La vie d’un cochon en élevage est rigoureusement organisée, de sa naissance à l’abattage, en passant par différents espaces de vie adaptés à ses besoins spécifiques. Chaque étape est conçue pour optimiser sa croissance et son bien-être, tout en répondant aux exigences de production.
C'est l'endroit où les naissances ont lieu. Le porcelet y reste avec sa mère et ses frères et sœurs jusqu’au sevrage, qui intervient vers l’âge de 6 semaines en production biologique. Pendant cette période, le porcelet tète le colostrum, très riche en anticorps, essentiels au début de sa vie. La truie met bas pour la première fois autour d’un an. Une semaine avant la mise-bas et pendant l’allaitement, la truie est généralement placée dans un hébergement appelé la salle de maternité. Chaque truie est dans une case avec ses propres porcelets.
Après le sevrage, les jeunes animaux sont élevés ensemble jusqu’à l’âge de 3 mois en moyenne. Les porcelets y sont logés en groupe. En général, les groupes d’environ 30 porcelets sont constitués en fonction du poids des animaux au sevrage : les plus lourds avec les plus lourds et les plus légers avec les plus légers. Les mâles et les femelles sont généralement mélangés. Au sevrage, un porcelet pèse déjà 8 kilos et consomme surtout de la poudre de lait mélangée avec du blé et des céréales en flocons. Cette phase dure 5 à 6 semaines.
Les porcs sont élevés dans cette phase depuis l’âge de 3 mois jusqu’à l’abattage, qui intervient entre 6 et 18 mois selon les races utilisées. Pendant la phase d’engraissement, le porc absorbe tous les jours un kilo de nourriture. Grâce à une préparation essentiellement constituée de maïs, de blé et d’avoine, de pois et de soja, il grossit de 600 grammes par jour.
Tout au long de sa carrière de reproductrice, la truie va fréquenter successivement plusieurs espaces de vie :
C’est l’endroit où les truies et les verrats sont logés pendant la période de reproduction. C’est l’endroit où les truies sont fécondées selon deux méthodes possibles : la saillie par un verrat (dans le cas de la monte naturelle) ou l’insémination artificielle. Les truies y restent en moyenne 1 mois. Ces deux méthodes sont pratiquées dans les élevages biologiques. On appelle verraterie la salle où est réalisée la fécondation.
Les truies déjà saillies ou inséminées et confirmées gestantes après échographie y sont logées. C’est l’endroit où se déroule la majeure partie de la gestation de la truie. Les truies y restent environ 2,5 mois. La gestation de la truie dure 3 mois, 3 semaines et 3 jours. La directive 2008/120/CE oblige, à partir de 2013, que les truies soient élevées en groupe pendant une partie de la gestation, 12 semaines sur les 22 du cycle complet.
Les truies et leurs porcelets nouveau-nés y sont logés. C’est l’endroit où se déroulent les naissances (aussi appelées mise bas) et l’allaitement des porcelets. Les truies y restent environ 50 jours (10 jours avant la mise bas et 40 jours d’allaitement jusqu’au sevrage).
Les truies sont élevées en groupes en verraterie et en gestante.
La conduite d'un élevage se compose de trois périodes principales : le naissage, le post-sevrage et l’engraissement. A chaque stade de développement des animaux correspond un espace adapté à leurs besoins spécifiques. La truie est fécondée par insémination artificielle ou saillie. Au terme de la gestation, la truie met bas une portée moyenne d’une douzaine de porcelets. Pendant 1 mois, elle reste avec ses porcelets et les allaite. Le porcelet va passer d’une alimentation lactée (lait maternel) à une alimentation solide. Il quitte la maternité pour continuer à grandir dans une autre salle chauffée, avec des porcelets du même âge. A l’issue du post-sevrage, le porc est élevé pendant 3 à 4 mois en vue de fournir de la viande.
L’élevage des porcs est très encadré d’un point de vue règlementaire. Le législateur a fait évoluer l’environnement des porcs vers une meilleure prise en compte des besoins de l’espèce, mais également vers un meilleur encadrement des interventions douloureuses comme la castration et la coupe de queue. Des audits BEA sont réalisés par les vétérinaires porcins avec pour objectif d’évaluer le respect des normes demandées mais aussi d’objectiver les améliorations apportées par ces nouvelles mesures bien-être. Des contrôles des services vétérinaires sont réalisés pour vérifier les conditions d’hébergement des animaux, la qualité de l’identification, le bon état général des animaux, les soins vétérinaires éventuellement apportés.
Parmi les comportements normaux du porc, ce dernier a besoin d’exprimer le fouissage : le fait d’explorer avec le groin, mais également le mâchonnement. Il lui est donc nécessaire d’avoir à disposition des matériaux manipulables qui lui permettent de fouir et mâchonner. Comme la plupart des espèces domestiques, le porc est une espèce sociale qui vit en groupe organisé selon une hiérarchie. Toutefois, il peut avoir tendance à l’agressivité, notamment en cas de stress (lorsque la densité est forte, le groupe est changé, la température varie brutalement, lors de pathologies digestives, etc.). Ces agressions se traduisent par des morsures entre congénères. Le plus souvent, ils se mordent la queue (on parle alors de caudophagie), voire les oreilles ou les flancs.
