Entre 4 et 6 mois, le nourrisson entame la période de diversification alimentaire. Après les fruits et les légumes, le poisson est l’un des premiers aliments que bébé va pouvoir consommer. Les poissons, qui possèdent de précieuses qualités nutritionnelles, sont des aliments particulièrement intéressants pour le développement des nourrissons ; à condition, bien sûr, de choisir les bonnes espèces et d’opter pour des méthodes de préparation adaptées aux bébés de 6 mois.
Votre petit bout a entamé sa diversification alimentaire et vous commencez à vous demander comment introduire le poisson dans les repas de bébé. À quel âge doit-il manger son premier plat avec du saumon ou du cabillaud ? Tous les poissons sont-ils bons pour votre enfant ? Quels sont les intérêts et bénéfices du poisson pour les bébés ? Comment se cuisinent les poissons et à quelle fréquence votre bout de chou doit en consommer ? Autant de questions que vous avez raison de vous poser et auxquelles nous allons répondre pour vous !
Le poisson est un aliment aux multiples bienfaits sur la santé et le développement de votre enfant :
Il est tout à fait possible d’introduire ce groupe alimentaire dès le début de la diversification alimentaire soit entre 4 et 6 mois révolus. Il est possible de commencer à introduire le poisson dans l'alimentation de votre bébé (5 à 10 grammes occasionnellement) dès le début de la diversification, entre 4 et 6 mois. Vous pouvez, par exemple, lui faire goûter cette famille d’aliments à la fin du 4ème mois, voire au début du 5ème mois. A partir de 6 mois, une fois que la phase de découverte des poissons sera passée, vous pourrez donner du poisson à votre bébé en quantité de 10g et à une fréquence de 2 fois par semaine. Cette règle est d’ailleurs valable pour toute la vie. Et oui, pour les adultes aussi il est recommandé de consommer du poisson 2 fois par semaine car ce sont des aliments importants et utiles pour notre santé, peu importe notre âge !
À 6 mois, votre bout de chou ne va pas pouvoir consommer toutes les espèces de poissons disponibles dans le commerce. Il est généralement recommandé de commencer à manger des poissons blancs (qui correspondent aux poissons dits « maigres »). On retrouve dans cette catégorie le merlu, la sole, le cabillaud, le merlan, la limande et le lieu. Moins fortes en goût que les poissons gras, ces espèces sont généralement bien appréciées par les tout-petits.
Pour que votre bout de chou profite de tous les bénéfices des poissons, il est conseillé de proposer à la fois des poissons maigres (cabillaud, colin, églefin, limande, merlan, etc.) et des poissons gras une fois par semaine (saumon, sardine, truite, etc.).
Il est conseillé de limiter les poissons dits « prédateurs » chez les jeunes enfants car ils sont plutôt bio-accumulateurs comme la dorade, la raie, le flétan, la lotte, le thon ou le bar. Les poissons d’eau douce comme la brème, la carpe, l’anguille ou le barbeau sont également à limiter pour les mêmes raisons. Il est également préférable d’enlever la peau et l’excédent de gras du poisson, car ce sont à ces endroits que se retrouvent les polluants.
D’après l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), certains poissons sont à éviter ou à limiter pour les bébés, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, en raison de leur risque de contamination au méthyle-mercure et d’autres contaminants, comme les BPC, qu’ils peuvent contenir :
Poissons à limiter: thon, bar, dorade, raie, brochet, lotte, flétan.
Poissons à éviter: espadon, siki, requin, lamproie, anguille, marlin, carpe.
Il est aussi conseillé d’éviter la consommation de coquillages crus ou peu cuits, ainsi que des crustacés vendus cuits et décortiqués. Préférez une cuisson maison pour vous assurer que les crustacés sont suffisamment cuits. Il est également recommandé de ne pas donner de poisson cru, fumé ou pas assez cuit à votre enfant avant 3 ans.
Il est possible d'acheter du poisson frais ou surgelé. Les conserves de poissons peuvent aussi être utilisées de temps en temps. On vous suggère alors de préférer les boites sans sel ajouté et avec une liste d’ingrédient réduite. Vous pourrez par exemple opter pour des sardines ou des maquereaux.
Contrairement aux poissons maigres qui contiennent moins de 1% de lipides, on peut reconnaître les poissons dits « gras » par un taux plus important : entre 5 et 12%. Sont ainsi considérés comme poissons gras le saumon, le thon mais également la sardine, le maquereau, le hareng, la lotte, la perche, le rouget ou encore le turbot.
Malgré leur nom, les « poissons gras » ne le sont pas tant que ça puisque leur teneur en lipide est semblable à celle d’un steak par exemple. Ils sont très riches en oméga-3, essentiels au développement du cerveau et de l’organisme de bébé. En général, plus le poisson est gras, plus il contiendra d’oméga-3.
