Nos régions aiment donner de drôles de noms à leurs spécialités gourmandes. Bien souvent, derrière ces noms insolites se cache une anecdote. Mais derrière pâtisseries et confiseries aux noms saugrenus se cache souvent une anecdote insolite ! Découvrons ensemble ces douceurs aux appellations surprenantes et les histoires qu'elles racontent.
Qui n’a jamais entendu parler des Pets de Nonne ? Les pets de nonnes sont de petits beignets sucrés et soufflés de pâte à choux frite. Diverses origines sont avancées, l’une d’elle veut que ces beignets furent inventés dans l’abbaye de Marmoutier par une nonne novice. Celle-ci préparait de la pâte à choux avec les autres nonnes lorsqu’elle eu une flatulence. Gênée, elle aurait alors chancelé, faisant malencontreusement tomber de la pâte dans une marmite de graisse chaude.
Pour préparer ces beignets, il faut :
Les zézettes de Sète sont des biscuits sablés à base de farine et vin blanc, parfumés à la vanille. Les Zézettes de Sète ont été inventées par Gaston Bentata. Pour créer ces gâteaux typiquement sétois, Gaston Bentata reprend une recette pied-noir qui avait bercée son enfance. Il s’agit d’un biscuit sablé vanillé. À l’origine, dans la recette familiale, les biscuits se présentaient sous une forme ronde.
Les Tétons de la Reine Margot sont des chocolats fabriqués avec de la pâte de chocolat au lait, de raisins et d’abricots parfumée au Grand Marnier, le tout enrobé de chocolat blanc. Ce sont une spécialité de Pau.
Dans la recette originale du XVIIIème siècle, le Puit d’amour se présente comme un vol au vent en patte feuilletée, rempli de gelée de groseilles et surmonté d’une anse de feuilletage, censé imiter le seau d’un puit. S’il fit scandale à cause de son nom évocateur, il rencontra un vif succès à la cour du roi Louis XV lors de ses dîners intimes.
Les Crottes d’Âne sont de petits beignets qui régalent petits et grands le jour du carnaval. Les Crottes d’Âne sont des beignets que l’on déguste le jour du carnaval. Mélangez bien tous les ingrédients dans un récipient. Prenez un peu de pâte et donnez-lui la forme d’un beignet.
La Crotte du Chien, spécialité de Montargis, est un praliné noisette avec une coque de nougatine, le tout enrobé de chocolat noir. Au XIVème siècle, ce chient se promenait en forêt avec son maître, le chevalier Aubry de Montdidier. Ce dernier fut assassiné lors de cette promenade et, après plusieurs jours sans nouvelles, le roi ordonna des recherches. On retrouva le chien du chevalier dans la forêt, qui gémissait en grattant le sol et l’on retrouva le corps du disparu après avoir creusé à l’endroit indiqué par le chien. Le roi Charles V, qui aimait beaucoup le chevalier, fut très peiné et emmena la chien à la cour. C’est grâce à l’animal que l’on découvrit le coupable, car chaque fois qu’il se trouvait en présence du Chevalier Macaire, il se jetait sur lui.
Les Crottes de Marquis, spécialités de l’Allier, sont des boules de chocolat fourrées de praliné noisette apparues à l’époque de Louis XV. A partir de la Deuxième Guerre Mondiale, elles ont totalement disparues. Mais en 2007, Roger Néant a décidé de faire revivre les friandises de son enfance et il a fait appel à 10 pâtissiers de son département pour créer une recette unique à partir de chocolat noir, de beurre de cacao, de sucre et de pâte de noisette. C’est donc au XVIIIème siècle que l’histoire se passe. Le marquis Charles Eugène de Lévis, Gouverneur du Bourbonnais, avait pour habitude de se promener avec de petits sacs contenant ses friandises au chocolats. Un jour, en enfourchant son cheval, le marquis fit tomber son sac, le palefrenier voulu alors lui rendre, mais le marquis le repoussa violemment du pied : il ne voulait pas du sac, car il était tombé à terre. Le pauvre palefrenier fit alors tomber le sac, dont le contenu, des boules en chocolat, se mélangea au crottin de cheval. Le marquis ordonna alors au palefrenier de ramasser les boules de chocolat et de les manger.
