Le commerce de détail alimentaire est un secteur d’activité dynamique avec de nombreuses opportunités. Si vous envisagez de vous lancer dans cette aventure, ce guide vous fournira les informations essentielles pour réussir votre projet en France.
L’activité de commerce de détail alimentaire consiste en l’achat de marchandises destinées à être consommées par des particuliers. Cette activité se fait en magasin, par internet ou sur des marchés. De nombreux codes APE concernent l’activité de commerce de détail alimentaire. Il est important de noter qu'aucun diplôme particulier n’est nécessaire pour ouvrir un commerce de détail alimentaire.
Pour donner une existence légale à l’entreprise, il faut procéder aux formalités d’immatriculation de l’entreprise. Pour ouvrir un commerce de détail alimentaire, il faut bien entendu immatriculer l’entreprise. Ensuite, des formalités spécifiques au métier sont également nécessaires.
Par ailleurs, il est impératif de détenir la licence adéquate pour vendre des boissons alcoolisées à emporter (petite licence à emporter ou licence à emporter).
Les commerces de détail alimentaire sont tenus de respecter une importante réglementation. Voici un aperçu des principales réglementations :
| Réglementations | Textes de loi |
|---|---|
| Respecter les normes d’hygiène et sanitaires et les températures de conservation des produits alimentaires | Arrêté du 21 décembre 2009 Règlement 852/2004 du 29 avril 2004 Arrêté du 8 octobre 2003 |
| Respecter le règlement sanitaire départemental | À récupérer auprès de la préfecture |
| Respecter les obligations relatives aux ERP (Établissements recevant du public) | ERP |
| Informer le public sur les prix pratiqués en utilisant les voies du marquage, de l’étiquetage, de l’affichage ou par tout autre procédé approprié (prix à l’unité de mesure pour chaque produit) | Affichage des prix (economie.gouv.fr) |
| Contrôler, tous les deux ans, l’exactitude, le bon entretien et le bon fonctionnement des appareils de pesage utilisés dans le commerce. |
Les commerces de détail doivent, dès qu'ils dépassent une certaine surface de vente, faire une demande d'autorisation d'exploitation commerciale. Les situations concernées incluent :
La demande d'autorisation doit être présentée à la mairie ou au secrétariat de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC), selon le projet, accompagnée d'un dossier comportant les éléments fixés par le Code du commerce.
L'agrément sanitaire concerne les établissements préparant, traitant, transformant, manipulant ou entreposant des produits d'origine animale ou des denrées qui en contiennent, et commercialisant leurs produits auprès d'autres établissements. Il est requis dès lors que sont mises en œuvre des matières premières animales non transformées. La vente au détail ou remise directe au consommateur final ne nécessite pas d'agrément. La demande d'agrément doit être adressée à l'autorité administrative, accompagnée des documents descriptifs de l’établissement et du plan de maîtrise sanitaire fondé sur les principes de l’HACCP.
Pour les locaux ouverts au public, les obligations relatives aux ERP (Établissements recevant du public) doivent être respectées, tant en termes de sécurité incendie qu'en termes d'accessibilité, notamment pour les personnes en situation de handicap.
Le "Paquet Hygiène" fixe les exigences relatives à l'hygiène des denrées alimentaires commercialisées. Il précise les obligations générales en matière de sécurité sanitaire des aliments, les règles d'aménagement des locaux et leur équipement, la mise en place de procédures basées sur les principes de l'HACCP, et l'utilisation de guides de bonnes pratiques d‘hygiène et d‘application de l'HACCP.
Les installations techniques (systèmes de ventilation, de climatisation, d'extraction frigorifique) doivent respecter les règles relatives à la tranquillité du voisinage en étant correctement isolées.
Le prix des produits destinés à la vente au détail et exposés à la vue du public doit faire l'objet d'un marquage par écriteau ou d'un étiquetage parfaitement lisible, indiqué sur le produit lui-même ou à proximité de celui-ci. Lorsqu'il s'agit de produits vendus au poids, l'indication du prix doit être accompagnée de l'unité de poids ou de mesure à laquelle ce prix correspond.
L'utilisation d'ingrédients pouvant provoquer des allergies ou des intolérances doit être obligatoirement mentionnée sur la denrée elle-même ou à proximité de celle-ci lorsqu'elle est présentée non préemballée sur les lieux de vente au consommateur final, emballée sur les lieux de vente à la demande du consommateur, ou préemballée en vue de sa vente immédiate.
L'utilisateur d'appareils de pesage a l'obligation de s'assurer de leur exactitude, bon entretien et fonctionnement correct. Ces instruments doivent être installés de façon stable et, lorsqu'ils sont destinés à la vente directe au public, de façon que le consommateur puisse lire aisément le résultat de la pesée et, le cas échéant, les indications de prix.
