Parmi les activités qui font la joie des enfants et qui font tant plaisir à leurs parents, la peinture figure en bonne place. Cependant, elle suscite des questions d’ordre pratique. Quel type de peinture choisir ? Combien de couleurs proposer à la fois ? Quelle installation ? Aussi, la réussite d’un atelier peinture tient-elle plus à quelques astuces qu’à des objectifs ambitieux.
Vous le savez, les petits ont la fâcheuse tendance de tout toucher et de mettre tout à la bouche. La peinture particulièrement, parce qu’elle est colorée et que c’est visiblement marrant de s’en mettre un peu de partout… Pour un bébé, tenir un pinceau c’est compliqué.
C’est pourquoi on vous montre aujourd’hui une petite recette de peinture entièrement comestible qui se garde pendant une dizaine de jours si elle est bien conservée !
« Avec mes filles, nous avons pris l’habitude de faire des activités manuelles le week-end. Le tour est joué, vous venez de créer votre peinture maison totalement non toxique et comestible pour votre enfant.
Voici une recette simple pour créer votre propre peinture comestible :
Astuce : vous pouvez aussi peindre vos biscuits avant de les mettre au four, cela leur donnera un bel effet brillant !
Un atelier qui nécessite une tenue de protection et un point d’eau « Aujourd’hui, c’est peinture. », il y a toujours des enfants à qui il ne faut pas le dire deux fois. Les uns tendent les bras tandis que d’autres sont refroidis par la blouse en plastique à enfiler. Un sac poubelle découpé à trois endroits pour passer la tête et les bras est parfois mieux supporté. Pendant les beaux jours, les manches courtes facilitent la tâche. On peut aussi envisager la peinture juste en couche ou en body.
On peut aussi prévoir autant de blouses ou tabliers que de places disponibles pour peindre. C’est ainsi que la peinture se propose en activité libre dans les crèches piklériennes : deux chevalets dans un coin de la salle, deux blouses, deux gobelets, deux pinceaux et quelques règles d’utilisation du lieu. Dans tous les cas, la proximité d’un point d’eau est nécessaire, à défaut des bassines.
Toutes les crèches n’ont pas une salle carrelée pour les activités salissantes. La salle de bain, si elle est suffisamment grande, peut être investie pour cette activité. Dans une salle polyvalente ou chez l’assistante maternelle, une grande bâche ou une grande nappe sont de rigueur. Et pourquoi pas l’activité peinture à l’extérieur, tant que les enfants sont à l’abri du soleil ?
Au bout des doigts ou du pinceau Les pastilles de gouache et les boîtes de tubes sont à réserver pour les grands. Avant au moins 4 ans, la peinture se propose en petite quantité (gare au renversement) au fond d’un gobelet ou sur une assiette en carton par exemple. La peinture se vend en flacons d’1 litre qui sont vite vidés en collectivité.
La peinture à doigts, achetée par 4 ou 6 pots, est plus épaisse car elle est destinée à être étalée avec les doigts ou à pleines mains. En principe non toxique, elle n’est pas pour autant comestible au cas où l’enfant la porte à la bouche. La consultation des ingrédients y révèle la présence de plusieurs conservateurs qui méritent la prudence. L’idéal est de prendre le temps de comparer la composition des différentes marques.
Par précaution, on peut se tourner vers les fabricants qui proposent une peinture écologique composée de pigments naturels, en espérant que les conservateurs alimentaires qui y figurent soient eux aussi inoffensifs. Une autre solution est d’appliquer une recette de peinture “maison” à base de maïzena et de colorant alimentaire.
Quoi qu’il en soit, les couleurs à acquérir en premier sont les trois couleurs primaires à compléter éventuellement par du vert et du blanc. Au début, le noir est à éviter. Les enfants aiment bien parce que c’est voyant mais il faut penser au lavage. D’autre part, cette couleur inquiète les parents qui ont tendance à associer le noir à un état dépressif.
De même qu’on reconnaît le bon ouvrier à ses outils (comme dit le proverbe), on repère le bon pédagogue à la qualité de ses préparations. Avec les jeunes enfants surtout, le secret de la réussite d’une activité est dans l’anticipation. Pas question de leur annoncer « peinture » et ensuite d’installer nappe, peinture, feuilles devant eux, de s’apercevoir qu’un flacon est vide, qu’il manque des gobelets, etc.
La solution idéale, trop rare, est de disposer d’une salle dédiée à la peinture et de faire en sorte qu’elle soit toujours prête à accueillir la prochaine séance. Un meuble à roulettes réservé à la peinture est pratique pour regrouper les ingrédients et les supports disponibles : flacons, coupelles et gobelets, pinceaux et autres outils, rouleaux de feuilles, réserve d’eau. Sinon, n’importe quel contenant pour regrouper les essentiels, avant de commencer l’atelier, fait l’affaire.