A savoir que les poissons ne produisent pas eux-mêmes ces acides gras, cela provient de leur nourriture, notamment les algues. Ainsi, il est logique que les poissons d’élevage contiennent moins d’oméga-3 que les poissons sauvages. Attention cependant : les poissons sauvages peuvent avoir un risque de contamination aux métaux lourds. Il faut donc les consommer avec modération.
Il contient également des protéines, en proportion parfois équivalente à la viande, et de la vitamine D. Cette dernière permet de transformer et absorber le calcium : elle participe donc à la bonne ossature de bébé. Parmi les poissons gras, le saumon, le hareng et la sardine sont les plus riches en vitamine D.
Le premier critère lorsqu’on choisit du poisson : sa fraicheur ! L’odeur est un premier élément qui peut vous aiguiller : elle doit vous paraître fraiche et légère. La chair du poisson doit être bien ferme et ses écailles adhérentes. Une deuxième astuce pour être sur de la fraicheur du poisson : ses yeux. En effet, ces derniers doivent être brillant et occuper tout l’espace dans l’orbite. Méfiez-vous donc s’ils sont plats.
La plupart des poissons crus et cuits se conservent au réfrigérateur (0 à 3°C) entre deux et trois jours. Vous pouvez également les congeler ou préparer vos petits pots maison à l’avance puis les congeler. A savoir que les poissons gras se gardent moins longtemps que les poissons maigres au congélateur : entre 3 et 4 mois maximum (contre 6 pour les poissons maigres).
Pour rappel, les poissons maigres peuvent être introduits dès les 7 mois de bébé. Bébé pourra commencer à goûter les poissons gras à partir de ses 9 mois. Il est conseillé de cuire le poisson à la vapeur ou au court bouillon afin de préserver ses qualités nutritionnelles.
2 conseils importants pour la préparation des poissons:
Le poisson se marrie avec de nombreux légumes. Vous pouvez ainsi tester plusieurs mélanges comme saumon et légumes verts ou encore haddock et avocat. On peut introduire le poisson dans l’alimentation de bébé dès le début de la diversification alimentaire. Mais on propose généralement cette famille d’aliments quand l’enfant a déjà goûté à une belle variété de légumes. Vous pouvez cuire le poisson à la vapeur : c’est une méthode simple, et qui préserve bien les nutriments du poisson. ⚠️ Pour les enfants, le poisson doit toujours être bien cuit. À partir de 6-9 mois (en DME, ou lorsque bébé tient bien assis), vous pouvez proposer à votre enfant de grosses lanières (larges comme deux de vos doigts) de poisson bien cuit et tendre, à manger avec les doigts. Si la texture est trop friable, vous pouvez le mélanger à une sauce yaourt ou à une petite purée. Vous pouvez étaler ce mélange sur une biscotte crousti-fondante, ou le proposer à la cuillère. Dès 12 mois, lorsque votre enfant maîtrise mieux la mastication, vous pouvez lui proposer de petits morceaux de poisson, à manger seuls ou incorporés à des recettes pour toute la famille.
Comme tout nouvel aliment, les poissons peuvent parfois être boudés par votre petit bout. Votre enfant rechigne à en manger ? Vous manquez d’idées pour les repas de votre bébé ?
Le poisson et les crustacés sont présents dans la liste des allergènes majeurs. Il est conseillé d’introduire le poisson progressivement et de surveiller toute réaction allergique.
Si toutefois il y a des antécédents dans votre famille, nous vous recommandons d’en discuter avec le pédiatre avant d’introduire cette famille d’aliments.A noter : l’allergie au poisson concerne souvent plusieurs espèces de poissons. Il arrive, dans de rare cas, qu’elle se limite à une seule espèce. En cas de réaction allergique, il faudra quoiqu’il en soit s’orienter vers le pédiatre et un allergologue.
⚠️ Cet aliment est considéré comme un allergène majeur. S'il y a des antécédents d'allergie dans votre famille, discutez-en avec le pédiatre de votre enfant.
Grâce à nos purées et compotes, vous pouvez facilement varier les saveurs et textures pour éveiller les papilles de bébé : légumes doux, fruits sucrés, mélanges équilibrés, ou petits plats complets. Mixer, combiner, tester !
Quelques idées d'associations :
| Aspect | Recommandations |
|---|---|
| Âge d'introduction | Dès 4-6 mois, en petites quantités (5-10g) |
| Types de poissons | Varier entre poissons maigres et gras |
| Poissons à limiter | Thon, bar, dorade, raie, brochet, lotte, flétan |
| Poissons à éviter | Espadon, siki, requin, lamproie, anguille, marlin, carpe |
| Préparation | Bien cuit, sans arêtes |
| Fréquence | 2 fois par semaine |
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