Dans un monde où l'agriculture devient de plus en plus complexe, le conseiller agricole joue un rôle de plus en plus important auprès des agriculteurs.
Les conseillers agricoles ont plusieurs champs d'activité et sont plus ou moins spécialisés. En effet, grâce à ses conseils, et ses connaissances, il les guide pour le développement de leur activité, ce qui peut leur permettre d’envisager un avenir plus serein. Il va les conseiller sur la politique agricole commune (PAC), sur les assurances contre les intempéries, sur les réglementations quant aux pesticides ou la possibilité d’utiliser des énergies renouvelables. La gestion de l’eau devient également une question cruciale.
Les conseillers agricoles sont généralement répartis autours de trois grands domaines de spécialisation : l’agronomie-environnement, l’économie-gestion d’entreprises, et le développement du territoire. Ils travaillent en réseau au sein de Systèmes de conseil agricole (SCA) qui dépendent des Chambres d’agriculture.
C'est en se rendant directement sur les exploitations et en posant les bonnes questions que le conseiller agricole travaille. Si son objectif final reste d'aider et d'assister les agriculteurs dans leur activité et leur développement, plusieurs temps de travail sont nécessaires pour que le projet prenne forme.
Jour après jour, le conseiller agricole est présent pour accompagner et mettre en œuvre des actions fortes et nouvelles en relation permanente avec les agriculteurs.
Les conseillers agricoles ont plusieurs champs d'activité et sont plus ou moins spécialisés.
Le conseil d'entreprise : par exemple lors de l'installation d'un jeune agriculteur, de l'agrandissement d'une l'exploitation, etc. Il accompagne l'exploitant dans la conduite de son exploitation et analyse son fonctionnement global. Il réalise un diagnostic de l'état des ressources de l'entreprise et met en place, avec l'agriculteur, un projet d'amélioration ou de développement personnalisé et adapté à l'entreprise.
La formation, l'information et les études économiques : le conseiller assure une veille technologique pour mieux conseiller les agriculteurs. Il anime des réunions de groupe et organise des actions de formation d'agriculteurs. Il construit des références agricoles locales ou régionales à partir des résultats de travaux d'expérimentation, d'enquêtes...
Pour mener à bien ses différentes actions qui vont du simple conseil à la réalisation d'études économiques, le conseiller d'entreprise agricole doit avoir un bagage complet. Car ce sont avant tout ses compétences en tant que technicien qui vont lui permettre de réaliser des diagnostics précis avant de pouvoir apporter des réponses concrètes et adaptées à chaque exploitant. En contact permanent avec les agriculteurs, le conseiller agricole doit savoir écouter et se montrer rassurant devant des situations parfois difficiles. Il s'agit là d'un métier de contact qui ne peut s'envisager sans un bon relationnel et une force de persuasion. Enfin, il est essentiel que le conseiller d'entreprise agricole soit informé de l'actualité technique de son domaine afin de pouvoir faire passer le message auprès des exploitants.
Pour assurer son rôle de conseil auprès des agriculteurs, le conseiller agricole doit avoir une bonne connaissance du milieu et maîtriser le vocabulaire technique. Il doit posséder les connaissances techniques et théoriques de son champ d'intervention. Il sait d'ailleurs les actualiser en permanence. Il a le goût du contact, des capacités d'écoute et d'analyse pour identifier les besoins des agriculteurs et les aider à résoudre leurs difficultés.
De même, il doit également posséder des compétences en droit rural, en fiscalité ou en normes environnementales.
Le conseiller agricole travaille le plus fréquemment dans une chambre d'agriculture, sous la responsabilité du chef de service. De même que pour les agriculteurs, son rythme suit celui des saisons.
Le conseiller agricole travaille au quotidien avec les exploitants agriculteurs, mais aussi avec les coopératives agricoles, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles et les syndicats. Il rencontre également les jeunes diplômés pour les aider à monter leur projet d’exploitation. Il se déplace donc régulièrement, d’une ferme à une autre, rencontre ses nombreux interlocuteurs dans les chefs-lieux de sa région. Travaillant beaucoup dans sa voiture et avec son téléphone portable, il avale de nombreux kilomètres, par tous les temps.
