Le pain, aliment de base de nombreuses cultures, se décline en une variété impressionnante de formes, de saveurs et de textures. En France, la culture du pain est particulièrement riche et ancrée, avec des traditions et des réglementations spécifiques qui mettent en valeur le savoir-faire des boulangers.
Couramment appelé “décret pain”, le décret du 13 septembre 1993 a une importance toute particulière, notamment à travers la définition du pain de tradition française, qui met en valeur le savoir- faire du boulanger.
Le pain vendu sous la dénomination “pain de tradition française” ou sous une mention équivalente ne doit avoir subi aucun traitement de surgélation au cours de son élaboration et ne contenir aucun additif. L’addition de gluten de blé a été autorisée car celui-ci est un constituant naturel des farines. L’utilisation d’alpha amylases provenant des souches Aspergillus Niger et Aspergillus Orizae a été autorisée car l’utilisation de ces amylases, a un but similaire à celle de la farine de malt de blé (déjà autorisée).
“ Peuvent seuls être mis en vente ou vendus sous la dénomination de : “pain maison ”ou sous une dénomination équivalente les pains entièrement pétris, façonnés et cuits sur leur lieu de vente au consommateur final.
L’utilisation d’une « levure désactivée pour réduction de sel (LRDS) » dans le « Pain de Tradition Française » a été autorisée par la DGCCRF (courrier adressé à la CNBF en date du 6 septembre 2010).
Certains boulangers introduisent dans leurs pains ou baguettes de Tradition Française des ingrédients supplémentaires tels que des céréales, des graines, des fruits, etc …et utilisent des dénominations de vente tels que « Tradition Céréales », « Tradition Graines » ou des dénominations analogues tels que « Tradi ».
Les mentions « Bio » ou « issus de l’agriculture biologique » ne peuvent être utilisées que par les boulangers qui ont été certifiés par un organisme certificateur. L’utilisation seule d’une farine « Bio » ne permet pas de communiquer sur le « Bio ».
Le Droit ne se résume pas en des textes de lois, de règlements ou de contrats.
Le levain renferme une microflore acidifiante constituée essentiellement de bactéries lactiques et de levures. Le levain peut faire l’objet d’une déshydratation sous réserve que le levain déshydraté contienne une flore vivante de bactéries de l’ordre d’un milliard de bactéries alimentaires et d’un à dix millions de levures par gramme.
Le levain déshydraté dévitalisé est utilisé, non pas pour son pouvoir fermentaire (qu’il n’a plus) mais pour les qualités gustatives qu’il confère au pain. Le levain dur ou levain pâteux produit de l’acide acétique. Il n’y a donc, à priori, aucun problème si celui-ci est bien utilisé.
Le levain liquide est plus difficile à maîtriser car celui-ci produit plutôt de l’acide lactique. La teneur en acide acétique risque donc d’être insuffisante pour répondre aux exigences de la réglementation. Dans ce cas, la dénomination de vente « Pain au levain de tradition Française » ne pourra pas être utilisée.
Les fours à chauffage indirect dont le foyer n’est pas en communication avec le lieu de cuisson ne permettent pas d’utiliser cette appellation.
Il existe une centaine de pains français qui varient selon les régions par leur composition et leurs formes. Le plus célèbre est la baguette, caractérisée par sa forme allongée, sa couleur dorée, sa mie aérée et sa croustillance. Déclinée en baguette de tradition et aux graines, elle est consommée quotidiennement par les Français pour son bon goût et son authenticité, en accompagnement de tous les repas, de tous les plats, en sandwiches ou bien encore en tartines !
La dénomination “ pain de seigle ” est réservée à un pain préparé à l’aide d’un mélange de farine de blé et de seigle, dans lequel la proportion de farine de blé est inférieure ou égale à 35% du mélange.
Le recueil des usages du CNERNA, énonce que « le pain de méteil est préparé avec une farine dite de « méteil ». Le décret du 5 avril 1935 relatif au régime des farines panifiables et à leur circulation précise que La désignation « farine de méteil » est exclusivement réservée à la farine issue de la mouture du produit du même nom, provenant de la culture et du battage d’un mélange de blé et de seigle, mélange dans lequel le seigle entre pour une proportion de 50 p. 100 au moins.
Le mélange de blé et de seigle fait postérieurement au battage ne peut être considéré comme étant du méteil. Historiquement le méteil était le résultat de la moisson d’un mélange Blé-Seigle qui avait été mis en culture ensemble afin de se préserver des aléas climatiques et variantes en rendement.
La dénomination « Pain Complet » est réservée à un pain, préparé à l’aide d’une farine de blé dite « complète » ou « intégrale » ; obtenue soit par la mouture complète du grain de blé, soit après regroupement de l’intégralité des produits de la mouture du grain.
Dans le blé, les micronutriments sont contenus dans les enveloppes. La farine complète de blé est plus riche en micronutriments qu’une farine blanche, puisqu’elle contient plus d’enveloppes. L’acide phytique a un pouvoir anti-oxydant qui servirait à prévenir l’oxydation des lipides, ce qui contribue à mieux conserver les céréales qui en contiennent.
