Comprendre et Gérer les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

Un jour, on se rend compte que sa fille, sa sœur ou encore sa meilleure amie changent de façon rapide. Leur corps se modifie, leur humeur se transforme du tout au tout. Face à soi, on a quelqu’un de différent et d’inquiétant. Les troubles du comportement alimentaire ou TCA font peur car ils comportent une part de provocation par ce qu’ils signifient du côté d’un corps maltraité par la patiente.

Les troubles alimentaires touchent près d'un million de Français avec une majorité d'adolescentes. C'est souvent la conséquence d'un trouble de la personnalité profond et complexe et non un simple manque de volonté.

Dans une société où la minceur s'érige en norme physique et où les remarques sur le corps sont légion, certaines jeunes femmes n'arrivent pas à s'accepter telles qu'elles sont et tentent de correspondre à ce diktat.

Il est essentiel de comprendre que les TCA ne sont pas des choix volontaires mais inconscients. Ôtons toute culpabilité. Il s’agit de difficultés émotionnelles que l’on tente de gérer par la nourriture. Or la solution est le problème. Et le problème a une fonction.

Les troubles alimentaires sont des pathologies graves qui doivent être prises en charge par des soignants vigilants sur le maintien de leurs connaissances à jour et sur les avancées de la médecine.

Unique en son genre, StopTCA propose une méthode de suivi idéal, alliant expertise pluridisciplinaire et personnalisation du soin, pour combattre efficacement les troubles du comportement alimentaire. En mettant l'accent sur une approche intégrative, nous offrons un soutien empathique et adaptatif, assurant ainsi une voie vers la guérison respectueuse et alignée sur les besoins uniques de chaque individu. Rejoignez-nous pour transformer le parcours de guérison en une expérience empreinte de compréhension et d'espoir.

Diversité des TCA

Les Troubles du comportement alimentaire sont divers : hyperphagie, orthorexie (dont on parle depuis quelques temps), phobies alimentaires ou liées à la déglutition, et évidemment anorexie et boulimie. Ce sont ces deux derniers TCA, les plus communs, boulimie et anorexie, qui seront évoqués ici.

En réalité, un TCA peut se traduire sous plusieurs formes. Du moment où le comportement alimentaire entraîne souffrance, culpabilité, honte, ruminement, il faut s’interroger. Ce n’est pas normal.

Un trouble du comportement alimentaire n’est pas uniquement une anorexie ou de la boulimie. J’insiste sur le fait qu’un trouble du comportement alimentaire implique un lien dysfonctionnel avec la nourriture ou au regard de la nourriture. Le simple fait d’écarter volontairement des aliments de son alimentation par culpabilité, honte ou rumination mentale est un TCA. Subir des compulsions alimentaires qui entraînent culpabilité et honte sont des TCA. Manger pour ne pas voir ses émotions est un TCA. Voir son image dans le miroir de manière déformée, se voir trop gros ou trop maigre ou avec une partie du corps déformée de la réalité s’appelle de la dysmorphie et c’est un TCA.

Prévalence et Spécificités de l'Anorexie et de la Boulimie

En effet, les études montrent que ces troubles sont majoritaires chez les femmes : 1.5 % des jeunes femmes entre 15 et 35 ans, pour l’anorexie ; 3 à 4% des jeunes femmes dans les mêmes âges pour la boulimie. La boulimie qui consiste à ingurgiter de grandes quantités de nourriture sans satiété ni plaisir est une pathologie qui touche 8% de la population adolescente. Selon certaines estimations, 10% des personnes souffrant de boulimie sont des hommes. L’anorexie est un trouble très spécifique et grave. En effet, il s’agit d’une pathologie qui peut mener jusqu’à la mort dans un cas sur 5.

Ce qui rend ce trouble difficile à appréhender, c’est la résonnance avec les problématiques liées à l’image de soi et à l’image sociale.

