La cuisson de la poterie est une étape cruciale qui transforme l'argile brute en une pièce céramique durable. Une mauvaise cuisson peut entraîner des défauts et même la casse de la pièce. Il est donc essentiel de maîtriser les règles de base et de choisir les bons matériaux et techniques.
Dans cet article, nous allons explorer en détail les différentes techniques de cuisson, les matériaux réfractaires nécessaires, les types de fours, la technique du raku, et les mesures de sécurité à prendre pour réussir vos cuissons de poterie.
Il existe différentes techniques de cuisson, chacune ayant ses spécificités et ses résultats esthétiques. Voici quelques-unes des techniques les plus courantes :
La courbe de cuisson s’établit sur le programmateur du four. La température s’affiche sur l’écran au fur-et-à-mesure de la cuisson. La température de cuisson finale des pièces ne correspond pas à celle affichée par l’écran. L’écran affiche la température instantanée transmise par la sonde pyrométrique du four. Elle ne prend pas en compte le cumul de chaleur en fonction du temps d’exposition des pièces.
Décroissance de la température à four fermé (ne pas ouvrir avant d’avoir atteint les 50°C pour éviter un choc thermique). Selon la température extérieure, c’est plus ou moins long, le four ne consomme aucune énergie.
Les composants sont les mêmes pour les cônes 05a, 06a et 07a destinés à contrôler la cuisson des dégourdis. Pour 100g de poudre correspondant à la montre choisie (selon la composition ci-dessus) ajouter 35g de solution B. Fermer le couvercle du bocal et bien agiter pour obtenir une pâte homogène. Pétrir la pâte sur un rondeau en plâtre avec un couteau. Ensuite, estamper le colombin sur un film plastique qui recouvre la cavité du moule. Il est recommandé de faire les montres une-à-une.
Les fours de poterie doivent être construits avec des matériaux capables de résister à des températures extrêmes et à des contraintes mécaniques et chimiques importantes. Voici les principaux matériaux utilisés :
Matériaux capables de résister à des températures extrêmes, de haute résistance à la fusion, capables de résister aussi aux forces destructives d’abrasion, aux fortes pressions et aux attaques chimiques, d’acides ou de bases à haute température.
Briques à feu : 4 classes respectives selon la température maximum : faible , 28, 1615°, intermédiaire, 28-31, 1680°, haute 32-32 ½ 1700° et super réfractaire 33-34, 1760°. Les briques « super » peuvent être utilisées pour les arches, les chaudières, les parois du four et partout où règne une température extrême. Les briques « hautes » peuvent être utilisées partout sauf les cas précédents. Les briques « intermédiaires » sont utilisées pour les fours à plus basse température, tel qu’un cône 10. Les briques « faibles » pourraient supporter une température cône 10 mais il est préférable de les utiliser en dehors des zones de température très élevées.
Briques isolantes : destinées à absorber très peu de chaleur et à diminuer le temps de montée en température du four, de 65 à 85% moins denses que les briques à feu, classées en 8 catégories 16, 20, 23, 26, 28, 30, 32, 33 selon la température respective 845°C à 1790 °C pour les catégories 16 et 33. Par exemple, la classe 23-1260°C est utilisée pour les fours n’excédant pas le cône 6. La classe 26 -1427°C est excellente pour les fours à cône 10, elle est celle qui est la plus utilisée. La classe 28 -1538°C est utilisée pour le plancher des fours et la boîte à feu.
Pourquoi vouloir construire un four à bois quand on dispose déjà d’un four électrique ? Il y a des raisons techniques, par exemple cuire en réduction qui permet d’obtenir une gamme d’émaux inaccessible en oxydation avec un four électrique. Il y a aussi les variations séduisantes de coloris des objets exposés à la fumée. Il y a des raisons économiques de réduction de coût en raison des tarifs croissants de l’électricité au point que de nos jours, des boulangers et des bouchers ferment leurs échoppes.
Où le construire ? Proche de l’atelier mais suffisamment loin pour ne pas être incommodé par les fumées, à distance des risques éventuels tels qu’une citerne de gaz ou de fuel, en tenant compte des vents dominants pour ne pas trop gêner le voisinage, en zone non inondable.
