Vous avez acheté des viennoiseries dans votre boulangerie, mais vous ne les avez pas toutes mangées ? Pas de panique, vous pouvez facilement les garder encore quelques jours. Découvrez dans cet article comment garder vos pains au chocolat, croissants et autres gourmandises frais, et comment les conserver plus longtemps grâce à la congélation.
La conservation des viennoiseries se rapproche de celle du pain. En effet, vous devrez les garder dans un sachet en papier à l’abri de l’air et de l’humidité. Si vous disposez d’une niche à pain, vous pouvez tout à fait les placer dedans. Nous vous conseillons de ne pas les emballer dans un sac en plastique pour risque de rendre vos produits de boulangerie mous.
Après 1 ou 2 jours, placez vos croissants, pains au chocolat, pains aux raisins… au four à 160°C pendant quelques minutes.
Pour les congeler, vous devrez les placer individuellement dans des sacs de congélation pour éviter qu’elles ne se collent entre elles. Vous veillerez à retirer un maximum d’air des sacs afin d’éviter l’oxydation. La congélation vous permettra de les garder plusieurs mois (3 mois maximum). En plus d’allonger la conservation, cette astuce est aussi très pratique pour se préparer un petit-déjeuner ou un brunch très rapidement.
Il vous suffit de sortir vos viennoiseries surgelées du congélateur et de les enfourner dans un four à 200°C pendant 15 minutes !
Vos viennoiseries sont déjà rassies ? Pas de problème, voici quelques idées pour leur redonner vie :
Pour rentabiliser la production de viennoiseries faites maison en boulangerie, le procédé dit de pré-poussé surgelé est une alternative pertinente à la pousse contrôlée. La technique du pré-poussé surgelé consiste à arrêter la dernière étape de fermentation (apprêt) juste avant la cuisson par un blocage au froid négatif. Les viennoiseries pré-poussées, dorées à l’œuf puis surgelées, sont ensuite décongelées et cuites au fur et à mesure des besoins du magasin.
Pas de rupture à la vente, pas de perte en fin de journée, ce process optimise la productivité et consolide la rentabilité sur toute la gamme de viennoiseries levées et/ou feuilletées (briochettes, croissants, pains au chocolat, couques, etc.).
Comparée aux autres techniques répandues dans le secteur industriel (cru surgelé, précuit surgelé, cuit surgelé), celle du pré-poussé surgelé permet de s’approcher davantage de la qualité du frais traditionnel. Si la qualité des produits finis n’est pas tout à fait au même niveau que celle obtenue en process direct, ce mode de production peut être optimisé par des approches complémentaires. C’est ce que propose par exemple la société Lesaffre, qui a remis au goût du jour la technique en 2019 avec diverses solutions (levure pour pâte sucrée, améliorant pour viennoiseries, conseils techniques, etc.).
Pour atténuer les difficultés liées au froid négatif (givre, croûtage) et à la décongélation (surface collante, affaissement), il est impératif d’apporter de la tolérance au réseau de gluten et de conférer à la pâte une plus grande résistance au dessèchement. L’apport à 50-100 % de farines de force ou de gruau (riches en protéines) renforce la tenue de la pâte. L’ajout d’un améliorant spécial viennoiseries (Lesaffre, Puratos, AIT, notamment) et le pétrissage semi-intensif (5 minutes en V1 et 8 minutes en V2) contribuent également au renforcement du réseau gluténique. Il existe aussi des références sans émulsifiants (E472).
L’utilisation de levure est primordiale pour une pousse satisfaisante (un levain actif seul n’est pas recommandé). Les souches de levures osmotolérantes sont conseillées car elles garantissent une reprise de pousse après décongélation, ce qui améliore, in fine, la qualité du feuilletage. Un levain lactique (jeune) dosé à 5 % peut par contre renforcer la résistance au froid. Les solutions de levains aromatiques, comme le levain d’épeautre ou le levain de blé dur (Lesaffre), apportent aussi un arôme et une douceur agréables. Les levains acétiques sont déconseillés.
La fabrication des viennoiseries suit le process traditionnel, si ce n’est que l’apprêt (fermentation avant cuisson) est interrompu par un blocage au froid lorsque les produits ont levé aux trois quarts de leur volume maxi. Très important : le blocage au froid doit impérativement se faire par surgélation (autour de - 30 °C pendant 30 minutes). La conservation au froid (- 18 °C) ne doit pas durer au-delà d’une semaine pour éviter le dessèchement (rappelons que la conservation négative ne doit pas être utilisée pour faire du stockage de longue durée mais pour rationaliser la production et avoir toujours des produits à disposition.)
Pour éviter justement le dessèchement et le givre à la conservation négative, il est conseillé de remiser les viennoiseries après surgélation dans des sacs plastique fermés (cela facilite aussi le stockage et améliore la stabilisation des produits au froid). Dorer les viennoiseries avant surgélation apporte une barrière protectrice supplémentaire et évite les manipulations des pâtons après décongélation. Combiner plusieurs approches complémentaires est plus efficace pour atténuer l’effet négatif de la congélation sur la qualité des croissants.
