Le cuivre est un oligo-élément indispensable en très faible quantité, comme tous les oligoéléments, essentiel à la vie et pourtant sous-estimé.
Après absorption dans l’intestin, il passe par le foie afin de faire son entrée dans les différentes voies du corps. Le cuivre est un oligoélément qui participe à de nombreuses réactions biochimiques dans les cellules.
Le cuivre, qui est avec l’or le premier métal à avoir été utilisé par l’Homme, est également un oligo-élément qui participe à de nombreuses réactions biochimiques dans l’organisme.
Le cuivre est un oligo-élément essentiel pour notre organisme, jouant un rôle crucial dans la formation des globules rouges, le maintien du système immunitaire et la protection des cellules contre le stress oxydatif.
En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et compléments alimentaires contenant du cuivre.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a autorisé les allégations suivantes pour les compléments alimentaires et les aliments dans le cas où ils contiennent au moins 0,15 mg de cuivre pour 100 g, 100 ml ou par portion : le cuivre contribue au métabolisme énergétique, au maintien du tissu conjonctif, au fonctionnement du système nerveux, à la pigmentation de la peau et des cheveux, au transport du fer dans le sang, au fonctionnement du système immunitaire et à la protection contre les radicaux libres (effet antioxydant).
Le rôle principal du cuivre dans l'organisme est celui de cofacteur pour les enzymes à composante minérale, appelées métalloenzymes. En effet, le cuivre va être nécessaire à ces métalloenzymes pour catalyser d'importantes réactions de réduction et d'oxydation (REDOX) de l’organisme.
Le cuivre est également connu pour être un composant essentiel de l'enzyme antioxydante superoxyde dismutase (SOD).
Au-delà de son rôle de cofacteur d'enzymes, les ions de cuivre semblent jouer un rôle stimulant dans le système immunitaire. Il est toutefois important de souligner que le cuivre est un oligo-élément essentiel ; des niveaux relativement faibles sont nécessaires pour une santé optimale et le cuivre est intrinsèquement toxique à des concentrations élevées.
Les principales fonctions du cuivre comprennent :
Connu depuis l’antiquité pour son pouvoir antiseptique, il aide à combattre les processus infectieux viraux ou bactériens. Pour anecdote, des ouvriers du cuivre furent mieux protégés lors d’épidémies de choléra au 19° siècle.
Il agit surtout au niveau du système immunitaire, de la lutte contre les radicaux libres et l’inflammation, ainsi que dans le fonctionnement des neurones.
Il aide aussi à lutter contre la production de radicaux libres. Il favorise la synthèse du collagène et pourrait avoir ainsi un effet réparateur sur le cartilage et les ligaments des articulations.
Le cuivre a une action stimulante de l’immunité naturelle. Il stimule la multiplication des cellules de défense (les lymphocytes).
Le cuivre intervient au niveau de plusieurs enzymes dans la transmission de l’influx nerveux et également dans la mémoire, le sommeil et l’attention.
Le cuivre améliore les troubles douloureux liés à l’arthrose selon certaines études. Il agit en limitant l’inflammation, comme un anti-inflammatoire naturel.
Indispensable pour se maintenir en bonne santé, le cuivre est un oligo-élément présent dans notre organisme en faible quantité, mais on en trouve dans de nombreux aliments.
Les sources alimentaires principales de cuivre sont les abats, les crustacés, les mollusques et les céréales. Le cuivre est un minéral essentiel pour le bon fonctionnement de votre organisme, et une alimentation riche en cuivre peut aider à soutenir plusieurs processus physiologiques, comme la formation des globules rouges, le maintien d’un système immunitaire sain et la protection des cellules.
D’après le rapport INCA 2, l’apport de cuivre pour les Français se fait par le pain et les produits de la panification à 14,1 %, les légumes à 7,8 %, les abats à 7,4 %, les fruits à 6,1 % et les pommes de terre à 5,5 %.
Une alimentation équilibrée doit suffire à atteindre les recommandations : d’après les données de l’étude INCA2, les plus gros contributeurs en cuivre de la population adulte française sont les pains et produits de panification, les légumes, les abats, les fruits et les pommes de terre.
