La chaux en pâte, également appelée chaux grasse, est une chaux éteinte selon des techniques spécifiques, conservée dans un volume d'eau. Cette matière, écologique par excellence, ne contient aucun produit chimique ajouté et est utilisée depuis des millénaires.
Elle peut être utilisée dans le bâtiment ancien (très recommandé) et dans le neuf en construction comme en rénovation, grace à ses qualités imperméable, respirantes, isolantes, anti-bactériennes, aseptisantes et anti humidité.
La chaux en pâte possède une très bonne résistance et s'applique aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Elle résiste à l'eau tout en laissant respirer le support. Une fois sèche, cette chaux est aussi solide que la pierre et peut être utilisée pour la conception d'enduits, de stucs, de badigeons, de tadelakt, ou même au naturel.
Il est possible d'ajouter des pigments minéraux naturels pour conserver les caractéristiques écologiques de la chaux en pâte et ainsi créer votre teinte. De plus, la chaux a un effet désinfectant, elle supprime les bactéries.
La chaux en pâte naturelle est, une fois sèche, d'un blanc très pur (grisâtre lorsqu'elle est mouillée), très onctueuse et sans grains et ne farinant pas. Elle est très adaptée pour la réalisation de fresques à fresco, de badigeons de chaux, d'enduits fins et de stuccos et de tadelakt.
La chaux aérienne (chaux hydratée, chaux éteinte, chaux grasse) est obtenue par hydratation de chaux vive issue d'un calcaire très pur. On la trouve sous différentes appellations : chaux éteinte, CAEB (ancienne normalisation : chaux aérienne éteinte pour le bâtiment). L'appellation conseillé par la norme NF EN 459-1 est CL (Calcic Lime traduit par chaux calcique) pour les chaux contenant moins de 5 % d'oxyde de magnésium suivi d'un chiffre 90, 80 ou 70 indiquant le pourcentage de CAO.
Une chaux aérienne produite à partir d’une chaux vive calcique est notée CL (abrégé de Calcic Lime en Anglais). Une chauxaérienne produite à partir d’une chaux vive Dolomitique est notée DL (Dolomitic Lime). Après l’abrégé CL ou DL est indiqué le % total de chaux présente dans le produit. Une bonne chaux aérienne de restauration est donc une chaux calcique CL 90, ou une chaux magnésienne DL 85, mais pour les chaux grasses (en pâte) l’étiquette doit toujours porter en plus le sigle S PL.
La CHAUX GRASSE FILTREE est une chaux aérienne éteinte naturelle en pâte sans grains pour la décoration. Nous avons sélectionnés cette chaux grasse pour sa très grande finesse et ses qualités incomparables. Grâce à l’absence de grains, la CHAUX GRASSE FILTREE convient parfaitement pour les travaux de décoration fins tels qu’enduits, badigeons et stucs (MARMORINO, TADELAKT, STUCS).
La CHAUX GRASSE FILTREE est issue d’un procédé de fabrication traditionnel par calcination de calcaire pur, la chaux vive obtenue est filtrée pour éliminer les grains puis éteinte à l’abri de l’air dans un excès d’eau pendant environ 8 mois. La chaux aérienne éteinte en pâte ainsi obtenue donne un liant d’une extrême finesse, d’une blancheur et d’une qualité incomparables permettant l'obtention d’enduits, de badigeons et de stucs plus "gras", carbonatant plus vite et donc plus résistants.
La CHAUX GRASSE FILTREE est une chaux calcique aérienne qui fait sa prise lors d’un processus appelé carbonatation. La chaux aérienne réagit au contact de l’air en absorbant le dioxyde de carbone, la chaux redevient lentement la pierre calcaire initiale.
La meilleure carbonatation de la chaux en pâte a probablement comme origine le fait que la phase d'extinction se faisant à l'abri de l'air, aucune carbonatation partielle anticipant la prise ne se produit comme c’est le cas avec les chaux en poudre.
C'est un liant (matériau qui permet d'associer en un bloc des agrégats) provenant de la cuisson du calcaire à très haute température (environ 900° C). Elle se présente sous la forme d'une poudre claire. Mélangée à de l'eau et divers agrégats tels que le sable, elle devient une pâte onctueuse et souple qui durcit lentement à l'air.
La calcination du calcaire (carbonate de calcium) produit de l'oxyde de calcium (CaO), ou chaux vive, et du gaz carbonique, inutilisable en l'état pour le bâtiment. Pour en faire un liant il faut l'hydrater. Au contact de l'eau, elle se transforme en hydroxyde de calcium (Ca(OH)2), appelé chaux (aérienne, grasse ou maigre) éteinte, fleur de chaux en encore chaux blutée !
