Dans un monde où les enjeux environnementaux sont de plus en plus pressants, adopter une consommation plus responsable est devenu essentiel. Mais que signifie exactement la consommation responsable, et quels sont ses enjeux ? TotalEnergies vous apporte des éclaircissements.
La consommation responsable repose sur la prise en compte des enjeux du développement durable dans la décision d’achat. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) définit ce concept comme une démarche qui « doit conduire l’acheteur, qu’il soit acteur économique ou citoyen consommateur, à effectuer son choix en prenant en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes de vie du produit, biens ou services. »
C’est un concept qui s’appuie à la fois sur un pilier environnemental, économique, social, mais aussi sanitaire et éthique. Concrètement, il s’agit d’opter pour une consommation plus respectueuse de l’environnement et plus éthique, en tenant compte de l’impact sur la planète, sur notre santé et sur l’économie locale du produit, des conditions dans lesquelles il a été fabriqué.
Un consommateur responsable est un consommateur qui choisit d’acheter non pas seulement en fonction du coût mais également en fonction de l’impact d’un produit. Au-delà de l’achat, la notion de consommation responsable peut recouvrir de multiples étapes du cycle de vie d’un produit : de l’approvisionnement en matières premières à la fin de vie en passant par l’utilisation, la fabrication ou encore la distribution. La consommation responsable concerne l’achat du produit mais aussi la manière dont il est utilisé et la fin de son cycle de vie (réemploi, recyclage…).
Il existe plusieurs leviers pour appliquer au quotidien les principes de la consommation responsable. Quel que soit le type de produit - équipement, énergie, aliment, véhicule… - il s’agit de s’intéresser de près à ses impacts - environnementaux, sociaux, économiques - au moment de l’acte d’achat ainsi que pendant et après son utilisation.
Vous avez peut-être déjà entendu parler de consommation durable. Pour autant, ce n’est pas tout à fait la même chose que la consommation responsable. Le premier terme fait référence à l’environnement. La consommation responsable va au-delà et englobe la consommation durable, puisqu’elle tient compte des aspects sociaux et économiques autour du produit.
Consommer citoyen est une démarche sociale, qui permet de promouvoir le commerce équitable. Ce dernier, défini simplement, tend à réduire les inégalités entre les producteurs des pays en développement et les entreprises des pays développés.
En choisissant des produits labellisés commerce équitable, on devient consommateur responsable.
Ainsi, on peut en fonction de plusieurs critères (pouvoir d’achat, sensibilités écologique, éthique, santé) consommer de manière plus responsable.
Dans un monde aux ressources finies, la notion de consommation responsable prend tout son sens. Celle-ci se place au carrefour d’enjeux qui sont propres au développement durable et à la nécessaire transition de nos sociétés. Consommer responsable permet de limiter les impacts environnementaux, les impacts sur la biodiversité, sur le climat, les impacts sociaux sur les populations, les impacts sur la santé.
Les enjeux sociaux rejoignent les enjeux environnementaux. Il faut consommer mieux, c’est une évidence, mais avant tout consommer moins et sortir de la massification des phénomènes de consommation, qu’ils soient destructeurs comme responsables. C’est donc dans une optique de sobriété qu’il est important de se placer.
La consommation responsable constitue un véritable levier de diminution de l’empreinte carbone au niveau individuel. C’est l’ensemble de vos gestes qui contribueront aussi à maintenir l’augmentation des températures sous la barre des 2°C. Elles peuvent contribuer jusqu’à 25 % à la diminution de votre empreinte carbone.
Les enjeux et règles propres à la consommation responsable sont applicables tant dans la vie quotidienne que dans la vie professionnelle et déclinables à toutes les échelles.
L’alimentation durable, c’est l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les êtres humains en qualité et en quantité suffisante, aujourd’hui et demain, dans le respect de l’environnement, en étant accessible économiquement et rémunératrice sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.
Les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation des ménages français représentent un quart de leur empreinte carbone. Mais toutes les étapes de la chaîne alimentaire n’ont pas le même impact.
L'alimentation durable repose sur des systèmes de production qui limitent l'impact environnemental. Les filières biologiques, par exemple, évitent les pesticides de synthèse et privilégient les rotations de cultures. De même, l'agroécologie promeut des pratiques agricoles intégrant la biodiversité, réduisant les intrants chimiques et conservant les ressources naturelles. Ces méthodes contribuent à préserver les sols, réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les écosystèmes.
