La conscience environnementale des consommateurs est en constante progression, influençant leurs choix d'emballages. Les législations se renforcent pour répondre aux attentes des consommateurs et prévenir les risques sanitaires. Pour les professionnels de la restauration, il est crucial de s'adapter à ces évolutions réglementaires et aux usages de leurs clients. Le choix d'un emballage alimentaire recyclable est donc un enjeu majeur.
Dans cet article, nous allons explorer les critères de sélection des emballages alimentaires recyclables, les principaux usages et une vingtaine d'exemples de packagings à envisager. Nous aborderons également les différents matériaux recyclables et les avantages de l'utilisation d'emballages recyclés.
Sélectionner l’emballage alimentaire le plus sûr, le plus responsable et le plus attractif pour vos clients nécessite de prendre en compte plusieurs critères essentiels :
Les normes doivent garantir que les emballages ne contaminent pas les aliments et ne représentent aucun danger pour la santé des consommateurs. Il est important de se référer au "Paquet hygiène", un ensemble de règlements européens précisant les règles et bonnes pratiques à respecter.
Chaque type d'emballage alimentaire est soumis à des réglementations spécifiques :
Il convient également de rappeler que la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) prévoit notamment l’interdiction du plastique à usage unique.
Il est recommandé de choisir des emballages facilement recyclables (en particulier le carton) ou réutilisables pour limiter les volumes de déchets et permettre une nouvelle vie à vos packagings. Assurez-vous auprès de vos fabricants et distributeurs que vos emballages sont bien certifiés en ce sens.
Attention, un emballage fabriqué à partir de matériaux recyclés ne peut être utilisé pour le contact alimentaire que s’il respecte les normes de sécurité sanitaire définies par la réglementation européenne (règlement (CE) n° 1935/2004), qui garantit l’absence de risque de contamination. Vérifiez donc si vos emballages en plastique recyclé sont bien certifiés par le fabricant.
Lorsque vous choisissez votre emballage alimentaire recyclable, assurez-vous qu'il porte les logos qui indiquent la recyclabilité du produit. Il peut s'agir :
Ces logos guident votre client, pour qu’il lui donne la fin de vie adaptée à votre emballage, dans la filière de recyclage adéquate.
Au-delà du caractère recyclable de votre emballage, celui-ci doit respecter sa fonction première : protéger vos produits lors de leur transport, jusqu’à l’étape de consommation finale. Dans le cadre de denrées alimentaires, vous devez donc vous assurer que votre emballage a été conçu pour que votre produit soit transporté sans être altéré. Notez que certains emballages alimentaires peuvent également être réchauffés au micro-ondes pour être consommés plus tard.
L’éco-responsabilité de vos emballages est à associer à leur praticité. Ils doivent vous permettre d’emballer de manière efficace et rapide vos produits alimentaires : un élément-clé pour servir de manière optimale vos clients.
Le dernier critère de choix de vos emballages alimentaires recyclables tient à l’expérience client qu’ils vous permettent de développer autour de votre marque. L’emballage est en effet un levier simple à activer pour fidéliser les consommateurs, en leur proposant une expérience de consommation fluide et agréable.
Tout d’abord, votre emballage doit être adapté au type de consommation de vos produits. Que vous vendiez vos produits à emporter ou bien en livraison à domicile, vos emballages alimentaires doivent permettre une consommation sur le pouce. Lors de la livraison ou du transport de vos préparations, ils doivent également simplifier leur transport et assurer une réelle étanchéité.
Vous pouvez également penser à personnaliser votre emballage recyclable. Un packaging alimentaire personnalisé vous permet ainsi de marquer les esprits de vos clients. Pour ce faire, notez que des matières comme le papier ou le carton alimentaire peuvent être imprimées aux couleurs de votre marque - avec des encres éco-responsables pour ne pas nuire à la recyclabilité de l’emballage.
Voici une sélection d'emballages alimentaires recyclables qui associent écologie, protection des produits et expérience client :
PKG FOOD propose plusieurs sortes de plastiques recyclables tels que le PP, le PET et le PS. Le PET (polyéthylène téréphtalate) est le plastique que l’on retrouve le plus chez PKG FOOD, on le retrouve dans tous les types de produits : pots à sauces, coupes desserts, gobelets pour boissons froides, verrines et coupelles pour traiteurs, bouteilles en plastique, assiettes, barquettes, saladiers et bols à salades, couvercles pour gobelets, bols ou barquettes, sacs plastique, pailles et couverts. C’est le plastique le moins cher, mais il est important de noter que tous les produits en PET sont à usage froid uniquement.
Si on souhaite se procurer des produits identiques au PET, mais pour plats et boissons chaudes, il faudra choisir des gobelets, barquettes, saladiers, bols et assiettes en PP. Le PS (ou polystyrène cristal) est un plastique qui compose la plupart des couverts jetables et assiettes en plastique.
