La question du végétarisme en bouddhisme a toujours fait débat, y compris au sein de la Communauté bouddhique elle-même. Depuis que l’Occident a découvert à son tour l’enseignement du Bouddha, chercheurs et, désormais, adeptes de cette Voie ont tenté, à leur tour, de comprendre pourquoi cette pratique fort souvent préconisée - sinon même, parfois, exigée - est, dans les faits, aussi peu pratiquée !
Cette question ne saurait être réellement comprise sans la replacer dans le contexte doctrinal du bouddhisme et de ses notions essentielles : le conditionnement - y compris culturel et sociétal - de tous les phénomènes, la primauté de l’intention et de la motivation sur l’acte lui-même et, aussi, la prise en compte de chaque acte intentionnel au sein d’une même "ligne d’action".
Dans le numéro n° 7 de notre publication "Les cahiers bouddhiques" (mars 2012), Dominique Trotignon consacre un long article à ce sujet. En reprenant cette controverse, tout au long de sa longue histoire, on peut néanmoins mettre en lumière les conditions, internes et externes à la Communauté bouddhique, qui ont justifié les préconisations comme les débats, parfois violents, qui ont opposé promoteurs et détracteurs d’un végétarisme absolu. Les arguments des bouddhistes asiatiques sur cette question ont souvent semblé sybillins, voire hypocrites, à des observateurs venus d’un autre "monde".
Contrairement aux ascètes solitaires, peu visibles, les "moines" bouddhistes (bhikkhu) doivent être vus et se rendre visibles : non seulement parce que, le bouddhisme reposant entièrement sur la motivation personnelle, on ne peut convertir par la force mais bien seulement par, mais aussi parce que d’autres communautés religieuses sont présentes dans les mêmes lieux et qu’il existe une très réelle concurrence entre elles. L’exemplarité devient ainsi la clé de voûte de la pratique monastique et vise à l’équilibre entre les conventions du "monde" et les exigences propres à la sainteté bouddhique "supra-mondaine".
Le bhikkhu se doit, à la fois, d’être content de tout - puisqu’il pratique la vertu du contentement (et c’est d’ailleurs une interprétation étymologique possible du terme bhikkhu) - mais aussi de contenter les donateurs auxquels il enseigne et dont il dépend. Les vinaya [les recueils de "règles monastiques"] fixeront donc les usages à respecter pour satisfaire, à la fois, les exigences du milieu environnant et les exigences propres à l’enseignement bouddhique.
Ainsi, par exemple, le vinaya précise-t-il qu’il existe dix chairs absolument "interdites". Sont ainsi exclues du régime carné : la chair humaine et celle d’animaux nobles ou royaux - éléphant, cheval, lion, tigre et panthère -, celle d’animaux impurs et répugnants comme le chien et la hyène, ainsi que l’ours et le serpent. Mais de telles restrictions n’ont rien à voir avec le bouddhisme lui-même, il s’agit là de prescriptions typiquement brahmaniques ; car le "monde" de l’Inde gangétique d’alors est devenu majoritairement brahmanique - ou, tout au moins, les brahmanes y sont-ils devenus de plus en plus influents.
Plus caractéristique du bouddhisme - bien qu’il s’agisse d’un trait commun à tous les mouvements ascétiques - est l’obligation de respecter le précepte de non-violence (ahimsa). Il s’exprimera aux travers de règles extrêmement contraignantes. Le vinaya interdit en effet aux bhikkhu de produire eux-mêmes leur nourriture : ils ne peuvent ni cuisiner ni jardiner, car de telles activités risqueraient de les exposer à détruire des êtres sensibles. Il leur est même interdit de procéder à la cueillette, ce qui les prive ainsi de l’auto-suffisance alimentaire dont bénéficiaient les ascètes forestiers.
Les bhikkhu, poussant la vertu de contentement jusqu’à n’exprimer plus aucun "désir personnel", se placent ainsi en dépendance totale des maîtres de maison et doivent se contenter, strictement, de ce qui "tombe" dans leur bol à offrandes. Ils ne sont pas des mendiants pour autant…. Car le vinaya leur interdit aussi expressément de rien demander à qui que ce soit (hormis à des parents directs) de ce qui constitue les quatre "nécessités" (nourriture, habillement, logement et médicaments) dont ils doivent se contenter.