La qualité du froid évite tous ces désagréments. En effet, plus on laisse “tranquilles” les pâtons à la remise en température, mieux ils se développent. Les armoires de décongélation (à hygrométrie réglable) donnent de meilleurs résultats, surtout si l’ambiance du fournil est humide. Pour assurer une décongélation à cœur et une reprise de la pousse, il est impératif de respecter une durée suffisante - à savoir 40 minutes (au moins) pour une cuisson classique sur four à sole (200 °C, 15 minutes). Si l’on est pressé, ce temps de remise en œuvre peut être écourté à 30 minutes, à condition d’assurer une cuisson (en four ventilé, pour plus de précision) avec une courbe ascendante allant de 100 à 170 °C en 18 minutes. Dans tous les cas, il faut éviter le défaut du “ blanc à cœur ” (pâte mal cuite) lié à une décongélation trop rapide.
En boulangerie artisanale, la viennoiserie produite en direct et sans passage au froid négatif est vivement conseillée, surtout pour les produits emblématiques qui assurent 80 % des ventes (croissants, pains au chocolat). Le pré-poussé surgelé reste une alternative pertinente pour les viennoiseries créatives (escargots, couques, torsades feuilletées, par exemple) ou pour alimenter le magasin en cas de ruptures à la vente (fin de journée, commande exceptionnelle).
Sachez que la surgélation de produits faits sur place autorise la mention “fait maison”.
Si vous n’avez pas mangé toutes les viennoiseries que vous avez achetées le matin même, pas de panique, vous pourrez toujours les manger sous 2 à 3 jours. Pour cela, vous devez les placer dans une boîte hermétique ou dans une cloche à pâtisserie. Le principal est qu’elles soient dans un endroit frais et sec, protégées de l’air et de l’humidité. Évitez à tout prix les sacs plastiques car ils auront pour effet de les ramollir. Au besoin, vous pourrez toujours les passer 1 à 2 minutes au four à 160°C pour encore plus de croustillant.
L’élément-clé de la saveur d’un pain au chocolat réside dans sa fraîcheur, qui se dégrade naturellement au fil des heures. Idéalement, une viennoiserie fraîchement cuite doit être consommée rapidement pour profiter pleinement de son croustillant et de son moelleux. En pratique, un pain au chocolat se conserve à température ambiante environ 2 à 3 jours avant de voir sa texture se raffermir et son goût s’altérer. Passé ce délai, il perdra sa légèreté et risque de devenir sec, voire légèrement rassis.
Plusieurs facteurs impactent cette durée :
| Durée de conservation | Conditions | Effets sur la texture et le goût |
|---|---|---|
| 0 à 24 heures | Température ambiante, emballage aéré | Croustillant optimal, saveurs intenses |
| 2 à 3 jours | Stockage dans boîte hermétique | Moelleux atténué, légère perte de croustillant |
| Au-delà de 3 jours | Température ambiante, pas d’emballage adapté | Texture desséchée, goût altéré, risque de moisissures |
Pour prolonger la vie gustative d’un pain au chocolat, tout est une question d’équilibre : conserver l’humidité nécessaire sans pour autant que la pâte ne devienne molle ou collante. Plusieurs méthodes s’avèrent particulièrement efficaces :
Si l’usage du réfrigérateur est perçu comme néfaste au pain, la conservation au frais peut s’avérer judicieuse dans certains cas, particulièrement pour éviter la moisissure. Pour les pains au chocolat achetés en grande quantité ou pour les viennoiseries artisanales fragiles, la conservation au frigo dans un emballage hermétique peut prolonger la fraîcheur jusqu’à 5 jours environ.
Attention cependant, le froid a tendance à « figer » l’humidité contenue dans la pâte, ce qui modifie la texture. Quelques précautions :
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Prolonge la durée sans moisissure | Peut altérer le croustillant et la texture de la pâte |
| Idéal en climat humide | Risque de condensation et goût moins frais |
La congélation reste la solution la plus efficace pour conserver un pain au chocolat sur une période plus longue, allant jusqu’à 1 mois sans altération significative de la texture ou des saveurs. Cette méthode exige cependant quelques règles clés pour préserver la qualité du produit :
| Étape | Conseil pratique |
|---|---|
| Emballage | Film alimentaire + sac congélation |
| Congélation | À effectuer rapidement |
| Décongélation | Laisser à température ambiante emballé |
| Réchauffage | Four 180°C pendant 10-15 minutes |
Il existe plusieurs variantes de pain au chocolat, chacune avec des particularités qui influencent leur durée de conservation :
| Type de pain au chocolat | Délai consommation recommandé | Conseils spécifiques |
|---|---|---|
| Classique artisanal | 2 à 3 jours | Stockage dans boîte hermétique ou torchon |
| Industriel | 3 à 5 jours | Peut se conserver au réfrigérateur dans emballage scellé |
| Maison, fait main | Moins de 2 jours | Consommation rapide ou congélation |
| Enrichi noisette ou amande | 2-4 jours | Conserver au frais pour éviter rancissement |
Reconnaître un pain au chocolat qui a perdu ses qualités initiales est essentiel pour éviter tout désagrément gustatif, voire sanitaire. Les signes à surveiller :
En cas de doute, mieux vaut privilégier la sécurité et jeter la viennoiserie plutôt que de risquer une intoxication.
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