Dans la vie d’une jeune entreprise, le financement est une question essentielle. Il est nécessaire de choisir avec attention le mode de financement. Ainsi, il est possible de faire appel à différents types de financement qui dépendront notamment du stade d’avancement du projet d’entreprise, de l’autofinancement.
Le secteur de l’agroalimentaire demande au départ un capital suffisamment important pour financer la recherche et le développement (R&D), le prototypage et les unités de production. Pensez également à vous faire aider par des incubateurs spécialisés dans le domaine.
Plusieurs options de financement et de subventions sont disponibles pour soutenir votre projet :
En principe, pour créer une entreprise agroalimentaire il est généralement conseillé d’opter pour la SAS qui est une forme flexible d’entreprise. Toutefois et dans tous les cas, la forme juridique la plus adéquate dépendra du business plan.
Voici les statuts juridiques les plus courants pour ouvrir un commerce alimentaire :
En amont de sa rédaction, il est nécessaire de réaliser une étude du marché. Cette étude de marché a pour objectif de déterminer, avant de créer une entreprise agroalimentaire, l’état de la concurrence, quelle sera la clientèle, etc.
Le business Plan est un fil conducteur pour l’entrepreneur et un excellent outil de travail qui va permettre à l’entrepreneur de :
Le business plan est le support indispensable pour solliciter des financements auprès d’établissements bancaires ou financiers pour un prêt professionnel. Il permet de mettre en confiance les prêteurs en prouvant la faisabilité de votre projet.
Loupe ou longue-vue ? Opter pour un commerce alimentaire de détail généraliste ou spécialisé peut être un choix difficile, car chaque option présente des spécificités.
Vous avez également le choix entre rejoindre un réseau de franchise ou exercer en qualité d'indépendant.
Voici les avantages et les inconvénients de chaque option :
| Critère | Franchise | Indépendant |
|---|---|---|
| Modèle d’affaires | ✅ Modèle reconnu et expérimenté ❌ Moins flexible, peu de possibilités d’innovation | ✅ Liberté totale de définir son propre modèle ✅ Possibilité d’être original et de se différencier ❌ Modèle incertain |
| Autonomie | ✅ Soutien dans les décisions stratégiques ❌ Limitations dans les décisions d’affaires (choix des produits, couleurs, etc.) | ✅ Autonomie totale dans toutes les décisions ❌ Peut se retrouver seul dans les prises de décisions |
| Soutien et formation | ✅ Formation et soutien continus par le franchiseur ❌ Présence de concurrents dès l’entrée sur le marché | ✅ Connaissances acquises par l’expérience directe ❌ Absence de soutien extérieur |
| Marketing et notoriété | ✅ Bénéficie de la notoriété et des campagnes marketing nationales ❌ Contribution financière aux campagnes marketing | ✅ Liberté de se construire l’image souhaitée ✅ Contrôle total sur le marketing ❌ Nécessité de construire sa propre marque et de gagner en notoriété |
| Accès aux ressources | ✅ Accès facilité aux fournisseurs grâce à la taille du réseau ❌ Dépendance aux conditions imposées par le franchiseur | ✅ Choix libre des fournisseurs ✅ Possibilité de négocier directement ❌ Doit négocier seul avec les fournisseurs |
| Investissement initial | ✅ Risque financier moindre ❌ Lancement plus coûteux avec des frais de franchise et des royalties à payer | ✅ Tous les profits vont directement à l’entrepreneur ❌ Risque financier plus élevé |
Véritable commerce de proximité, le succès de la supérette n’est plus à prouver auprès des Français·es. Ce type de magasin est synonyme de facilité et de gain de temps au quotidien. Vous vous demandez comment ouvrir une supérette ? Voici 11 étapes à accomplir pour remporter un franc succès lors de l’ouverture de votre supérette.
Pour ouvrir un magasin alimentaire, il faudra réaliser de nombreuses démarches de création d’entreprise.
Après avoir défini les contours du projet, le fondateur de l’entreprise doit penser à réaliser une étude de marché et à établir un business plan.
Une fois cela fait, il faudra qu’il choisisse un local commercial et évalue les coûts d’installation. Avant même d’ouvrir le commerce, il aura également à se renseigner sur la réglementation applicable au magasin.
Dans tous les cas, il serait judicieux d’opter pour un local commercial situé à un endroit où beaucoup de personnes passent quotidiennement. La zone de chalandise sera étudiée de manière minutieuse.
L’idéal serait de trouver une rue commerçante, facile d’accès. En fonction de son budget, le créateur de l’entreprise devra également choisir entre l’achat et la location d’un local.
Ouvrir un commerce alimentaire vous oblige à respecter de nombreuses règles. Parmi les impératifs que les épiciers doivent connaître et respecter, on trouve :
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