Les boîtes en aluminium sont utilisées pour de petites et moyennes quantités de produits alimentaires. On retrouve par exemple certains objets tels que les bouteilles en aluminium, flacons alu et d’autres boîtes de stockage.
Dans le secteur des emballages alimentaires, on peut distinguer différents types de matières recyclables:
L'utilisation d'emballages recyclés offre plusieurs avantages :
Le fameux ruban de Möbius, composé de trois flèches formant un triangle, ne constitue qu’un simple indicateur théorique. Ce symbole universellement reconnu signale uniquement qu’un matériau peut techniquement être recyclé dans des conditions optimales. Aucune garantie n’accompagne cette mention concernant le recyclage effectif de l’objet dans votre commune ou région.
Cette nuance fondamentale échappe souvent aux consommateurs. Beaucoup interprètent ce symbole comme une promesse que leur déchet sera transformé en nouvel objet. La réalité s’avère moins reluisante : l’infrastructure locale, les technologies disponibles et la contamination influencent drastiquement le devenir réel de ces emballages.
L’indication « 100% » ajoute une couche supplémentaire de confusion. Cette mention précise simplement que la totalité du matériau principal présente un potentiel de recyclage théorique. Elle n’inclut pas les éléments annexes comme les étiquettes, les encres d’impression ou les adhésifs. Ces composants secondaires peuvent compromettre entièrement le processus de recyclage, rendant l’ensemble non valorisable malgré l’allégation affichée.
Les capacités techniques des centres de tri varient considérablement d’une région à l’autre. Certaines installations ultramodernes détectent et séparent efficacement de nombreux types de plastiques, tandis que d’autres peinent avec les technologies basiques. Cette disparité géographique transforme un emballage « recyclable » en déchet ordinaire selon votre code postal.
Les plastiques noirs illustrent parfaitement cette problématique. Leur couleur absorbe les rayons infrarouges utilisés par les machines de tri optique, les rendant invisibles aux capteurs. Ces objets finissent systématiquement dans les refus, direction l’incinération ou la décharge. Pourtant, leur composition chimique permettrait techniquement leur recyclage avec un équipement adapté.
Les emballages multicouches subissent le même sort dans la plupart des installations. Barquettes alimentaires, films laminés et sachets sophistiqués dépassent les capacités de séparation des centres standards. Leur recyclage nécessite des technologies spécialisées, disponibles uniquement dans quelques sites pilotes. Cette limitation technique condamne ces produits malgré leur marquage « recyclable ».
L’innovation packaging privilégie souvent la performance sur la recyclabilité. Les fabricants combinent différents matériaux pour optimiser la conservation, la résistance ou l’apparence de leurs produits. Cette sophistication technique crée des emballages indissociables, véritables casse-têtes pour les recycleurs.
Les barquettes alimentaires représentent un exemple typique de cette complexité. Leur structure marie généralement un support plastique rigide, un film barrière transparent et parfois une couche d’aluminium. Cette architecture multicouche garantit une conservation optimale des aliments mais rend impossible la séparation des composants lors du recyclage.
Les sachets souples suivent la même logique. Chips, biscuits ou produits lyophilisés nécessitent des propriétés barrières spécifiques contre l’humidité, l’oxygène ou la lumière. Les industriels superposent alors plusieurs films aux propriétés complémentaires. Le résultat ? Un emballage léger et performant mais techniquement non recyclable avec les procédés standards actuels.
La contamination sabote régulièrement les efforts de recyclage les mieux intentionnés. Résidus alimentaires, corps gras et substances organiques altèrent irrémédiablement la qualité du plastique recyclé. Un simple pot de yaourt mal rincé peut contaminer plusieurs kilogrammes de matière première potentiellement valorisable.
Les étiquettes adhésives posent des défis particuliers aux recycleurs. Leurs colles résistent aux lavages industriels et créent des impuretés dans le plastique fondu. Ces résidus perturbent la transformation et dégradent les propriétés mécaniques du matériau final. Même partiellement recyclé, ce plastique souillé trouve difficilement des débouchés industriels.
Le tri domestique inadéquat amplifie ces problèmes de contamination. L’utilisation de sacs plastiques pour collecter les déchets recyclables compromet l’ensemble du processus. Ces contenants indésirables encrassent les machines et contaminent les flux triés. Cette pratique courante transforme des déchets recyclables en refus destinés à l’élimination.
La hiérarchie des plastiques recyclables révèle l’ampleur du problème. Seuls le PET transparent (code #1) et le HDPE (code #2) bénéficient de filières de recyclage véritablement établies et rentables. Le polypropylène (code #5) commence timidement à trouver des débouchés, mais reste largement sous-exploité. Les autres résines plastiques (codes #3, #4, #6, #7) finissent quasi-systématiquement en décharge ou en incinération.
