Faire sa propre confiture, c’est un plaisir simple, gourmand et économique. Mais voilà une question que l’on se pose souvent : combien de temps faut-il faire cuire la confiture pour qu’elle prenne bien sans devenir trop épaisse ou trop liquide ? La réponse n’est pas unique, car elle dépend surtout… des fruits que vous utilisez. Certains cuisent vite, d’autres demandent plus de patience. Le temps des confitures est arrivé ! Ou, disons qu’en cette période de fin d’été on a plus envie de les préparer. Parce que l’on croule sous les beaux fruits du verger, ou l’on souhaite garder pour l’hiver la saveur et les couleurs de l’été, parce qu’on a envie d’avoir de bonnes confitures pour les petits déjeuners de la rentrée… Il y a toujours une bonne raison pour préparer des confitures.
Comme vous, j’aime en préparer, ce rythme lent, ce moment privilégié de contact avec le fruit, on le contemple, on le sélectionne, on s’adapte à lui totalement et puis arrive la magie quand c’est prêt, on met en pot et on est tout fier 🙂 Ça sent la maison de campagne, les papotages avec des amis, les longs ramassages en plein air et les soirée tranquilles de fins d’été.
Le principe est de conserver les fruits ou les légumes grâce à la présence du sucre. Plus il y en a (selon des limites hein) plus il se conserve. Donc, la proportion (en excluant le sucre déjà présent dans les fruits) devrait être de 1 kg de sucre / 1 kg de fruits. C’est ainsi que la confiture se gardera très bien. Mais personnellement je trouve que c’est trop sucré, après bien sûr cela dépend des fruits (et des légumes) et de leur maturité (si on a des poires ou des framboises ce n’est pas la même chose :-). Pour ma part, je prépare de confitures en petites quantités et pour un usage familial, c’est pourquoi la plupart du temps je respecte ces proportions, avec moins de sucre et plus de fruit : 500 à 600 g de sucre / 1 kg de fruits. Si l’on souhaite moins de sucre (on sentira plus le fruit mais ça se conservera moins et la texture sera plus fluide) on peut opter pour 300 g de sucre / 1 kg de fruits. Bien sûr ce sont des indications par grandes lignes car il faudra s’adapter à chaque fois aux fruits (pour les légumes il en faudra plus bien sûr, et la règle 1/1 est valable). Si bien sucrés il en faudra moins, si acidulés, il en faudra plus (en général on peut varier de 10 à 20%).
Pour les marmelades d’agrumes, je vous suggère d’aller voir chaque recette (liens plus bas) car le phénomène et la texture sont différents d’une confiture classique. Les pâtissiers et confituriers utilisent du sucre blanc cristallisé, point. C’est le plus pur, neutre et celui qui vous donnera toujours un bon résultat (zéro risques donc). Des fois, selon le fruit et l’envie j’utilise aussi du sucre de canne, mais il faut tenir compte qu’il a du goût et donne une sensation de sucré différente (il n’y a pas plus de sucre comme certains disent, c’est la même chose mais au palais on le sent différemment). C’est bon par exemple avec des fruits exotiques, des agrumes (il suffit de penser à ma marmelade d’oranges au sucre muscovado, un peu noire certes mais très bonne avec du caractère). Je vous déconseille de l’utiliser si le fruit a une saveur délicate (à moins qu’il soit bien blond et discret) même si je sais que certaines marques plutôt bio n’utilisent que lui. Après question de goûts comme toujours. Dans certains cas particuliers, on peut aussi utiliser du miel mais la texture sera très différente plus crémeuse (voir mon article sur le miel).
C’est du sucre que l’on trouve en grande surface auquel on a ajouté de la pectine. Rien de diabolique hein, la pectine est une substance naturelle présente dans certains fruits (notamment à pépins comme les pommes) qui permet de gélifier la confiture sans trop cuire le tout. En gros on obtient la bonne texture plus vite. Avec ce sucre, on en met moins dans la confiture et on fait moins cuire le fruit. La paradis donc ? Personnellement même si des fois je l’utilise (il donne de bons résultats), je préfère souvent sans, pour le goût et parce que c’est plus facile de faire avec ce qu’on a sous la main. C’est en réalité pratique surtout pour les confitures de fruits qui ne contiennent pas de pectine naturelle comme les cerises par exemple mais aussi pour qui n’a pas l’habitude d’en faire ou si on est pressé. Vous pouvez d’ailleurs toujours, comme je disais plus haut, ajouter un petit sachet de pépins de pomme ou de citron, dans votre préparation pour en apporter. Christine Ferber (oui toujours elle, la fée 🙂 ajoute carrément de la gelée de pomme à la préparation d’une confiture de fruit qui ne contient pas de pectine. Là aussi (mais c’est personnel), même si c’est une méthode qui marche très bien, je préfère ne pas opter pour elle, car je trouve que cela modifie un peu le goût et des fois même la texture de l’autre fruit.
