Ce chapitre s’intéresse aux marchés mondiaux de la viande : il en décrit l’évolution puis présente des projections à moyen terme pour la période 2025-34. Il passe en revue les évolutions prévues en matière de consommation, de production, d’échanges et de prix pour la viande bovine, la viande porcine, la volaille et la viande ovine.
En Afrique de l’Ouest, les habitudes alimentaires des populations sont en pleine mutation, surtout en zone urbaine. Sous l’effet conjuguée de l’urbanisation, de la croissance des revenus et des nouvelles attentes socioculturelles des populations, on assiste, dans les pays du Sud, à l’émergence d’une demande croissante en produits d’origine animale, concentrée surtout dans les villes. Celle-ci se caractérise à la fois par un accroissement des quantités commercialisées et par de nouvelles exigences des acheteurs en termes de qualité. Le lait et la viande sont particulièrement touchés par ces évolutions, du fait de leur statut alimentaire (la viande est un produit de luxe et le lait est ancré dans les habitudes alimentaires), et de leur importante fragilité (périssabilité, sensibilité à la chaleur).
L’augmentation totale de la consommation de viande devrait atteindre 47.9 Mt au cours de la prochaine décennie. D’ici 2034, la consommation annuelle par habitant devrait s’accroître de 0.9 kg par habitant et par an en équivalent poids comestible au détail (epd).
La consommation mondiale de viande a doublé depuis les années 1990, bien plus rapidement que l’augmentation de la population. Les Américains (du Nord et du Sud), les Australiens ou les Européens ont doublé leur consommation de produits animaux depuis 50 ans et mangent 2 fois plus de protéines d’origine animale que la moyenne mondiale. En Chine, la consommation de viande par habitant (65 kg en 2022) a quadruplé en 40 ans. La population indienne en revanche reste très faible consommatrice de viande (environ 5 kg/habitant/an), pour partie pour des raisons culturelles ou religieuses.
Dans les pays d’Afrique qui se heurtent encore à une faible disponibilité des produits d’élevage, la consommation de viande est faible (20 kg/habitant/an en moyenne sur le continent). Elle fait partie pourtant des aliments qui aident à lutter contre l’anémie ferriprive qui touche 52 % des femmes de 15 à 49 ans en Afrique de l’Ouest. Dans les pays à revenus élevés, la consommation de viande atteint un plafond : elle est suffisante sur le plan nutritionnel, voire excessive, et se stabilise sous l’effet des changements de comportements alimentaires.
L’augmentation des importations alimentaires peut laisser penser que les populations ouest-africaines se tournent vers de nouveaux modes de consommation. La réalité est plus complexe et le consommer local conserve son attrait.
La consommation mondiale de volaille, de viande ovine, de viande bovine et de viande porcine devrait s’accroître de 21 %, 16 %, 13 % et 5 %, respectivement, d’ici 2034. Du fait de l’augmentation rapide de la population et des revenus, 45 % de la croissance de la consommation mondiale se produira dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Par pays, si l’on fait abstraction de la Chine et de l’Inde eu égard à l’importance de leur population, la plus forte hausse de la consommation de viande devrait être observée au Brésil, en Indonésie, aux Philippines, aux États-Unis et au Viet Nam.
La croissance rapide de la population africaine, qui passera de 1.5 milliard à 1.8 milliard d’habitants au cours de la prochaine décennie, entraînera une augmentation substantielle (+33 %) de la consommation de viande dans cette région.
Par habitant, la consommation totale de viande ne devrait progresser que de 3 % pour atteindre 29.3 kg epd par habitant/an. Cette augmentation est moitié moins élevée qu’au cours de la décennie précédente. Dans la plupart des pays à revenu élevé (qui représentaient 35 % de la consommation mondiale de viande, mais seulement 17 % de la population mondiale en 2024), la croissance de la consommation de viande par habitant continuera de ralentir (Graphique 5.1). Les préférences des consommateurs évoluent : leur demande de viande bovine ou porcine diminue bien souvent au profit de celle de volaille.
Les consommateurs qui disposent de revenus élevés sont de plus en plus attentifs au bien-être animal, à l’environnement et à la qualité sanitaire des aliments, ce qui entraîne parfois une stagnation, voire un recul, de la consommation de viande par habitant.