Dans ce cadre, qui se révèle finalement beaucoup plus contraignant que celui des ascètes forestiers, les bhikkhu peuvent obtenir des offrandes de nourriture de deux manières. Dans le premier cas, ils cheminent dans les villes et les villages, à pas lent, en s’arrêtant devant chaque maison ; il leur est cependant interdit de rester stationnés plus que quelques instants, au risque de faire croire qu’ils mendient… Le chemin qu’ils empruntent changeant tous les jours, nul ne peut savoir à l’avance où ils passeront et la nourriture reçue, normalement, n’a donc pas été cuisinée à leur intention : il s’agit de la pitance préparée par et pour les maîtres de maison, qu’on ampute incontinent d’une portion quand l’occasion d’effectuer un don "bienfaisant" se produit.
Dans ce cas, tout particulièrement, une nouvelle injonction s’applique qui manifeste une caractéristique cette fois spécifique du seul bouddhisme : l’attention portée à l’intention (cetanâ) à l’origine de l’acte est l’un des fondements essentiels de la doctrine bouddhique.
S’il est dix viandes strictement interdites, c’est donc que toutes les autres sont a priori autorisées, mais le bhikkhu qui en recevrait doit néanmoins "éviter" de manger de la viande dont il a vu, dont il sait ou dont il peut soupçonner qu’elle provient d’un animal intentionnellement abattu pour son repas. Car il est impensable qu’un bhikkhu produise une occasion qui mettrait en péril d’autres êtres vivants, l’acte violent fût-il exécuté par quelqu’un d’autre que lui - surtout s’il s’agit d’un dévot bouddhiste qui est sensé, lui aussi, pratiquer la non-violence.
Si cela se produit malgré tout, il conviendra alors d’éviter d’en manger - le mal étant déjà fait, les reproches seraient tout à fait inutiles, mais l’évitement du produit alors considéré comme "immangeable" doit suffire de leçon au donateur impénitent. Cette injonction ne concerne pourtant pas un bhikkhu qui, malade physiquement, aurait besoin de viande pour rétablir sa santé, de même que pour un bhikkhu qui, atteint de maladie mentale, ne serait pas en mesure d’apprécier correctement les circonstances.
Enfin, si un bhikkhu en bonne santé s’alimentait malgré tout d’une viande ne répondant pas à cette condition trine, il n’y aurait pas "faute" pour autant et la règle ne prévoit, en ce cas, aucune "sanction" autre qu’une simple "confession" publique assortie de la promesse d’être plus vigilant à l’avenir...
Ces "exceptions" semblent ouvrir tout grand la porte aux pires abus imaginables : on peut aisément feindre la maladie - physique ou mentale - ou bien prétendre faussement n’avoir éprouvé aucun doute… Qui prouvera le contraire ? Pour le bouddhisme, les deux actes ne peuvent relever d’une seule et même intention et c’est là ce qui va les différencier.
L’ingestion de nourriture relève du désir d’apaiser la faim ; ce désir "naturel et nécessaire" (pour reprendre les catégories d’Epicure…) peut néanmoins s’accompagner, parfois, d’un autre désir, celui du plaisir sensuel qu’apportent certaines nourritures - gourmandise, désir "naturel mais non nécessaire", qui fait préférer la viande goûteuse au déjeuner de feuilles insipides…! - plaisir sensuel que le bhikkhu doit apprendre à maîtriser, puis abandonner totalement.
Là où, très généralement, l’Occident envisage une série d’actes successifs en fonction de leur conséquence finale commune, le bouddhisme, lui, va très précisément distinguer autant d’intentions qu’il y a d’actes particuliers… Pour lui, chaque acte a sa motivation propre et, selon la formule consacrée, le Bouddha est "celui qui établit des distinctions". C’est pourquoi le Vinaya distingue si précisément les manières adéquates de "recevoir la nourriture", quand d’autres textes préciseront, de leur côté, les manières adéquates de "se nourrir".