Historiquement, c’est un biscuit datant du Moyen Age, « inventé » pour disposer de biscuits à très longue conservation lors des croisades. Il existe plusieurs variantes de formes et de recettes selon les régions, mais toutes ont en point commun l’échaudage (du verbe latin excaldare, devenu eschalder, à la fin du XIe siècle : « échauder, passer à l’eau chaude ») un début de cuisson à l’eau chaude comme les gnocchis. Il existe plusieurs variantes de formes et de recettes selon les régions, mais toutes ont en point commun l’échaudage (du verbe latin excaldare, devenu eschalder, à la fin du XIe siècle : « échauder, passer à l’eau chaude ») un début de cuisson à l’eau chaude comme les gnocchis. Pour les vieux de la vieille, cela pourra vous rappeler l’expression « chat échaudé craint l’eau ».
Dans un (grand) saladier, placez la farine, le sucre, le sel, l’anis et la levure. Ajoutez l’huile, les œufs battus en omelette et la crème. Travaillez le tout pour incorporer ces éléments liquides et former une pâte homogène. Si la pâte vous semble un peu sèche (i.e. on « sent » la farine) n’hésitez pas à ajouter un peu de lait/lait végétal pour la détendre.
Première cuisson : Faites bouillir une grande casserole d’eau, puis plongez y les échaudées. Lorsqu’elles remontent à la surface, elles sont cuites.
Deuxième cuisson : Disposez l’ensemble des échaudées sur des plaques de cuisson du four. (4) Cette durée de cuisson donne des biscuits très secs.
Gâteau Dudule….. quel drôle de nom pour un gâteau, vous ne trouvez pas ? Figurez vous que c’est justement à cause de ce drôle de nom que je me suis intéressée à cette recette.. si si.. je trouvais ce nom rigolo en fait.. et un gâteau aux pommes.. j’adore ça.. C’est en voyant passer cette recette sur une publication de Véronique du blog Cookedeliss que j’ai eu envie moi aussi d’y goûter… elle le décrit très très bien… c’est un gâteau ultra fondant, légèrement caramélisé.. de la pure gourmandise !! oui oui oui !!! Ce gâteau Dudule aux pommes… un gâteau ultra fondant, légèrement caramélisé..
Pour le gâteau :
Commencer par préparer le gâteau. Préchauffer votre four à 180°C (Th. 6). Éplucher puis couper vos pommes en cubes. Réserver. Dans un saladier, mélanger la farine, la levure chimique et le sucre. Ajouter ensuite l’œuf, l'huile et le lait et mélanger jusqu'à obtenir une préparation bien homogène. Ajouter les pommes, coupées en cubes et les mélanger à l'aide d'une spatule afin de bien les enrober. Verser dans votre moule (beurré si nécessaire) et enfourner pour 25 à 30 minutes à 180°C (Th. 6). Quelques minutes avant la fin de cette cuisson, préparer les amandes croustillantes caramélisées. Faire fondre le beurre avec le sucre. Y ajouter ensuite les amandes effilées et mélanger. Vérifier la cuisson de votre gâteau en y plantant la pointe de votre couteau. Une fois cuit, le sortir du four. Répartir par dessus votre préparation aux amandes. Remettre au four et prolonger la cuisson pendant 5 à 10 minutes en augmentant la température du four à 210°C (Th. 7). (jusqu'à ce que les amandes soient bien caramélisées).