La consommation mondiale de volaille devrait atteindre 173 Mt en poids prêt à cuire (pac) en 2034, contribuant pour 62 % au surcroît de consommation de viande. Sa progression au cours des dix dernières années est le résultat d’une consommation en hausse dans les pays asiatiques, et plus particulièrement en Chine, en Inde, en Indonésie, au Pakistan et au Viet Nam. Cette tendance devrait se poursuivre, vu qu’une croissance rapide de la consommation est également prévue dans d’autres régions comme le Brésil, l’Égypte, le Mexique, les Philippines ou les États-Unis.
L’augmentation de la part des protéines de volaille dans l’ensemble de la consommation mondiale de protéines carnées constitue depuis des décennies une caractéristique majeure de la croissance de la consommation de viande, et l’évolution dans ce sens devrait se poursuivre. À l’horizon 2034, la viande de volaille fournira 45 % de l’ensemble de la consommation de protéines carnées, toutes sources de viande confondues. Cela est dû à plusieurs facteurs, dont son faible coût (la volaille reste la viande la plus abordable) et son profil nutritionnel favorable grâce à un rapport protéines/matières grasses plus élevé que pour les autres viandes. Les considérations environnementales contribuent également au succès de la volaille, vu que la production de viande rouge implique une exploitation intensive des ressources naturelles et s’accompagne de plus fortes émissions de gaz à effet de serre. La volaille constitue donc une option plus attractive pour les consommateurs soucieux de durabilité.
La consommation de viande porcine devrait augmenter dans toutes les régions, sauf en Chine, dans l’Union européenne, au Japon et en Suisse, où la consommation est déjà élevée et où les préoccupations sanitaires, environnementales et sociétales influencent de plus en plus les choix alimentaires. Elle apportera la troisième plus grande contribution à l’augmentation totale de la consommation de viande et devrait représenter 130 Mt en équivalent poids carcasse (epc). La consommation mondiale de viande porcine par habitant devrait néanmoins diminuer de 4 % par rapport à la période de référence des Perspectives, en raison d’une croissance nulle de la consommation par habitant dans les régions à revenu élevé, parallèlement à une augmentation rapide de la population dans les régions où la viande porcine n’est pas couramment consommée.
L’Amérique latine est la région où la consommation par habitant devrait enregistrer la plus forte progression, au taux de 1.3 kg/an epd, en raison de prix plus avantageux que ceux de la viande bovine. Dans les autres régions, la consommation par habitant devrait connaître une plus faible augmentation, voire une légère diminution, comme en Asie, en Amérique du Nord et dans l’Union européenne.
La consommation mondiale de viande bovine devrait atteindre 84 Mt epc au cours de la prochaine décennie, restant stable à environ 6 kg epd par habitant et par an. La plupart des régions devraient réduire leur consommation de viande bovine, à l’exception du Moyen-Orient et de l’Asie, où la consommation par habitant de ce type de viande devrait augmenter d’environ 0.62 et 0.61 kg/an epd, respectivement, d’ici 2034. Ces augmentations sont en partie dues à l’essor de la classe moyenne et à la hausse des revenus, qui ont favorisé une alimentation faisant une plus grande place à la viande bovine.
En revanche, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Océanie, qui ont enregistré par le passé des niveaux élevés de consommation de viande bovine, devraient connaître la baisse la plus importante de la consommation par habitant, du fait de la hausse des prix de ce type de viande par rapport à celui de ses substituts, ainsi que des préoccupations croissantes concernant les répercussions environnementales des élevages bovins, perçus comme un important facteur d’émissions de gaz à effet de serre.
La consommation de viande ovine ne représente qu’une part relativement modeste du marché mondial de la viande, mais elle demeure une source de protéines essentielle pour de nombreux consommateurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où elle n’est pas concurrencée par la viande porcine. À l’échelle mondiale, la part de la viande ovine dans la consommation totale de protéines carnées devrait demeurer stable au cours de la période couverte par les Perspectives. La consommation de viande ovine tend à être un choix alimentaire traditionnel (culturel) et, dans de nombreux marchés, les consommateurs maintiennent cette préférence.