Car le désir d’apaiser la faim est un désir "sain", en ce sens qu’il vise à maintenir le corps en bonne santé, et cette caractéristique est tout à fait fondamentale pour les bouddhistes. Dans sa définition de la "juste Voie du Milieu", le Bouddha avait bien précisé qu’il fallait se tenir à égale distance de deux extrêmes : la recherche des plaisirs sensuels, à la manière des maîtres de maison ordinaires, tout comme la mortification excessive pratiquée par les ascètes des autres courants spirituels. Le disciple du Bouddha ne doit ainsi privilégier ni le corps au détriment de l’esprit - comme le ferait un gourmand glouton - ni l’esprit au détriment du corps - comme un ascète extrémiste.
Corps et esprit sont dits indissociablement liés, "ainsi que deux bottes de roseau qui s’appuient l’une sur l’autre" ; si l’une tombe, l’autre la suit inéluctablement. A chaque repas, les bhikkhu sont d’ailleurs invités à réciter une stance introductive - véritable exercice spirituel préparatoire - qui déclare : "Ces offrandes de nourriture que nous allons consommer maintenant, avec attention, ne le seront pas par jeu, ni pour leur goût, ni pour prendre du poids, ni pour la beauté du corps, mais simplement pour l’entretien de ce corps par ingestion d’un aliment, pour le maintenir en bonne santé, afin de pouvoir suivre la vie sainte, et en réfléchissant ainsi : ‘Je vais détruire les anciennes sensations de faim et n’en produirai pas de nouvelles [du fait d’avoir trop mangé]. Ainsi s’effectuera la libération de l’inconfort physique et il sera possible de vivre à l’aise’…".
Ce refus, clairement exprimé et répété, de toute ascèse inutile - voire effectivement dommageable à la pratique spirituelle - sera l’objet central d’un épisode très célèbre et constamment cité par ceux qui s’opposent à un végétarisme absolu. Selon la tradition, alors qu’il était déjà vieux et fatigué, le Bouddha se trouva régulièrement en butte à l’un de ses disciples nommé Devadatta, qu’on dit être l’un de ses cousins issu de la famille royale des Sâkya. Ce "méchant cousin" sera accusé de multiples forfaits, tous plus abominables les uns que les autres, en véritable "bouc émissaire". Parmi ceux-là, celui d’avoir exigé du Bouddha qu’il impose à tous les bhikkhu cinq règles ascétiques, dont une concernait le fait de s’abstenir de toute nourriture carnée, viande ou poisson.
Historiquement, on a désormais clairement établi que l’épisode est anachronique, que Devadatta, loin d’être un "méchant cousin" du Bouddha devait être un ascète forestier vivant plusieurs générations après lui, que l’anecdote anachronique reflète le débat, vif à l’époque de sa mise en forme, qui opposa les bhikkhu, résidents citadins, aux ascètes, forestiers et itinérants.
Du point de vue des bhikkhu stricts "traditionnalistes", l’affaire est donc entendue : l’abstinence de viande et de poisson n’est pas la pratique "ordinaire" de ceux qui suivent la Voie du Milieu, mais un extrême seulement "autorisé" de manière tout à fait exceptionnelle. Le critère le plus important demeure l’exigence d’une bonne santé physique, ce qui explique qu’un bhikkhu malade n’est pas même tenu de respecter la règle trine sur l’origine des "viandes autorisées".
Les traditionalistes peuvent se réclamer de l’exemple du Bouddha lui-même car plusieurs textes évoquent le fait qu’il s’est lui-même nourri de viande, à l’occasion. C’est d’ailleurs lors d’un repas carné, offert par un riche donateur, qu’il édictera la règle trine sur l’origine des viandes autorisées. Mais l’exemple le plus célèbre, qui alimentera durant des siècles les débats entre végétariens et anti végétariens, est celui de son dernier repas.