La transition alimentaire encourage également la diversification des pratiques alimentaires. Cela commence par chercher de nouvelles sources de protéines, notamment par l'intégration des légumineuses et des protéines végétales, ce qui permet de réduire notre dépendance à l'élevage intensif. Respecter la saisonnalité des produits permet de limiter les importations et l'empreinte carbone de notre consommation. Les circuits courts et de proximité, qui renforcent les liens entre producteurs et consommateurs et soutiennent l'économie locale, sont aussi de bons moyens d’assurer une traçabilité optimale des produits.
Le gaspillage alimentaire représente un enjeu majeur pour développer une alimentation responsable. Chaque année, des tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées tout au long de la chaîne alimentaire. La lutte contre ce phénomène passe par des initiatives de réduction des pertes à la source, par une baisse de la production globale ainsi que par la valorisation des excédents, par exemple via des plateformes de dons alimentaires ou des projets de restauration anti-gaspi.
Pour éviter de surconsommer, il est pertinent de se poser plusieurs questions au moment d’acheter : ai-je vraiment besoin de ce produit ? Puis-je trouver son équivalent d’occasion ? Ces réponses apportées, il est important de privilégier les produits qui ont un impact moindre sur l’environnement et la santé et qui ont été conçus de manière durable et socialement responsable.
Plusieurs labels peuvent vous aider à faire vos choix, liés à l’environnement ou au commerce équitable par exemple. Pour l’alimentaire, plusieurs applis existent pour connaître de manière précise la composition des produits. L’étiquette énergie vous permet quant à elle d’éviter les équipements les plus énergivores tandis que l’étiquette ‘émissions dans l’air intérieur’ vous aide à choisir des produits de construction et de décoration plus vertueux.
C’est sans doute l’un des principes les plus simples à appliquer au quotidien : utiliser nos produits conformément aux recommandations des fabricants. Cela prolonge leur durée de vie et évite de les remplacer trop vite. A la clé, plus d’économies et moins de gaspillage. Et, en cas de panne, pourquoi ne pas réparer plutôt qu’acheter neuf ?
Plus généralement, c’est sur tout ce que l’on consomme que l’on doit prendre garde au gaspillage. C’est par exemple vrai pour l’énergie : des écogestes simples permettent de limiter les consommations tout comme la réalisation de travaux de rénovation énergétique de nos logements.
Même chose pour nos déplacements : quand cela est possible, mieux vaut opter pour une mobilité douce - transports en commun, marche, vélo… - que pour sa voiture. Et il est parfois plus intéressant, au niveau financier et environnemental, de ne pas être propriétaire d’un véhicule mais de le louer ou de le partager selon nos besoins.
Selon une étude réalisée par l’entreprise Tripartie en 2021, le marché de la seconde main pèse 7 milliards d’euros en France. Le baromètre Sofincope de septembre 2022 nous apprend par ailleurs qu’un Français sur deux a acheté des produits d’occasion au cours des 12 derniers mois, leur deux principales motivations étant de faire des économies et d’être plus respectueux de l’environnement.
Ces chiffres ne doivent rien au hasard : donner, revendre ou échanger les produits dont on n’a plus besoin, c’est-à-dire respecter l’un des grands principes de l’économie responsable, permet de réduire les frais et le gaspillage. Cela n’est toutefois pas toujours possible : pour les produits réellement en fin de vie, il est essentiel de bien trier pour mieux recycler.
L'anti-gaspi consiste à consommer des produits en date courte ou avec un défaut esthétique ou d’emballage mais qui sont encore bons. Ce concept se développe de plus en plus dans les grandes surfaces, les marchés et même sur internet.
Les applications anti-gaspi sont en plein essor. Les utiliser vous permet d’entrer dans une démarche d’alimentation responsable. Vous y trouverez des commerçants, des restaurants, des supermarchés et même des fleuristes ! Le tout près de chez vous.
Ces derniers proposent en ligne des paniers de produits anti-gaspi en réduction. Il existe également des plateformes en ligne dédiées à l’anti-gaspi et qui permettent de faire des économies, comme Willy anti-gaspi.
Au-delà de la consommation, des économies alternatives se développent. Faire évoluer les habitudes de consommation implique de questionner le système économique - acheter, utiliser, jeter - tel qu’il existe aujourd’hui. On parle notamment d’économie circulaire. Cette économie se base sur le partage, la réutilisation, la réparation et le recyclage du produit avec par exemple le système de consigne.