D'un nom rigolo, le gargouilleau est un dessert rustique mariant des poires à une pâte clafoutisante sur les bords, un peu crèmeuse au milieu. Pour cela que ça "gargouille" au four! Pratiquement, il suffit de couper les poires en lamelles et de les additionner à une pâte fluide faite de farine, de sucre, de crème végétale et d'huile. Un peu de vanille ou d'alcool pour étoffer les saveurs, et le tout rejoindra un plat pour y cuire. Pour les nostalgiques des desserts d'antan, simplissimes, économiques, enveloppant l'odorat et le palais... Des campagnes nivernaises (Bourgogne) à celles du Bourbonnais voisin, le gargouilleau est un dessert pâtissier aux poires tenant du clafoutis*. Cuit au four dans un plat rectangulaire ou, plus commodément, dans un moule à tarte, sa composition intègre farine, lait, beurre, sucre, arôme (vanille, eau-de-vie, poudre d'amande...) et, bien sûr, des fruits: poires le plus souvent, pommes plus rarement.
Ingrédients (pour 4-5 personnes):
Préparation de recette:
Ce dessert se sert dans son plat de cuisson (sans démouler) ou les ramequins individuels.
| Nom du Dessert | Origine | Description |
|---|---|---|
| Pets de Nonnes | Abbaye de Marmoutier (supposée) | Petits beignets sucrés et soufflés de pâte à choux frite. |
| Zézettes de Sète | Sète | Biscuits sablés à base de farine et vin blanc, parfumés à la vanille. |
| Coucougnettes de Pau | Pau | Amande douce grillée enrobée de chocolat noir et pâte d’amande rosée, hommage à Henri IV. |
| Tétons de la Reine Margot | Pau | Chocolats à base de pâte de chocolat au lait, raisins, abricots parfumés au Grand Marnier, enrobés de chocolat blanc. |
| Crottes d’Âne | Carnaval | Petits beignets dégustés pendant le carnaval. |
| Crotte du Chien | Montargis | Praliné noisette avec une coque de nougatine enrobée de chocolat noir. |
| Crottes de Marquis | Allier | Boules de chocolat fourrées de praliné noisette. |
| Gâteau Dudule | Inconnue | Gâteau aux pommes ultra fondant, légèrement caramélisé. |
| Gargouilleau aux Poires | Bourgogne et Bourbonnais | Dessert rustique mariant des poires à une pâte clafoutisante. |
Trouver le nom parfait pour un gâteau, c’est offrir à ce dessert une identité, une promesse et surtout… une petite touche de magie. Que ce soit pour sublimer la table d’un mariage raffiné ou simplement émerveiller vos invités, un nom original ne fait pas que titiller la curiosité : il laisse une empreinte inoubliable dans les mémoires. Parce qu’à chaque création, chaque décor, chaque émotion, le nom vient révéler le caractère unique de votre dessert.
Nommer un gâteau, c’est un peu lui donner une âme. Donner un nom à votre dessert, c’est offrir à vos invités une histoire à laquelle ils peuvent s’attacher. En cela, le nom de gâteau créatif devient un levier de différenciation, notamment pour les mariages haut de gamme ou les réceptions anniversaires élégantes. Souvenez-vous : un nom de gâteau inspiré évoque déjà tout un univers.
Un bon nom de gâteau est comme une invitation. Il capte l’attention, éveille la gourmandise et sait jouer avec la part d’enfance, de rêve ou de raffinement que chacun porte en soi. Le choix du nom est ainsi une question de ressenti, de style et d’inspiration. Vous manquez d’inspiration ? Le secret réside dans l’accord parfait entre inspiration personnelle et esprit de l’événement.
Le nom classique (« Entremets Chocolat », « Tarte aux Pommes ») a le mérite de la clarté, mais il n’évoque pas d’émotion particulière. N’oublions jamais : la première bouchée est déjà prise des yeux, et parfois, des mots. À l’heure des partages instantanés, un nom de gâteau bien choisi devient un véritable atout instagrammable.
L’unicité d’un événement repose toujours sur la cohérence de chaque détail. Le nom du gâteau doit donc être en harmonie avec l’arche florale, la palette de couleurs, ou même le design du menu. Les couples souhaitent que chaque élément de leur mariage soit personnalisable, et le dessert n’échappe plus à la règle. La magie d’un événement tient parfois à de petits détails, à ces attentions discrètes qui font vibrer le cœur. Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un nom : il peut transformer une simple part de gâteau en souvenir impérissable.
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