Quelques jours avant sa "disparition définitive" (pari-nirvâna), le Bouddha accepte l’invitation à déjeuner d’un charron, qui lui offre un plat nommé "délice de cochon". Les exégètes - bouddhistes ou non - n’ont jamais pu déterminer si cette appellation désignait un plat de chair de cochon ou un plat de champignons dont le cochon fait ses délices… Toujours est-il que le texte précise que le Bouddha s’en nourrira, tout en interdisant aux autres convives d’en manger : il aurait été "indigeste" pour tout autre qu’un Bouddha. Cela dit, sa dangerosité concernera le Bouddha lui aussi puisqu’on déclare que c’est ce "délice de cochon" qui provoquera la dysenterie qui finira par l’emporter…
En tout état de cause, il s’agissait d’une nourriture jugée "malsaine" et si le Bouddha s’autorise seul à en consommer, c’est peut-être parce que, quelques jours auparavant, il avait décidé "d’abandonner son principe vital" - c’est-à-dire de ne plus se maintenir volontairement en vie. Lui, et lui seul, pouvait s’exposer alors à une maladie mortelle, puisqu’il avait accompli son œuvre et n’avait plus besoin d’entretenir son corps en bonne santé : "Ce qu’il y avait à faire a été fait, il n’y a plus rien à faire", comme le dit la formule consacrée.
Ce que les bouddhistes traditionalistes exposent ainsi à travers leur vinaya, au regard de la nourriture, c’est donc très précisément un "régime" alimentaire, au sens médical du terme ! Et, pour reprendre les habitudes des zélateurs modernes occidentaux du bouddhisme - qui voient en lui l’inventeur anachronique de nos idéaux contemporains - on pourrait dire que la viande, pour eux, constituait un "alicament" avant la lettre… Au nom d’un pragmatisme réaliste, qui ne sera néanmoins pas toujours exempt d’une certaine hypocrisie, on ne reniera donc pas le caractère omnivore de la nature humaine. Et il ne sera donc jamais question d’abandonner la consommation de viande suivant le principe qu’elle peut être utile à celui qui s’en nourrit pour la préservation de sa santé physique, elle-même indispensable à sa pratique spirituelle.
Comme de nombreuses cultures et religions, le bouddhisme a ses limites alimentaires et ses propres traditions. Les bouddhistes suivent les enseignements du Bouddha « ils s’éveillent” et obéissent à certaines lois concernant leur alimentation. Que vous soyez nouveau dans le bouddhisme ou que vous ne souhaitiez pratiquer que certains aspects de cette religion, vous vous demandez peut-être en quoi consistent ces habitudes alimentaires. Cet article explique tout ce que vous devez savoir sur le régime alimentaire des bouddhistes.
Siddhartha Gautama ou plus communément « Bouddha », a fondé le bouddhisme au 5ème siècle avant J.C. en Inde orientale. Cette religion de paix est aujourd’hui pratiquée dans le monde entier.
Il existe plusieurs formes de bouddhisme dans le monde, notamment le Mahayana, le Theravada et le Vajrayana. Chacune ayant des interprétations légèrement différentes des enseignements du Bouddha, surtout en ce qui concerne la pratique alimentaire.
Les cinq enseignements éthiques régissent le mode de vie des bouddhistes. L’un d’entre eux est l’interdiction d’ôter la vie à toute personne ou tout animal. De nombreux bouddhistes interprètent cela comme signifiant qu’il ne faut pas consommer d’animaux car cela nécessiterait de les tuer. Les bouddhistes ayant cette interprétation suivent généralement un régime lacto-végétarien.
Aujourd’hui, les moines suivent un régime lacto-végétarien. Cela signifie qu’ils ne consomment généralement aucun produit d’origine animale (œuf, volaille, poisson…). Néanmoins, les produits laitiers comme le yaourt ou encore le fromage blanc sont inclus dans la cuisine bouddhiste. Sachez que les moines bouddhistes n’absorbent jamais de boissons alcoolisées. Selon eux, l’ivresse est une transgression qui porte atteinte aux principes bouddhistes fondamentaux.
Chaque régime alimentaire, y compris le régime alimentaire bouddhique, a ses avantages et ses inconvénients à prendre en compte.
Le régime bouddhiste est principalement basé sur la consommation de végétaux. Le régime végétal est riche en fruits, légumes, noix, graines, céréales complètes, légumineuses et haricots, mais peut également contenir certains produits d’origine animale.
Ce régime alimentaire sain fournit des composés importants tels que des antioxydants, des substances phytochimiques, des vitamines, des minéraux et des fibres, qui sont associés à une réduction du risque de maladie cardiaque, de diabète et prévient certains types de cancer.
