Qu’on l’appelle “pause de 16h”, “tea time” ou “goûter”, ce petit rituel gourmand a traversé les âges.
Le mot “biscuit” vient du latin bis coctus, qui signifie “cuit deux fois”. À l’origine, il s’agissait d’un pain sec cuit deux fois pour être conservé longtemps par les marins en mer. Dès le XVIIe siècle, les boulangers commencent à ajouter du sucre, des épices ou du beurre. Le biscuit devient peu à peu un produit de plaisir.
Chez Le Petit Biscuit Français, chaque biscuit est une invitation à ralentir, sourire, et savourer. Une étude scientifique a montré que le simple fait de manger un aliment croquant active des zones de plaisir dans notre cerveau. Celui-ci, c’est pour les goûters d’hiver, les journées sans fin ou les retrouvailles entre amis.
Également connus sous l’appellation « biscuits chinois » ou « gâteaux de la chance », les fortune cookies sont ces confiseries dans lesquelles est inséré un « secret » : une prédiction, une maxime et parfois humoristique. Les biscuits personnalisés font fureur, mais tous ne se valent pas.
Les fortune cookies font partie des incontournables que l’on aime servir avec un bon thé chaud, surtout alors que le Nouvel An Chinois approche.
Tout le monde n’est pas d’accord sur l’origine exacte des fortune cookies mais, ce qui est sûr, c’est qu’ils ne proviennent pas de Chine. D’où viennent-ils ? La réponse est beaucoup moins évidente qu’elle n’y paraît !
On murmure qu’ils découleraient d’une invention de David Jung, un immigrant chinois établi à Los Angeles peu avant les années 1920. L’homme aurait voulu distribuer gratuitement une petite sucrerie aux pauvres qui erraient près de son atelier.
D’autres affirment que les premiers fortune cookies ont été servis pour la première fois dans un restaurant japonais de San Francisco en 1914, ou même à la fin du XIXe siècle. Enfin, certains sont convaincus que c’est un immigrant japonais, Seiichi Kito, qui a lancé le concept en écrivant des messages inspirants pour les introduire dans des biscuits offerts au restaurant.
Dans les années 1950, les boulangeries chinoises fabriquaient déjà en masse ces petits gâteaux, dont la réalisation a été simplifiée par l’arrivée des automates. En effet, le fondateur de la boulangerie Lotus Fortune, Edward Louie, a mis au point une machine capable de produire rapidement ces sucreries par centaines.
De nos jours, on consomme trois milliards de biscuits chinois par an partout dans le monde. Ils sont très répandus en Amérique, où l’on cultive l’art de les préparer dans le respect d’une tradition spécifique.
Les Américains aiment lire des choses positives : c’est pour cela qu’ils ont développé le « fortune cookie » comme un petit cadeau qui livre toujours un message encourageant. Zoom sur les exigences d’un bon gâteau de la chance.
Les restaurants s’attèlent à rédiger des prévisions réjouissantes ou des petits compliments, pour flatter l’ego de leurs clients. C’est la raison pour laquelle on ne doit pas lire deux fois le même message dans des biscuits chinois ! Pour couronner le tout, il ne faut pas oublier que l’on raffole de la nouveauté dans le pays de l’oncle Sam.
Le Nouvel An Chinois aura lieu le 25 Janvier prochain. Pourquoi ne pas débuter l’année du Rat de Métal avec un petit message gourmand ? Cela sera également l’occasion de goûter à notre Thé Chine Extra.
Fortune Cookies
L’histoire de la Navette de Marseille remonte à presque 3 siècles. Un boulanger marseillais du nom d’Aveyrous a créé ce biscuit en 1781, pour commémorer l’arrivée sur nos côtes provençales de Marie-Madeleine, Marie-Salomée, Marthe et Lazare depuis la Terre Sainte à bord de la « Nave » miraculée, il y a près de 2000 ans.