Il forme des complexes insolubles en séquestrant certains minéraux sous forme de sels. Les minéraux ne sont alors, pas disponibles. La fermentation au levain dégrade l’acide phytique grâce à l’action d’enzymes propres au levain (les phytases) qui libèrent les minéraux.
Sa fabrication implique l’utilisation d’une farine bise ou d’un mélange d’une farine de panification avec addition ou non de farine de seigle.
Je ne pourrais pas évoquer les pains spéciaux sans parler des recettes avec des graines (tournesol, sésame, lin, pavot, tournesol…), des fruits secs, voire des légumes ou du fromage. C’est à se demander s’il n’existe pas autant de types de pains que de terroir ou de fromages.
Les pains du monde sont d’une variété inouïe ! Que ce soit par leur forme, leur taille, leur composition, leur texture, leur décoration, leur garniture, leur méthode de fabrication, la façon dont on les consomme, l’outil avec lequel on les cuit (four, plancha, poêle, panier vapeur, tannour, pierres brûlantes, trou dans le sable, ou encore cratère volcanique !), les variantes sont nombreuses et on n’a jamais fini de les explorer.
Difficile de goûter au pain espagnol quand on a goûté au pain français. Toutefois, si nombreux sont ceux à dire que la différence est bien réelle, d’autres assurent qu’un pain reste un pain. L’offre se diversifie et s’améliore. Des boulangeries gourmets ouvrent et font la promotion de différents types de pain : pan de Valladolid, pan de Cañada, pan de Escanda… Sa qualité reste toutefois discutable.
Certains esprits critiques relèveront à juste titre qu’on peut trouver des pains… sans farine de céréale dedans !! On y classe les pains dits "sans croûte" ou "à croûte molle"... Leurs formats et leur composition diffèrent mais c'est leur croûte et leur moelleux qui les rassemblent.
Pour isoler et faciliter l'identification de ces pains qu'on mange en version sucrée, et qu'on peine parfois à classer parmi les pains même s'ils sont souvent consommés comme tels, nous avons souhaité créer une catégorie "pains sucrés", ... qu'ils soient briochés... Ex de pains rentrant dans cette catégorie (liste non exhaustive) : Challah juive, Koulitch russe, Pineapple Bun hong-kongais, Pan de muerto, Pain melon japonais, Mouna, Babkha Zana, Cougnou belge, et brioches françaises en tous genres!
On les trouve principalement en Asie où c'est une des formes dominantes qu'y prend le pain, mais pas que...
Aliment de base de la culture française, le pain est présent sur la table à tous les repas malgré une baisse constante de sa consommation. Au même titre que le vin ou le fromage, c’est un aliment qui peut tenir à la fois du produit de base et du produit d’exception. Si l’on en croit les sondages, rares seraient les Français à ne jamais manger de pain (moins de 4% de la population). Ce qui me fait dire qu’il existe une vraie culture vivante du pain en France. Pour preuve, il s’agit de l’un des tous premiers aliments solides que l’on donne aux bébés. Aller chercher le pain est aussi l’une des premières responsabilités que l’on confie aux enfants. Bref, en France, difficile de faire un repas sans avoir du pain à porté de main.
En terme de gastronomie, le pain évoque davantage le terroir que les grands restaurants. Mise à part quelques exceptions, les chefs étoilés ne font pas leur pain. Pour rester dans le domaine de la restauration, j’aimerais tout de même évoquer les snacks (casse-croûte en français) dont les cartes regorgent de recettes à base de pains. Citons le traditionnel sandwich comme le jambon-beurre.
En France, le pain ne s’arrête pas à la baguette. Chaque région possède ses pains de tradition, au même titre que le vin ou le fromage. Le pain, c’est une recette simple : de la farine, de l’eau, de la levure, un peu de sel.
D’autres pains de même forme portent d’autres noms, en fonction de leur poids. À 100 grammes, l’on parle de ficelle. À 200, c’est une flûte. Et à 300, la baguette devient un pain tradition. Au-delà, il est courant de parler de pain bâtard.
La taille de la baguette, elle aussi, répond à un calibre. Enfin, le prix d’une baguette de base, en France, tourne autour des 90 centimes d’euros en 2018. D’autres pains de tradition accompagnent les baguettes sur les étals des boulangeries. Alors qu’une baguette a tendance à durcir rapidement, ces pains traditionnels comme le pain de campagne se conservent plus longtemps.
Ce sont justement ces farines qui vont donner leurs noms aux pains complets, semi-complets, au son, au seigle ou à base de farine bio. Poursuivons ce tour d’horizon de différents types de pains français en parlant du pain de méteil.
Pain tordu, cordon, brié, tressé, fendu, torsadé, tordu, plié, vrillé, marguerite, tabatière, vaudois, chapelet, saucisson, chevron, casquette, pistolet, porte-manteau, régence, collier, scie ou encore couronne.
