Vous souffrez de maux de ventre ou de fréquentes migraines? Vous êtes l'objet de fatigue chronique, d'affections ORL à répétition que les traitements de la médecine classique n'ont pu soulager? Vous sentez que certains aliments, le blé, les produits laitiers, l'oeuf, l'amande, la vanille, le kiwi ou la tomate... ne vous réussissent pas?
Ne cherchez plus : vous êtes sans doute victime d'une intolérance alimentaire - une hypersensibilité à bas bruit, due à un intestin anormalement perméable.
Dans "Je mange ce qui me réussit", le Dr. Mussi vous guide pour repérer et comprendre les signes qui doivent vous alerter, pour savoir quand effectuer le test d'intolérance et en décrypter les résultats.
Comment adopter un régime spécifique et pendant combien de temps? Que penser du « sans gluten » ? Comment sélectionner les meilleurs aliments tout en évitant ceux qui vous nuisent?
On peut aujourd’hui connaître, grâce à une simple prise de sang, les aliments qui sont toxiques pour chaque individu. Autrement dit, on sait établir pour chaque personne sa carte d’identité alimentaire, son profil unique d’intolérances alimentaires.
Hippocrate disait : l’aliment sera ton médicament. Il avait raison, mais aujourd’hui il faudrait ajouter : … et, selon ton immunité, ton poison. Ainsi, en évitant les aliments qui nuisent à votre organisme, vous retrouverez un appareil digestif idéal et, par voie de conséquence, vous diminuerez de façon notable les autres symptômes et maladies chroniques qui vous embarrassent : pathologies dermatologiques, respiratoires, gynécologiques, auto immunes, psychosomatiques…
Prenons des jumelles, tournons-nous vers le passé et penchons-nous un instant sur une mini vision de notre histoire alimentaire, une vision toute personnelle. À l’échelle de l’histoire de l’homme, une révolution alimentaire a eu lieu depuis une poignée de secondes.
Si on se penche sur l’histoire biologique de l’homme, en prenant suffisamment de recul, on s’aperçoit qu’il a consommé pendant 4 millions d’années le produit de sa chasse, de sa pêche et de sa cueillette.
Cru, et ensuite, bien plus tard, cuit depuis la maîtrise du feu il y a 750.000 ans. Son tube digestif était très habitué à cette nourriture peu variée, suivant le rythme naturel des saisons.
Il y a 10.000 ans environ, il commence à cultiver, à travailler la terre et à se sédentariser. Son alimentation se diversifie très lentement. Il y a quelques centaines d’années, des changements majeurs interviennent avec les conquêtes (on mange ce qui vient d’ailleurs, les épices par exemple), avec la diversification des moyens de conservation et de cuisson, avec la multiplication des ustensiles également, etc.
Depuis 50 ans, une fraction de seconde dans l’histoire humaine, l’alimentation s’est transformée radicalement : raffinée, polluée (pesticides, rayons..), manipulée (OGM), venant de tous pays en toutes saisons etc.
Sans entrer dans le détail de cette révolution alimentaire, il faut imaginer que ces très brutales modifications obligent tous les jours notre organisme à faire des efforts d’adaptation à une vitesse inouïe, ce qui ne va plus sans peine pour un très grand nombre de personnes aujourd’hui.
Ce deuxième cerveau, comme certains le nomment, sélectionne ce qui peut entrer à l’intérieur de nous pour nous servir. Il est le garant N°1 de notre santé, le chef d’orchestre, avec notre psychisme, de notre immunité.
La paroi du tube digestif est un milieu extérieur au corps, et oui, c’est un tuyau qui nous traverse de la bouche à l’anus et dont la paroi, la muqueuse, doit nous protéger, comme la peau qui nous enveloppe. Mais du fait de sa fonction, le tri alimentaire, elle doit être particulièrement performante et vigilante.
Comment sait-elle ce qui est bon pour nous ? C’est le système immunitaire qui lui permet de distinguer ce qui est propre et impropre à notre assimilation. 80% de ce système se trouve dans nos intestins sous forme de plaques de Peyer, justement parce que c’est à cet endroit même que nous devons poster notre armée, prête à nous défendre contre l’indésirable.
Le système immunitaire permet de différencier ce qui est moi et ce qui n’est pas moi, et donc ce que mon moi accepte ou refuse. La paroi intestinale est donc très sensible, elle ressemble à un radar haute-définition, qui doit tester en une fraction de seconde ce que nous lui proposons sous forme de nourriture.
Cette paroi, nous pourrions la comparer à une terre, à un champ. La terre doit être de bonne qualité pour qu’il y pousse un végétal équilibré et bio-diversifié, en somme il vaut mieux avoir dans le ventre une prairie normande au printemps que la savane, voire le désert, africain.