Les Navettes de Marseille se dégustent traditionnellement à la Chandeleur - fête des Chandelles - fête de la présentation de Jésus au Temple de la purification de la Vierge, au cours de laquelle elles sont bénies aux côtés des fameux cierges verts. Chaque jour, nous sommes ravis de vous accueillir dans notre boutique-atelier du Panier et de vous proposer nos Navettes de Marseille tout juste sorties du four et prêtes à être dégustées.
Les traditions de la Perse ont laissé leurs empreintes sur la cuisine arabe. Bien des desserts sucrés étaient à base de noix et d’amandes pilées. Nombre de recettes de pâtisseries nous sont connues à travers les livres culinaires arabes parus au Moyen-Âge et les récits des voyageurs qui, en ces temps médiévaux, découvrirent, avec émerveillement, la gastronomie orientale.
Comme l’explique Bernard Rosenberger : « Le biscuit qui sert de provision de voyage et un gâteau sucré, genre de gimblette, sont appelés du même nom, ka’k, mais les recettes montrent des différences de composition et de fabrication. Dans la plupart des gâteaux, il y a peu d’œufs, de la semoule de blé, beaucoup d’amandes, de noix, de pistaches, de dattes, du sucre et du miel, des épices comme la cannelle, le safran, plus rarement du nard et du camphre. On en fait une pâte assez épaisse, à laquelle on donne des formes diverses souvent géométriques, et on la cuit au four à une température modérée. On réalise toutes sortes de beignets avec une pâte molle, ou semi-liquide, de farine et d’eau principalement, qu’on fait lever ou non avant de la frire dans l’huile. […] Nombre de gâteaux et de beignets sont imbibés, une fois cuits, de miel et aspergés d’eau de rose […].
Au début du XIXe siècle, la confection des petits gâteaux est fort bien décrite dans la Description de l’Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’armée française : « Les bonbons qui font les délices des Égyptiens, ne sont guère que des espèces de pains d’épice qui se font avec de la mélasse et de la farine de millet, de pois chiches, etc., etc. »
Aujourd’hui, outre les traditionnels gâteaux orientaux (baklava, kadayif), les Égyptiens sont très friands du louzinag, gâteau aux amandes dont la recette remonte au Xe siècle - sa forme losangique rappelle que le mot losange vient de l’arabe loz, « amande ». La konafa, gâteau en forme d’escargot, aux amandes et aux pistaches, est aussi très populaire, tout comme l’el menena, boulettes de pâte fourrées d’amandes ou de dattes, de noisettes ou de pistaches, cuites au four.
« Mangeons sucré et parlons sucré », ainsi va une vieille expression en usage à Istanbul. Fins gourmets par excellence, les Ottomans se dotèrent, dès le XVe siècle, d’une cuisine aussi variée que raffinée. Les cuisines du palais de Topkapi s’imposèrent très tôt pour l’inventivité de leurs nombreux maîtres-queux, et les fastes de la table du sultan étaient réputés dans tout l’Empire. Pâtisserie et confiserie ne cessèrent de se perfectionner.
Au XIXe siècle, la pâtisserie turque séduisit les Occidentaux, comme en témoigne Gustave Flaubert : « Nous étions cinq autour d’une table grande comme un guéridon ; on buvait tous dans le même verre et l’on mangeait avec ses doigts. Il y eut bien de servis au moins trente plats. On mange cinq ou six bouchées de chacun et on vous en sert un autre. Tous arrivent l’un après l’autre. Un négrillon en jaquette bariolée chassait les mouches, d’autres nous versaient de l’eau, soit pour boire ou nous laver les mains. C’était dans une grande chambre en bois, ouverte de tous côtés, et dominant la mer qui battait au pied. Quant à la cuisine turque, la pâtisserie (beignets, gâteaux, plats sucrés) est excellente. Le reste m’a paru exécrable, mais ne m’a pas fait mal au ventre, ce qui m’a étonné. »
Certains recueils culinaires de la fin du XIXe siècle et du début du XXe portent la trace de cet engouement pour l’Orient. Au sein de cette pâtisserie turque, les desserts de circonstance traditionnels sont nombreux.
