Le métier de porcher, souvent méconnu, offre de belles perspectives d’évolution au sein d’un élevage porcin, avec des rémunérations attractives selon l’expérience. Également appelé éleveur de porcs, il exerce dans diverses exploitations (engraissement, post-sevrage, spécialisée en naissage, maternité, etc.). Les missions du porcher varient selon la nature et la taille de l’exploitation. Le porcher se distingue par son autonomie, ce qui lui permet d’exercer ses fonctions avec une grande efficacité. Parfaitement informé des normes environnementales, il est également capable de transformer un produit de l’élevage.
Un éleveur de cochons est un spécialiste de l'élevage porcin. Il sélectionne, élève et vend des cochons pour la production de viande. Sa mission principale consiste alors à choisir les meilleures races et à maintenir des conditions de vie optimales pour ces animaux. L'éleveur de cochons veille à leur nutrition, leur santé et leur croissance. Il participe également à la reproduction des cochons en surveillant la mise bas et en s'occupant des porcelets.
En outre, comme tout chef d’entreprise, l’éleveur de cochons est responsable de la gestion commerciale, comptable et financière de son exploitation. Il est également responsable de la gestion des ressources humaines de son équipe, avec l’organisation de leur travail et éventuellement de leur remplacement. En fonction de la taille de son exploitation et du nombre de cochons qu'il élève, l'éleveur de cochons organise également la logistique de son entreprise.
Si les métiers de l'élevage vous intéressent, vous pouvez aussi vous tourner vers l'élevage de chats, de chevaux ou pourquoi pas devenir fauconnier.
La profession d'éleveur de cochons demande une bonne condition physique, car le travail peut être exigeant. En effet, il faut être capable de manipuler des animaux parfois lourds, de supporter des conditions climatiques variables et de travailler des horaires irréguliers, y compris les week-ends et les jours fériés. Il doit aussi être en bonne condition physique et avoir un mental solide, en raison de tâches lourdes à accomplir et d'horaires de travail souvent très chargés. L’éleveur de cochons doit également être capable de travailler en équipe, de communiquer efficacement et d'analyser des situations complexes pour prendre des décisions rapides et efficaces. Enfin, l'éleveur de cochons doit avoir une bonne connaissance de la biologie animale et des techniques d'élevage.
Un bon éleveur doit avoir de nombreuses qualités. Parmi elles, l'amour des animaux est bien sûr en tête de liste. L'éleveur doit aussi être patient et persévérant, les animaux n'étant pas toujours simples à gérer. Rigueur et sens de l'organisation sont également nécessaires pour ne pas se laisser déborder : une bonne planification des différentes tâches à accomplir est nécessaire. Un éleveur doit aussi pouvoir s'adapter et maîtriser rapidement du matériel technologique parfois très perfectionné : trayeuse, machine agricole, etc. Avoir de bonnes notions des soins d'urgence peut permettre à l'éleveur de sauver une bête en attendant l'arrivée du vétérinaire. L'éleveur ayant souvent du personnel sous ses ordres, il doit être capable de diriger une équipe. Enfin, il faut également avoir un bon contact humain et des talents de vendeur pour parvenir à écouler sa production.
Il existe plusieurs parcours de formation pour devenir éleveur de cochons. Parmi les plus courants, on trouve le CAP Agricole (CAPA) "Productions animales", le Bac Pro "Conduite et gestion de l’entreprise agricole" ou encore le BTS "Productions animales". Ces formations, réalisables en alternance, permettent d'acquérir les connaissances théoriques et les compétences pratiques nécessaires à la profession.
Les profils ciblés par les recruteurs sont avant tout les titulaires d’un CS Conduite d’un élevage porcin. Ces derniers sont notamment formés aux techniques d’élevage, connaissent les normes de sécurité, d’environnement et de bien-être animal, et savent entretenir les matériels et équipements des exploitations.
Il est possible d'accéder au métier d'éleveur en suivant plusieurs formations. Pour travailler à son propre compte en tant qu'éleveur (et obtenir des aides), il faut au moins avoir obtenu le baccalauréat ou un diplôme de niveau équivalent (BP ou BTA). Il faut aussi obtenir un certificat de capacité.
Après un bac pro Conduite et gestion de l’entreprise agricole (CGEA) et un BTSA Développement de l'agriculture des régions chaudes (DARC) au lycée agricole Alexandre Buffon de Baie-Mahault (Guadeloupe), Nathan vient de commencer une licence professionnelle Adret (Agronomie, développement rural et entreprenariat en milieu tropical) en lien avec l’Inra et l’Université des Antilles. Il a pour ambition de devenir éleveur de porcs en plein air bio.
Nathan : Je trouve que c’est une belle profession, d’autant plus que je suis sensible à la santé humaine, au bien-être animal et à la protection de l’environnement.
Nicole Touvin : « Nathan est entré en BTSA particulièrement motivé. Son projet d’installation est venu d’un travail réalisé sur le porc bio qui lui a permis de voir l’intérêt de la filière.