On peut passer de l'anorexie mentale, contrôle total de son poids en comptant chaque calorie dans son assiette, à des crises de boulimie. La personne s'est tellement restreinte qu'elle craque. Elle est capable d'ingérer 5 000 calories en quelques minutes. La culpabilité n'est jamais très loin et la peur de grossir devient une obsession. Faire du sport à outrance ou se faire vomir deviennent des solutions acceptables pour sortir de ce piège. Celles qui n'y arrivent pas vont prendre beaucoup de kilos et souffrir alors d'hyperphagie boulimique. Ces personnes ne se rendent pas compte que le trouble alimentaire cache un trouble psychiatrique profond. C'est l'engrenage. Plus elles plongent dans ce monde parallèle, plus les déséquilibres émotionnels et hormonaux sont nombreux. Changements d’humeurs fréquents.

Ce trouble a des conséquences importantes sur la santé mentale et physique de la personne qui en souffre. La honte et la culpabilité engendrées par les crises boulimiques peuvent également conduire à l’isolement social et à une dégradation de l’image de soi et de l’estime de soi, avec très souvent le sentiment que le corps est un ennemi.

Les Facteurs de Risque des TCA

Hugo Saoudi, référent prévention de la fédération française anorexie boulimie et ancien chef de clinique en addictologie/TCA au CHU de Lille, explique que les TCA (troubles du comportement alimentaire) sont des maladies graves : "Les troubles du comportement alimentaire cachent un trouble psychologique profond.

La littérature scientifique a identifié deux facteurs de risque (présents avant l'apparition de la maladie) qui sont les traumatismes sexuels et le Fat Talk. Le Fat Talk consiste en toutes les remarques et commentaires que l’on peut faire, à l’égard de son poids ou celui des autres, positives comme négatives et qui contribuent à renforcer l’insatisfaction corporelle que les femmes (surtout elles, mais les hommes aussi) peuvent avoir à l’égard de leur corps.

Hugo Saoudi, le référent prévention de la fédération française anorexie boulimie en a fait le combat de toute sa vie : aider les jeunes femmes à sortir de cette spirale infernale. "Les jeunes filles croient que c'est normal de contrôler leur poids, car la population le fait aussi (15 % des hommes et 20 % des femmes souffrent de désordres alimentaires, le stade en dessous des troubles du comportement alimentaire, qui sont eux une vraie maladie.) On est plus à risque quand on est adolescent, car on se pose pleins de questions sur son identité. C'est à ce moment-là qu'il faut apprendre à être critique vis-à-vis des informations que l'on reçoit des réseaux sociaux, des publicités, des médias.

Ces patientes sont très difficiles à soigner, car elles sont souvent dans le déni de la gravité de leur état de santé. Elles dissimulent beaucoup leurs déviances par peur du regard de l'autre. Les familles sont souvent, elles aussi, dans le déni.

Pédopsychiatre à la clinique Lautréamont à Loos, près de Lille, Frédéric Kochman explique : "les familles sont dans le déni aussi, se rassurent comme elles peuvent. Les jeunes femmes anorexiques qui sont dans le contrôle constamment sont souvent premières de la classe. À part un amaigrissement visible sur quelques mois, la jeune fille est active, elle a des amies, elle fait du sport. Les parents peuvent passer à côté des vomissements, car la jeune fille va se cacher dans la salle de bain en faisant le moins de bruit possible.

Angélique Magnier, coach en nutrition et gestion des émotions, l'a bien compris. Cette diplômée de l'école 5.3 Nutrition, Sport et Santé propose des ateliers sur la diététique dans les écoles dès le primaire, dans La Somme. "C'est surtout de la prévention au bien manger. L'idée est qu'ils se rendent compte de l'impact du contenu de leur assiette sur leur énergie physique et émotionnelle. Les enfants s'inquiètent déjà du regard de l'autre. Je leur dis que le corps parfait n'existe pas et de ne pas s'inquiéter des autres. L'important est de se sentir bien dans son corps.

Le Rôle du Système de Récompense Cérébral

⮩La recherche de plaisir et de récompense : La consommation de nourriture peut déclencher la libération de dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la récompense. Dans les TCA, les personnes peuvent rechercher cette sensation de plaisir en adoptant des comportements alimentaires extrêmes, tels que la suralimentation ou la restriction.