Cette sélectivité drastique contraste avec l’omniprésence des symboles de recyclage. Bouteilles de shampoing, barquettes de viande, films d’emballage : tous arborent fièrement leurs logos circulaires. Pourtant, la majorité n’intégrera jamais une filière de valorisation matière. Cette déconnexion entre promesse et réalité entretient l’illusion d’un système fonctionnel.
Les statistiques mondiales confirment cet échec structurel. Environ 9% seulement des déchets plastiques sont effectivement recyclés à l’échelle planétaire. Ce pourcentage dérisoire révèle l’inefficacité du système actuel malgré des décennies d’efforts et d’investissements. Les 91% restants terminent leur existence en décharge, incinérateur ou dispersés dans l’environnement.
La lecture attentive des mentions légales révèle souvent la vérité cachée derrière les allégations recyclables. Recherchez les formulations restrictives comme « recyclable dans certaines régions » ou « selon les infrastructures locales disponibles ». Ces précautions juridiques trahissent les limites réelles du recyclage proposé.
Les codes de résine plastique fournissent des informations cruciales pour évaluer la recyclabilité effective. Le triangle avec un chiffre au centre identifie précisément le type de plastique utilisé. Mémorisez que seuls les codes 1 (PET), 2 (HDPE) et parfois 5 (PP) correspondent à des filières de recyclage opérationnelles. Les autres codes signalent généralement des plastiques destinés à l’élimination.
L’exigence de transparence vis-à-vis des marques peut faire évoluer les pratiques. Questionnez les entreprises sur l’existence concrète d’infrastructures de collecte et de valorisation pour leurs emballages. Demandez des preuves tangibles : partenariats avec des recycleurs, statistiques de recyclage, traçabilité des matières. Cette pression consumériste pousse progressivement les industriels vers plus d’honnêteté.
Le choix privilégié des mono-matériaux simplifie considérablement l’équation du recyclage. Carton non plastifié, verre transparent, aluminium pur ou PET cristal : ces matériaux homogènes intègrent facilement les filières existantes. Leur recyclage répété est techniquement maîtrisé et économiquement viable. Cette simplicité garantit une valorisation effective de vos déchets.
L’évitement des emballages composites constitue le geste le plus efficace. Refusez les produits suremballés, les films multicouches et les barquettes sophistiquées. Privilégiez les alternatives simples : vrac, contenants réutilisables, emballages mono-matériau. L’utilisation du plastique engendre des millions de tonnes de déchets dans les océans tous les ans.
Face aux réglementations européennes qui imposent progressivement l’abandon des produits plastiques à usage unique, plusieurs alternatives se présentent :
À première vue, un emballage Tetra Pak® semble simple : une brique en carton à la forme soignée. Mais en y regardant de plus près, vous constaterez que ce n’est pas tout. Chaque couche a une fonction spécifique : le carton apporte rigidité et résistance à l’emballage, les polymères empêchent l’humidité de pénétrer et la fine barrière en aluminium protège de la lumière et de l’oxygène.
Les polymères jouent un rôle spécifique dans nos briques alimentaires : ils protègent contre l’humidité et permettent d’ajouter des éléments pratiques tels que des bouchons et des pailles. Mais ils favorisent également le développement durable. À l’intérieur de chaque brique aseptique, une couche d’aluminium ultra-fine, huit fois plus fine qu’un cheveu humain, protège les aliments de la lumière et de l’oxygène, permettant ainsi de conserver les denrées périssables pendant plusieurs mois sans réfrigération.
Les emballages à base de matériaux renouvelables issus de sources responsables, tels que le carton et les polymères végétaux, réduisent votre dépendance aux ressources fossiles limitées. Le recyclage joue un rôle majeur dans la circularité et, pour être efficace, les emballages alimentaires doivent être conçus de manière à être recyclables. À cette fin, nous fabriquons nos briques en carton de manière à ce qu’elles puissent être recyclées, en renforçant leur teneur en fibres et en augmentant l’utilisation de matériaux recyclés.
Le recours à des polymères recyclés certifiés dans les emballages alimentaires s’inscrit dans une démarche globale visant à transformer les déchets en nouvelles ressources, à réduire la dépendance aux matières premières fossiles vierges et à limiter la présence de plastique dans les décharges. La membrane à base de papier, l’une de nos innovations les plus ambitieuses à ce jour, remplacera la couche de feuille d’aluminium dans nos emballages aseptiques. En augmentant la teneur en carton de l’emballage, elle favorise la transition de matériaux fossiles fortement carbonés vers des matériaux renouvelables bas carbone.
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