Les additifs alimentaires sont des substances, qu'elles soient naturelles ou artificielles, ajoutées aux aliments dans le but d'améliorer leur goût, leur conservation, leur apparence, etc. On les retrouve non seulement dans les plats préparés et industriels, mais aussi dans les boissons, les viandes et les crustacés. Il arrive même qu'ils soient utilisés pour remplacer un ingrédient naturel plus coûteux, comme l'aspartame qui se substitue au sucre à un prix deux fois moins élevé.
Ces additifs sont facilement identifiables car ils doivent obligatoirement figurer dans la liste des ingrédients des aliments. Ils sont reconnaissables grâce à un code commençant par la lettre "E" suivie de trois chiffres. Ce "E" indique qu'ils ont été approuvés par l'Union Européenne.
Cependant, il est important de rester vigilant car certains emballages affichent les additifs alimentaires en toutes lettres, ce qui peut facilement tromper le consommateur non averti. En effet, la présence en grand nombre de codes tels que E102, E451, etc., peut susciter l'inquiétude chez ceux qui examinent attentivement les ingrédients sur l'étiquette.
Les additifs alimentaires ont plusieurs fonctions essentielles :
Pas moins de 700 additifs sont utilisés dans la chimie alimentaire. Or d’Après Consoglobe 80 additifs sur 700 seraient vraiment inoffensifs. Mais même inoffensive cette chimie alimentaire fait peur rien qu’à en lire une liste non exhaustive !
Voici quelques exemples d'additifs alimentaires courants avec leurs fonctions :
L'E445, ou esters glycériques de résines de bois, est un agent troublant et stabilisant de synthèse dérivé de résine. Il peut parfois être d'origine animale ou transgénique (OGM). Bien qu'il soit considéré comme inoffensif car utilisé à faible dose, il mérite une attention particulière.
L'E445 est principalement utilisé dans les boissons non alcoolisées ou gazeuses pour maintenir leur consistance et assurer une répartition homogène des arômes dans toute la bouteille. On le retrouve dans la plupart des boissons gazeuses, troubles, au thé, énergisantes et sirops d'agrumes. De plus, il est employé dans le traitement de la surface des agrumes, comme les citrons, afin de préserver leur qualité et leurs caractéristiques.
L'utilisation de l'E445 est autorisée en France pour la fabrication de boissons et le traitement de certains aliments, à condition de respecter les normes en vigueur sur le dosage. La dose journalière admissible (DJA) est fixée à 12,5 mg/kg/jour. Pour les fruits et légumes, la dose est de 11 mg/kg, et pour les boissons, elle est de 15 mg/kg. Il est important de noter que les nouveaux additifs ne sont utilisés qu'après l'approbation de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), du Comité scientifique de l'alimentation humaine (CFAH) et l'autorisation du ministère compétent.
Les additifs tels que l'E445 sont considérés comme sans danger potentiel lorsqu'ils sont utilisés dans les doses autorisées. Sa teneur en toxicité est modérée. L'E445 est peu digéré et peut provoquer des gaz. Outre ses propriétés stabilisatrices, il peut agir comme antioxydant, ralentissant ainsi la détérioration des aliments concernés, à l'instar de l'E471.
Bien que l'E445 ne présente pas de risque nocif grave ni d'allergie, il peut entraîner quelques effets secondaires chez les personnes ayant une forte réaction à ce produit. Les risques peuvent être minimes ou plus importants selon l'état de santé de chaque individu. Cet additif peut provoquer des irritations cutanées ou buccales, mais sans gravité. De ce fait, il n’a pas d’effet réel pour les êtres humains. Les E445 sont souvent testés sur des rats qui n’ont engendré aucun risque. Sauf, pour des usages à outrance où une dose excessive provoque des soucis au niveau des reins ou des foies.
En conclusion, l'E445 est un additif alimentaire largement utilisé dans l'industrie agroalimentaire pour améliorer la texture et l'apparence des aliments. Bien qu'il soit considéré comme sûr dans les limites des doses autorisées, il est essentiel de rester informé et conscient des potentiels effets secondaires, en particulier pour les personnes sensibles.