⮩La perte de contrôle : Les personnes souffrant de TCA peuvent avoir l’impression de ne plus pouvoir contrôler leurs comportements alimentaires.

L’activation du système dopaminergique : La dopamine joue un rôle important dans la motivation, la récompense et le renforcement. Dans les TCA, les comportements alimentaires extrêmes peuvent entraîner une suractivité du système dopaminergique, ce qui renforce le comportement addictif.

Les modifications du système de récompense : Les addictions peuvent entraîner des modifications dans le système de récompense du cerveau, ce qui peut rendre plus difficile la recherche de plaisir dans d’autres activités.

Approches Thérapeutiques et Soutien

L’anorexie mentale (AM) et la boulimie (B) sont deux troubles alimentaires chroniques et sévères.

L’anorexie mentale (AM) et la boulimie (B) sont des affections chroniques et sévères. Elles compromettent la santé physique et mentale des personnes qui en souffrent.

Chez l’adolescent souffrant d’AM ou de B, peu de traitements ont fait la preuve de leur efficacité (1,2). Dans l’AM, seule la thérapie familiale et la thérapie cognitive et comportementale (TCC) ont prouvé leur intérêt (1-3). En cas de B, la TCC est efficace, notamment contre les crises de boulimie (2, 4-6).

Chez l’adulte, des études randomisées ont prouvé l’intérêt des antidépresseurs sérotoninergiques ou du topiramate, mais aucune étude n’a été faite chez l’adolescent chez qui on hésite à prescrire ce type de médicaments (5).

En France comme ailleurs, les spécialistes TCA et les centres spécialisés en TCA sont rares. Beaucoup de malades ont du mal à trouver près de chez eux un thérapeute formé à la TCC ou aux TCA. De plus, la situation financière de beaucoup de familles s’est aggravée du fait de la crise économique. A l’association Autrement, de plus en plus de familles en situation financière précaire nous disent leurs difficultés à assumer le coût des trajets et des consultations auprès de psychologues et diététiciens (non remboursées par la Sécurité Sociale). C’est la raison pour laquelle diverses équipes proposent des aides en ligne, via Internet (7-10). C’est pourquoi l’association Autrement a imaginé et mis en place un programme de prise en charge des TCA, grâce à Internet.

De nombreux hôpitaux et cliniques sont labellisés par l'agence régionale de santé, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais.

La fédération française Anorexie Boulimie a mis en place une ligne d’écoute "Anorexie Boulimie Info Ecoute" au 09 69 325 900. Il ne faut pas avoir honte d’en parler. La libération de la parole, qui est cette année la thématique de la Journée mondiale des TCA, est déterminante.

La psychologue Catherine Hervais, ancienne boulimique et autrice du livre "Les Toxicos de la bouffe" (éditions Payot), propose des groupes de parole tous les week-ends dans son cabinet à Paris. Depuis plus de 20 ans, elle utilise l'hypnose ericksonienne, la thérapie cognitivo-comportementale, des techniques confrontantes comme le jeu de rôle pour aider les patientes à exprimer leurs angoisses, mieux comprendre les émotions qui les traversent.

L'application Parent'up créée par Myfamilyup donne aux parents de précieux conseils, 24h/24h, pour mieux comprendre les étapes psychologiques de leurs enfants de 0 à 18 ans. Marie-Françoise Bertrand, créatrice de l'application, veut aider les parents : "Ils ont besoin de savoir si c'est vraiment grave comme symptôme. Notre rôle est de leur donner une réponse claire. Les parents veulent un premier avis tout en restant anonyme.

Le podcast Dans la poire ! et la page instagram de Charles Brumauld, diététicien & psychonutritionniste, donnent aussi beaucoup de conseils de bon sens sur un ton déculpabilisant. Pour la journée internationale des troubles du comportement alimentaire, vous pouvez retrouver sa vidéo poignante où il écoute le texte poétique d'une jeune femme anorexique. "Aujourd’hui, constate-t-il, il y a un impensé au niveau de l’éducation : le corps. On l’étudie au niveau organique, tissulaire, cellulaire, mais zéro prévention au niveau de la diversité corporelle, de l’inclusion.

