La confiserie à Angers possède une histoire riche et diversifiée, marquée par des figures emblématiques et des produits régionaux distinctifs. Cet article explore cette histoire, en mettant en lumière des acteurs clés et des spécialités locales.
Vue aérienne d'Angers.
Situé au cœur du marché d’intérêt national (MIN) à proximité immédiate du centre d’Angers, Promocash s’est depuis longtemps imposé comme une référence incontournable pour les professionnels de la restauration. Installé en 1994, le magasin actuel a su évoluer et s’adapter aux besoins changeants de ses clients. Avec un stock de 14 000 références et une base de données de 100 000 produits, Promocash se distingue par la diversité de son offre. Le magasin met un point d’honneur à travailler avec des fournisseurs locaux angevins pour proposer des produits frais de qualité.
Parmi les incontournables, citons les célèbres sirops Giffard, les jus de pommes locaux, et la marque Trésors pâtissiers de chez Fuseau. Promocash réalise 72% de son chiffre d’affaires avec les restaurateurs angevins. Après la crise du COVID, une tendance marquée vers le local et le français a été observée, bien que les restaurateurs cherchent désormais à optimiser leurs marges.
Parmi les partenaires de Promocash, nous retrouvons la maison Palmer Fruits pour les fruits et légumes, Epigram pour la découpe de viande, et la Confiserie Poisson pour les papillotes mais aussi le Crémet d’Anjou ou la Galette Val de Loire. Avec ses 3 000 m² de surface de vente, son parking dédié, un nouveau service de livraison plébiscité par les clients, Promocash continue de se réinventer. L’agencement des rayons est régulièrement adapté et des corners spécifiques sont développés pour enrichir l’offre.
Rien de particulier ne prédisposait Alfred Pelé au commerce. Ses parents étaient fermiers à la commanderie d’Arville, en Loir-et-Cher, où il naît en 1859. Dès l’âge de dix-sept ans, il se rend à Paris, où la tradition familiale lui attribue des débuts chez Félix Potin. On le retrouve ensuite au Mans, à l’épicerie Malassigné. De là, il gagne Angers, sans doute vers la fin de l’année 1884, et reprend l’épicerie Mauboussin, place du Ralliement, fondée en 1858, selon la mention indiquée sur les catalogues d'alimentation semestriels publiés par Alfred Pelé. Il apparaît pour la première fois sur les listes électorales d’Angers en 1886, où il se trouve ajouté à l’encre rouge. Les débuts nécessitent un travail acharné, période difficile qu’il ne manque pas d’évoquer à son départ à la retraite en 1914 : « … Je quitte un poste où j’ai combattu pendant trente ans à vos côtés, lutte âpre et terrible au début, où, seul, sans fortune et sans amis, je n’avais pour tous compagnons que trois ou quatre employés dévoués qui, sans cesse, je pourrais dire nuit et jour (car ouvrant dès que le jour commençait à poindre, nous étions encore là souvent après minuit), luttaient à mes côtés, me soutenant dans la tâche aride que j’avais assumée ».
Il applique en fait les principes du grand commerce : acheter en quantité, revendre à petits prix pour vendre beaucoup et, secret de la réussite : avoir des produits de qualité absolument irréprochable. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, il ouvre des laboratoires, se met à fabriquer ses propres pâtisseries, ses rillettes, vendues dans les célèbres petits pots en grès que l’on retrouve aujourd’hui chez les antiquaires. Dès 1893, il dépose une étiquette pour désigner les produits qu’il vend : « Épicerie centrale, Alfred Pelé, successeur de Malassigné (au Mans), place du Ralliement. Vins fins, comestibles, desserts ».
En 1897, il invente un « Véritable triple-sec Saint-Julien » (marque déposée). C’est une liqueur blanche, à base d’oranges amères distillées, une sorte d’imitation du triple-sec Cointreau, vendue dans une bouteille similaire ! À partir de 1898, les marques « Véritable guignolet Saint-Junien » et « Chocolat Saint-Julien » sont déposées, mais pas celle des « biscuits hygiéniques anisés Saint-Julien ». Cafés, charcuterie et vins sont les plus grandes spécialités de la maison Pelé. La brûlerie de café se trouvait à l’angle de la rue de la Roë (emplacement de la Briocherie). Un système nouveau de torréfaction à vapeur, donnant une économie de 30 % en force, arôme et qualité, est utilisé depuis 1896. Très vite, les quantités journalières vendues sont énormes : 500 kg par jour en 1913.
