La cuisine est souvent comparée à une langue, un moyen d'expression et de partage. Cet article vous invite à explorer la richesse de la cuisine japonaise, en dévoilant ses fondements et son évolution à travers le temps.
Un repas japonais typique
Pour comprendre la gastronomie japonaise, il est essentiel de considérer le contexte géographique du pays. Le Japon est un archipel s'étendant sur environ 378 000 km², couvrant plusieurs latitudes, ce qui lui confère une grande variété de climats tout au long de l'année.
Il est facile d'imaginer que la première ressource naturelle du Japon est l'eau, avec ses sources thermales et ses rizières inondées. Bien que le pays soit moderne, il reste dépendant de ses ressources naturelles de base. En effet, seulement 30 % du territoire est cultivable, le reste étant constitué de montagnes ou de terres volcaniques.
Les conditions géographiques et climatiques du Japon ont poussé le pays à développer une gastronomie unique, profondément marquée par l'adaptabilité face aux ressources limitées.
Carte du Japon
De nombreux facteurs extérieurs ont influencé son évolution au fil de l’histoire, mais le Japon a su réinventer son alimentation tout en approfondissant une véritable réflexion autour de celle-ci. Échanges avec l’étranger, impact du bouddhisme, isolement et réouverture ont contribué à façonner la cuisine japonaise.
La Chine et la Corée ont joué un rôle crucial dans la formation de la cuisine japonaise, en introduisant des éléments essentiels comme la sauce soja et les ramen. À partir du XVIe siècle, les échanges avec l’Occident, notamment le Portugal, ont également laissé leur empreinte, avec des plats comme les tempura, ou le gâteau Castella, directement inspirés des recettes portugaises.
Importé de Chine au 5e siècle, le bouddhisme a fortement influencé les habitudes alimentaires. L’interdiction de la viande, promulguée par l’empereur trois siècles plus tard, visait à suivre les préceptes bouddhiques.
Durant la période d’isolationnisme (sakoku) de 1603 à 1867, le Japon a été coupé du reste du monde, se concentrant sur le perfectionnement de son artisanat. Cet isolement a façonné une cuisine plus raffinée, notamment à Kyôto, où s’est développée une gastronomie délicate, centrée sur l’esthétique et la pureté des saveurs.
Aujourd’hui, l’alimentation des Japonais tend à se mondialiser et à ressembler de plus en plus à celle des autres pays. Pourtant, certains concepts traditionnels liés à la manière de s’alimenter sont profondément ancrés et perdurent dans l’éducation moderne.
Le plus connu est celui d’Ichijû Sansai, qui signifie « une soupe et trois accompagnements ». Le riz, élément central de la cuisine japonaise, est toujours présent, généralement sous forme d’un bol de riz blanc, qui sert de base aux plats, aux condiments (pâte miso, sauce soja ou alcool de riz), et aux pâtisseries (farine de riz).
La nature est au centre de la cuisine japonaise qu’il s’agisse du choix et du goût des ingrédients ou de l’ambiance. En effet, les matières premières sont soigneusement sélectionnées en respectant les saisons. Cela permet à la cuisine de proposer des aliments de grande fraîcheur avec beaucoup de goût.
Le dressage rend également hommage à la nature en la reproduisant, jusqu’à l’imperfection et la simplicité rustique. Le minimalisme règne dans la cuisine japonaise. L’idée est de suggérer plutôt que d’imposer.
Les plats sont disposés de manière à laisser de l’espace, à créer un sentiment de sérénité et de contemplation avant de déguster.
Ichijū Sansai
La codification de la cuisine japonaise l’a presque élevée au rang d’art sacré, rendant sa pratique précise et technique, parfois complexe, même dans les gestes les plus simples. Pourtant, cette gastronomie prône également la simplicité et l’humilité à tous les niveaux.
Ce paradoxe - entre rigueur et épure - est sans doute ce qui fascine tant les amateurs de cuisine. À l’image du Japon lui-même, la cuisine japonaise incarne un parfait équilibre entre « tradition et modernité ».
Si les codes et les recettes varient d’une culture à l’autre, l’amour pour la cuisine, lui, reste universel.
Les Japonais accordent beaucoup d’attention à ce qu’ils mangent et à la manière dont ils le mangent. Cela se voit dans la façon dont ils font infuser le thé, mais aussi dans la façon dont ils préparent le hatcho miso ou le tamari. Pour nos producteurs japonais, il est parfaitement normal de remuer le shoyu 365 jours sur 365. Il est aussi évident qu’un expert en miso passe des jours à empiler une pyramide parfaite de pierres, afin d’exercer une pression suffisante sur le mélange de miso pour la fermentation.
Nos 100 produits japonais sont purs. Chez nous, il n’y a pas un seul ingrédient superflu. C’est justement parce que de nombreux producteurs utilisent la même recette depuis des générations que la composition est restée naturelle.
Nous sommes transparents quant à l’origine de nos produits japonais. Dans nos vidéos, vous pouvez voir exactement comment cela se passe au Japon. Dans les petites maisons de production locales, le travail et la vente sont un processus honnête.
| Période | Influence | Exemple |
|---|---|---|
| Ancienne | Chine et Corée | Sauce soja, ramen |
| XVIe siècle | Occident (Portugal) | Tempura, gâteau Castella |
| Ve siècle | Bouddhisme | Interdiction de la viande |
| 1603-1867 | Isolement (Sakoku) | Cuisine raffinée de Kyôto |
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