Plusieurs facteurs peuvent expliquer la disparition de certaines barres chocolatées de nos rayons. Des raisons économiques aux changements de goûts des consommateurs, en passant par des questions d'éthique, le monde des friandises est en constante évolution.
Un phénomène notable dans l'industrie chocolatière est la "rétréciflation". C'est un processus par lequel, à prix constant, la quantité de produit diminue. Le nouveau format des barres Toblerone vendues au Royaume-Uni est le dernier exemple de “rétréciflation” [“shrinkflation”] dans l’industrie chocolatière. Mondelez, propriétaire de la marque Toblerone, impute la réduction du nombre de triangles de ses barres à l’augmentation du prix des matières premières et des coûts de production. Le fort renchérissement des ingrédients “pose problème dans l’ensemble du secteur depuis un certain temps déjà”, affirme le groupe.
Toblerone n’est en effet pas la seule chocolaterie affectée par cette rétréciflation, due à l’augmentation du prix de l’ingrédient principal, le cacao. Ces dernières années, les barres Mars et Snickers sont devenues plus petites, la boîte de Quality Street d’un kilo est passée à 820 grammes et sur les 6 Cadbury Creme Eggs il n’en reste que 5. Pour augmenter leur chiffre d’affaires et réduire leurs charges, les fabricants se tournent également vers des produits conditionnés en multisachets, explique Jack Skelly, analyste chez Euromonitor.
Même les plus grandes marques doivent parfois faire face à des échecs. Pour arriver au succès, les plus grandes marques doivent aussi faire des erreurs. Même quand elles sont déjà au top sur leur marché, elles doivent régulièrement tester de nouveaux produits pour ne pas se faire dépasser. Que cela soit à cause du goût, de l'idée, du marché non adapté, il arrive que ces nouveautés ne fassent pas long feu.
Récemment, c'est le géant suisse Nestlé qui a dû essuyer un échec commercial pour l'un de ses produits. À tel point qu'elle a dû le retirer discrètement de la vente. En 2022, le groupe avait décidé de s'engouffrer dans la brèche des produits à base de plante en lançant une version végane de son produit phare : le KitKat. Las, cette barre chocolatée végan n'a pas remporté beaucoup de suffrages. Pour toutes ces raisons, le KitKat Vegan a donc complètement disparu des rayons de plusieurs pays et vient d'annoncer l'arrêt de sa commercialisation en Allemagne. Contactée par Linternaute.com, Nestlé France confirme que le produit ne s'est pas imposé non plus en France. Il n'est donc plus vendu depuis mars 2024. Originellement vendue dans plus d'une vingtaine de pays, la version végétalienne de la barre chocolatée n'est aujourd'hui plus disponible qu'en Grande-Bretagne.
Dans son développement, KitKat a cependant trouvé un marché très ouvert à ses nouvelles idées : il s'agit du Japon. Matcha, fleur de cerisier, agrume, wasabi, fraise et même patate douce… certaines de ces barres vendues au pays du soleil levant ont même été développées avec des chefs japonais pour plaire aux goûts des consommateurs locaux. Rien de tout cela pour l'heure en France.
La disparition de ces biscuits anglais avait provoqué la stupeur. Ils seront de retour dans quelques jours dans les supermarchés (mais pas au même prix). Les biscuits Finger, ces petites barres enrobées de chocolat qui avaient quitté les rayons gâteaux des supermarchés il y a environ un an, vont refaire leur apparition en magasin.
À l’automne dernier, un article de Libération avait provoqué la stupeur en révélant que ces douceurs venues d’Angleterre qui garnissaient les étals français depuis plus de 40 ans n’étaient plus disponibles depuis déjà plusieurs mois. Malgré des enquêtes approfondies auprès des différents intermédiaires des producteurs aux distributeurs, impossible pour Libération ou encore Le Monde de savoir pourquoi les Fingers avaient disparu sans crier gare. Au grand désarroi de nombreux fans du biscuit.
Le PDG de Bur Distribution, Ferréol de Bony, a flairé le bon filon au moment de la sortie de ces articles qui ont fait le buzz. Ferréol de Bony promet par ailleurs qu’il n’y aura aucune différence de goût pour le gâteau traditionnel au chocolat au lait. Et annonce aussi des nouveautés. « Nous allons vendre deux nouveaux parfums, orange et caramel beurre salé », révèle-t-il.
Une autre différence un peu moins agréable, c’est le prix qui va presque doubler. La boîte de 114g va coûter 2,90 euros. Les goûters vont enfin retrouver toutes leurs saveurs.
