Les sondages sont unanimes : la blanquette de veau caracole régulièrement dans le palmarès des plats préférés des Français. Ce plat mijoté, avec sa sauce onctueuse et ses morceaux de veau tendres, est un véritable délice qui traverse les générations.
Dans son ouvrage La blanquette de veau, histoire d’un plat bourgeois (éditions Jean-Paul Rocher, 2002), l’historien Jean-Louis Flandrin raconte que c’est le cuisinier Vincent de La Chapelle qui, le premier, écrivit la recette dans son Cuisinier moderne de 1735. La blanquette était alors servie en entrée et permettait d’accommoder les restes de rôti de veau pour la table des familles bourgeoises. Ce n’est qu’à partir des années 1870-1890 que la recette se prépara directement avec de la viande de veau crue.
Madame E. Saint-Ange, gardienne de la cuisine bourgeoise, y ajouta un accompagnement de champignons de Paris et de petits oignons (Le Livre de cuisine de Mme E. Saint-Ange, éditions Larousse). Après la Seconde Guerre mondiale, la blanquette devint à la fois plat principal et plat national, avec de nombreuses variantes selon les régions.
Mais quel était donc le secret de ce triomphe ? Le même que celui qui, aujourd’hui encore, fait de la blanquette le plat réconfortant par excellence : une sauce onctueuse, nappant la viande cuite, dont l’irrésistible blancheur a donné le mot « blanquette ».
La recette traditionnelle se définit en effet comme un plat de veau mijoté et servi avec une sauce crémeuse. Bienvenue dans le monde enchanteur de la blanquette de veau à l'ancienne. Ce n'est pas seulement une recette ; c'est un héritage, transmis de génération en génération, une véritable célébration de la cuisine traditionnelle française.
Chaque plat traditionnel porte en lui le mystère de ses ingrédients. La blanquette de veau à l'ancienne ne fait pas exception. Bien qu'elle soit basée sur une liste d'ingrédients assez traditionnelle, ce qui la distingue vraiment, ce sont les subtilités apportées par les ingrédients "secrets".
Il est essentiel de choisir une viande de veau de qualité, fraîche et tendre. Les légumes doivent être frais et croquants, et la crème d'une onctuosité parfaite. Finalement, la réussite d'une blanquette de veau réside autant dans le savoir-faire que dans le choix judicieux des ingrédients.
Pour préparer une blanquette traditionnelle, on commence par couper de la viande de veau (épaule ou collier idéalement) en gros cubes que l’on fait éventuellement revenir dans un peu de beurre. On ajoute des carottes, des poireaux, un peu de céleri-branche et des aromates (oignons, ail, clous de girofle, bouquet garni…), on couvre d’eau puis on fait bouillir pendant 1 h 30.
On prépare ensuite la sauce blanche en commençant par concocter un « roux », mélange de farine et de beurre en proportions égales que l’on cuit brièvement pour conserver sa couleur claire. On le lie alors avec le bouillon, des jaunes d’œufs, de la crème fraîche et éventuellement du jus de citron (c’est le même principe que la sauce béchamel, à la différence que le lait est ici remplacé par le bouillon enrichi de crème et d’œufs).
Voici une recette plus détaillée :
Voici les étapes clés pour réussir votre blanquette :
Pour accompagner une blanquette de veau, on privilégie un vin blanc élégant et bien structuré, car il doit sublimer la douceur de la sauce sans l’écraser. Un bourgogne blanc, comme un Meursault ou un Puligny-Montrachet, apporte rondeur et finesse, avec des notes de noisette et de beurre qui se marient parfaitement avec la texture du plat. Pour un vin plus frais mais tout aussi équilibré, un Vouvray sec de la Loire, riche en arômes de pomme et de coing, offre une belle acidité pour équilibrer la sauce sans dominer les saveurs. Pour une option légèrement plus corsée, un Crozes-Hermitage blanc ou un Saint-Joseph blanc de la vallée du Rhône apporte des arômes de fleurs blanches et de poire, avec une touche minérale qui s’harmonise avec la tendreté du veau. Enfin, pour un accord frais et minéral, un Pinot Gris ou un Riesling grand cru d’Alsace, avec leurs notes fruitées et florales, offrent une belle tension pour contraster avec l’onctuosité de la blanquette.
| Type de Vin | Région | Arômes | Pourquoi ça marche |
|---|---|---|---|
| Bourgogne Blanc (Meursault, Puligny-Montrachet) | Bourgogne | Noisette, Beurre | Rondeur et finesse |
| Vouvray Sec | Loire | Pomme, Coing | Acidité équilibrante |
| Crozes-Hermitage Blanc/Saint-Joseph Blanc | Vallée du Rhône | Fleurs Blanches, Poire | Accents minéraux |
| Pinot Gris/Riesling Grand Cru | Alsace | Fruits, Fleurs | Tension et contraste |
La blanquette de veau à l'ancienne est un plat réconfortant, à la fois gourmand et délicat, qui met en valeur une viande fondante accompagnée d’une sauce crémeuse et parfumée, où les saveurs des légumes mijotés se mêlent à la douceur de la crème et à la fraîcheur d’une touche de citron.
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