Il est essentiel de noter que l'origine des produits peut être aussi bien animale que non animale, en particulier pour les additifs contenant des acides gras. Voici quelques exemples d'additifs d'origine animale :
| Additif | Description |
|---|---|
| E430 Stéarate de polyoxyéthylène 8 | L'acide stéarique est un acide gras. |
| E431 Stéarate de polyoxyéthylène (40) | L'acide stéarique est un acide gras. |
| E432 Monolaurate de poloxyéthylène (20) sorbitane | L'acide laurique est un acide gras. |
| E433 Monooléate de polyoxyéthylène sorbitane | L'acide oléique est un acide gras. |
| E434 Monopalmitate de polyoxyéthylène (20) sorbitane | L'acide palmitique est un acide gras. |
| E435 Monostéarate de polyoxyéthylène (20) sorbitane | L'acide stéarique est un acide gras. |
| E436 Tristéarate de polyoxyéthylène(20)sorbitane | L'acide stéarique est un acide gras. |
| E471 Mono et diglycérides d'acides gras alimentaires | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E472 Esters des mono et diglycérides d'acides gras alimentaires | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E473 Sucroesters d'acides gras | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E474 Sucroglycérides | Combinaison de sucre et d'acides gras. Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E475 Esters polyglycériques des acides gras | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E477 Esters de propylène-glycol des acides gras | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E478 Mélange d'ester de propylène-glycol et de glycérol d'acide lactique et d'acides gras | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E479 et 479b Huile de soja estérifiée | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E481/2 Acide stéaroyl-2 lactylique de sodium et de calcium | Mélange d'acide lactique et d'acide stéarique, un acide gras. en bas de tableau. |
| E483 Tartrate de stéaroyle | Mélange d'acide tartrique et d'acide stéarique, un acide gras. Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| 484 Citrate de stéaroyle | Mélange d'acide citrique et d'acide stéarique, un acide gras. Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| E485 Gélatine | Os d'origine animale. Principalement du porc, depuis la crise de l'ESB, mais d'autres animaux sont utilisés. |
| E491-5 Combinaison de sorbitol et d'acides gras | Pour les acides gras, voir note en bas de tableau. |
| 542 Phosphate d'os comestible | Os d'origine animale. Principalement du porc, depuis la crise de l'ESB, mais d'autres animaux sont utilisés. |
| E570-73 Acide stéarique et stéarates | L'acide stéarique est un acide gras. Voir note en bas de tableau. |
| E901 Cire d'abeille | Fabriqué par les abeilles, mais ne contient pas d'insectes . |
| E904 Résine de shellac | Polymère naturel dérivé de certaines espèces de poux d'Inde. |
| 913 Lanoline | Graisse provenant du mouton. Excrétée par la peau et extraite de la laine. |
Il est crucial de vérifier l'origine de ces additifs, surtout pour les personnes ayant des régimes alimentaires spécifiques (végétariens, végétaliens) ou des préoccupations éthiques.
L'organisme de défense des consommateurs UFC-Que Choisir évoque les additifs alimentaires autorisés, des plus acceptables à ceux qu’il faudrait particulièrement éviter. «Sur les plus de 300 additifs autorisés, nos travaux montrent que 87 d’entre eux sont à éviter ou peu recommandables, soit plus du quart», indique l’association. «L’exposition quotidienne pendant des années à ces molécules accroît encore les risques.
De manière générale, l'additif alimentaire est une substance chimique qu'on ajoute à l'aliment pendant sa fabrication ou sa transformation, qui s'intègre à celui-ci ou en modifie les caractéristiques, comme la couleur ou la texture. Additifs alimentaires : il existe 357 molécules autorisées dont le rôle est d’être un additif alimentaire.
Les additifs alimentaires servent notamment à conserver la fraîcheur et la valeur nutritive d'un aliment .Il existe environ 150 substances autorisées numérotées avec un E. Les additifs choisis par les industriels doivent avoir été préalablement autorisés et figurer à ce titre dans une liste dite « positive ».
Les organismes chargés de donner un avis sur ces produits sont la Food and Drug Administration (FDA) (aux États-Unis), l'EFSA (elle assiste la Commission européenne pour les pays membres de l'Union européenne et les organismes nationaux pour ses autres membres), le ministère de la santé du Canada (Santé Canada) (au Canada).
Certains additifs sont utilisés depuis l'antiquité, dont le sel de mer ou les nitrites par exemple. Les additifs servent à plusieurs choses : à retarder le rancissement des aliments (anti-oxydants), à donner aux aliments la bonne couleur ou la bonne texture (colorants, émulsifiants, gélifiants) , à contrecarre la multiplication des micro-organismes (conservateurs).
En soi, et en général, les additifs ne sont pas toxiques. En revanche, on ne connaît pas bien l’effet cocktail des mélanges de toutes ces molécules qui se combinent dans notre alimentation moderne. Il existe des doses maximum autorisées, les DJA, doses journalières admissibles, mais on ne sait pas où est la limite des mélanges.
En Europe, l'utilisation des additifs est strictement réglementée selon le principe dit "de listes positives". Autrement dit : ce qui n'est pas expressément autorisé est interdit. Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie.
La « Norme générale Codex pour les additifs alimentaires » (NGAA, Codex STAN 192-1995) stipule les conditions dans lesquelles des additifs alimentaires autorisés peuvent être utilisés dans tous les aliments, qu’ils fassent ou non déjà l’objet d’une norme Codex.
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