Thiriet s’est taillé une place à part dans le paysage des surgelés français, quelque part entre la praticité du quotidien et l’envie de se faire plaisir avec un bon produit, même un mardi soir. L’univers Thiriet ne se résume pas au rayon glaces.
Plus de cinquante ans que la maison développe ses recettes de glaces, pâtisseries et autres mets surgelés, avec un socle fort : un atelier de production à Éloyes, régulièrement mis en avant dans la communication maison. La marque Thiriet s’inscrit dans cette famille d’entreprises françaises nées d’un territoire précis, ici les Vosges, avant de se déployer sur tout le pays.
Le jeu consiste alors à croiser plusieurs sources : la communication officielle de l’enseigne, les tests comparatifs comme ceux menés pour d’autres spécialistes des surgelés tels que Bofrost, et surtout la parole des clients, parfois très contrastée. Certains ne jurent plus que par les desserts de fête ou les poissons surgelés, là où d’autres dénoncent une baisse perçue de la qualité surgelés sur certains plats cuisinés.
À cela s’ajoute la question pratique : commande en ligne, Click & Collect, écarts de prix entre magasin et livraison, gestion des litiges…
Le positionnement de Thiriet peut se résumer en trois piliers.
Ce qui distingue Thiriet, c’est aussi son double visage. D’un côté, un réseau de magasins où l’on vient choisir soi-même ses produits surgelés, parfois en discutant avec une équipe locale. Cette dualité n’est pas anecdotique, car elle influe sur les prix, les promos et la perception globale de la marque.
Il faut pourtant garder un regard lucide. Thiriet reste un industriel du surgelé, pas un artisan de quartier. L’entreprise s’inscrit au cœur de la filière agroalimentaire française, un univers qu’on retrouve aussi lorsqu’on étudie des groupes comme Eureden. Cela implique des impératifs de volume, de standardisation, de maîtrise des coûts.
Le catalogue Thiriet demeure la porte d’entrée la plus utilisée par les clients fidèles. Prospectus en boîte aux lettres, feuillet en magasin, version numérique sur le site : le support change, la logique reste la même. On y trouve une succession de produits mis en avant, souvent avec des réductions temporaires, des offres par lots ou des promotions liées à la carte de fidélité.
Un point à intégrer rapidement : Thiriet revendique deux réseaux de distribution indépendants, magasins d’un côté, livraison à domicile de l’autre. Résultat, le même produit surgelé peut afficher un prix différent selon le canal choisi.
Une cliente a par exemple pointé un écart significatif entre un panier « retrait magasin » et le même panier livré à domicile, soit environ 22 euros de plus, alors que la livraison était annoncée comme gratuite.
Pour tirer parti du catalogue sans se laisser embarquer, quelques réflexes simples aident beaucoup.
Le catalogue Thiriet fonctionne mieux si l’on organise ses repas de la semaine autour de quelques pivots : légumes surgelés, poissons, viandes portionnées, puis seulement ensuite les petites fantaisies type mignardises ou entremets. On peut très bien imaginer une semaine où les légumes verts viennent de Thiriet, le fromage d’un marché local et un dessert glacé pour le dimanche. Dans cet esprit, les promotions deviennent un coup de pouce et non un moteur d’achat.
Un dernier conseil, souvent négligé : garder une petite marge de liberté par rapport au catalogue. Rien n’oblige à se cantonner aux produits en promo, surtout si l’on a déjà repéré quelques valeurs sûres. À l’inverse, une promotion peut servir de prétexte pour tester une nouveauté, à condition d’accepter l’essai comme un pari, pas comme un engagement à long terme.
Les avis Thiriet recueillis ces dernières années dessinent un paysage très contrasté, presque en deux colonnes.
Les critiques ne portent pas seulement sur le goût. Plusieurs témoignages évoquent aussi des litiges de facturation (articles facturés deux fois), des retards de remboursement sur des produits manquants, des menaces malvenues de dépôt de plainte pour vol en cas de problème de terminal bancaire, ou encore des heures d’ouverture de magasin non respectées un 31 décembre.
Sur ces points, la réaction officielle de Thiriet met souvent en avant une volonté de traiter chaque dossier, des demandes de précisions (numéro de lot, DDM, centre de livraison) et une promesse d’amélioration continue.