Notre flore (un nom bien approprié) aide à protéger cette paroi où transite chaque jour nombre d’aliments, qui pénètrent à l’intérieur de notre corps en passant cette barrière intestinale (notez également la justesse du mot barrière). Si cette barrière a été attaquée par des aliments non compatibles ou par le stress, le plus souvent les deux, elle se détériore, comme la palissade destinée à protéger un village et à laquelle manqueraient des planches.
De ce fait, les aliments non appropriés peuvent s’insinuer beaucoup plus facilement dans notre système sanguin, où ils forment des complexes immuns qui s’installent un peu partout et créent des maladies. D’où l’importance d’avoir une nourriture qui nous est personnellement adaptée dans un tube digestif en bon état.
Nous savons aujourd’hui, et cela de manière scientifique, que le contact entre les aliments que nous ingérons et notre système immunitaire, via le passage dans notre système digestif, peut déclencher de maladies chroniques et auto immunes, comme l’obésité, le diabète, des troubles digestifs, et bien d’autres que nous évoquerons dans la suite de cet article.
Laure, une patiente de Raïssa Blankoff, naturopathe, témoigne:
N’ayant jamais fait d’allergie alimentaire, je ne pensais pas être concernée par ce type de problèmes. Quelle ne fut pas ma surprise, en réalisant un bilan d’intolérances alimentaire, de découvrir que je réagissais à 8 aliments, dont des aliments que je consommais quotidiennement ou très souvent (oeuf, par exemple, qui entre dans de nombreuses préparations).
J’ai compris que depuis des années j’entretenais une inflammation intestinale chronique qui me vidait de toute mon énergie et était responsable de mes douleurs permanentes, et sans doute aussi de mes autres problèmes de santé. Mais les aliments consommés sur une journée sont si variés, et les réactions d’intolérance si peu spectaculaires, que, sans le test sanguin, je n’aurais jamais pu me douter que tel ou tel aliment était responsable de tels troubles.
En un mois de régime d’exclusion totale des aliments incriminés, le résultat était déjà spectaculaire : plus de douleurs, énergie et moral de retour. Des douleurs ont réapparu il y a quelques mois, j’ai donc effectué un bilan plus complet, qui m’a permis d’identifier deux nouvelles intolérances qui n’avaient pas été dépistées la première fois. Là encore, avec le régime d’exclusion, tout est rentré dans l’ordre.
Je suis si convaincue que cette carte d’identité alimentaire de notre organisme est une clef de notre santé que j’en ai beaucoup parlé autour de moi, et les personnes concernées ont constaté que le bénéfice était incontestable.
Le Dr Mussi est médecin ostéopathe à Paris et travaille depuis des années sur les intolérances alimentaires. Il a suivi des centaines de patients ayant fait le bilan et, depuis 5 ans, il teste cliniquement la fiabilité et la reproductibilité d’un test de fabrication allemande et de type ELISA. Il est également spécialiste en médecine fonctionnelle et médecine prédictive.
Il énonce pour nous les grandes conclusions de sa pratique sur les intolérances immunitaires alimentaires, qui entrent dans le cadre de l’immuno-nutrition.
Tout aliment, quel qu’il soit est un corps étranger, et à ce titre, fait l’objet d’un « contrôle systématique par notre système immunitaire ». Il sera alors jugé soit comme substance amie, donc parfaitement « tolérée », soit comme substance ennemie car « mal toléré ».
Dans ce cas, cela se traduit au test par une sécrétion accrue d’anticorps IgG, et il s’ensuit une inflammation sur toute la muqueuse de l’intestin grêle. Il s’agit d’une réaction d’allergie retardée de type 3, source de pathologies chroniques, qu’il ne faut pas confondre avec les allergies de type 1 immédiates (prurit, éternuements, jusqu’à l’œdème de Quincke, voire choc anaphylactique), médiées par d’autres anticorps, les IgE et qui constituent le vaste domaine de l’allergologie.
Dans le cas des allergies de type 3, pour lesquelles on parlera donc, pour éviter toute confusion, d’intolérances immunitaires alimentaires, nous noterons, parmi les nombreuses données recueillies, les quelques points suivants:
Au test allemand, dans près de 50% des cas (plus de 750 tests), le gluten est retrouvé positif. Les patients ne sont pas des malades coeliaques pour autant, mais des intolérants partiels au gluten, concept totalement ignoré . Pourquoi ? parce que les tests sérologiques (sérologie gluten) des laboratoires français effectués chez ces patients sont négatifs dans près de 99% des cas. Les tests biologiques validés en France ne diagnostiquent donc que des malades coeliaques ou très proches de l’être.