Quel four veut-on construire ? Quelle température espère-t-on, pour quel volume de cuisson et pour quel type de cuisson? Un four à basse température pour la faïence ou pour le raku n’excédant pas 1000°C sera plus aisé à construire et moins cher qu’un four dévolu à la cuisson du grès et des émaux à 1200-1320°C.
Il existe différents types de fours, chacun adapté à des besoins spécifiques :
Le barbecue en terre cuite, fabriqué main à Marrakech, est l'un des produits phares de l'artisanat marocain de Marrakech. Indispensable et traditionnel des régions méditerranéennes, le barbecue est la star de l'été dans l'habitat provençal. Il symbolise un art de vivre, la convivialité et le goût des bonnes choses.
Le barbecue en terre cuite du Maroc, élément central des cuisines d'extérieur marocaines, trouve aujourd'hui sa place dans les jardins et terrasses des habitations provençales. Le barbecue en terre cuite du Maroc s’impose comme un élément clé de l’art de vivre en plein air, particulièrement dans les jardins et terrasses provençaux. À la fois pratique, esthétique, et convivial, il symbolise la rencontre harmonieuse entre deux cultures méditerranéennes qui partagent une passion commune pour la nature, la cuisine, et le partage.
Un kamado c’est avant tout un barbecue : une source de chaleur et une grille de cuisson. Mais c'est aussi un œuf divisé en deux parties : une cuve et un couvercle articulé sur charnière. Tout l’intérieur est constitué d’une couche de céramique de plusieurs centimètres qui va pouvoir emmagasiner la chaleur et la restituer doucement pour cuire les aliments.
Il existe de nombreux combustibles de fumage différents. Vous pourrez utiliser certains de ces combustibles pour réaliser de superbes fumages avec votre barbecue fumoir kamado. La plupart des barbecues fumoirs kamado proposent les mêmes caractéristiques.
Vous pensez déjà connaitre toutes les sortes de raku ? Eh bien lisez jusqu’au bout cet article et vous serez bien surpris ! Son origine est liée à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. Le potier Tanaka Chôjirô amorce le style raku-yaki. Il crée des bols sobres, entièrement rouges ou noirs, qui étaient censés refléter les idéaux de simplicité du concept wabi. Dès 1910, le grand potier Bernard Leach popularise cette pratique en Occident.
La technique du Raku se transforme véritablement au contact de nombreux artistes. Elle connait son heure de gloire dans les années 60/70, avec des artistes comme Paul Saudner.
Pratiquer le raku se fait en plusieurs étapes. L’argile raku : on va créer un choc thermique lors de la cuisson. Donc il nous faut une terre solide et résistante qui contient de la chamotte. Acheter un four raku coûte moins cher qu’un four à céramique traditionnel. De plus il est facile d’utilisation, et vous permettra d’être aux normes si vous faites des animations de groupe.
Transfert des pièces : À l’aide de grandes pinces métalliques, on extrait une à une les poteries. On les transfère dans un récipient en métal, rempli de paille ou de sciure de bois. Ce contact avec la glaçure va créer les effets. On ferme pour obtenir l’enfumage des pièces.
La Collection Barbecue peut-elle être utilisée directement sur flamme nue ? Pour une bonne utilisation, placer votre skillet rond ou votre poêle de la collection barbecue à au moins 5 cm au-dessus d’une source de chaleur. Si possible, utilisez la grille de votre barbecue extérieur pour garantir une distance sûre par rapport aux braises. Ces produits peuvent-ils être utilisés sur une plaque de cuisson ou dans un four classique ? Ces ustensiles sont conçus pour l’extérieur et une cuisine sur flamme nue, mais peuvent aussi être utilisés en cuisine.
Nos ustensiles de cuisine barbecue peuvent également être utilisés sur les tables de cuisson à gaz et dans les fours domestiques sur une grille. Cependant, ne l'utilisez pas sur des tables de cuisson à induction ou en céramique et verre. Plutôt les utiliser sur le gril, dans un four à pizza ou dans un four à bois. Cela le rend adapté aux sources de chaleur contrôlées et non contrôlées, jusqu'à 450°C.
Nettoyez votre Collection Barbecue avec de l’eau chaude savonneuse et une éponge douce. Bien que ces ustensiles soient compatibles avec le lave-vaisselle, nous recommandons un lavage à la main pour en prendre soin.