Pour équilibrer, il faut noter que plusieurs avis positifs soulignent justement l’accessibilité des centres de livraison Thiriet. Là où certains concurrents s’appuient sur des plateformes téléphoniques impersonnelles, l’enseigne vosgienne met en avant une relation directe avec un conseiller de secteur, souvent identifié par son prénom. Une cliente raconte ainsi ses échanges fluides avec un livreur d’Angerville-la-Campagne, malgré un premier oubli de livraison réglé par la suite sans drame.
Au final, la lecture des avis Thiriet impose une approche nuancée. Le volume de clients satisfaits et fidèles est suffisant pour que l’enseigne soit régulièrement plébiscitée dans sa catégorie, mais les retours négatifs pointent des fragilités réelles, surtout en période de forte tension logistique comme Noël.
Parler de qualité surgelés chez Thiriet suppose de distinguer au moins trois familles de produits : les ingrédients bruts (légumes, poissons, viandes), les plats cuisinés, et les produits de pâtisserie ou glaces. Chacune de ces familles n’affiche pas les mêmes forces ni les mêmes zones de fragilité.
Sur les produits bruts, une bonne partie des clients se dit plutôt satisfaite. Légumes bio ou conventionnels, filets de poissons, viandes portionnées remplissent correctement leur rôle d’éléments de base, à cuisiner ensuite selon ses envies. Une critique isolée peut viser un lot ou une référence précise, mais globalement, les retours restent positifs, y compris chez ceux qui cuisinent beaucoup et n’achètent presque jamais de plats préparés.
Les plats cuisinés, eux, divisent nettement plus. Un feuilleté de cabillaud jugé lourd, peu beurré, avec une garniture parcimonieuse ; des ravioles aux champignons perçues comme « que de la pâte » sans vraie farce ; un préfou à l’ail trop épais, peu gourmand. D’autres références, moins citées, passent en revanche très bien chez de nombreux clients, notamment sur les lasagnes, certains gratins ou quiches.
Cela montre deux choses. D’abord, que toutes les recettes ne bénéficient pas du même niveau de mise au point sensorielle.
Reste le grand terrain de jeu de l’enseigne : les glaces, pâtisseries et desserts festifs. C’est là que Thiriet a bâti une partie de sa réputation, avec des bûches glacées, mini-bonnets, tasses glacées spectaculaires en présentation. Pourtant, les derniers retours montrent une forme de crispation. Une omelette norvégienne autrefois jugée référence se retrouve décrite comme écœurante, meringue collée au carton, excès de sucre. Des tasses glacées très jolies à regarder, mais fades en bouche, où seule la décoration fait illusion.
Pour se faire une idée solide, rien ne remplace le test progressif. Commencer par un dessert à prix modéré ou un format plus petit, observer la texture de la glace, la présence réelle des inclusions annoncées (morceaux de fruits, éclats de chocolat), l’équilibre sucre / gras. Un bon dessert surgelé doit retrouver, après décongélation dans les règles (généralement plusieurs heures au frais), une bouche nette, sans givre, avec une aromatique lisible. Si l’on se retrouve avec une sensation farineuse ou une sucrosité qui écrase tout, la recette est probablement moins aboutie que le packaging ne le laisse entendre.
La commande en ligne fait aujourd’hui partie intégrante de l’ADN Thiriet. On choisit ses articles sur le site, on valide un créneau de livraison surgelés ou un retrait en magasin, et le reste est censé se dérouler sans accroc.
Dans les faits, la majorité des tournées se passent correctement, en particulier pour les clients de campagne qui se sont organisés avec un livreur identifié, souvent le même à chaque fois, avec qui le contact devient presque familier. Les difficultés apparaissent surtout lorsqu’un grain de sable se glisse dans la mécanique. Un cas a notamment choqué par la mention d’une possible plainte pour vol si la situation ne se régularisait pas, alors même que la banque venait de confirmer le débit.
Pour limiter ces mauvaises expériences, quelques réflexes simples aident beaucoup.