Outre ces bienfaits pour la santé, un régime végétalien ou végétarien peut également avoir un effet bénéfique sur le poids et notamment sur la masse graisseuse. Une étude a montré que les bouddhistes qui ont suivi un régime végétarien pendant 11 à 34 ans avaient moins de graisse corporelle que ceux qui l’ont suivi pendant 5 à 10 ans, et encore moins que ceux qui l’ont suivi pendant 3 à 4 ans.
Un régime végétarien qui limite la consommation de viande peut avoir certaines carences en nutriments s’il n’est pas correctement réalisé, même s’il permet la consommation d’œufs et de produits laitiers. Des études ont montré que les bouddhistes lacto-végétariens consommaient des calories similaires à celles des catholiques non-végétariens. Cependant, ils avaient un apport plus élevé en folate, en fibres et en vitamine A et consommaient moins de protéines et de fer.
En conséquence, ils avaient des niveaux de fer et de vitamine B12 plus faibles.
On sait que certaines populations véganes ou végétariennes ont des niveaux plus faibles de nutriments essentiels comme la vitamine B12, fer, vitamine D, zinc ou oméga-3, tous présents en bonne proportion dans les aliments d’origine animale. Oui, avec une planification correcte (et supplémentation), cela peut se corriger, mais cette planification correcte n’est pas toujours mise en place (1). Comme tout régime végétarien, sans une planification adéquate, atteindre une quantité suffisante de protéines pour prévenir (ou traiter) la sarcopénie peut être compliqué. Vieillir en bonne santé passe par la conservation d’une masse musculaire quantitative et qualitative saine (2).
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Riche en nutriments essentiels (si bien planifié) | Risque de carences en vitamine B12, fer, vitamine D, zinc, oméga-3 |
| Peut réduire le risque de maladies chroniques | Peut être difficile d'obtenir suffisamment de protéines |
| Peut aider à maintenir un poids sain | Nécessite une planification minutieuse |
L'alimentation a évidemment son rôle à jouer dans cet équilibre de vie. Un équilibre qui, justement, représente le fil rouge de la culture bouddhiste, accordant une grande importance à la pureté de l'âme, notamment à travers une nutrition saine et respectueuse de l'environnement. “Garder le corps en bonne santé est un devoir” rappelait la célèbre figure de Bouddha, une ligne de conduite en parfait alignement avec le régime alimentaire spécial suivi par les moines bouddhistes en Asie de l'Est et du Sud-Est. Son nom ? La "shojin ryori", soit la “nourriture pour l'élévation spirituelle” en japonais. Celle-ci aurait été mise en place d'après les enseignements du Bouddha Siddhartha Gautama, dénonçant dès le VIᵉ siècle av. J.-C. la mise à mort d'une “créature sensible” dans le but de se sustenter.
La cuisine “shojin ryori” est donc dépourvue de tout aliment vivant ou d'origine animale. Mieux encore, ce régime alimentaire s'appuie sur "la règle des 5", idéale pour transformer sa façon de manger et être en meilleure santé…
Respectueuse des saisons et d'une agriculture raisonnée, la cuisine “shojin ryori” s'appuie essentiellement sur des condiments végétaux et locaux. Son mantra ? “Accepter ce que la nature offre au gré des saisons”, une rigueur au service de la nature qui force le respect. Outre cette inclinaison végétalienne, la cuisine “shojin ryori” suit également la règle des 5, que voici :
Au quotidien, une petite majorité des moines s’adonne au jeûne. Généralement, les individus concernés ne mangent plus après l’heure de midi et cette diète dure jusqu’au lendemain, à l’aube. En outre, ils méditent régulièrement. La méditation et la relaxation sont des notions essentielles du bouddhisme. Ils jeûnent de midi jusqu’à l’aube suivante, ce qui constituerait aujourd’hui un protocole 18:6, assez exigeant si on n’a pas fait une progression adaptée. De plus, ils limitent la prise alimentaire aux heures d’ensoleillement, ce qui, à la lumière des preuves récentes, pourrait être bénéfique pour maintenir nos rythmes biologiques en bonne santé.
Le bouddhisme ne peut se comprendre sans parler de méditation, compassion ou empathie. Ces pratiques si intrinsèques à l’école bouddhiste ont aussi démontré à la communauté scientifique qu’elles apportent beaucoup de bienfaits pour la santé :
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