En 2008, l’offre de viande à Dakar était constituée pour près de 2⁄3 de viande de ruminants : 37% de boeuf, 27% de petits ruminants, 27% de poulet et 9% de porc. Ces dernières années, la consommation de poulet augmente régulièrement, passant de 19,5% à 27% entre 2000 et 2007, au détriment de la viande de boeuf dont la part est passée de 49% en 2000 à 37% en 2007. Le porc et le poulet sont aussi les viandes les moins chères suivies du boeuf, le mouton étant la viande la plus chère. La consommation de viande à Dakar varie suivant des facteurs économiques (prix et revenus). Le prix relatif des différents types de viande est un critère de choix important, mais il n’explique pas tout.
D’autres facteurs sont en effet susceptibles de faire basculer le choix des ménages. Par exemple, les viandes qui ont peu de pertes à la cuisson et qui peuvent être facilement partagées par un grand nombre de convives sont les plus appréciées. C’est ce qui fait que le bœuf est plus consommé actuellement que le poulet, malgré un rapport de prix défavorable. Quant au poulet, il est souvent perçu par les acheteurs comme étant plus cher, car il est vendu entier, et non au détail comme le boeuf. La viande de mouton, par contre, bien qu’étant perçue comme la plus savoureuse et la plus tendre, est celle qui fait le plus de pertes à la cuisson, et donc difficile à utiliser pour la nourriture ordinaire.
Les principales attentes des consommateurs sont d’ordre qualitatif et sanitaire. Ils souhaitent en effet avoir une viande fraîche, tendre, savoureuse avec beaucoup de chair et peu de graisse, d’origine locale (volonté de « soutenir les producteurs locaux », méfiance vis-à-vis des viandes importées), de préférence abattue selon le rite musulman, et surtout comportant le tampon du vétérinaire attestant de sa bonne qualité sanitaire. Cependant, il existe un décalage entre l’offre de détail et les attentes des consommateurs : les conditions d’hygiène dans les marchés traditionnels restent précaires et les prix pratiqués très peu différenciés (les prix des différentes viandes sont très semblables).
Or, une différenciation par l’hygiène et par la pratique de la découpe moderne est possible : une partie des consommateurs semble disposée à payer plus cher une viande de qualité. Ce décalage entre les attentes des acheteurs et l’offre de détail semble lié au manque de qualification professionnelle des détaillants, et au faible pouvoir d’achat de la plupart des ménages. Le niveau de consommation de viande à Dakar est encore très bas avec à peine 13 kg/habitant/an contre une moyenne mondiale de 35 kg. Le rôle primordial des facteurs économiques dans les choix des consommateurs laisse penser que l’amélioration de la situation économique du pays (avec le relèvement des salaires des fonctionnaires, du secteur privé et de l’informel) devrait favoriser la consommation de viande. L’amélioration de la production nationale devrait quant à elle porter en priorité sur les espèces à cycle court (poulet, mouton) qui semblent mieux correspondre aux attentes des consommateurs. Des systèmes de commercialisation plus efficaces pourraient aussi permettre une baisse du prix au consommateur. Aujourd’hui, la fonction d’épargne est encore souvent assurée par l’immobilisation des troupeaux - ceux ci sont alors consommateurs d’unités fourragères, mais peu productifs.
Dans les pays en développement, la tendance à la hausse de la demande en produits d’élevage, déterminée par une urbanisation croissante et par les changements alimentaires qui y sont associés, devrait se poursuivre au cours des prochaines décennies. En Afrique de l’Ouest, le défi majeur reste de réussir à nourrir convenablement, en produits d’élevage, une population de plus en plus nombreuse, fortement urbanisée, mais relativement pauvre.
Une croissance de la production mondiale de viande tirée par l’Asie et par l’Amérique latine. La production mondiale de viande devrait progresser de 13 %, soit 46 Mt epc pour atteindre un chiffre estimé à 406 Mt epc d’ici 2034. Plus de la moitié (55 %) de la croissance de la production de viande aura lieu en Asie, sous l’effet d’une augmentation de 15 Mt de la production de volaille. Grâce à la relance de ses activités d’élevage après l’épidémie de PPA, la Chine participera pour près de 10 % à l’augmentation de la production mondiale de viande, qui bénéficiera également de contributions significatives de l’Inde (8 %), des États-Unis (8 %) et du Viet Nam (7 %). L’Amérique latine devrait accroître de manière régulière sa part de la production, grâce à ses avantages concurrentiels sous l’angle des superficies, des aliments pour animaux et de la génétique animale.