Quoi qu’il en soit, mieux vaut installer nappe, feuilles, pots de peinture avant l’arrivée des enfants dans l’espace réservé à cette activité. Il faut aussi penser à diversifier les outils (pinceaux, rouleaux, brosses, éponges…) et les supports (feuilles blanches ou de couleur, carton ondulé, film plastique, papier kraft, boîtes en carton…) : surtout pas tout en même temps mais prévoir une seule nouvelle expérience à la fois.
L’important est de créer un cadre dans lequel la sensorialité et la créativité pourront se déployer avec le minimum de contraintes matérielles.
Faire de la peinture, entre 18 mois et 3 ans, est une aventure à la fois sensorielle et motrice. Coincés autour d’une table, les coudes au-dessus de leur feuille, les jeunes enfants ne sont pas bien installés. Alors, leur main se pose sur la feuille qui est dessous et y laisse une trace sans faire exprès. Ils semblent peut-être contents mais en fait, ils ne sont pas libres de leurs mouvements et leur expérience sensorielle est limitée.
D’autres solutions existent, sans se lancer dans des grands projets : il suffit par exemple de scotcher une grande feuille au sol ou sur un mur. Ensuite, la peinture peut être soit collective, soit individuelle en rajoutant des feuilles par-dessus.
Préoccupé par la matière qu’il découvre, par sa consistance, par ses effets sur la feuille, le jeune enfant se montre rarement pressé de changer de couleur. C’est plutôt l’adulte qui lui souffle à l’oreille : « Tu ne veux pas du bleu ? » ou « Regarde le jaune, c’est beau. » Pas la peine de se presser d’offrir une grande palette de couleurs tant que la demande ne vient pas de l’enfant. Pour les plus petits (un an) et pour les premières fois, une seule couleur suffit.
Dans ce cas, une autre question à se poser : la même pour les enfants présents ou une couleur choisie pour -ou par - chaque enfant ? Pour se faire son avis, il faut tester les deux démarches et faire ses propres observations. Une autre fois, pourquoi ne pas essayer deux ou trois coupelles remplies de couleurs différentes en libre disposition ? Ce sera l’occasion de voir à quel point votre sélection influence les comportements et les réalisations.
Tout comme avec les jouets, chacune des situations mises en place crée un cadre d’expérimentations ludiques différentes. Et les mélanges de couleurs ? Oui sur la feuille individuelle, beaucoup moins dans le récipient commun rempli d’une couleur. Un dispositif pratique : des pinceaux attribués par couleur, donc par pot et non par enfant.
La rencontre avec la peinture au cours des premières années n’est que la toute première étape d’un cheminement individuel vers un mode d’expression artistique. L’atelier peinture, quand il est pensé du point de vue de l’enfant en train de peindre et non de la feuille à afficher ou à donner aux parents, se déroule sans attente de résultats. Tant que les enfants ne portent pas d’intérêt pour leurs productions et ne les réclament pas, ce qui est à privilégier est le plaisir de l’expérience immédiate.
La peinture est une activité qui évolue d’une première expérience sensori-motrice vers une activité symbolique, plus reliée à l’imaginaire. Laissons donc les moins de trois ans en explorer toutes les possibilités avant de se prendre pour des petits artistes.
Qu'est ce que la peinture naturelle à l'ocre ? L’ocre est une roche ferrique composée d'argile colorée par un hydroxyde de fer. La couleur de l'ocre peut varier dans les tons de rouge, brun et jaune en fonction de l'hydroxyde de fer qui la compose. L'ocre est utilisée comme pigment naturel dans les peintures depuis la Préhistoire. On en trouve par exemple dans la grotte Chauvet. La peinture à l'ocre est mate, solide et écologique. Elle sert à protéger les bois des intempéries pendant des années sans aucun solvant toxique.
Quel rapport entre la peinture à l'ocre et les pays scandinave ? Dans les pays scandinaves, et plus particulièrement en Suède, la peinture à l'ocre est connue sous le nom de "peinture Falun" ou "Falu Rödfärg" en suédois. C'est une peinture traditionnelle utilisée en Suède depuis des siècles pour protéger les maisons en bois des intempéries et des insectes. Elle tire son nom de la ville de Falun, en Suède, où les mines de cuivre locales ont fourni la matière première pour sa fabrication.
Le pigment de couleur rouge Falun La peinture suédoise est fabriquée à partir de farine, d'huile de lin, d'eau et d'un pigment à base de sulfure de fer appelé "rouge de Falun". Cette dernière est une poudre rouge qui donne la couleur caractéristique de la peinture suédoise, un rouge foncé légèrement grisé.
En Suède au XVII° siècle, les maisons de rondins peintes à l'ocre rouge sont des signes de richesse. A cette époque les autorités municipales ordonnent que les façades des rues soient peintes en rouge lors de visites royales. Au XVIII° siècle, la mode gagne les demeures des habitants aisés des secteurs miniers, les grandes fermes et les presbytères. Au XIX° siècle, les paysans peignent alors leurs maisons d'habitation et leurs dépendances. Vers la fin du siècle, la couleur rouge Falun en communément répandue en Suède.
