Le bisphénol A (BPA) est une molécule largement utilisée dans la fabrication de certaines matières plastiques et résines. Plus précisément, il sert de monomère du polycarbonate et d’additif dans les résines époxy. Depuis les années 1960, le BPA est présent dans de nombreux produits en raison de ses propriétés de résistance et de transparence.
Vous vous demandez naturellement où peut se trouver le bisphénol A. Le BPA est retrouvé dans la composition de nombreux produits du quotidien :
Dans le secteur alimentaire, le bisphénol A permet de préserver le goût des aliments et de les protéger d’une contamination microbiologique. C’est principalement par le biais de l’alimentation que les populations sont exposées au bisphénol A.
Le bisphénol A est utilisé par exemple dans les boîtes de conserve, source la plus courante de BPA, car les résines époxy sont utilisées pour le revêtement intérieur des boîtes. Le BPA peut alors être libéré dans le contenu des boîtes. Le bisphénol A est également retrouvé, suivant le même principe, dans les canettes de boisson ou les emballages alimentaires en plastique. Plus impressionnant encore, le film plastique recouvrant viandes et fromages contient du BPA, bien que de plus en plus réglementé.
De nombreuses études ont montré que même à très faibles doses, le bisphénol A avait des effets néfastes sur la reproduction, le comportement, le cerveau, les glandes mammaires ou encore le métabolisme. Les personnes les plus sensibles aux expositions au bisphénol A sont les nourrissons, les jeunes enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent. L’Anses considère donc le bisphénol A comme faisant partie des perturbateurs endocriniens, c’est pourquoi en 2014 une loi a été votée pour interdire l’usage du bisphénol A dans la fabrication des contenants alimentaires.
Le bisphénol A est massivement utilisé depuis les années 1960 par les industriels du plastique, mais ce n’est que dans les années 2000 que les scientifiques ont commencé à étudier les effets du bisphénol A sur la santé et l’environnement. En 2006, la France a établi la dose journalière tolérable à 2,5 mg pour une personne de 50 kg. En mars 2011, l’Union Européenne - à la suite des études de l’institut de veille sanitaire sur l’usage du BPA dans les instruments médicaux - décide d’interdire le bisphénol A dans les biberons, puis propose en septembre 2011 d’étiqueter les produits contenant du BPA. La Loi n° 2012-1442 vise à « suspendre la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A ».
L’organisation de lobbying Plastic Europe conteste la loi de 2014, prétextant qu’elle entrave « la liberté d’entreprendre », elle a donc déposé une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) en septembre 2015.
Interdit depuis le 1er janvier pour les contenants alimentaires de denrées destinées aux enfants de moins de 3 ans, le bisphénol A le sera pour tous les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015.
L’importance de la production du BPA et ses multiples utilisations le rendent très présent dans l’environnement. Toutefois, la principale source d’exposition au BPA considérée par les agences internationales est l’exposition par ingestion, par migration du BPA des contenants vers les contenus alimentaires.
Malgré une importante consommation de produits alimentaires en contact avec du BPA, l’exposition des adultes et des enfants est estimée être largement inférieure à la DJA de 0,05 mg/kg/j (EFSA, 2008). La Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) aux poussières de BPA inhalables établie par l’Union Européenne est de 10 mg/m3, en moyenne sur 8 heures (INRS, 2010).
En France, la loi concernant l’interdiction de l’utilisation du bisphénol A dans les contenants alimentaires a été votée au Sénat en 2e lecture en décembre 2012 : celle-ci est effective depuis le 1er janvier 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et le sera au 1er janvier 2015 pour les autres produits.
En janvier 2015, l’EFSA a publié sa réévaluation complète de l’exposition au BPA et de sa toxicité. Les experts de l’EFSA ont conclu que le BPA ne posait pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d’âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents) aux niveaux actuels d’exposition. Les incertitudes entourant les effets sanitaires potentiels du BPA sur la glande mammaire ainsi que sur les systèmes reproductif, métabolique, neurocomportemental et immunitaire ont été quantifiées et prises en compte dans le calcul de la DJT.
Selon les données existantes, 20 % des plastiques consommés en France seraient destinés aux secteurs agricole et alimentaire, en très grande majorité pour les emballages alimentaires. Les résultats mettent aussi en lumière la contamination massive par les microplastiques de tous les sols, et en particulier les sols agricoles, dépassant probablement en tonnage celle des océans. Tous les organismes vivants sont contaminés par les microplastiques, y compris les humains, avec des effets néfastes pour la santé.
Aujourd’hui, l’essentiel des usages des plastiques au sein des systèmes agricole et alimentaire se concentre sur les emballages alimentaires. Ainsi en France en 2023, 20 % des plastiques consommés seraient destinés aux secteurs agricole et alimentaire, dont 91 % servent à l’emballage des aliments et de boissons et 9 % à l'agriculture. Parmi les plastiques agricoles, 73 % sont utilisés dans les systèmes d'élevage.
Les plastiques sont utilisés pour protéger, préserver, transporter et promouvoir par le design et l’étiquetage les produits alimentaires. Ils visent à répondre à la fois aux contraintes réglementaires et aux besoins des acteurs économiques de la chaîne d’approvisionnement (légèreté, robustesse, faible coût, etc.).
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