L’Afrique contribue pour environ 6 % à la production mondiale de viande, dont elle détient une part importante dans certains secteurs, représentant 22 % de la production mondiale de viande ovine et 10 % de la production de viande bovine. La filière viande du continent est confrontée à plusieurs défis, dont une faible croissance économique, des investissements limités dans le développement agricole, la dégradation de l’environnement, des troubles civils dans certaines régions, une infrastructure médiocre et des services vétérinaires inadéquats. Malgré ces obstacles, la production de viande - de volaille en particulier - s’accroît progressivement.
La volaille renforcera sa position dominante dans le secteur de la viande, puisqu’elle représentera 62 % du volume total de viande supplémentaire produit dans les dix années à venir. Tirée par la demande intérieure, la production de volaille connaîtra une expansion très rapide dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. La volaille présente certains avantages par rapport aux autres viandes, tels que des cycles de production courts, un coefficient de conversion alimentaire élevé (c’est-à-dire une plus grande production de viande par unité d’aliments pour animaux), de plus faibles coûts globaux de production, ainsi que la possibilité de procéder aux activités d’élevage à proximité de marchés en cours d’urbanisation rapide.
Plusieurs facteurs restreindront toutefois l’expansion du secteur. Les flambées de GAHP ont en particulier une incidence croissante. L’augmentation des densités de production de la volaille accroît le risque d’épidémies et, bien qu’une surveillance et un confinement renforcés puissent en limiter les conséquences, ces mesures ont également pour effet d’alourdir les coûts supportés par la filière (investissements dans la biosécurité, campagnes de vaccination, etc.). La production de volaille se heurte par ailleurs à des problèmes environnementaux et sanitaires, liés notamment à l’utilisation d’antibiotiques et au bien-être animal.
Les pays asiatiques sont supposés se remettre des effets de la PPA au cours de la première moitié de la période couverte par les Perspectives, ce qui ... L’augmentation des importations alimentaires peut laisser penser que les populations ouest-africaines se tournent vers de nouveaux modes de consommation. La réalité est plus complexe et le consommer local conserve son attrait.
En 2024, d’après les estimations, la production mondiale de viande s’est accrue de 1.3 % pour atteindre 365 Mt. Cette croissance a été principalement tirée par la volaille, et elle a également bénéficié de l’augmentation de la production de viande bovine, tandis que celle de viande porcine et ovine est restée stable. L’Australie, le Brésil, l’Union européenne et les États-Unis ont connu une forte hausse de la production de viande. Parmi eux, c’est le Brésil qui a enregistré l’expansion la plus vigoureuse dans toutes les grandes catégories de viande, sous l’impulsion d’une forte demande mondiale, soutenue par une plus forte rentabilité nette attribuable à un taux de change favorable et à la baisse du coût des aliments pour animaux, ainsi qu’au maintien d’un statut indemne de maladie.
Les exportations mondiales de viande se sont redressées en 2024, augmentant d’environ 2 % pour atteindre 40.2 Mt après deux années de déclin. Cette croissance a été alimentée par l’augmentation de la demande d’importations aux États-Unis et dans les pays du Proche-Orient, encouragée par des approvisionnements intérieurs limités et par une demande accrue de viande bovine et de volaille. Des pays tels que les Philippines, les Émirats arabes unis et le Mexique ont également accru leurs importations, stimulées par une demande croissante de la part des consommateurs et par des ajustements des droits de douane qui ont permis un développement des importations.
Les exportations de viande bovine du Brésil sont en passe d’atteindre un nouveau niveau record grâce à une forte demande internationale, à un taux de change favorable et à une offre abondante. Les exportations de viande australiennes sont également en expansion, aidées par des prix compétitifs et par la vigueur de la demande. La Chine a en revanche réduit ses importations du fait de l’augmentation de la production nationale et de la baisse de la demande intérieure, qui met en lumière la faiblesse des dépenses de consommation.