Un autre point à intégrer concerne les écarts de prix entre livraison et magasin. L’enseigne explique ces différences par l’existence de deux réseaux distincts, avec plans commerciaux propres. Sur le plan économique, cet argument se défend. Pour le consommateur, il implique toutefois un choix clair : accepter de payer un peu plus cher pour le confort de la livraison, ou optimiser son budget en privilégiant le retrait magasin ou le Click & Collect.
Enfin, mieux vaut garder en tête que la livraison de surgelés repose sur une logistique fine, très sollicitée à Noël ou pour la Saint-Sylvestre. Réserver un créneau suffisamment tôt, prévoir un plan de secours, ne pas tout conditionner à l’arrivée exacte d’un entremets précis le 24 au soir évite bien des tensions. On peut très bien imaginer une table de réveillon qui mêle une entrée maison, un plat partiellement surgelé et un dessert Thiriet, plutôt que de tout externaliser.
Avant de se lancer ou de changer d’enseigne pour ses surgelés, beaucoup de consommateurs se posent les mêmes questions. Faut-il préférer la commande en ligne ou le passage en magasin pour limiter les déceptions. Les produits Thiriet sont-ils réellement supérieurs aux marques de distributeur des supermarchés classiques. Comment réagir si une bûche de Noël attendue ne se retrouve finalement pas dans le carton.
On pourrait comparer la démarche à celle d’un gastronome curieux qui explore une nouvelle épicerie spécialisée, comme une enseigne d’Asie type Acemart. On teste un produit, puis deux, on repère les rayons les plus fiables, on contourne les recettes qui ne parlent pas à son palais. Thiriet ne fait pas exception. Le congélateur reste un terrain d’expérimentation, avec des réussites et des ratés, mais aussi un atout pour qui aime improviser un repas savoureux sans passer deux heures aux fourneaux.
La perception de la qualité des surgelés Thiriet varie selon les familles de produits. Beaucoup de clients jugent les légumes, poissons et viandes brutes très fiables, parfois au-dessus des marques de distributeur classiques. Sur les desserts glacés et pâtisseries, l’enseigne a longtemps bénéficié d’une excellente réputation, même si certains retours récents jugent certaines nouveautés trop sucrées ou moins abouties. Les plats cuisinés divisent davantage, avec de vraies réussites et quelques recettes décevantes.
Thiriet explique ces écarts par l’existence de deux réseaux commerciaux distincts. Les magasins disposent de leurs propres animations promotionnelles et de leurs tarifs, tandis que la livraison à domicile intègre dans ses prix un service plus complet : conseiller dédié, tournée frigorifique jusqu’au domicile, chaîne du froid prise en charge du dépôt jusqu’au congélateur du client. Pour le consommateur, cela signifie qu’un panier peut coûter plus cher en livraison qu’en retrait magasin, même lorsque la livraison est annoncée sans frais supplémentaires.
La première étape consiste à vérifier le bon de livraison en présence du livreur et à signaler immédiatement toute anomalie lorsqu’elle est visible sur le moment. Si l’erreur n’est repérée qu’après coup (produit manquant dans un carton, dessert abîmé, recette très éloignée de la promesse), il faut contacter rapidement le service client, de préférence avec toutes les références sous la main : numéro de commande, code produit, éventuels numéros de lot et date d’achat. Dans de nombreux cas, l’enseigne indique proposer un dédommagement ou un remboursement, mais certains clients rapportent des délais ou des relances multiples.
Thiriet mise beaucoup sur ses gammes festives : bûches glacées, entrées raffinées, assortiments de mignardises. De nombreux clients rapportent des réveillons réussis intégralement composés de produits Thiriet, notamment sur les desserts. D’autres décrivent des expériences plus mitigées, avec des plats de fruits de mer jugés fades ou des desserts trop sucrés. Pour réduire le risque, mieux vaut tester au préalable une ou deux références en amont des fêtes, et prévoir un plan B maison ou d’une autre origine pour les éléments clés du menu.
Les avis en ligne sur Thiriet reflètent des expériences très diverses, parfois extrêmes dans les deux sens. Certains encensent la marque et la jugent meilleure que Picard, d’autres annoncent la quitter définitivement après plusieurs déconvenues. Comme pour tout service alimentaire, il est judicieux de considérer ces avis comme des indicateurs et non comme des verdicts.
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