Le docteur Roger Mussi met donc en évidence ce qu’il dénomme un SIPAG (Syndrome d’Intolérance Partiel Au Gluten), qui semble toucher environ 50% de la population, ce qui n’est pas rien.
Les bébés peuvent présenter des intolérances, même souvent, mais il est difficile de les tester car leur système immunitaire est immature jusqu’à l’âge de 4 ans. Dans ce cas, on teste la mère et on adapte en fonction des résultats.
En cas d’intolérance alimentaire, la digestion absorbe une grande énergie, le patient est fatigué de subir ces attaques inflammatoires qui consomment beaucoup d’énergie. Les aliments supposés lui donner de l’énergie, au contraire, lui en enlèvent. Et on peut le comprendre : l’intestin grêle mesure 6m de long. Déplissé, sa surface est de 600 à 1000 m2, et c’est sur cette énorme zone qu’à lieu la bataille entre les aliments devenus allergènes et notre système immunitaire (les immunoglobulines IgG), déclenchant l’inflammation qui fait le lit des maladies chroniques.
Une grande partie de notre armée est alors occupée à gérer les conflits « antigènes-anticorps », les microbes et les virus ont la voie libre, d’où la fréquence des pathologies infectieuses, notamment des voies aériennes supérieures (et utilisation des antibiotiques qui pourraient être économisés !).
Le Dr Seignalet avait imaginé que notre alimentation contemporaine présentait des aspects toxiques et déclenchait des réactions immunitaires débouchant sur des pathologies, mais il ne disposait pas encore de cet outil de diagnostic récent. Son régime excluait, entre autres, le gluten et les produits laitiers pour tous. Géniale intuition, mais régime drastique et sévère, qui manquait de personnalisation, car près de 50% des malades ne sont pas intolérants au gluten, et 65% ne le sont pas non plus aux produits laitiers.
Quelques témoignages de patients du Dr Mussi:
Le docteur Mussi précise que quatre facteurs apparaissent pour lui primordiaux au regard de la santé d’un individu :
En nutrition, ON NE DEVRAIT JAMAIS GÉNÉRALISER comme cela est couramment fait. Il faut manger varié, équilibré mais PERSONNALISÉ. Notre système immunitaire est vigilant, il sait exactement ce qu’il faut que nous consommions ou pas. Il faudrait manger selon son IMMUNITÉ : certains « bons aliments » ou réputés l’être peuvent nous faire du mal parfois totalement à notre insu.
Voici ce que l’on entend communément : il faut manger varié, équilibré, pas trop gras, ni sucré, ni salé. Consommer 3 produits laitiers par jour, 5 à 7 portions de fruits et légumes par jour, ne pas fumer, consommer 2 à 3 verres de vin rouge au maximum par jour, bien mastiquer vos aliments avant d’avaler, prendre le temps nécessaire pour le repas et dans la tranquilité, faire 30 minutes par jour de sport.
Il faut absolument individualiser notre alimentation. Il faudrait en fait manger selon son immunité. Exemples : « Manger 5 fruits et légumes par jour pour tous » ou « 3 produits laitiers par jour ». Je considère qu‘il n’y a pas de bons et mauvais aliments pour tout le monde, il y a des bons et mauvais aliments pour chaque individu.
Il sera alors jugé soit comme substance amie, donc parfaitement »toléré », soit comme substance ennemie car »mal toléré ». Dans ce dernier cas, la réponse de défense immunitaire se traduit par une sécrétion accrue d’anticorps IgG, bien objectivée par les tests, notamment par le test Elisa que je trouve, pour ma part le plus performant, car très fiable et reproductible.
Le Dr Roger Mussi avec un langage simple, accessible met des notions complexes à la portée de tous. Grâce à lui, on voit bien que la gestion de son alimentation dépasse les notions classiques de bilan calorique ou de qualité des aliments. S'appuyant sur une étude de terrain très complète regroupant plus de mille cas, il étaye son argumentation par l'histoire de ses patients.
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Tableau récapitulatif des intolérances alimentaires courantes selon le Dr. Mussi:
| Intolérance | Aliments concernés | Symptômes possibles |
|---|---|---|
| Gluten | Blé, seigle, orge, épeautre | Troubles digestifs, fatigue, migraines, problèmes de peau |
| Produits laitiers | Lait de vache, fromage, yaourt, crème | Troubles digestifs, problèmes ORL, affections cutanées |
| Oeufs | Oeuf entier, blanc d'oeuf, jaune d'oeuf | Migraines, problèmes digestifs, réactions cutanées |
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