Bien que la majeure partie des Turcs soit sunnite, l’usage est aussi observé chez eux. Cet entremets, qui associe de nombreux ingrédients (21), est préparé en grande quantité, car on en offre aux membres de la famille, aux amis et aux pauvres.
Autrefois, il était cuit dans de grands chaudrons de cuivre et distribué dans de longs récipients en porcelaine (ashurelik), pourvus d’un couvercle, qui lui étaient réservés. De son côté, l’helva est de tous les moments importants de la vie familiale, joyeux ou tristes (naissance, diplôme, mort, ...
Le petit beurre a une forme bien singulière qu'on connaît tous et qui nous rappelle notre enfance. Savez-vous ce qu'elle représente ? Vous ne vous êtes peut-être jamais posé la question en mangeant ces petits biscuits au beurre, mais derrière leur forme unique se cache une signification.
Le biscuit sec, emblématique de la ville de Nantes, a été inventé au XIXe siècle par Louis Lefèvre-Utile. On connaît bien sa recette, mais savez-vous ce qu'il se cache derrière ses angles, ses dents et ses coins ? On vous dit tout.D'abord, un peu d'histoire...Retour en 1886 quand Louis Lefèvre-Utile a eu la brillante idée de créer le fameux petit beurre. À l'époque, pour mettre au point la recette de son biscuit sec, il s'inspire de recettes anglaises. Très réputée à Nantes, la marque LU (des initiales des créateurs), n'en possède pas l'exclusivité, mais son produit est le plus notable.
Aussi connu sous le sigle VPB, pour Véritable Petit Beurre, le biscuit de LU est fabriqué à la chaîne dans son usine à proximité de Nantes. Chaque année, ce sont environ 1 milliard de biscuits qui sont produits et distribués par la marque devenue incontournable. Elle a réussi à s'imposer pour sa recette de base garantie sans produits chimiques.
Aujourd'hui LU est également connue pour ses biscuits Petit Écolier, Prince, Mikado, Tuc ou encore Pim's, ces gâteaux à base de marmelade et de confiture de fruits d'inspiration anglaise.
Petit Beurre LU
Le moule dans lequel sont fabriqués les petits beurres de LU est bien spécifique. Vous aurez beau tenter de reproduire la recette des biscuits chez vous, la forme ne sera pas celle du fabricant. Et pour cause, lorsqu'il a inventé son biscuit, Louis Lefèvre-Utile a imaginé toute une allégorie derrière chaque détail. Une allégorie du temps.
Comme nous l'explique le magazine Ça m'intéresse, le petit beurre compte quatre coins (ou "oreilles") qui représentent les quatre saisons de l'année. Entre ces coins, il y a un total de 52 dents, qui représentent les 52 semaines de l'année. Enfin, les 24 points qui recouvrent la surface et entourent l'appellation inscrite sur le dessus représentent les 24 heures de la journée. Pour Louis Lefèvre-Utile, cette allégorie signifiait qu'on pouvait manger ce biscuit à toute heure.
Ce secret de fabrication bien gardé et plein de profondeur est à l'origine de la forme si emblématique de ce petit biscuit de notre enfance. Notre petit doigt nous dit que, même si vous commencez par grignoter les coins, vous n'en mangerez plus sans penser à cette superbe allégorie du temps cachée dans ces instants gourmands !
Les dictionnaires de géographie et de commerce des années 1830 mentionnent la fabrication des biscuits de mer comme une spécialité nantaise. L'arrivée de L.U. En 1882, les produits Lefèvre-Utile reçoivent une médaille d'or à l'Exposition de Nantes. Ces gaufrettes fourrées se révèlent d'une fabrication tellement difficile que le produit n'a jamais été copié. La même année où le public découvre les Pailles d'Or, un autre classique nait : le Beurré Nantais.
Quant au Gâteau Nantais, il a toujours occupé une place à part dans la production de LU. Se rapprochait-il du produit du même nom qui avait été lancé par Rouleau, le roi des fouaciers installé depuis 1820 rue St Clément ?
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