Chaque fruit a sa propre composition. Certains sont riches en eau, d’autres en pectine, une substance naturelle qui aide à la gélification. Plus un fruit contient de pectine, plus la confiture prendra rapidement. À l’inverse, les fruits très juteux ou pauvres en pectine demandent plus de cuisson ou l’ajout d’un gélifiant naturel.
Autre facteur : la taille des morceaux. Des fruits entiers mettront plus de temps à cuire que des fruits coupés en petits dés. Enfin, la quantité de sucre joue aussi un rôle : plus il y a de sucre, plus la prise est rapide. Moins il y en a, plus la cuisson devra compenser.
Il faut absolument que les fruits (mais cela vaut aussi pour les légumes) soient beaux, bons, sucrés (enfin pas les légumes), mûrs mais encore un peu fermes. Ce n’est qu’avec de bons fruits que l’on fait de bonnes confitures (logique). Ce n’est donc pas un moyen de recycler des vieux fruits pas bons ;-). L’idéal serait d’utiliser des fruits non traités ou très peu, comme des bio mais d’autres vont bien aussi à condition de bien les laver. Un discours à part pour les marmelades où il est impératif d’utiliser des fruits non traités (car les pesticides se fixent dans l’écorce contrairement aux autres fruits où ils partent déjà bien avant d’être vendus). Il faut qu’ils soient intacts (sans moisissures ou autre), donc mieux vaut sélectionner. Cela en vaut la peine puisqu’on retrouvera cela dans notre pot en hiver quand il fait gris et froid et il nous donnera le sourire Avant de préparer la confiture, il conviendra donc de les laver et de les essuyer. Ensuite selon le fruit, il faudra retirer les noyaux, les pépins et les couper en morceaux réguliers (et pas trop petits). En ce qui concerne les pommes par exemple ou même les agrumes, je vous suggère de garder les pépins et les mettre dans un petit sachet mousseline (ou en créer un avec de la gaze et du fil de cuisine).
Il y a deux techniques pour réaliser la confiture. La première est celle de mélanger les fruits et le sucre dans la bassine et de faire cuire de suite. La deuxième (comme par exemple celle de Christine Ferber) consiste à faire cuire (ou des fois pas) 5 minutes les fruits avec le sucre puis de laisser reposer le toute une nuit (ou plusieurs heures) couvert de papier cuisson : il va se créer une osmose c’est à dire que le sucre va pénétrer dans le fruit et faire ressortir l’eau qui s’évaporera donc un peu plus facilement. Cette technique permet de préserver le goût mais aussi la texture du fruit, je vous la suggère.
L’idéal serait d’avoir une bassine en cuivre que l’on utilise uniquement pour les confiture. La cuisson est uniforme et sa largeur permet une bonne évaporation de l’eau de fruits et donc de diminuer le temps de cuisson. L’inconvénient est un peu le type de matériel (fragile qui demande un certain soin, qui fait oxyder certains aliments et qui demande de la place). Mais si vous en préparez beaucoup et avez la place n’hésitez pas. On peut très bien utiliser une bassine en inox (plus passe-partout et moins fragile) mais il faudra tourner plus souvent la confiture. Dans tous les cas, utilisez une casserole de qualité, à fond épais et assez large : on voit mieux les fruits, ils cuisent bien et en moins de temps. Pendant la cuisson, vous aurez aussi besoin d’une écumoire, celle en inox ira très bien, et d’une cuillère. Par habitude (même dans pour les ragù) j’utilise une cuillère en bois qui doit avoir 20 ans et rapportée d’Italie mais une en inox ira bien aussi. Vous aurez aussi besoin (mais ce n’est pas indispensable, je vous explique plus bas comme faire sans) d’un thermomètre de cuisson qui aille jusqu’à 150°C par exemple). Pour certaines confitures, vous aurez besoin d’un presse légume ou d’un tamis. J’utilise aussi souvent un bol à mixer (blender) si je souhaite une texture lisse et homogène. Enfin bien sûr, il vous faudra des bocaux !
