Trois ans après le changement de pouvoir, des millions d’Afghans continuent de faire face à l’une des crises humanitaires les plus graves et complexes au monde. Fortement dépendants de l’aide humanitaire, les Afghans sont piégés dans un cycle de pauvreté, de déplacements et de désespoir. L’Afghanistan enregistre une amélioration marginale malgré les chocs climatiques et les prix élevés des denrées alimentaires, poussant 14,2 millions de personnes à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire.
Le plan de réponse aux besoins humanitaires de l’Afghanistan (HNRP) 2024 indique qu’environ 23,7 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire, dont 52 % d’enfants et 25 % de femmes. On estime à 23,7 millions le nombre de personnes qui auront besoin d’une aide humanitaire en Afghanistan en 2024.
Plusieurs facteurs contribuent à cette crise persistante :
Plus récemment, en juillet 2024, de graves inondations ont touché 29 districts à travers Badakhshan, Baghlan, Kunar, Laghman, Nangarhar et Nuristan, endommageant les maisons, les cultures et les infrastructures et affectant 1 925 familles (OCHA).
Cette année, 343 cliniques mobiles ont déjà fermé leurs portes, soit 52 % de l’ensemble des cliniques mobiles du pays. Cette situation a eu un impact significatif sur la réponse sanitaire et nutritionnelle, les populations n’étant pas en mesure d’accéder aux services vitaux essentiels. Avec 12,4 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, la situation devrait s’aggraver, ce qui pourrait priver plus d’un demi-million d’enfants malnutris d’une alimentation vitale.
Les familles, en particulier les ménages dirigés par des femmes, sont contraintes de prendre des décisions éprouvantes pour survivre. Elles doivent notamment en relocaliser leurs familles à l’intérieur du pays, souvent en rejoignant des camps informels, en effectuer des trajets périlleux à travers les frontières et envoyer les enfants travailler.
La faim dans le monde a de graves conséquences sur les personnes les plus vulnérables. Les populations sont victimes du manque d’eau potable, sont obligées de quitter leur foyer, leurs biens et leurs sources de revenus et se retrouvent ainsi dans une situation d’autant plus précaire. Le manque d’aliments nutritifs affaiblit le système immunitaire. Les personnes souffrant de la faim, et plus particulièrement les femmes enceintes et les nourrissons, sont alors plus susceptibles de contracter des infections, comme les maladies respiratoires, les infections intestinales et le paludisme, et de développer des complications graves.
La faim et l’insécurité alimentaire sont des facteurs majeurs qui poussent les populations à migrer. Cela peut conduire à des migrations internes, où les populations se déplacent à l’intérieur de leur propre pays, ou à des migrations transfrontalières, où elles franchissent les frontières pour trouver de meilleures conditions de vie.
La faim a un impact sur la stabilité politique des pays touchés. Les gouvernements et les institutions politiques peuvent être remis en question et critiqués pour leur incapacité à fournir des solutions durables à la faim et à l’insécurité alimentaire. Les flux migratoires liés à la faim peuvent également avoir un impact sur les pays d’accueil. Ces derniers doivent faire face à des défis en matière de logement, de services de santé, d’éducation et de sécurité.
Les signataires de cette lettre soulignent que la crise actuelle en Afghanistan ne peut être résolue par la seule aide humanitaire et qu’une réponse globale, durable et adaptée au contexte de la part de la communauté internationale est nécessaire. L’Afghanistan a désespérément besoin d’une aide au développement à long terme pour s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté. Voici quelques solutions proposées :
La protection de l’espace humanitaire doit rester une priorité essentielle pour garantir une réponse humanitaire fondée sur les besoins et les principes dans le pays. Au fil des ans, les partenaires humanitaires ont fourni une assistance aux communautés dans le respect des principes humanitaires. La poursuite de la programmation multisectorielle sensible au genre devrait être soutenue en veillant à ce que tous les programmes humanitaires intègrent une forte perspective de genre et répondent aux besoins et aux droits spécifiques des femmes et des filles.
| Besoin | Nombre de Personnes |
|---|---|
| Aide Humanitaire Totale | 23,7 millions |
| Enfants Nécessitant une Aide | 52% de 23,7 millions |
| Femmes Nécessitant une Aide | 25% de 23,7 millions |
| Personnes en Insécurité Alimentaire Aiguë | 14,2 millions |
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