Très populaire depuis une dizaine d’années, la consommation collaborative présente une alternative logique aux dépenses des ménages. Démocratisées grâce au développement des technologies de communication, ces nouvelles formes d’économies sont génératrices de lien social. Airbnb, BlaBlaCar, Bricolib… Autant d’acteurs qui représentent l’économie du partage.
Le principe de ces plateformes est de mettre en relation des particuliers pour échanger des biens ou des services. La transaction peut être monnayée ou non. Ainsi, plus besoin d’acheter un véhicule lorsqu’on peut bénéficier d’un prêt sur un week-end ou d’un trajet à moindre coût. De plus, on optimise l’utilisation d’objets qui ne servent qu’occasionnellement (une perceuse ou une brouette par exemple).
Voici une démarche encore peu répandue mais qui s’intègre dans la mouvance du troc : les banques de temps. Ici, les individus peuvent cumuler des unités (1 unité = 1 minute) en effectuant des tâches. Ils consomment ensuite leurs unités, en faisant appel aux services de quelqu’un d’autre, en fonction de leurs besoins.
On pense souvent que l’on a, en tant qu’individu, la plus grande part de responsabilité dans la situation environnementale. Ou au contraire, on met tout sur le dos des grandes entreprises, alors que leur activité découle directement de notre manière de consommer leurs produits. En réalité, l’ensemble des acteurs de la planète, quel que soit leur statut, peut agir sur les enjeux sociaux et environnementaux.
À une échelle plus large, les entreprises ont aussi un rôle à jouer. Elles doivent tenir compte de critères autres que financiers dans leurs processus d’achats. De plus en plus de services ou de métiers « achats responsables » voient le jour. Cela démontre l’intérêt des sociétés (quelles que soient leur taille) pour cette pratique.
Les collectivités et les instances européennes ont elles aussi leur rôle à jouer en attribuant les investissements publics de manière plus responsable.
L’Organisation des Nations unies (ONU), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de nombreux scientifiques (comme ceux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) produisent régulièrement des rapports portant sur les enjeux de sécurité alimentaire et de nutrition, sur les impacts environnementaux et socio-économiques de l’alimentation et sur le gaspillage alimentaire.
Le concept One Health (« une seule santé » ou « santé globale ») apparu en 2004 et porté à la fois par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a vocation à renforcer les liens entre les santés humaine, animale et environnementale.
La stratégie « De la ferme à la table » (Farm to fork, 2020) établie dans le cadre du Pacte vert fixe des objectifs pour favoriser une transition vers une alimentation plus saine et soutenable, notamment en réduisant de moitié l’utilisation des pesticides et engrais, en augmentant les surfaces en agriculture biologique, en promouvant des régimes alimentaires plus sains et en réduisant le gaspillage.
La Politique agricole commune (PAC) structure les grandes orientations agricoles, avec quelques évolutions favorables à l’agroécologie.
Les enjeux alimentaires sont intégrés dans de nombreux textes réglementaires et stratégies. La stratégie nationale bas carbone propose de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole d’ici à 2050.
Voici quelques textes structurants :
Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC-2024) :
Outil officiel d’information de la plus-value environnementale des biens et services, l’Écolabel européen aide les acteurs à s’améliorer dans leurs pratiques. Grâce à l’Écolabel européen, chaque acteur peut agir en faveur d’une économie circulaire et de la transition écologique.
Tous les labels environnementaux ne se valent pas. L’ADEME recommande près de 100 labels environnementaux qu’elle a analysés et évalués, afin que les collectivités, les consommateurs et les entreprises puissent acheter au quotidien des produits plus respectueux de l’environnement.
L'affichage environnemental vise à informer les consommateurs sur les impacts environnementaux des produits (biens ou services) qu'ils consomment. Grâce à une "valeur numérique", il permet de refléter l’impact des différents produits mis sur le marché.
L'étiquette énergie est une étiquette apposée sur les appareils électroménagers et autres équipements pour informer les consommateurs de leur efficacité énergétique. Elle fournit des informations claires et standardisées sur la consommation d'énergie et d'autres ressources (comme l'eau), permettant aux consommateurs de comparer facilement les performances énergétiques des différents produits.
En adoptant une alimentation responsable, vous contribuez à préserver l'environnement, à promouvoir une agriculture durable, et à prendre soin de votre santé sans que cela ne vous coûte plus d’argent. Devenir un consommateur responsable prend du temps et se fait petit à petit, en fonction des possibilités et du mode de vie de chacun. Mais, globalement, on constate que les choix durables et responsables impactent positivement notre porte-monnaie.
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