Les sushis, makis et poke bowls sont des plats très appréciés. Mais s’ils sont si faciles à manger, sont-ils tout aussi simples à préparer ? La réponse est simple : oui, bien sûr ! La cuisson du riz est peut-être l'étape la plus difficile pour faire des sushis ou des makis. Les maîtres en sushi japonais mettent des années à en apprendre l'art.
Choisir le bon riz constitue la base d’un sushi de qualité. Privilégiez le riz rond japonais Japonica, reconnu pour sa richesse en amidon qui garantit la bonne texture collante recherchée. Pour faire des sushis ou makis, il est essentiel d’utiliser un riz « rond » (comprenez un riz à grains courts). Ce type de riz est souvent riche en amidon, ce qui donnera la texture « collante » que l’on recherche. Pour un vrai riz à sushi (tant qu’à faire…), on utilisera une variété que l’on retrouve en Asie sous le nom de Japonica rice. De nombreux cultivars en sont issus : koshihikari, akitakomachi, nansuboshi, hitomebore, etc… Bref le choix est immense !
Si vous ne trouvez pas de riz japonais, plusieurs alternatives existent. Le riz Calrose de Californie offre des caractéristiques similaires avec sa texture légèrement collante. Évitez absolument les riz longs comme le basmati ou les riz parfumés. Ces variétés manquent d’amidon et ne permettront jamais d’obtenir la cohésion nécessaire à vos créations. Les grandes surfaces proposent désormais du riz spécialisé dans leurs rayons produits du monde. Les épiceries japonaises en ligne offrent une sélection plus authentique avec des variétés premium. Le Marché Japonais, La Boutique du Japon ou Satsuki livrent rapidement des riz Koshihikari ou Shinode directement importés.
Le riz Japonica, s’il est le riz idéal pour faire des makis et sushi (ou poke bowl d’ailleurs), est tout de même un peu trop chargé en amidon. On va donc le rincer plusieurs fois afin d’enlever le surplus. C’est très simple… et très efficace.
Vous vous demandez peut-être comment rincer le riz, ou plus précisément, combien de fois rincer le riz ? J’ose à peine vous répondre : « autant de fois que nécessaire » ;-). En tous cas au moins 4 ou 5 fois, et jusqu’à ce que l’eau soit claire et transparente. Vous verrez, la différence avec le 1er rinçage, ou l’eau de trempage ressort d’un blanc laiteux, est assez bluffante.
Voici une méthode détaillée pour le rinçage :
Autre méthode :
Pour avoir un riz à la texture parfaite, on choisit un mode de cuisson vapeur. A l’aide d’un cuiseur à riz, si vous avez, ou d’une bête casserole, tout simplement. Il vous faudra juste un ustensile incontournable : un couvercle pour votre casserole, de manière à ce que la vapeur d’eau ne s’échappe (quasiment) pas. Plutôt simple, non ?
Autre méthode pour la cuisson à la casserole:
Si le riz colle en dessous de la casserole, c’est qu’il a trop cuit. S’il se dessèche, je dirais qu’il a cuit trop fort. J’ai fait de nombreux tests avant d’avoir ma recette idéale.
Pas de riz à sushi ou maki sans ce petit goût acidulé si addictif, ce « je ne sais quoi » qui fait toute la différence. Le secret ? On ajoute au riz une préparation de vinaigre de riz, sel et sucre (ou un vinaigre à sushi déjà prêt si vous préférez - mais c’est tellement simple de le faire soi-même !). Mais attention, on n’ajoute pas l’assaisonnement n’importe comment, ni n’importe quand, surtout pas ! On le verse sur le riz encore chaud, pour qu’il puisse en absorber toutes les saveurs.
Préparez votre assaisonnement pendant que le riz repose encore chaud. Mélangez 4 cuillères à soupe de vinaigre de riz, 1 cuillère à café de sel et 2 cuillères à soupe de sucre dans une petite casserole. Retirez la casserole du feu et laissez tiédir cette préparation aigre-douce.
Autre méthode pour préparer l'assaisonnement :
Ingrédients pour le sirop:
Versez progressivement cet assaisonnement sur votre riz chaud en mélangeant délicatement à l’aide d’une spatule en bois. Pendant cette opération, éventez votre riz pour accélérer son refroidissement. Cette technique traditionnelle japonaise permet d’obtenir des grains brillants et une texture parfaite.
Voici les étapes :
Le riz à sushi se manipule mieux à température ambiante. Si donc vous pouvez préparer vos sushi et maki rapidement après la cuisson, quand le riz aura refroidi (ou sera tiède), ce sera parfait. Sinon, ce n’est pas très grave, vous pouvez le conserver au frais au réfrigérateur puis le sortir en avance et l’utiliser lorsqu’il est à température ambiante. Et si vous avez peu de temps devant vous pour « réchauffer » le riz, le micro-ondes (à toute petite puissance) reste une très bonne solution.
Un riz à sushi cuit à la perfection... ça ressemble à quoi ? La texture : il faut que ça colle... Le riz à sushi et maki, ce n’est pas comme le riz de l’oncle Ben’s : s’il ne colle pas, c’est la cata ! En effet, imaginez votre sushi dont les grains de riz se désolidarisent avant même d’atteindre votre bouche, façon Petit Poucet - cela ne fait pas rêver, non ? On cherche donc une texture collante, une boulette de riz qui, une fois amalgamée, continue à se tenir par elle-même.
Pour vérifier la texture du riz après cuisson, prendre quelques grains dans la main (quand il a refroidi, bien sûr) - si les grains restent majoritairement collés à vos doigt, c’est parfait ! (et il ne vous reste plus qu’à vous lécher les doigts…).
| Étape | Description |
|---|---|
| Choix du riz | Privilégier le riz rond Japonica |
| Rinçage | Rincer 4 à 7 fois jusqu'à ce que l'eau soit claire |
| Cuisson | Cuiseur à riz (1:1) ou casserole (voir méthodes détaillées) |
| Assaisonnement | Mélange vinaigre de riz, sucre et sel |
| Refroidissement | Éventer et mélanger délicatement |
| Vérification texture | Les grains doivent coller entre eux |
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