Le rôle décroissant de la République populaire de Chine (ci-après « la Chine ») dans les importations de viande devrait modifier la structure des échanges mondiaux. La part de la Chine dans les importations mondiales de viande devrait tomber à 16 % en 2034, contre 20 % au cours de la période de référence. Sa moindre dépendance à l’égard des importations de viande porcine a entraîné une baisse de la production dans les principaux pays exportateurs. Les importations de volaille de la Chine ont manifestement suivi une tendance à la baisse similaire. Les importations mondiales de viande n’augmenteront que de 10 %, contre 37 % au cours de la décennie précédente, avec un risque considérable de dégradation de la situation si les pays se retranchent derrière des barrières commerciales.
Les prix réels de la viande retrouveront leur tendance à long terme. À court terme, les prix nominaux de la viande de ruminants, et en particulier ceux de la viande bovine, devraient connaître une hausse plus significative à mesure que les efforts de reconstitution du cheptel limiteront la croissance de l’offre. En revanche, les prix de la viande de non-ruminants devraient baisser en raison de l’expansion modérée de la production et de la diminution de la demande d’importations de la Chine. Même si le coût réel des aliments pour animaux devrait certes diminuer, les autres coûts réels d’exploitation resteront élevés, ce qui ralentira la croissance de l’offre de viande. À moyen terme, les prix réels de la viande devraient chuter, sous l’effet du ralentissement de la demande, de la baisse du coût réel des aliments pour animaux et de l’amélioration ininterrompue de la productivité.
Les récentes flambées épizootiques ont mis en évidence un besoin crucial de collaboration en matière de biosécurité dans le secteur de la viande. Les flambées épizootiques continuent de perturber considérablement le secteur de la viande, soulignant la nécessité d’une collaboration en matière de biosécurité pour garantir la durabilité de la filière.
La plus grande efficacité de la sélection et l’amélioration des rendements d’abattage devraient atténuer l’impact environnemental de la production de viande. À l’échelle mondiale, l’amélioration du poids d’abattage contribuera pour 8 %, 27 % et 19 % respectivement aux augmentations de la production de viande bovine, de viande porcine et de volaille. Ces gains de productivité et la part accrue de la volaille dans la production de viande devraient permettre de limiter à 6 % l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, un niveau bien en deçà de la croissance de 13 % de la production de viande qui est prévue au cours de la prochaine décennie.
En Afrique subsaharienne, l’offre et la demande croissante en protéines animales (viandes, lait, œufs et produits dérivés…) entraînent des changements dans les habitudes alimentaires et contribuent de façon significative à modifier les systèmes de production et de distribution des Denrées animales et d’origine animale (DAOA).
Dans maints endroits, les faibles niveaux de consommation engendrent des carences nutritionnelles sévères. Alors que la demande en produits animaux ne cesse d’augmenter au niveau mondial, en Afrique une stagnation voire une diminution de la consommation de protéines d’origine animale par habitant est un cas fréquent.
Au Nord Cameroun, la sédentarisation des pasteurs et l’introduction de l’élevage chez les agriculteurs ont entraîné des conflits sur la gestion des ressources et des espaces agropastoraux. Pour y remédier, l’accompagnement des producteurs avec des instruments innovants de gestion et de valorisation de la biomasse s’avère nécessaire. Comme dans diverses régions d’Afrique subsaharienne, la population va doubler au Nord Cameroun dans les 20 prochaines années.
L’élevage ouest africain parviendra t-il à nourrir une population en constante hausse ? Le chemin à parcourir est encore long, mais les initiatives sont nombreuses et encourageantes pour permettre aux éleveurs de répondre à ce défi.
En Afrique de l’Ouest, le pastoralisme est le système d’élevage dominant. Quand on envisage son avenir et sa capacité à répondre à une demande en viande en hausse constante, les avis divergent…
La décision d’étendre le Tarif Extérieur Commun (Tec) de l’Union économique monétaire ouest africain (Uemoa) aux États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao B) a été prise par les Chefs d’États et de Gouvernements de la Cedeao le 12 janvier 2006. La définition d’une protection tarifaire commune aux frontières de l’espace Cedeao est une étape importante de l’approfondissement du processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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