Le Centre pour les Troubles Alimentaires et l’Image Corporelle, situé à Annecy en Haute-Savoie (74), est un projet mûri depuis plusieurs années. L’objectif de notre équipe est de mettre à votre disposition d’autres manières de travailler sur vos problématiques. Nous savons que la maladie est épuisante, effrayante et parfois cachée, et pour cela, nous souhaitons faciliter l’accès au soin pour les personnes en souffrance. Vous pourrez ainsi bénéficier des accompagnements de psychothérapeutes, diététiciens/nutritionnistes, psychomotriciens, de yoga thérapeutes, théâtre thérapeutes, de coachs sportifs bienveillants.

L'e-coaching : Une Approche Innovante

Hyperphagie :@DairingTia témoigne sur ses troubles du comportement alimentaire

88 malades souffrant d’AM, restrictive (AMR) ou boulimique (AMB) ou de boulimie (B) ont été inclus en 2 ans ½ (tableau 1). Les adolescents (85 filles et 3 garçons) ont été tirés au sort pour être suivis soit de façon classique (n = 45), soit par e-coaching (n = 43). La durée moyenne du TCA était de 2 ans. Aucun de ces adolescents ne requérait une hospitalisation au début de la prise en charge. Aucun n’avait une forme trop sévère de la maladie (IMC < 13 kg/m2, apports énergétiques < 500 kcal/j, fréquence des crises > 14 / semaine). Aucun n’avait de trouble de la personnalité, ni de bipolarité sévère, ni de risque de suicide élevé (Beck suicide scale > 3). En cas de dépression nette (Beck depression index > 20) ou d’anxiété sévère (Hamilton > 28), un suivi psychiatrique était exigé.

Tableau 1: Caractéristiques des patients inclus dans l'étude sur l'e-coaching
Type de TCANombre de patientsPourcentage (%)
AMR (Anorexie Mentale Restrictive)3843.2
AMB (Anorexie Mentale Boulimique)2427.3
B (Boulimie)2629.5
Total88100

L’inclusion s’est faite à partir d’un contact de l’adolescent ou de sa famille auprès de l’association Autrement. Le malade était ensuite tiré au sort pour avoir soit le suivi classique, soit le e-coaching. L’évaluation était effectuée avant, au bout des 6 mois de traitement et après 6 mois de suivi. L’évaluation était effectuée par questionnaires, dont l’analyse était faite en insu, autant que possible, du traitement.

Les adolescents étaient ensuite suivis de la façon suivante:

  1. 1ère séance : Explications sur la méthode, ses règles et la fréquence de suivi (1/semaine). Début de l’analyse fonctionnelle (ATCD de TCA personnel et familial, ATCD d’anxiété et dépression, importance de la silhouette dans la famille).
  2. 2ème séance : Fin de l’analyse fonctionnelle (état actuel, niveau anxiodépressif, motivation). Évaluation des apports alimentaires et de l’hyperactivité physique. Premières explications et cibles à atteindre : poids, apports alimentaires, réduction des crises, diminution de l’hyperactivité physique.
  3. 3ème séance : Explications sur les liens entre mal-être et TCA. Analyse de l’appris. Valorisation des progrès et avancées.
  4. 4ème séance : Relevé du poids et des crises de boulimie. Travail sur l’image de soi et l’estime de soi.
  5. de la 6ème à la 12ème séance : Analyse des acquis, questions relatives au poids, à la silhouette, aux repas et aux crises, sur un mode TCC.
  6. de la 13ème à la 20ème séance (au 5ème-6ème mois) : Encouragement et félicitation sur les acquis, reformulation des cibles et des objectifs.

Parmi ces 88 malades adolescents, 86 ont pu être revu au 6ème mois post-traitement. Douze avaient interrompu les soins (7 dans le groupe contrôle et 5 dans le groupe e-coaching). Parmi les 12 malades non compliants, 4 ont vu leur état s’améliorer et 8 s’aggraver. 72 % des malades sous e-coaching ont suivi plus de 90 % des séances. Parmi les autres, 4 ont abandonné avant la 4ème, 5 avant la 7ème et 3 avant la 10ème séance.