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Disparition | Retrait des rayons en mai 2024, absence d'explication claire du fabricant. |
| Retour | Réintroduction par Bur Distribution, packaging britannique. |
| Nouveaux goûts | Orange et caramel beurre salé. |
| Prix | Augmentation du prix à 2,90 euros la boîte. |
| Distribution | Carrefour, groupe Casino (Monoprix, Franprix), site ericbur.fr. |
Avec le temps, les attentes des consommateurs changent. Les préoccupations de santé grandissent, et les tendances alimentaires évoluent. Dans les années 80 ou 90, des produits remplis de sucre ou au marketing dépassé faisaient le bonheur des gourmands. Au fil du temps, ils ont essuyé la critique. Les recettes trop grasses ou les publicités jugées offensantes ont petit à petit conduit à leur retrait.
On a eu la chance d'avoir un grand choix de barres chocolatées dans les années 70 et 80 mais beaucoup ont malheureusement disparu depuis. Tout d'abord YES, la délicieuse barre fondante et moëlleuse au chocolat de chez Nestlé, commercialisée en 1983 et disparue des rayonnages à la fin des années 90. Les barres Raider, du groupe Mars, étaient à base de biscuits recouverts de caramel et enrobés de chocolat au lait. Il y avait aussi la barre Banjo, du groupe Mars, (apparue en 1979). Topset, de Suchard, est apparue en 1971. Elle était composée de riz soufflé et de caramel et était enrobée de chocolat. La barre Kriffy, de Côte d'or, (créé en 1970). Chez Côte d'or, il y a eu aussi les Nougatti et les Zouki. Début 1992 chez Nestlé, il y avait la barre Inca qui se déclinait en plusieurs saveurs (chocolat noir, au lait, blanc). Chez Menier, autour de 1984-86, il y avait Les Petits Craks, des barres de chocolat au lait, je me souviens bien du visuel de la boîte.
Des années 1960 aux années 1990, ces produits ont bercé l’enfance de plusieurs générations. Colliers de bonbons, berlingots Tic et Tac, pailles remplies de sucre… Depuis, nombre de ces friandises ont disparu, pour des raisons commerciales, éthiques ou nutritionnelles. Certains, comme les cigarettes au chocolat ou les biscuits Bamboula, feraient aujourd’hui scandale, à juste titre. D’autres affichaient un score nutritionnel à faire pâlir les parents en 2024.
L’enseigne Patrelle, installée dans le Calvados depuis 1852, propose aujourd’hui encore des boules coco produites dans son usine. C’était une sorte de meringue colorée et saupoudrée de noix de coco : les « boules coco » ont connu leur heure de gloire dans les années 1980, mais contrairement à beaucoup d’autres friandises de l’époque, elles n’ont jamais disparu et rencontrent toujours leur public.
Il est encore possible d’acheter des roudoudous aujourd’hui, avec des coquilles en plastique coloré. Le fameux roudoudou était composé de sucre cuit que l’on léchait comme une sucette jusqu’à la coquille en plastique. Très à la mode jusque dans les années 1980, le roudoudou a aujourd’hui quasiment disparu.
Apparues dans le milieu des années 1960, les cigarettes en chocolat ont fait le bonheur de plusieurs générations d’enfants. Une clope à la main, mimant le geste des parents, les écoliers adoraient frimer avec ces friandises. Voilà typiquement un produit dont l’éthique contestable n’a pas survécu au changement d’époque. Les cigarettes en chocolat ont finalement été interdites à la vente en 2005.
De 1987 à 1994, la biscuiterie Saint-Michel a commercialisé des biscuits chocolatés baptisés… Bamboula. Avec pour mascotte un petit garçon noir bien stéréotypé, vêtu d’une peau de bête genre Tarzan. Les consciences se réveillent enfin lors de l’inauguration d’un « village africain » sponsorisé par Saint-Michel au sein du parc animalier de Port-Saint-Père (Loire-Atlantique), en 1994. L’affaire est portée en justice et le parc animalier condamné. Quant aux biscuits Bamboula, ils disparaissent avec le rachat de la biscuiterie Saint-Michel par son concurrent Bahlsen.
Les couilles de mammouth, également surnommées « casse-dents », étaient réservées aux gourmands les plus patients. Très populaires dans les années 1980 et 1990, les couilles de mammouth étaient d’énormes bonbons multicolores que l’on suçait pendant des heures, voire des jours.
Ces tubes de plastique remplis uniquement de poudre sucrée acidulée n’avaient aucune autre valeur nutritionnelle. Ce qui ne les a pas empêchés de conquérir des générations d’enfants, dans les années 1980 et 1990. On les mâchouillait du début à la fin pour en extraire tout le contenu, jusqu’à s’acharner sur les derniers grammes.
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