Voici une liste d'aliments riches en cuivre :
Plus que tout autre aliment, le foie de bœuf contient une importante quantité de cuivre, avec 12 400 µg par portion de trois onces, soit environ 1 400 % de l’apport quotidien recommandé. Du côté des aliments végétaux, une pomme de terre moyenne fournit 675 µg de cuivre, soit environ 75 % de l’apport quotidien recommandé. Un quart de tasse de graines de tournesol grillées contient 615 µg de cuivre, soit 68 % de l’apport quotidien recommandé, ainsi que du magnésium et du sélénium. Voué pour ses qualités antioxydantes, le chocolat noir contient également 501 µg de cuivre pour une portion d’une once.
Ci-dessous, sont présentés les 6 aliments les plus riches en cuivre :
| Aliments | Teneur en cuivre (mg/100 g) |
|---|---|
| Foie de veau | 20 |
| Spiruline | 6,1 |
| Champignon | 5,17 |
| Cacao | 3,9 |
| Calamar | 2,11 |
| Huître | 1,45 |
Les besoins en cuivre chez l'adulte sont en moyenne de 2 mg par jour, chez l'enfant (entre 6 ans et 18 ans) ils se situent plutôt entre 1 et 1,5 mg et chez les personnes âgées, on estime ces besoins en cuivre à environ 1,5 mg/jour.
Pour les enfants, l’apport satisfaisant a été estimé être inférieur à celui des adultes et croissant avec l’âge. Pour la femme enceinte ou allaitante, une augmentation de 0,2 mg/j est conseillée.
Voici les apports nutritionnels recommandés (ANR) en cuivre selon l'âge et le sexe :
| Population | ANR (mg/jour) |
|---|---|
| 7 - 11 mois | 0,4 |
| 1 - 2 ans | 0,7 |
| 3 ans | 1,0 |
| 4 - 6 ans | 1,02 |
| 7 - 9 ans | 1,03 |
| 10 ans | 1,13 |
| 11 - 17 ans | 1,14 |
| Adultes | 1,35 |
| Femmes enceintes | 1,53 |
| Femmes allaitantes | 1,53 |
Les études réalisées sur la population française font état d’apports insuffisants en cuivre particulièrement chez les enfants âgés de 10 à 12 ans (80% d’apports inadéquats), chez les jeunes filles de 13 à 15 ans (82%), et celles de 16-17 ans (79%).
La carence en cuivre provoque une anémie, une fragilité osseuse, des retards de croissance, et une plus grande sensibilité aux infections.
Une carence en cuivre peut entraîner une anémie, une fatigue et des troubles du système immunitaire.
Dans le cas d’une déficience en cuivre, différentes conséquences peuvent être observées. Des altérations de production d’énergie peuvent apparaitre au niveau métabolique, des modifications du métabolisme du glucose et du cholestérol, une augmentation des dommages oxydatifs ou encore une augmentation de la concentration en fer dans les tissus.
Au niveau physiologique, une déficience en cuivre peut entrainer une faiblesse cardiaque. Si celle-ci survient pendant la grossesse, des malformations structurelles, des anomalies neurologiques et immunologiques persistantes dans l’enfance peuvent survenir. Une véritable carence en cuivre entraîne un état neurologique qui est, dans une certaine mesure, cliniquement similaire à une carence en vitamine B12.
Toutefois, ce phénomène n'a été observé que dans des situations exceptionnelles. Le corps humain résiste quelque peu à la carence en cuivre, car les intestins augmentent l'absorption du cuivre lorsque les réserves corporelles diminuent et son absorption devient plus efficace lorsque l'apport alimentaire en cuivre est réduit.
De ce fait, la carence en cuivre est relativement rare et ne constitue pas une préoccupation majeure pour la population générale. Néanmoins, bien que rare, elle peut être constatée dans des conditions susceptibles de réduire l'absorption du cuivre, comme un pontage gastrique antérieur ou l'utilisation simultanée d'inhibiteurs de la pompe à protons.
À haute dose (un à plusieurs grammes pris en une fois), le cuivre est un poison qui provoque des vomissements, des hémorragies, de la diarrhée et des problèmes de foie. La consommation chronique de cuivre à dose élevée peut entraîner des atteintes hépatiques sévères.
Le fer, le zinc et le molybdène diminuent l'absorption du cuivre par l'intestin.
Il est important de noter que :
Précautions et recommandations :
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