Facilement reconnaissable à sa flamboyante fourrure orange rayée de noir, le tigre symbolise la beauté et la force. Dans son aire de répartition, le carnivore se place au sommet de la chaîne alimentaire et montre une préférence pour les sangliers et les cerfs. Capable d’assommer, voire de tuer sa proie d’un simple coup de patte, il règne en maître sur la jungle. Mais, qui est le tigre et où vit-il?
Le tigre (Panthera tigris) est un mammifère de la famille des félidés et du genre Panthera. Sous un splendide pelage roux aux rayures noires, se cache le plus grand félin sauvage et l'un des plus grands carnivores terrestres, juste derrière l’ours.
Il vit en Asie et est le seul félin à posséder un pelage rayé. L’espèce est divisée en neuf sous-espèces présentant des différences mineures de taille ou de comportement.
L’animal vit en Eurasie, de la Russie à la Corée, en passant par la Chine et l’Inde. On peut aussi le rencontrer en Thaïlande, au Bangladesh, au Vietnam, au Népal, au Bhoutan, en Birmanie, au Laos, au Cambodge, en Malaisie ou encore en Indonésie sur l’île de Sumatra. Le tigre fréquente les forêts tropicales, les mangroves, les espaces fortement boisés et les marécages, jusqu’à une altitude de 4 000 m.
Il mesure de 80 cm à 1 m au garrot et pèse de 100 kg à 300 kg selon les espèces.
Force et férocité font du tigre un superprédateur qui se place au sommet de la chaîne alimentaire. Un superprédateur, aussi appelé prédateur alpha ou apex prédateur, est un animal qui, à l’âge adulte, se trouve au sommet de la chaîne alimentaire et n'est alors la proie d'aucune autre espèce.
La chaîne alimentaire se compose d'une succession d’êtres vivants où chacun est mangé par le suivant. Le point de départ est très souvent un végétal chlorophyllien (vert) : celui-ci se fait manger par les herbivores qui, à leur tour, se font dévorer par les carnivores.
Le superprédateur se caractérise généralement par une taille imposante, une faible densité de population, un taux de reproduction peu élevé, un grand domaine vital et de vastes déplacements sur ce territoire. Ces animaux jouent un rôle crucial dans la régulation des équilibres de l'écosystème. En consommant les individus vulnérables (blessés, parasités, malformés ou malades), ils améliorent la santé des populations et freine la propagation de maladies.
La disparition des superprédateurs constitue une menace pour la conservation de la biodiversité et la gestion du réseau trophique.
Avant de découvrir les prédateurs du tigre, intéressons-nous à ses proies. Le félin mange essentiellement des animaux de taille moyenne à grande et dont la plupart sont herbivores. Sur son menu on trouve des sangliers, des cervidés (et leur progéniture), mais aussi des oiseaux, des singes ou des poissons.
Le tigre s'attaque parfois à des espèces au gabarit imposant (jusqu’à 3 fois son poids) comme des buffles ou des gaurs mais n’hésite pas à capituler s’il se sent menacé par les immenses cornes de ces gros bovidés. Le fauve est aussi capable de tuer des crocodiles qui se trouvent sur la terre ferme ou dans l’eau.
Il compte en effet parmi les rares grands félins à maîtriser la nage et à pouvoir facilement traverser des cours d'eau larges de 6 à 8 km !
Bien que véloce sur de courtes distances (vitesse de pointe à 50 km/h), le tigre ne peut rivaliser avec des proies plus rapides et endurantes telles que les cervidés. C’est pourquoi le fauve part en quête de nourriture à l’aube ou au crépuscule et chasse à l’affût : il approche silencieusement sa proie par derrière et se jette sur elle de manière fulgurante.
Outre une impressionnante musculature, le tigre possède des armes redoutables sous la forme de longues griffes tranchantes et de solides crocs qu’il plante sur sa victime. Si son action ne suffit pas à entraîner une fracture mortelle, il utilise ses pattes robustes pour maintenir sa proie au sol et l’achever.
Le tigre avale jusqu’à 18 kg de viande en un seul repas puis jeûne pendant quelques jours. Il tue entre 1 à 2 animaux par semaine et enterre leur dépouille quand il est rassasié pour s'alimenter plus tard.
Certains animaux sont en mesure de tuer le tigre mais ne sont pas considérés pour autant comme ses prédateurs:
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé le félin en danger d'extinction sur sa liste rouge des espèces menacées. Le déclin dramatique de sa population incombe au principal prédateur du tigre : l’homme.
Pendant des décennies, cet animal fascinant a fait l’objet d’une intense chasse aux trophées conduite par les colons anglais et les maharadjahs. Désormais interdite, cette activité a été remplacée par un fort braconnage visant à revendre la peau du fauve et diverses parties de son corps pour la médecine traditionnelle chinoise.
