaire.
Voici un tableau récapitulatif des catégories et rôles des additifs alimentaires :
| Catégories | Rôles |
|---|---|
| Acidifiant | Permet d'acidifier le produit. Le pH du produit est alors plus bas. |
| Correcteur d'acidité | Permet de réguler l'acidité d'un produit, soit en augmentant ton pH ou en le diminuant. |
| Antiagglomérant | Permet d'éviter l'agglomération du produit. |
| Antimoussant | Permet d'éviter l'effet mousse dans un produit. |
| Antioxydant | Permet d'éviter l'oxydation du produit. Cela permet d'augmenter la durée de vie d'un produit et freine les changements de couleurs. |
| Agent de charge | Permet d'augmenter le volume du produit. |
| Colorant | Permet d'améliorer la couleur du produit. |
| Émulsifiant | Permet de mélanger deux substances non miscibles. Comme par exemple, l'eau et l'huile. |
| Sels émulsifiants | Seulement utilisés dans les fromages. Permet une dispersion des protéines, afin d'avoir une répartition homogène des matières grasses et autres composants dans le fromage. |
| Affermissant | Améliore la fermeté d'un produit. |
| Exhausteur de goût | Permet d'accentuer le gout d'un produit. |
| Agent de traitement de la farine | Améliore la qualité boulangère de la farine. |
| Agent moussant | Permet de disperser un gaz plus facilement dans une solution liquide ou solide. |
| Gélifiant | Permet d'améliorer la consistance d'un produit en le gélifiant. |
| Agent d'enrobage | Permet d'ajouter en surface d'un produit une couche protectrice, ou un aspect brillant. |
| Humectant | Permet de maintenir le produit humide, et facilite aussi la dispersion des poudres dans un liquide. |
| Amidon modifié | Permet d'agir sur la texture d'un produit. C'est le seul additif qui ne s'écrit pas comme les autres avec un E… |
| Conservateur | Permet de mieux conserver le produit, limite de développement microbio et augmente sa durée de vie. |
| Gaz propulseur | Gaz injecté dans le contenant du produit, lui permettant une meilleure conservation. |
Le Nutri-Score est un système d'étiquetage nutritionnel qui peut aider à faire des choix alimentaires plus éclairés.
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