Les produits de la Collection Barbecue sont conçus pour s'empiler facilement, permettant ainsi de maximiser l'espace de rangement. Pour tirer parti de la possibilité d'empiler vos ustensiles tout en les préservant, nous vous recommandons d'utiliser des protections de poêle entre chaque produits.
## Séchage de l'Argile : Une Étape CrucialeLe séchage est un moment décisif dans le processus céramique. Trop rapide, il provoque fissures, déformations, décollements. Trop lent, il ralentit la production, favorise les moisissures, voire provoque des effondrements internes. Quand on réalise une pièce, on travaille de l’argile contenant une grande quantité d’eau.
On distingue deux types d’eau :
L’eau libre commence à s’évaporer dès 20 degrés Celsius. Sa présence au moment de la cuisson est dangereuse. À partir de 100 degrés, l’eau restante se transforme en vapeur. Si elle est piégée dans la pièce, elle peut provoquer des explosions internes. C’est pour cela que si tu as un doute, tu peux pratiquer le bassinage.
Automatiquement, si l’eau disparaît de la terre, l’argile va se rétracter. Le taux de rétractation de l’argile varie entre 10 et 20% en fonction de l’argile utilisée.
Le séchage est un processus qui doit être le plus uniforme possible. Si le séchage est trop rapide, cela va crééer des tensions sur les parois et créer des fissures sur les pièces.
Il existe une technique de correction du séchage en céramique. Elle consiste à réhumidifier légèrement une zone qui a séché plus vite que les autres. On utilise cette technique pour humidifier une anse avant collage, ou pour réparer une microfissure en état cuir.
Le séchage ne doit pas être laissé au hasard. Voici quelques méthodes pour le contrôler :
Dans tous les cas, pose les pièces sur un support absorbant, comme une planche en bois brut, une chamoisine ou du papier journal.
Le séchage en céramique idéal se fait entre 18 et 22°C, avec un taux d’humidité relative de 40 à 60 %.
Même si la pièce est « sèche au toucher », elle peut contenir de l’humidité à cœur. 🔥« le four n’est pas là pour finir le séchage. Le calendrier de séchage dépend de la saison, de l’humidité ambiante, de la ventilation et de l’épaisseur des pièces. Si un seul de ces points n’est pas validé, laisse-la sécher.
Quand une fissure apparaît pendant le séchage, il faut d’abord identifier son stade. Si la pièce est encore à l’état cuir, on peut souvent réparer. On humidifie très légèrement la zone concernée, puis on applique de la barbotine. On recouvre ensuite la pièce sous plastique pendant un ou deux jours pour relancer un séchage lent et homogène.
Si la fissure apparaît à l’état sec, ou si elle est trop profonde, la réparation devient risquée. Même en comblant la fissure, les tensions internes restent présentes. Ces réparations tiennent rarement à la cuisson. Dans le premier cas, on peut tenter un recollage à l’état cuir avec de la barbotine enrichie de vinaigre, la barbotine magique, en replaçant la pièce sous plastique pendant plusieurs jours. Mais le résultat reste incertain, surtout pour les formes fonctionnelles.
En cas d’éclatement ou de fissuration multiple, on recycle directement la terre. On réhydrate les morceaux cassés dans un seau d’eau, on les laisse se désagréger, puis on les récupère en pâte.
Si tu veux augmenter la vitesse de séchage de ta pièce grâce à ton four, utilise le bassinage. Le bassinage, c’est le fait de laisser ta pièce plusieurs heures dans le four avec une température à 60°C. Cela permet de supprimer l’eau superficielle. Cependant, en utilisation classique, le four ne sert pas à sécher les pièces. Enfournée trop tôt, une pièce encore humide explose dès que la température approche les 100 degrés.
Entre 20 et 150 degrés, l’eau libre s’évapore. Si elle reste présente dans la terre, elle se transforme en vapeur et crée une pression interne brutale. En séchant correctement, on prépare la terre à traverser cette phase critique sans dommage. Une pièce bien séchée entre en cuisson biscuit sans problème. Et après ? Le séchage est un moment clé dans la réussite d’une pièce. Elle demande de la rigueur, de l’observation et de la méthode. Elle engage à la fois la compréhension de la terre, la gestion de l’environnement et la maîtrise du temps.
La manipulation de fours et de matériaux chauds comporte des risques. Il est essentiel de respecter les règles de sécurité suivantes :
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