Utilisez que des bocaux en verre stérilisés (y compris leurs couvercles dans l’idéal neufs à chaque fois) et pas trop grands. Pour la stérilisation des bocaux vous pouvez soit les faire bouillir dans une grande casserole (séparés par un torchon pour éviter qu’ils ne cognent et se cassent) d’eau bouillante pendant un quart d’heure environ. Puis les faire sécher, renversés, sur un torchon propre (ne les frottez pas à l’intérieur avec un torchon, autrement ils ne seront plus stérilisés). Ou bien, ce que je fais le plus souvent car très pratique, vous pouvez les chauffer au four, vides et déjà propre, à 140°C pendant 15 minutes. Dans tous les cas, je vous conseille de le faire peu avant de finir votre confiture ainsi ils seront chauds quand vous y verserez la confiture chaude (plus propre et pas de choc thermique 🙂 J’ai vu que certains pâtissiers, après stérilisation, mettent aussi une goutte d’alcool pur sur le fond.
En réalité la cuisson est simple (en même temps préparer des confitures est à portée de tous 🙂 en gros il suffit de cuire les fruits avec sur le sucre dans une grande casserole à petite ébullition. Mais il y a des petites astuces et petits plus : - Tout d’abord avant cuisson et sauf exception, je vous conseille d’ajouter un peu de jus de citron aux fruits. Il va exalter leur goût, empêcher l’oxydation et donner une belle couleur. Le citron est notre ami en cuisine. Je fais cuire à frémissement, en écumant de temps à autre (c’est la vapeur de l’eau de fruits) jusqu’à ce que le tout soit nappant, de belle couleur (pas trop caramélisé donc) et plus exactement atteigne 105°C (ou 108°C selon certains). Si vous avez un thermomètre pas de soucis donc. Quand vous arrivez à température, il suffit d’éteindre le feu et de verser, avec une louche par exemple, la confiture dans les bocaux stérilisés et encore chauds.
Si vous n’avez pas de thermomètre il y a une méthode très simple : mettez une petite assiette au congélateur (si si) puis quand la confiture vous semble qu’elle commence à napper la cuillère, versez-ne une goutte sur l’assiette. Si la goutte fige ou en tous cas a du mal à couler, c’est que c’est prêt. Pourquoi l’assiette doit être froide ? Impossible d’établir un temps précis car le temps de cuisson va dépendre de plusieurs facteurs : du fruit (qualité, sucre, eau, quantité totale), de la quantité d’eau dans le fruit (s’il est de votre verger ou sauvage généralement c’est moins aqueux), de la quantité de sucre (quand il y en a plus, c’est plus rapide puisqu’il y a moins d’eau en tout), du type de sucre (le sucre à confiture avec pectine permet de gélifier plus rapidement), le repos des fruits avec le sucre…. de la casserole (si c’est une bassine ça cuit plus vite), du feu et bien sûr de la quantité totale de confiture.
Généralement on indique le temps d’ébullition, autour de 5 minutes mais je vous conseille en tout cas toujours de suivre la température (avec le thermomètre ou sans) c’est la voie la plus sûre et stable. Pour peu de quantité (autour de 500 g en tout), généralement je fais cuire autour de 20 minutes en tout mais comme je disais c’est très variable selon les autres paramètres. L’important est de ne pas cuire trop fort ni trop longtemps. Une fois que votre confiture est prête (et que vous êtes tout contents), versez-la dans le pots stérilisés et chauds comme indiqué plus haut. Remplissez bien (pas à ras-bord mais presque), fermez avec les couvercles (stérilisés eux aussi), puis renversez le pot pour faire le vide. Faites refroidir avant de les remettre à l’endroit. Les confitures se conservent généralement autour de un an dans un endroit frais et sec. Après cela dépend aussi de la quantité de sucre, s’il y en a moins (type 1/3) la durée n’est que de 2 mois environ par exemple. Une fois ouvertes, je les garde au frigo quelques jours.
Voilà, j’espère que cet article vous aidera et surtout vous donne envie de faire plein de confitures !
A toi de juger.
Le temps de cuisson d’une confiture varie selon les fruits utilisés, leur teneur en eau, en pectine, et la façon dont vous les préparez.
Les fruits rouges comme les fraises, les framboises, les myrtilles ou les groseilles sont très utilisés en confiture. Ils cuisent vite, en général entre 10 et 20 minutes à partir de l’ébullition. Cela peut aller très vite car leur chair est tendre et leur teneur en eau élevée. Pour éviter une confiture trop liquide, on surveille bien la texture. Il ne faut pas hésiter à ajouter un peu de citron pour booster la pectine naturelle, surtout pour les fraises ou les framboises qui en contiennent peu. La confiture est prête quand elle nappe la cuillère ou forme une goutte épaisse sur une assiette froide.