L’Alsace, aux Bretzels salés et croquants. La Vendée, avec la gâche vendéenne. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher des références folkloriques ou religieuses pour comprendre l’origine de cette image d’Épinal. De fait, chaque terroir a produit, au fil des siècles, une grande variété de formes et de recettes de pain.
Dans la religion israélite, la Pâque est la fête des pains sans levain qui célèbre la libération de l’esclavage au temps des pharaons.
Afin d’optimiser la tolérance et la digestibilité des fibres du pain, il est souhaitable de pratiquer des temps de fermentation suffisamment longs pour permettre aux fibres de bien s’hydrater. Les fibres alimentaires ont la propriété de résister à la digestion dans l’intestin (présence d’acide phytique). Leur rôle est important pour le transit intestinal.
Le gluten est une protéine du blé. Elle peut être responsable de la maladie cœliaque, pouvant se manifester à n’importe quel âge. Un régime total sans gluten s’impose pour éviter à plus long terme les risques tels que stérilité, anémie, anomalies dentaires. En France, 60 000 personnes seraient déclarées intolérantes au gluten, et 4 fois plus développeraient une intolérance silencieuse, c’est-à-dire sans symptôme apparent.
Les formules de fabrication de ces pains peuvent comporter, outre les constituants classiques du pain, des matières grasses, des matières sucrantes, des produits laitiers et des additifs autorisés.
Habitué au climat tempéré de la France, Damien Miné confie que l’humidité présente dans la ville est un réel problème pour la conservation de son pain.
Avec ses miches gonflées et bronzées à souhait, Pain Pan ! nous alerte du retour du bon pain sur le Cours Julien. Vous êtes déjà nombreux à vous en payer une tranche !
Rémi et Vincent appartiennent à grande famille des « reconvertis » désormais très présente dans l’artisanat en général et chez les boulangers en particulier. Les anciens enseignant de fac et directeur artistique sont maintenant dans le pétrin, mais c’est eux qui l’ont choisi ! Et ils semblent ne pas regretter de leur choix. « Toucher de la matière, la voir se transformer, c’est rassurant et fort émotionnellement» dira le premier.
On pourra d’ailleurs vraiment considérer leur projet comme leur nouveau bébé tant ils parlent avec passion de celui qui les occupe trente heures par jour et qu’ils voient grandir comme un pâton qui lève.« Sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait déjà il y a fort longtemps le Boileau de nos manuels scolaires.
Car il en faut pour prendre le chemin inverse à celui l’ancienne boulangerie qu’ils ont investie. Les pains surgelés et les préparations industrielles ont été remplacés par des produit bio et un travail artisanal qui n’occupent pas moins de six ou sept personnes : vendeurs, boulangers, tourier (responsable du travail des pâtes viennoise, feuilletées, brisées et pâtisseries), la belle équipe.
Pain Pan ! revendique de belles farines, aucune préparation à l’avance et propose une grande majorité des pains au pur levain (pas de levure). « Chaque jour on remet tout ce qu’on sait dans le pétrin, le tour de façonnage. Mais rien n’est jamais acquis, la fabrication du pain est une quête perpétuelle et sans filet. C’est ce qui est intéressant ».
Sur les étals, pas moins de dix pains vous font de l’œil mais aussi chatouillent vos narines : le campagne (pur blé) et le Pain Pan (assemblage petit épeautre et froment) en best-seller ; le Rouge du Roc (avec une farine issue d’un blé unique), le Copain (châtaigne des Cévennes, fenouil comme un goût d’apéro et citron bio rôti sur place), le Pain Brun (sarrasin et seigle et des graines torréfiées), la Baguette au levain et son petit goût de noisette torréfiée et tous les dérivés (pains spéciaux aux fruits, aux olives et sans gluten).
Et si vous aimez la foccacia fondante et parfumée, celle du jour (paprika fumé et citron rôti) vous fera hurler « che bello ! ». Nous, c’est le petit pain choco noisette qui nous a emballé sans avoir été pesé. Le genre de petit délice qui mériterait l’instauration d’une pause goûter au boulot.
On n’est pas les seuls à craquer pour ces belles croûtes. Vous les retrouver sur une flopée de belles tables dans Marseille comme l’Idéal, L’Orphéon, Limmat ou Why not us coffee ? même si le duo revendique un fort ancrage entre la Plaine et le Cours Julien qui s’affiche en touted lettres sur la devanture, avant même le nom commercial : « Boulangerie de quartier ».
Car chaleur, simplicité et convivialité font partie de la philosophie du lieu qui aime jouer collectif avec les autres artisans et commerçants des environs (primeur, fromager, caviste, brasseur). Pain Pan qui a le sens de la formule n’hésite d’ailleurs pas à pousser les meubles pour festoyer régulièrement. Fanfare, dj et petite fondue régaleront les amoureux du fromage et du pain pour la « Saint Valenpain ». « Je ne sais pas si c’est la fatigue, mais ce nom nous a fait rire » conclu Vincent avant de remiser son vélo.
| Type de pain | Prix |
|---|---|
| Pain de campagne | 4.9 € /kg |
| Baguette au levain | 1.20€ |
| Pain choco-noisette | 1.60 € |
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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