La boucherie est bien plus qu'un simple commerce de viande. C'est un héritage culturel, un métier qui se transmet de génération en génération, faisant appel à la passion, à la précision et au savoir-faire. Les bouchers traditionnels ont acquis leur expertise grâce à des années d'apprentissage et de pratique.
Dans cet article, nous allons explorer la définition du commerce de viande, son histoire et les réglementations qui encadrent cette activité.
L'animal de boucherie est l'expression utilisée pour désigner l'ensemble des animaux comestibles par l'homme (bovins, ovins, caprins, porcins, équins) et vendus en boucherie. On peut dater l'apparition de ce terme en même temps que le métier de boucher au Moyen Age.
La première boucherie chevaline est apparue en Allemagne en 1847. En France, elles se développent principalement dans les régions ouvrières, comme le Nord-Pas-de-Calais. Aujourd'hui, leur nombre a considérablement diminué.
Les commerces de détail doivent, dès qu'ils dépassent une certaine surface de vente, faire une demande d'autorisation d'exploitation commerciale. Les situations concernées sont les suivantes :
A noter : Ne sont pas soumis à une autorisation d'exploitation commerciale :
La demande d'autorisation d'exploitation commerciale doit être présentée :
Dans tous les cas, la demande doit être accompagnée d'un dossier comportant les éléments fixés par l'article A752-1 du Code du commerce. La commission se prononce dans un délai de 2 mois à compter de sa saisine.
L'agrément sanitaire concerne les établissements préparant, traitant, transformant, manipulant ou entreposant des produits d'origine animale ou des denrées qui en contiennent, et commercialisant leurs produits auprès d'autres établissements. Il est requis dès lors que sont mises en œuvre des matières premières animales non transformées (lait cru, viandes, œufs en coquille par exemple). Un établissement mettant sur le marché ces produits doit, avant toute opération, solliciter cet agrément.
À noter :
Article L233-2 du Code rural et de la pêche maritime, Arrêté du 8 juin 2006 relatif à l'agrément sanitaire des établissements mettant sur le marché des produits d'origine animale ou des denrées contenant des produits d'origine animale. Voir le Règlement (CE) n°853/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004.
Cette demande d'agrément doit être adressée :
Pour que la demande d’agrément soit recevable, le dossier doit être accompagné des documents descriptifs de l’établissement et du plan de maîtrise sanitaire fondé sur les principes de l’HACCP.
Si le dossier de demande d'agrément est jugé complet et recevable, un agrément conditionnel est délivré pour une durée de 3 mois. La période de 3 mois rattachée à la délivrance de l’agrément conditionnel doit être mise à profit par l’exploitant, qui doit être en mesure de fournir à l’issue de celle-ci les éléments de vérification du bon fonctionnement du plan de maîtrise sanitaire au sein de son entreprise.
Avant la fin de cette période, une visite de conformité peut être réalisée pour constater le respect des conditions sanitaires. Si les conclusions de cette visite sont favorables, un agrément définitif est attribué. Dans le cas contraire, l’agrément conditionnel peut alors renouvelé pour une nouvelle période de trois mois.
Pour les locaux ouverts au public, les obligations relatives aux ERP - établissements recevant du public - doivent être respectées :
Pour en savoir plus, consulter la rubrique ERP du site Bpifrance création.
Le "Paquet Hygiène" correspond à un ensemble de textes communautaires qui fixe les exigences relatives à l'hygiène des denrées alimentaires commercialisées. Il précise notamment :
Règlement 852/2004 du 29 avril 2004
Ces guides de bonnes pratiques d'hygiène sont élaborés par les organisations professionnelles, validés par l'administration, et répertorient les dangers et moyens de maîtrise de ces dangers pour différents produits et étapes de fabrication.
Par ailleurs, l'arrêté du 21 décembre 2009 précise les températures de conservation des produits d'origine animale périssables et apporte des précisions sur certains points (décongélation, viande hachée, gibier). L'arrêté du 8 octobre 2013 indique quant à lui les températures de conservation des denrées alimentaires périssables d'origine végétale.
A noter : Tout dirigeant doit également respecter le règlement sanitaire départemental qu'il peut se procurer auprès de la préfecture du lieu d'implantation.
Les installations techniques (systèmes de ventilation, de climatisation, d'extraction frigorifique) doivent respecter les règles relatives à la tranquillité du voisinage en étant correctement isolées.
Articles R1336-4 et suivants du Code de la santé publique
Le prix des produits destinés à la vente au détail et exposés à la vue du public, en vitrine, en étalage ou à l'intérieur du lieu de vente :
Lorsqu'il s'agit de produits vendus au poids, l'indication du prix doit être accompagnée de l'unité de poids ou de mesure à laquelle ce prix correspond.
Arrêté du 3 décembre 1987
A noter : Certains produits doivent respecter un affichage particulier (les produits pré emballés ou non, le miel, les oeufs, etc.)
L'utilisation d'ingrédients pouvant provoquer des allergies ou des intolérances, dans la fabrication ou la préparation d'une denrée alimentaire, doit être obligatoirement mentionnée. Elle doit être indiquée sur la denrée elle-même ou à proximité de celle-ci lorsqu'elle est :
Articles R412-12 et suivants du Code de la consommation
L'utilisateur d'appareils de pesage a l'obligation de s'assurer de leur exactitude, bon entretien et fonctionnement correct. Ces instruments doivent être installés de façon stable et, lorsqu'ils sont destinés à la vente directe au public, de façon que le consommateur puisse lire aisément le résultat de la pesée et, le cas échéant, les indications de prix.
Au plus tard un mois après sa mise en service, un carnet métrologique doit être disponible sur son lieu d'utilisation.
En 2016, 2 600 entreprises, au sens des unités légales, sont dans ce secteur et emploient 99 000 salariés en équivalent temps plein. Les entreprises de 250 salariés ou plus, alors qu’elles ne représentent que 3 % du nombre total d’entreprises, réalisent 92 % du chiffre d’affaires du secteur. Le chiffre d’affaires de l’industrie de la viande représente 21 % des industries alimentaires.
La part de la valeur ajoutée de l’industrie de la viande dans celle des industries alimentaires est de 16,6 % ; cet écart est stable depuis cinq ans.
La production de produits à base de viande représente 19,9 % de la production des industries alimentaires. La part des achats de matières premières dans le chiffre d’affaires des industries alimentaires est de 21 % contre 32 % dans l’industrie de la viande ; la part des achats directs de matières premières auprès du secteur agricole y est donc plus importante.
La commercialisation de la viande est majoritairement réalisée auprès de la grande distribution.
En 2016, 24 % des entreprises de l’industrie de la viande ont recours à la sous-traitance, contre 20 % dans l’ensemble des industries alimentaires.
Les viandes doivent obligatoirement provenir d'un établissement agréé ou titulaire d'une dérogation à l'obligation d'agrément. Les denrées alimentaires présentées à la vente doivent comporter un étiquetage pour bien informer le consommateur. Pour plus d'informations, se rapprocher de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de la chambre de métiers et de l'artisanat.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d'entreprises | 2 600 |
| Nombre de salariés (équivalent temps plein) | 99 000 |
| Part du chiffre d'affaires dans les industries alimentaires | 21 % |
| Part de la valeur ajoutée dans les industries alimentaires | 16,6 % |
| Recours à la sous-traitance | 24 % |
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