Les porcelets sont castrés sans anesthésie durant les premiers jours de leur vie. Leur queue est coupée pour 90 % d’entre eux, en dépit de la loi qui l’interdit. Petite lueur d’espoir (dec 2010) : invités par la Commission européenne et la présidence belge du Conseil des Ministres, des représentants des fermiers européens, de l’industrie de la viande, des détaillants, des scientifiques, des vétérinaires et des ONGs du bien-être animal se sont engagés à mettre fin à la castration chirurgicale des cochons jusqu’à janvier 2018.
Sous l’impulsion de l’Union Européenne, la France s’est dotée fin 2017 d’une stratégie visant à arrêter la pratique de la caudectomie systématique. L’objectif est une meilleure maîtrise des facteurs de risque et une évolution des pratiques en élevage de porc. Un arrêt de la castration à vif.
Il ne saurait y avoir de bien-être des animaux de production sans des conditions de vie et de travail satisfaisantes pour les personnes en charge de leur élevage, transport et abattage.
Dans les élevages français, l’alimentation des porcs n’est constituée que de produits végétaux sélectionnés pour leurs grandes qualités nutritives. L’alimentation des porcs répond à des exigences qualitatives et sanitaires strictes. Les éleveurs de porcs assurent à leurs animaux une alimentation adaptée à leurs besoins. Les céréales, comme le blé ou le seigle, peuvent constituer jusqu’à 75 % de l’alimentation des porcs, ces derniers devant être engraissés pour la production de viande. De plus, l’alimentation des porcs doit être techniquement performante, car elle constitue la part principale des coûts de production d’un élevage.
Certains éleveurs ont fait le choix de fabriquer eux-mêmes leurs aliments. C'est le cas de plus de 35% des éleveurs, qui cultivent eux-mêmes ou achètent directement les matières premières, principalement des céréales et des graines oléoprotéagineuses.
Si vous vous posez des questions sur la reproduction du cochon, ne cherchez plus ! Mâles et femelles n’atteignent pas forcément leur maturité sexuelle au même âge car cela dépend de leur croissance. On observe que des truies peuvent avoir leurs premières chaleurs vers l’âge de 5 mois. Mais généralement, on part du principe que la maturité sexuelle est atteinte vers 6 mois. Aussi, si vous ne souhaitez pas que les cochons se reproduisent, il faut séparer les mâles des femelles assez tôt, ou stériliser les mâles ou les femelles.
La truie présente des chaleurs toutes les 3 semaines. Mais les jeunes truies ont des chaleurs un peu plus courtes. Comme tous les mammifères, le comportement de la femelle se modifie sensiblement sur cette période : l’animal se montre plus affectueux, envahissant, voire même agressif. En groupe, la truie tente fréquemment de monter sur ses congénères, elle a aussi moins d’appétit et elle émet des grognements sur de longues périodes. Certaines truies dressent les oreilles ou lèvent la queue en présence d'un mâle.
De son côté, le porc est fécond toute l’année lorsqu’il n’est pas castré. L’animal est alors moins docile. Son comportement est plus difficile à maîtriser que celui d’un porc castré, avec une tendance à la fugue et à la destruction. Pour s’assurer d’une bonne fécondation, le verrat (nom donné au porc mâle employé comme reproducteur), doit pouvoir mener la saillie à son terme, sans être dérangé ou chassé par la truie.
Chez le cochon, on a coutume de dire que la gestation dure 3 mois, 3 semaines, 3 jours. La plupart des truies mettent bas entre le 114e et le 118e jour. Environ 48 heures avant la mise-bas, les truies construisent un nid, également appelé “chaudron”. C’est la seule espèce ongulée qui construit un nid. Si la truie n’a pas de paille ou d’herbe à disposition, elle va tout de même faire semblant de construire son nid. Quelques jours avant la mise bas, mamelles et vulve gonflent. Le bouchon muqueux se liquéfie et sort du vagin. Les premières douleurs se produisent de 3 à 6 heures avant la mise bas. La truie s’agite de plus en plus.
Les porcelets se présentent à intervalles de 5 à 30 minutes. Une fois que la portée entière est née, on s’assure que les petits viennent à la tétée sans trop tarder. Le placenta doit être expulsé 1 heure après la naissance du dernier porcelet. 1 à 2 jours après, le canal de mise bas continue à se vider d’une sécrétion aqueuse et glaireuse de couleur blanchâtre, inodore.
Vers une augmentation de la segmentation du marché : une augmentation de la production de Label Rouge à 12 % et de la production en agriculture biologique à 10 % de la production totale d’ici 2027.
La filière travaille sur une évolution du logo « le Porc Français », initialement créé pour mettre en avant l’origine française de la viande, de manière à intégrer des critères relatifs au bien-être mis en œuvre par l’ensemble des producteurs porcins.
L’élaboration d’outils (application sur smartphone) dans le but d’évaluer le bien-être animal en élevage. Des études et des outils techniques sont en développement pour permettre de mieux prévenir et maîtriser la douleur des animaux.
Au-delà des demandes règlementaires demises en conformité, il est progressivement perçu comme un moyen d’amélioration continue dans la chaine de production.
Tableau récapitulatif des étapes clés du cycle de vie du porc :
| Étape | Durée | Objectifs |
|---|---|---|
| Maternité | Environ 6 semaines | Allaitement, croissance initiale |
| Post-sevrage | Jusqu'à 3 mois | Transition alimentaire, croissance |
| Engraissement | 3 à 18 mois | Prise de poids, préparation à l'abattage |
| Gestation (truie) | 3 mois, 3 semaines, 3 jours | Développement des fœtus |
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