Abricots, pêches, prunes, cerises… ces fruits d’été sont parfaits pour les confitures gourmandes et parfumées. Mais ils demandent un peu plus de temps pour évaporer leur jus et obtenir une belle texture. En général, la cuisson dure entre 25 et 40 minutes selon la taille des fruits et la quantité de sucre. Pour gagner du temps, on peut couper les fruits en quartiers ou les faire mariner avec le sucre quelques heures avant cuisson. Cela permet de libérer le jus et d’accélérer la cuisson ensuite. Une astuce : ne pas trop remuer au début, pour éviter que les morceaux ne se délitent.
Certains fruits, comme les pommes, les coings ou les groseilles à maquereau, sont naturellement très riches en pectine. Résultat : la confiture prend rapidement, parfois en moins de 15 minutes après ébullition. Pour les pommes et les coings, on peut même utiliser la peau et les pépins pour renforcer l’effet gélifiant. Cela permet aussi de réduire la quantité de sucre, ce qui est intéressant pour des recettes plus légères. Avec ces fruits, il faut surtout éviter une cuisson trop longue, au risque d’obtenir une pâte épaisse difficile à tartiner.
Mangue, kiwi, ananas, melon ou pastèque… ces fruits séduisent par leur originalité, mais ils sont souvent très pauvres en pectine et très riches en eau. Résultat : la confiture met plus de temps à épaissir, parfois jusqu’à 45 minutes. Pour compenser, on peut ajouter un peu de jus de citron ou une pomme râpée, deux bons alliés naturels pour aider à la prise. Avec ces fruits, on surveille encore plus attentivement la cuisson pour éviter que l’eau ne dilue trop le goût ou que le sucre ne caramélise.
Oranges, citrons, pamplemousses… les confitures d’agrumes, comme la marmelade, nécessitent souvent une cuisson plus longue, parfois plus d’une heure, car on utilise la peau en plus de la pulpe. Avant la cuisson proprement dite, les écorces doivent être blanchies puis marinées avec le sucre. Ce processus permet d’adoucir l’amertume et de rendre les zestes plus tendres. Ensuite, la cuisson finale demande de la patience pour obtenir une belle texture brillante et légèrement amère.
Peu importe le fruit utilisé, il existe plusieurs techniques simples pour vérifier que votre confiture est à point. La plus connue, c’est le test de l’assiette froide : déposez une petite cuillère de confiture sur une assiette froide (mise au congélateur au préalable), attendez quelques secondes, puis inclinez l’assiette. Si la goutte ne coule pas et se fige légèrement, c’est bon signe. Autre méthode : faire couler un filet de confiture sur une cuillère et observer s’il s’épaissit en refroidissant. Pour les plus précis, un thermomètre de cuisson est utile : une confiture est prête autour de 105°C.
Comptez en moyenne 10 à 20 minutes pour les fruits rouges, 25 à 40 minutes pour les fruits à noyau, moins de 20 minutes pour les pommes et coings, et parfois plus de 40 minutes pour les fruits très juteux ou les agrumes. Mais au-delà des minutes, c’est votre observation et votre expérience qui feront la différence. Avec un peu de pratique, vous saurez reconnaître le moment parfait où votre confiture est prête à être mise en pot. Alors, prêt à faire bouillir vos fruits préférés ?
La première erreur serait de croire qu’une cuisson longue garantit une bonne prise. C’est souvent l’inverse : une cuisson trop longue peut durcir la confiture, lui faire perdre sa couleur et son goût fruité. Deuxième erreur : ne pas assez surveiller la fin de la cuisson. Le sucre monte vite en température, et un oubli peut vite virer au caramel. Troisième point : ne pas adapter le temps de cuisson à la texture souhaitée. Certaines personnes préfèrent une confiture avec morceaux, d’autres plus lisse. La coupe des fruits et le temps de cuisson influencent directement ce rendu.
Pour gagner du temps et obtenir une belle confiture :
Tableau Récapitulatif des Temps de Cuisson:
| Type de Fruit | Temps de Cuisson Moyen |
|---|---|
| Fruits rouges (fraises, framboises) | 10-20 minutes |
| Fruits à noyau (abricots, pêches) | 25-40 minutes |
| Fruits riches en pectine (pommes, coings) | Moins de 20 minutes |
| Fruits exotiques (mangue, kiwi) | Jusqu'à 45 minutes |
| Agrumes (oranges, citrons) | Plus d'une heure |
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