Chaque année en France, environ 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, selon Silo. Ce gaspillage massif se produit à toutes les étapes de la chaîne alimentaire : production, transformation, distribution et consommation. Les industriels, particulièrement concernés par la production et la transformation, jettent 5,3 millions de tonnes de nourriture chaque année. Face à ce problème logistique et au gaspillage des ressources, de nombreux projets ont vu le jour pour répondre à ces besoins.
Les causes identifiées de ce désastre environnemental sont connues. Parmi les principaux :
Selon l’ADEME, la grande distribution serait responsable de 14% du gaspillage alimentaire en France. Le secteur pourrait réduire son gaspillage alimentaire de 300 000 tonnes par an et réaliser ainsi plus de 700 millions d’euros d’économies par an.
Si des efforts ont été mis en place ces dernières années depuis la Loi Garot, il y a encore beaucoup à faire pour répondre à l’engagement de la France de réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2025.
Pour réduire le gaspillage alimentaire, certains magasins privilégient les solutions qui préviennent le gaspillage directement à la source. Cela consiste à accompagner les équipes dans la détection des produits à dates courtes via des outils performants de traçabilité.
Voici quelques pratiques mises en place par les magasins :
Il est essentiel de sensibiliser les collaborateurs aux enjeux du gaspillage alimentaire. Il n'y a pas de combat mené sans sensibiliser les équipes en amont.
Les collaborateurs ont parfois le choix entre déjeuner au sein de l’entreprise, ramener leur repas le midi, ou acheter à manger à l’extérieur. Le gaspillage, c’est par exemple jeter ses restes de repas car il n’y a pas de frigo pour conserver les aliments sans risquer de tomber malade.
Il devient difficile de proposer à son collègue de finir son plat, chose que l’on fait volontiers avec les membres de sa famille. Restaurant d’entreprise, cafétéria, les services de restauration mis à la disposition des salariés sont appréciés d’une manière générale.
Commander en grosse quantité vous permet de réaliser des économies, certes, mais commander en plus petite quantité rend également les produits plus rares et donc plus appréciés encore par les consommateurs.
Pour engager toujours plus vos collaborateurs, il peut être utile de VOUS engager auprès d’une cause importante. Par exemple, savoir que le compost récolté dans le cadre du tri et de la valorisation des biodéchets sert à un cultivateur, permet de projeter vos collaborateurs concrètement.
En France, chaque année, presque 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, ce qui représente 150 kg par an et par habitant. Un gaspillage massif, qui ne concerne malheureusement pas que les produits alimentaires.
Ce gaspillage se produit à différents moments de la chaîne de production.
Une partie des aliments est aussi directement jetée par les consommateurs. En effet, chaque Français jette 7 kg d'aliments non consommés et encore emballés par an.
Même si cela est facile à oublier, un kilo de farine ou un kilo de viande ont nécessité de nombreuses ressources en amont de leur production.
Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues ou jetées chaque année, ce qui correspond à 30 % des aliments produits sur la planète.
Selon les conclusions du rapport, plus il est possible d'accéder à des denrées alimentaires en grande qualité, plus les chances de gaspillage sont grandes. La situation est inversée dans les pays en voie de développement : ainsi, 40 % des aliments sont gaspillés au niveau de la production et du stockage, en raison notamment d'un manque d'infrastructures adaptées.
Ces dernières années, la France s'est dotée d'une législation anti-gaspillage renforcée : pacte national, loi Garot, loi Egalim, loi AGEC. Depuis 2013, la lutte contre le gaspillage à tous les niveaux de la chaîne est devenue une priorité.
L'objectif est clair : réduire le gaspillage de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d'ici 2025 et d'ici 2030 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
Lancé en juin 2013, ce pacte national réunit l'ensemble des parties prenantes tout au long de la chaîne alimentaire, et pose les jalons de la lutte contre le gaspillage en France. L'objectif affiché est de réduire de moitié le gaspillage alimentaire à l'horizon 2025.
C'est en février 2016 qu'est entrée en vigueur la première loi française relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Elle vise à :
Entrée en vigueur en novembre 2018, la loi Egalim a pour but de fournir un meilleur cadre aux relations entre les acteurs de la chaîne de production alimentaire.
Ses objectifs sont de :
La possibilité de faire des dons alimentaires est étendue à la restauration collective et à l'industrie agroalimentaire. Autres mesures mises en place : l'encadrement des taux de remise des produits anti-gaspillage au sein de la grande distribution, et l'obligation faite aux restaurateurs de fournir des « doggy bags » aux clients qui en font la demande.
C'est sans doute la loi la plus ambitieuse de tout l'arsenal juridique anti-gaspillage. Entrée en vigueur en février 2020, la loi AGEC (acronyme pour Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) pose un objectif principal de réduction des déchets.
Elle vise à :
Par ailleurs, les initiatives vertueuses sont valorisées grâce à la création d'un label national Anti-Gaspillage Alimentaire.
Si l'arsenal juridique contre le gaspillage a des conséquences pour le consommateur, il vise en premier lieu les industriels et les distributeurs, qui sont largement mis à contribution.
Voici quelques obligations pour les distributeurs :
Depuis la loi Garot de 2016, les magasins de plus de 400 m² de surface commerciale ont l'obligation de donner tout ou partie de leurs invendus à au moins une association caritative.
Enfin, depuis février 2020, la loi AGEC interdit la destruction des invendus non alimentaires. Les vêtements, les chaussures, l'électroménager, les produits d'hygiène, de beauté et de puériculture, les livres et les meubles ne peuvent désormais plus être détruits.
En donnant leurs invendus, les entreprises, qu'elles soient assujetties à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés, bénéficient d'une réduction d'impôt. 60 % de la valeur des produits donnés, pour un montant total de dons inférieur à deux millions d'euros, dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ (5 pour mille) du chiffre d'affaires, si ce dernier montant est plus favorable.
Un surstock, également connu sous le nom d’excès de stock ou de stock excédentaire, représente un excès de marchandises. Ce stock peut être alimentaire ou non alimentaire.
Les causes du surstockage peuvent être liées à :
Les conséquences du surstock sont :
Pour réduire le surstock, il est possible de mettre en place les stratégies suivantes :
La destruction des stocks dormants n’est pas une action envisageable. En effet, depuis le 1er janvier 2022, la loi AGEC interdit la destruction par incinération ou mise en décharge des invendus non-alimentaires.
Les industriels de l’agroalimentaire, pour faire face à ces problèmes de stockage, recherchent des acheteurs pour déstocker leurs produits ou matières premières afin d’éviter la destruction de ces ressources.
Voici quelques exemples de plateformes et solutions :
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