La chaux grasse est obtenue à partir de calcaires très purs (contenant de 0,1 à 1 %) d'argile, tandis que la chaux maigre est obtenue à partir de calcaires contenant de 2 à 8% d'argile. La chaux est hydraulique, quant à elle, contient plus de 12% d'argile, elle fait sa prise d'abord au contact de l'eau, puis de l'air (prise plus rapide que celle de la chaux aérienne, qui fait sa prise au contact de l'air).
Le liant a été utilisé dans l'art de la construction depuis les premiers âges de la Civilisation. L'utilisation de la chaux remonte à des millénaires, des fresques égyptiennes aux monuments romains. Les traces de chaux les plus anciennes remonteraient à 10 000 ans avant J.-C. C'est en Mésopotamie que l'on a trouvé les premières calcinations du calcaire. Elle a beaucoup été utilisée par des peuples de l'Antiquité dans les travaux de construction (Egyptiens, Phéniciens, Etrusques, Grecs, Romains, Chinois…).
L'emploi systématique des liants artificiels commence à faire sentir ses effets sur l'environnement et le confort des habitations. La chaux offre une bonne isolation thermique et phonique lorsqu'elle est couplée à des fibres végétales (paille, chanvre…). Sa résistance au gel est très satisfaisante étant peu sensible aux variations climatiques.
L'élasticité de la chaux, sa bonne adhérence, la rendent très agréable à travailler et lui permettent de s'adapter à de multiples supports. L'homogénéité de sa texture limite les risques de faïençage (fissuration). La chaux est aussi un produit économiquement avantageux, notamment grâce à un très bon rendement volumique.
Pour commencer, précisons que toutes les chaux en pâte ne se valent pas. Si une tonne de chaux vive permet de produire entre 1,5 m3 et 2,5 m3 de chaux en pâte, la chaux est dite « maigre ». Ce ratio met en évidence une première notion. Une bonne chaux en pâte c’est donc tout à la fois une chaux « grasse » et une chaux vieillie 12 mois minimum.
On comprend déjà pourquoi une chaux en poudre mouillée donne une pâte qui n’aura jamais les caractéristiques du vrai « Grassello di calce » (chaux grasse en Italien). Les recherches montrent que des marbres comme ceux de Carrare fournissent une chaux très maigre.
Dans la « News » d’avril 2009 du Forum Calce, Gianluca Pesce nous donne des repères pour lire les étiquettes et identifier les chaux en pâte conformes à la norme Européenne. Ca permet déjà de repérer les chaux les plus pures et d’exclure les produits que l’on ne peut pas identifier par la norme.
La norme n’est qu’une garantie minimum. La question de la qualité de la chaux grasse en pâte, est abordée dans le livre d’Andrea Rattazzi « Conosci il grassello di calce ? » (Connaissez vous la chaux grasse ?).
CUISSON et choix de la pierre : La cuisson douce (<1000°) d’un calcaires micro cristallin et poreux donnera une chaux grasse. La chaux vive qui en résulte est composée de particules très fines aux pores nombreuses mais petites.
EXTINCTION - La cuisson douce induit une réactivité à l’extinction plus élevée. L’extinction doit être maîtrisée et la chaux vive ni noyée ni brûlée. On veillera à ce que la température pendant l’extinction se situe entre 80 et 95°. Il est préférable d’éteindre la chaux vive peu après sa sortie du four. Le rapport eau / chaux vive en poids est de 3,5/1 Kg pour les chaux les plus grasses.
MATURATION - Pendant la maturation en bac, les cristaux d’hydroxyde de calcium subissent des changements de morphologie et de dimensions qui augmentent la plasticité, la maniabilité et la rétention d’eau de la chaux grasse. Dans un 1er temps les grumeaux se re-divisent en parties plus petites. Dans un 2eme temps les particules s’organisent sous l’effet d’une polarisation par des ions, en lamelles rangées un peu comme des feuillets d’argile.
Tout commence par le suivi de la fabrication et le suivi régulier des bacs de maturation de la chaux. En complément, des analyses sont faites avant le conditionnement des lots de chaux pour la vente.
La teneur en matières solides (l’extrait sec et du coup le % d’eau contenu dans 1 Kg de pâte. Dans l’exemple ci-dessous 47% d’extrait sec => 53% d’eau dans cette chaux grasse en pâte). Le % d’extrait sec est le même (47%) donc l’eau représente 53% du poids de ces 2 chaux grasses en pâte. Si nous avions la MVA de ces pâtes nous pourrions en déduire le poids de chaux sèche. Pour une chaux en pâte avec une MVA de 1,35 Kg/litre, l’eau représenterait 715 g et la chaux 634 g.
Ce qui compte c’est la pratique, c’est l’appréciation de l’artisan qui sait voir si le dosage est correct ou s’il faut majorer ou minorer les quantités de liant quand il passe de la chaux en poudre à la chaux en pâte. A volume égal on sait que la chaux grasse en pâte a une capacité liante plus forte que la chaux en poudre.
Toujours vérifier que ce soient de vraies « chaux grasses », des pâte issues de chaux vive.
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