Dans le groupe e-coaching, le poids et l’IMC des adolescents AM a augmenté (Figure 1 ; P<0,001), et ce en cas d’AMR comme d’AMB. Chez les malades AM, 37 % avaient un IMC normal à la fin du traitement (valeur seuil : 18,0 kg/m2). L’IMC a plus augmenté dans les groupes e-coaching que sous traitement classique (Figure 1 ; P<0,01).

La qualité de vie s’est améliorée et les scores d’anxiété et de dépression ont diminué sous traitement (tableau 2).

Tableau 2: Évolution de la qualité de vie, de l'anxiété et de la dépression sous traitement
IndicateurRésultats
Qualité de vie (QUAVIAM)Amélioration significative (diminution du score)
Score d'anxiétéDiminution significative (* P < 0,05 versus avant, ** P < 0,01 vs avant)
Score de dépressionDiminution significative (* P < 0,05 versus avant, ** P < 0,01 vs avant)
Score hyperactivité physiqueDiminution significative (* P < 0,05 versus avant, ** P < 0,01 vs avant)

Une étude vient de commencer en Hollande (6). Fichter MM et al (11) ont testé un programme créé pour internet dans la prévention de la rechute de l’AM chez 258 femmes AM ayant été hospitalisées. Les malades étaient tirées au sort pour recevoir le traitement « Internet » ou le traitement « classique ». Dans le groupe thérapeutique, le poids augmenta, alors qu’il diminua un peu dans le groupe contrôle (P<0,01). Jacobi C et al (12) ont analysé les résultats d’un programme de prévention sur Internet des TCA chez 100 étudiantes allemandes (Université de Dresde) tirées au sort pour recevoir les unes la prévention (site Internet) et l es autres pas. Le programme Internet a eu des effets favorables sur le risque de développer un TCA.

De même, Winzelberg AJ et al (13) ont étudié l’intérêt d’une prévention via Internet sur le risque de TCA. Ils ont suivi 60 étudiantes de Californie, randomisées pour avoir ou ne pas avoir un programme sur Internet de prévention des TCA (image de soi, relation au corps, à l’anxiété). Les volontaires ont été « coachées » 3 mois et revues après 3 mois.

D’autres études, de faible poids ou non randomisées ont été publiées : Leung SF et al (8) ont suivi 12 malades (4 AM, 2 B et 6 ayant un TCA atypique), grâce à des entretiens téléphoniques.

La thérapie familiale peut, elle-aussi, semble-t-il, s’appuyer sur internet : Jones M et al (14) ont suivi 46 adolescentes de 11 à 17 ans pendant 12 mois, tandis que 19 parents suivaient une thérapie familiale reposant sur des entretiens (durée de 6 semaines) et documents internet. Dans une des études de Grover M et al (15), 27 proches parents de malades ayant une AM ont été suivies dans un programme de soutien via Internet. Les auteurs concluent que l’intervention via Internet a été efficace pour mieux gérer leurs émotions, leur pensée négative par rapport au TCA (« elle ne guérira pas ») et pour trouver des solutions pour aider la malade. Dans une autre étude de la même équipe, randomisée cette fois (11), 64 proches de malades AM ont été randomisés pour avoir soit le suivi Internet soit peu de suivi. L’évaluation a été faite à la fin des 3-4 mois et après 6 autres mois.

Hélas, Internet peut véhiculer des informations fausses, des comportements « pro-ana », voire des vidéos faisant la promotion de la minceur à tout prix (16). Il est donc essentiel de pouvoir proposer des sites sérieux et des vidéos thérapeutiques (17). Le site de l’association Autrement est regardé chaque année depuis le début de ce programme par un nombre croissant d’internautes (38.734 visiteurs/mois en 2013, contre 15.496 visiteurs/mois en 2012).

L’approche Internet permet l’accès aux soins à des malades qui en auraient été privés, du fait du coût des trajets et des soins (une consultation diététique ou psychologique coûte souvent 50-70 €). Le e-coaching, enfin, ne peut pas être la seule approche chez un malade souffrant d’AM et de dénutrition.

tags: #coach #troubles #alimentaires

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