Le nombre de porcs débités chaque année n’est pas moins impressionnant : 1 031 en 1906, 1 664 en 1914… Quant aux vins, A. Pelé devient rapidement lui-même propriétaire-viticulteur de 500 hectares : à Mûrs-Érigné où il produit d’excellents vins de pineau blanc, en Tunisie et en Algérie.
Comme l’annonce l’album bijou souvenir de l’exposition d’Angers de 1895, la maison Pelé « est la première en France qui ait su réunir dans ses magasins tout ce qui concerne l’alimentation » : pâtisserie, charcuterie (l’une et l’autre de fabrication maison), boucherie, conserves (légumes, poisson, gibier…), vins et spiritueux, confiserie, chocolaterie, épicerie naturellement, fromages, mais aussi brosserie, droguerie, parfumerie, bougies… Tout l’immeuble situé entre la rue des Deux-Haies et la rue de la Roë est colonisé en novembre 1901 : à l’entresol se trouve la confiserie, la boucherie est au 40 rue de la Roë, la poissonnerie au n° 42 (à l’emplacement du salon de coiffure actuel). À son ouverture, celle-ci fait sensation car les poissons, de mer et d’eau douce, sont conservés dans l’eau courante : « Très curieuse surtout à visiter, signale l’album de 1895, la poissonnerie annexe, où d’un rocher jaillit une eau limpide, alimentant un vaste bassin dans lequel frétillent des milliers de poissons de toutes variétés attendant la friture ».
Voiture de livraison Pelé, carte postale, vers 1910.
D’année en année, le chiffre d’affaires est en progression constante : 270 701 F en 1885, 1 646 892 F en 1897, 2 400 000 F en 1906. Plus de cinq mille personnes fréquentent quotidiennement le magasin en 1901. Après les agrandissements successifs du magasin place du Ralliement, Pelé étend ses tentacules rue des Deux-Haies, édifie un nouvel immeuble à l’angle de la rue Saint-Laud et de la rue Claveau, descend encore dans la rue Claveau pour inaugurer d’immenses chais en 1912 (actuel cinéma « Les 400 Coups »). En 1905, il a fallu ouvrir une succursale rue de la Gare.
Rançon d’un labeur inouï ? Alfred Pelé décède le 22 juin 1917 à cinquante-huit ans seulement, subitement frappé d’une congestion pendant une promenade au jardin de la Préfecture. Il s’était retiré des affaires au début de l’année 1914, après avoir offert un grand banquet à son personnel, près de 150 convives.
À l’approche de Pâques, les cloches se fournissent sans doute en Anjou ! Le territoire ne manque pas de chocolatiers de talent et de friandises incontournables. La couleur des Quernons rappelle celle des ardoises de Trélazé. « J’ai créé le Pavé du bout du monde pour ma mamie, qui ne pouvait plus manger de Quernons d’ardoise ! Créé en 1981 par Michel Levesque, le Mouchoir de Cholet s’inspire évidemment du fameux carré de tissu, emblématique de la capitale du textile. Sous une amusante couche de chocolat blanc teinté de rouge, se cachent une fine pâte d’amandes à l’orange et un praliné fondant amandes et noisettes.
Toutes les structures référencées sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). L’Extrait RNE est le justificatif d’immatriculation de l’entreprise et contient les mêmes données qu’un extrait KBIS/D1. Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 12/01/2012. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Cette structure est immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE), depuis le 24/01/2012. Elle a été mise à jour le 19/05/2024.
| Information | Détail |
|---|---|
| Date de création | 12/01/2012 (Insee) |
| Effectif salarié (2023) | 6 à 9 salariés |
| Convention collective | IDCC 0573 (Commerces de gros) |
| Sources | INSEE, VIES, Douanes, INPI, MTPEI |
Cette structure possède 2 établissements dont 1 est en activité.
À partir du 31 juillet 2024, l'accès aux informations relatives aux bénéficiaires effectifs (RBE) jusqu'ici publiques, est restreint. Les comptes annuels sont accompagnés d'une déclaration de confidentialité en application du premier ou deuxième alinéa de l'article L.
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