Aujourd'hui, la totalité de la production de la mine d'ocre de Falun est utilisée pour fabriquer des peintures à base d'huile de lin et de farine. Cette peinture est courament utilisée pour recouvrir les bois exposés aux intempéries. C'est l'ocre rouge présente dans cette région qui semble assurer la meilleure protection des bois et la meilleure tenue dans le temps. L'ocre rouge est le pigment le plus opaque.
La peinture suédoise protège les bois extérieurs100% naturelle et facile à faire, la peinture à l'ocre protège les bois intérieurs et extérieurs. Une étude a été conduite par les producteurs de peinture pour comparer l'incidence sur l'environnement de la lasure par rapport à la mise en peinture à l'ocre. Il ressort que la peinture à l'ocre est bien plus écologique et plus économique. De plus, les bois peints à l'ocre ont une durée de vie incomparablement plus grande.
La peinture suédoise laisse les bois respirer. Elle est Idéale pour être appliquée sur les bois extérieurs (bardage, abris de jardin, volets, ...) qui seront protégé contre les intempéries pendant des années !
Sans solvant toxique, la peinture à l'ocre ne dégage pas de COV dans l'air ambiant. Elle s'avère donc être une peinture polyvalente qui s'applique aussi sur les bois à l'intérieur. Vous pouvez l'utiliser sans crainte sur les parement intérieurs en bois (lambris, plinthes, portes,...) et sur les meubles en bois.
La peinture suédoise à l'ocre s'applique sur les bois intérieurs ou extérieurs bruts. Neufs ou usagés, poncés ou non. Eviter d'appliquer sur un bois neuf tanique (chêne, châtaignier) car il y aura forcement des remontées de tanin qui viendront salir la peinture récemment appliquée.
Ne convient pas pour les bois durs comme les bois exotiques car la peinture ne s'imprègnera pas dans ceux ci. D'autres applications sont possibles: murs en briques, murs en pierres, panneaux de Fermacell, plaques de Placo, panneaux bois OSB, enduits terre, enduits chaux, et même le plâtre !
Pour obtenir une résistance aux UV maximum, il est conseillé d'utiliser des pigments naturels en poudre. Ces ocres sont composés d’oxyde de fer et d’argile. Ils permettent d'obtenir des nuances de couleurs mats très tendances et font que la peinture est plus durable dans le temps.
Historiquement la couleur traditionnelle utilisée pour la peinture suédoise est le rouge. Mais il est possible de colorer votre peinture avec toute la gamme de couleurs des ocres en poudre disponible. Il y a donc une multitude de teintes possibles. Vous pouvez même créer vos propres couleurs en mélangeant les pigments ! Sachez que à cause de l'huile de lin, la teinte finale obtenue sera légèrement plus foncée que la teinte de l'ocre.
Le sulfate de fer est l'ingrédient qui soulève le plus de question. A savoir que ce n'est pas un composant chimique toxique. Il fait même partie de la liste des médicaments essentiels de l'OMS (liste mise à jour en avril 2013). On le retrouve souvant comme supplément alimentaire, pour des applications de purification des eaux ou bien encore dans les traitements anti mousse et les traitements du bois.
Le sulfate de fer est un composant essentiel de la recette de peinture suédoise. Il est utilisé pour fixer la couleur et rendre la peinture plus résistante à l'humidité grâce à ses propriétés antifongiques (empêche le bois de pourrir à cause des champignons, en présence d'humidité). Il est possible de ne pas ajouter de sulfate de fer dans la préparation mais uniquement si la peinture suédoise est destinée à être appliquée en intérieur.
La peinture suédoise à l'ocre est assez fragile et ne se conserve pas très longtemps. Il est important d'entreposer la peinture à l'abri de la chaleur et de l'humidité. L'idéal étant de la conserver au frais dans un récipient hermétique très étanche à l'air. Dans ces conditions idéales, la peinture pourra être conservée une semaine maximum.
Ingrédients pour faire de la peinture suédoise Pour 5kg de peinture. Rendement de la peinture: 15m²/5kg
La peinture suédoise ne nécessite pas d'entretien particulier. Mais pour les bois extérieurs, il est nécessaire d'appliquer une couche supplémentaire 2 ans après les premières. En respectant cette consigne, vos bois extérieurs seront protégés pour une dizaine d'année !
Tableau Récapitulatif : Peinture Suédoise à l'Ocre
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Composition | Farine, huile de lin, eau, pigment rouge de Falun (sulfure de fer) |
| Utilisation | Protection des bois extérieurs et intérieurs |
| Avantages | Écologique, économique, durable, laisse respirer le bois |
| Supports | Bois bruts, murs en briques, pierres, Fermacell, Placo, OSB, enduits terre, chaux, plâtre |
| Couleurs | Rouge traditionnel, mais possible de varier avec des ocres en poudre |
| Conservation | Courte durée (environ une semaine), à conserver au frais et à l'abri de l'humidité |
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