Un autre facteur de sa disparition est la destruction massive de son habitat menant à la raréfaction de ses proies. Affamé, le tigre est contraint de se tourner vers le bétail domestique qui fait vivre de nombreuses communautés villageoises. Le conflit avec les humains génère alors un abattage du superprédateur en guise de représailles et continue d’alimenter le commerce illégal.
Au début du 20e siècle, environ 100 000 tigres règnent sur les forêts d’Asie. Au fil des décennies, leur condition se dégrade. Le braconnage et la déforestation s’intensifient. Le félin fait aujourd’hui partie des espèces les plus braconnées de la planète. Sans doute en raison de la fascination qu’il exerce par son charisme et la place qu’il occupe dans l’inconscient collectif.
Si sa chasse est désormais interdite, en Asie on continue de le tuer pour s’approprier symboliquement sa puissance, fabriquer des médicaments ou encore pour en faire des articles de décoration ou des objets souvenirs.
La destruction de son habitat constitue également une menace sérieuse pour tigris tigris. En un siècle, sa population s’est effondrée. En 2010, le tigre sauvage est au bord de l’extinction. La sentence est sans appel : sans action drastique et collective pour changer son destin, l’espèce emblématique s’éteindra d’ici quelques années.
Le premier sommet du Tigre s’organise alors à Saint-Pétersbourg. Pendant 12 ans, le WWF a travaillé d’arrache-pied pour faire de l'objectif TX2 un succès. Nous avons aidé les 13 gouvernements de l'aire de répartition du tigre à prendre des mesures et à respecter leurs engagements grâce à des partenariats, des conseils politiques et des solutions collaboratives.
Notre rapport Tigers Alive, récemment publié, met en lumière les fabuleux progrès accomplis dans le domaine de la conservation du félin. Ce dernier incarne aujourd’hui un espoir de résilience dans un contexte de déclin catastrophique de la biodiversité !
De l’augmentation de la population de tigres en Thaïlande à l’impressionnant projet de réintroduction du tigre au Kazakhstan pour ramener ce carnivore au sommet de la chaîne alimentaire après 70 ans d’absence, les signes de rétablissement sont indéniables. Ces succès ne sont pas isolés ; le nombre de tigres est aussi en hausse au Bhoutan, en Chine, en Inde, au Népal et en Russie !
Ils sont le résultat de décennies de travail acharné, d’investissements stratégiques et d’un engagement sans faille de la part des gouvernements des pays où vit le tigre, du WWF et de ses partenaires dans le monde entier.
Bien-sûr, notre mission n’est pas terminée car dans certaines zones géographiques, comme dans la majeure partie du Sud-Est, les tigres continuent de décliner.
C’est pourquoi il nous faut à tout prix tenir le cap. Parce que les tigres ne sont pas seulement un emblème de la biodiversité mais également une espèce « clé de voûte » essentielle.
Le WWF œuvre à la conservation des espèces menacées sur tous les continents.
Avec ses yeux bleus (qui louchent parfois selon les individus), sa truffe rose et sa magnifique robe blanc crème à gris clair rayée de noir, le tigre blanc est en réalité un tigre atteint de leucisme, une mutation génétique différente de l'albinisme qu'on retrouve chez d'autres animaux et entraînant une dépigmentation du pelage, des poils ou des plumes. La plupart des tigres blancs appartiennent à la sous-espèce du Bengale (Panthera tigris tigris) mais des observations de tigres blancs chez d'autres sous-espèces ont été relatées.
Le tigre blanc n’est pas une sous-espèce distincte, mais le résultat d’une mutation génétique rare. Cette particularité lui confère un pelage blanc ivoire rayé de noir, qui fascine autant qu’elle handicape en milieu naturel.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le tigre blanc n’est pas une sous-espèce de tigre. Il s’agit d’une mutation génétique : le leucisme. Cela se caractérise par une couleur blanche et une absence de pigmentation. Quelques spécimens sauvages ont été observés en Inde, mais c’est un individu capturé en 1951,Mohan, qui est devenu l’ancêtre de la plupart des tigres blancs actuellement visibles. La consanguinité est donc très forte chez les tigres blancs des parcs zoologiques.
Nos tigres blancs, Mohan, Rani et Raja, sont nés en 2018, au Zoo d’Amnéville. Ils sont arrivés au zoo de Jurques dans le cadre du programme d’échange avec les parcs zoologiques.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Habitat & Répartition | Zone à l'est de l'Inde à cheval entre Inde et Bangladesh. Forêts, savanes et marais en Inde, au Népal, au Bangladesh, en Birmanie, au Bouthan et en Chine. |
| Poids & Taille | 2 m à 2,80 m de long (+ queue jusqu'à 1 m de long), 90 cm à plus de 1 m au garrot, 250 kg à 300 kg. |
| Reproduction | 2 à 4 petits après 3 à 4 mois de gestation. |
| Longévité | 15 ans. |
| Régime alimentaire | Carnivore, chasse le gaur, cerfs, rongeurs et se nourrit sur des carcasses relativement fraîches. |
| Statut de sauvegarde | En danger. |
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