Nathan : Le BTSA m’a apporté des connaissances en ce qui concerne la gestion d’une exploitation agricole avec un élevage : en techniques de production animale, en biologie, sur le bien-être animal, sur la façon de raisonner...
Nicole Touvin : « Parallèlement aux apports théoriques, les mises en pratique - comme les études de cas - mettent les étudiants en situation réelle dans des projets pour les exploitations, et ce dans différents systèmes de production. La pluridisciplinarité offre aussi une synthèse des aspects qui concernent une exploitation (économique, technique, etc.).
Nathan : Après la licence professionnelle, j’aimerais m’installer. J’ai déjà entamé des démarches pour l’installation. À défaut de pouvoir le faire, je continuerai les formations : c'est un vrai plus pour l’obtention de foncier par la Safer de Guadeloupe.
Nathan : Si j’ai choisi l’élevage porcin en plein air bio, c’est parce que je souhaite m’engager dans le développement durable, démarche qui n’existe pas dans la filière porc guadeloupéenne.
Nicole Touvin : « L’élevage de porcs bio n’est pas pratiqué sur le territoire guadeloupéen. Pourtant, la demande existe. J’encourage donc vivement Nathan dans cette voie.
Consulter la liste des établissements qui proposent cette formation.
Le secteur de l'élevage porcin offre de nombreuses perspectives d'emploi, que ce soit au sein de grandes exploitations, d'entreprises industrielles ou de petites fermes familiales. Avec de l'expérience, l'éleveur de cochons peut envisager d'ouvrir sa propre exploitation ou de se spécialiser dans l'élevage de races spécifiques. Il peut également envisager de diversifier ses activités en se tournant vers la transformation de la viande ou l'agrotourisme.
Quant à l'évolution de carrière, l'éleveur peut essayer de se diversifier en élevant d'autres animaux en parallèle, en particulier des animaux "exceptionnels" comme les autruches ou les bisons. C'est parfait pour se lancer dans le tourisme rural, les gens ayant plaisir à visiter les élevages. Toujours dans l'optique du tourisme rural, l'éleveur peut aussi créer des chambres d'hôtes sur son exploitation. Enfin, après plusieurs années d'exercice, les éleveurs les plus compétents peuvent devenir chefs de centre d'insémination, conseillers techniques ou encore technico-commerciaux dans un regroupement de producteurs.
Le salaire d'un éleveur de cochons dépend de nombreux facteurs, notamment la taille de l'exploitation, le prix de la viande de porc sur le marché et le niveau d'expérience de l'éleveur. En début de carrière, le salaire peut varier entre 1500 € et 2000 € brut par mois. Avec de l'expérience et une bonne gestion de l'exploitation, le salaire peut augmenter significativement. Si l'éleveur de cochons choisit de diversifier ses activités, par exemple en se tournant vers la transformation de la viande ou l'agrotourisme, cela peut également avoir un impact positif sur sa rémunération.
Il est également à noter que le revenu d'un éleveur de cochons peut être fortement influencé par les fluctuations du marché. Le prix de la viande de porc peut varier en fonction de la demande, de la production globale et d'autres facteurs économiques. De plus, l'éleveur de cochons doit faire face à divers coûts, tels que l'alimentation des animaux, les soins vétérinaires, les coûts de main-d'œuvre et les investissements en matériel et infrastructures.
Enfin, de nombreux éleveurs de cochons choisissent de se regrouper en coopératives afin de négocier de meilleures conditions de vente pour leur production, ce qui peut également influencer leur revenu.
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Les principales responsabilités d'un éleveur de cochons sont de s'occuper du bien-être des cochons en leur fournissant un habitat, de la nourriture et des soins appropriés, de gérer leurs troupeaux et de respecter les normes en vigueur en matière de santé animale et de biosecurité.
Les principaux risques à prendre en compte lors de la gestion d'un troupeau de cochons sont les maladies, les parasites, la mauvaise alimentation et l'environnement inadéquat.
Nathan : Si j’ai choisi l’élevage porcin en plein air bio, c’est parce que je souhaite m’engager dans le développement durable, démarche qui n’existe pas dans la filière porc guadeloupéenne.
Nicole Touvin : « L’élevage de porcs bio n’est pas pratiqué sur le territoire guadeloupéen. Pourtant, la demande existe. J’encourage donc vivement Nathan dans cette voie.
Mixité Bio / Non Bio : Autorisée si espèces différentes dans des unités dont les bâtiments et les terres sont bien séparées.
Durée de conversion : Parcours = 1 an, animaux = 6 mois.
Ils peuvent être introduits, à des fins de reproduction, uniquement lorsque les animaux bio ne sont pas disponibles (consultez la base de données « animaux biologiques » de l’INAO) et AVEC DEROGATION, dans les cas suivants :
Par dérogation, si pour des raisons anatomiques, la castration doit être pratiquée plus de 7 jours après la naissance, une anesthésie complétée par une analgésie prolongée doit être réalisée par un vétérinaire.
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