L'histoire de Cocotte et du groupe Colette est une aventure entrepreneuriale née de l'amitié et d'une passion commune pour la bonne cuisine. L'ancien troisième ligne international de rugby, Julien Bonnaire, s'est associé à ses amis Julien Pierre et le chef Samuel Suissa pour créer un groupe de restauration florissant à Bourgoin-Jallieu et ses environs.
Julien Bonnaire, à droite, avec à gauche son ami Julien Pierre.
« Avec Julien Pierre, on connait Samuel Suissa depuis nos années berjaliennes. Il tenait à l’époque la Brasserie du stade à Bourgoin. Un jour, il nous a parlé d’une affaire à vendre en ville pour savoir si ça nous intéressait. On aime manger tous les trois et le côté humain nous a animé pour nous lancer ensemble », raconte Julien Bonnaire à Actu Rugby.
Tous les établissements du groupe ont été baptisés à partir du prénom Colette. « On voulait un nom bien français. On a cherché. Puis un jour, j’ai présenté ma belle-mère à Samuel, qui s’appelle Colette. Puis voilà. La petite histoire fait que c’est le prénom de ma belle-mère qui nous a servi pour lancer les boutiques », explique Bonnaire.
En 2014, l’aventure du Bistrot Colette débute. Puis un an plus tard, c’est l’ouverture du Café Colette. En 2018, un deuxième Bistrot Colette est lancé dans le centre commercial The Village à Villefontaine et en 2019 c’est le Steakhouse de Colette qui est lancé. Dernière en date : la boulangerie Colette ouverte le 11 octobre dernier. « Puis on est aussi associé à un copain pour le restaurant Cocotte à Bourgoin », précise le co-dirigeant du groupe Colette.
Aujourd'hui, le groupe Colette est à la tête de cinq restaurants et d’une boulangerie, tous situés à Bourgoin et ses environs.
Julien Bonnaire, tout à droite, avec son équipe à la boulangerie Colette.
Julien Bonnaire voit la restauration comme un collectif, une extension de l'esprit d'équipe qu'il a connu dans le rugby. « Je me retrouve dans ce qu’on pouvait avoir dans le rugby. La restauration, c’est un collectif », indique-t-il. On vient bosser, mais je souhaite que mes salariés aient envie de venir travailler. L’ambiance de travail est importante. C’est comme sur le terrain de rugby : même si tu as les meilleurs joueurs au monde, il faut quelque chose en plus pour que la mayonnaise prenne et que le groupe vive bien.
Le restaurant Cocotte à Bourgoin s'est associé aux bars de Joe, une initiative lancée par Sébastien Chabal, Jeunesse et Richard, champion du monde, et Adrien Esseli.
Sébastien Chabal au restaurant Cocotte.
Selon Sébastien Chabal, les burgers de John ont commencé fin 2023, lorsque Johannes a créé ce nouveau modèle après avoir remporté le championnat du monde à Dallas. Plutôt que d'ouvrir leurs propres restaurants, ils ont décidé de s'installer dans des cuisines existantes, chez des restaurateurs, et de leur proposer la carte des burgers de Jeunesse.
S’il est engagé depuis 2014 sur ce projet, Julien Bonnaire travaille à temps plein au sein de l’entreprise depuis la fin de l’année 2019 seulement, après la Coupe du monde de rugby au Japon. Avant cela, l’ancien troisième ligne, passé par Bourgoin, Clermont et Lyon, a eu une expérience d’entraîneur débutée après la fin de sa carrière en juin 2017.
En décembre, il reçoit un appel de Jacques Brunel, alors nouveau sélectionneur du XV de France. Un poste dans son staff pour gérer la touche lui est proposé. Il accepte. « C’était compliqué dans le sens où c’était soudain. Je n’avais pas de diplôme. J’ai appris sur le tas, en me posant beaucoup de questions car je n’avais pas forcément les outils au départ », se souvient Bonnaire.
Qui poursuit : « Entre sauter en touche pendant 16 ans et faire une séance, l’expliquer et la mettre en place sur le terrain, c’est différent. Puis quand les consignes à l’entraînement ne sont pas respectées en match, c’est frustrant quand tu es en tribune. Reste ce regret de ne pas avoir touché la Coupe du monde, comme en 2011 avec une défaite en finale face aux All Blacks (8-7). « C’est une frustration car ce jour-là, on n’a pas perdu contre plus fort », souffle Bonnaire. Sous Jacques Brunel, Julien Bonnaire a intégré le staff du XV de France et était présent lors de la Coupe du monde 2019.
Un autre trophée manque à sa carrière de rugbyman : la Coupe d’Europe. En 2013, à Dublin, il s’en est fallu d’un petit point contre Toulon (16-15). « On a encore fait la petite erreur qui nous fait perdre cette finale. Ce titre aurait pu faire basculer Clermont d’un grand club à un très grand club », se remémore Bonnaire. En Top 14, après les échecs en 2008 et 2009, il fait partie de la bande qui a permis à Clermont de décrocher son premier Brennus : « C’était indescriptible. Il y avait tellement d’attente autour du club, qui attendait cette victoire depuis des années. On a vécu un moment incroyable. Julien Bonnaire, lors de la finale du Top 14 remportée par Clermont contre Perpignan en 2010.
« Mes parents avaient une boucherie près du stade à Bourgoin. Le dimanche après-midi, on allait souvent voir les matches. Ce sport m’a toujours attiré, tout comme l’ambiance avec les copains », se souvient-il. Un sport toujours apprécié dans la famille.
Aujourd’hui le rugby est derrière lui, mais les copains sont toujours là à l’image de Julien Pierre et Samuel Suissa. De nouveaux projets sont lancés, d’abord développer des jeux pour les enfants autour de la boulangerie Colette de Saint-Savin.
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