Une formation allant de bac + 2 à bac + 4 permet d'accéder au métier de conseiller d'entreprise agricole. En revanche, le BTSA, brevet de technicien supérieur agricole ou un DUT, apparaissent comme le niveau minimum pour la profession même si aujourd'hui, un diplôme d'ingénieur est très souvent demandé, notamment celui d'ingénieur agronome. CS : certificat de spécialisation technicien-conseil.
Pour exercer le métier de conseiller agricole, il faut posséder un diplôme de BTSA / Développement, animation des territoires ruraux, idéalement obtenu dans le territoire du futur exercice. S’il veut aller plus loin, il peut tenter une licence professionnelle agronomie, accessible par différents parcours, selon les spécialisations.
La profession de conseiller agricole est accessible après un bac+2, mais de nos jours, c’est majoritairement après un bac+5 que les jeunes diplômés y accèdent. Le minimum requis est un BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole).
Après une formation d'ingénieur des techniques agricoles (VetagroSup Clermont- Ferrand), j'ai intégré la Chambre d'agriculture de la Nièvre comme conseillère en production ovine auprès d'un groupe d'éleveurs sur la moitié sud du département. J'avais également une dizaine d'exploitations ovines de référence à suivre. Je prépare les dossiers d'agriculteurs prêts à s'installer ou en difficulté. Je réalise également des études économiques pour financer des projets, à la demande des banques ou des exploitants. Je délivre aussi des conseils techniques aux éleveurs de bovins allaitants qui sont majoritaires dans ma région. J'apprécie de travailler au contact des agriculteurs et avec les animaux. Il faut être disponible, à l'écoute, faire preuve de diplomatie, notamment chez les agriculteurs en difficulté pour lesquels il y a une dimension plus humaine et sociale.
Pour évoluer dans son métier, le conseiller agricole peut se tourner vers des spécialisations. Parmi elles, la production animale ou végétale ou encore la viticulture et le commerce agricole. S'il exerce au sein d'une chambre d'agriculture, les possibilités d'évolution en interne sont présentes et peuvent lui permettre d'intégrer plusieurs postes, tels que : conseiller en transmission, conseiller d'élevage, conseiller juridique, ou encore conseiller d'installation. Autant de possibilités qui peuvent lui permettre de diversifier ses activités.
Le conseiller agricole peut devenir un conseiller spécialisé (dans un type d’élevage, de production céréalière, dans le bio, dans la viticulture, dans un type de bétail). Il peut évoluer vers un poste d’encadrement pour coordonner une équipe de conseillers agricoles sur sa région en tant que chef de service.
La rémunération brute annuelle d’un conseiller agricole expérimenté se situe dans une fourchette entre 35 000 euros et 45 000 euros annuels. Leur rémunération leur assure entre 21 600 euros bruts annuels et 30 000 euros bruts annuels s’ils possèdent un diplôme d’ingénieur.
En Ile-de-France, les salaires observés peuvent être légèrement supérieurs pour compenser un coût de la vie élevé.
Des recrutements peu nombreux, mais généralement orientés vers le conseil en gestion, font apparaître une grille des salaires centrée autour des 35 000 - 45 000 euros selon les relevés de l’Apec. Ce constat est aussi celui de l’Insee, qui indique un salaire moyen de 2 944 euros bruts, soit 35 328 euros annuels.
La grille des salaires est nettement plus favorable si le conseiller agricole se spécialise, en plus de son expérience, dans trois domaines : l’assurance qualité, le conseil en ingénierie agricole et l’industrie agro-alimentaire.
De plus en plus, l'accès au métier de conseiller agricole se complique par les nouvelles lois de modernisation agricole. Les opportunités sont de plus en plus rares et les ingénieurs agronomes se dirigent souvent vers cette profession dans le but d'acquérir de l'expérience.
La pandémie, la guerre en Ukraine, de même que la hausse des prix que ces deux crises ont engendrée, ont modifié profondément le secteur agroalimentaire, qui faisait déjà face à un mouvement profond de transformation économique, technologique et sociale.
Les acteurs de l’agroalimentaire doivent faire face à des défis qui découlent pour certains des crises que nous avons traversées, et pour d’autres de l’évolution des attentes de la société. Parmi ces enjeux figurent notamment :
Ces facteurs viennent s’ajouter à la nécessité de transformation que connaissait déjà le secteur de l’agroalimentaire et engendrent de nouveaux besoins :
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